Revoilà un nouveau chapitre de cette courte fic ! ^^

Déjà 5 vues en un jour, vous m'impressionnez :o (Il en faut peuuu pour être heureuuux...)

Je vois donc que cette histoire vous intéresse ^^

Ceci est l'avant-dernier chapitre, c'est normal si l'histoire est aussi courte :) (-Comme la bite du Raptor D... -Chuuut ;-;)

Je vous laisse savourer (wtf) ce nouveau chapitre, mes loulous !

La Patronne.

Chapitre II : Il a parlé

-Antoine… Grandis un peu, enfin… Soupirait souvent le père de celui qu'on surnommait affectueusement "Chewbacca". L'année prochaine, tu rentres en 6ème, lâche un peu cette peluche…

Antoine ne quittait pratiquement jamais sa fameuse peluche. Il la trainait partout avec lui, que ce soit à l'école, chez ses amis ou en vacances. On le charriait souvent pour ça, d'ailleurs. Ça le mettait très souvent dans une colère noire. L'écolier piquait très souvent des crises partagées entre angoisse, panique et fureur lorsque sa peluche préférée se retrouvait dans les mains de quelqu'un d'autre ou disparaissait de son champ de vision.

« Ce n'est qu'une peluche… Calme-toi, mec… » Lui disaient ses amis.

Mais il ne faisait que répliquer à chaque fois :

« C'est Richard. Pas une peluche. »

Il avait finit par perdre beaucoup d'amis à cause des ça.

Le garçon finit par rentrer au collège. Il était assez timide et restait dans son coin. Il se sentait assez seul, alors il sortait Richard d son sac à dos et lui parlait pour que la solitude le ronge moins. Il avait l'impression qu'il l'entendait, l'écoutait et le comprenait.

Un jour, un groupe de garçons de son âge s'approcha de lui. Il ne les remarqua d'abord pas, occupé à parler au petit chien en peluche. L'un des garçons s'éclaffa d'un air moqueur :

-Attends… Tu parles à une… Peluche ?

Antoine n'eut pas le temps de réagir qu'on lui arracha son précieux ami des mains.

-Eh ! S'écria-t-il en se levant d'un bond. Rendez-moi Richard !

Un éclat de rire moqueur parcourut l'assistance.

-Enchanté, Richard… Ricana le garçon qui lui avait pris son confident des mains.

-LÂCHE-LE, J'AI DIS ! Hurla soudain le chevelu en lui sautant dessus sous la surprise générale.

C'est là que commença une violente bagarre d'adolescents encore trop jeunes, seulement pour une simple peluche. Antoine ne se connaissait pas aussi fort, mais il avait gagné le combat, ainsi qu'une convocation de ses parents dans le bureau du CPE. Richard avait perdu un œil qu'Antoine n'avait toujours pas réussi à retrouver. Ses parents lui interdirent de ramener sa précieuse peluche au collège, ce qui le fit désespérer, mais il préféra ne pas protester. Ils auraient pu carrément le lui confisquer… Et ça, il ne le voulait absolument pas.

Un mois s'était écoulé depuis l'incident qui s'était déroulé en septembre. Antoine ne s'était pas trop fait remarquer depuis. Ses résultats scolaires étaient passables et il se montrait souvent discret. Il passait souvent ses soirées et ses week-ends à jouer aux jeux vidéo, ça le détendait. Parfois, il parlait avec Richard. Même très souvent… C'était son premier confident. Il lui parlait de ses craintes, de ses peines, de ses désirs en tant qu'adolescent… Quand on y pense, Richard "savait" absolument tout du jeune garçon… Il "connaissait" ses fantasmes les plus secrets, ses envies les plus étranges, qui étaient les personnes qui l'attiraient le plus au collège, et qu'il n'osait jamais aborder. En fait, Richard "était au courant" de la plupart des informations de nature perverse qui concernaient Antoine… Ce sur quoi il découvrait son corps, par exemple…

Un soir, alors qu'il parlait avec Richard, sa mère entrouvrit la porte et le toisa d'un œil perplexe.

-Antoine… A qui tu parles ?...

-Je… A Richard…

Antoine rougit de honte tandis que la trentenaire le toisait cette fois avec une réelle inquiétude. C'est comme ça que Chewbacca se retrouva un samedi après-midi, dans le cabinet d'un psychologue qui lui posait des tas de questions. Il répondait souvent par des onomatopées ou des "oui" ou "non" à peine audibles. C'est là que Dr Davis (tel était son nom) lui demanda soudain :

-Est-ce que tu as pensé à faire du théâtre ?

Antoine fut étonné par cette question totalement hors-sujet.

-Eh bien… Non… Bredouilla-t-il. Je devrais ?

-Tu devrais t'y intéresser… Répondit calmement le psychologue. Le théâtre permet d'exprimer ses émotions au travers d'un texte, communiquer ses sentiments tout en jouant un rôle… De plus, tu m'as l'air d'être un bon acteur… Il te faut juste un peu d'entrainement et tu perdras ta timidité ! Je te conseille d'en parler à tes parents. Qu'en dis-tu ?

En rentrant chez lui, Antoine se remémorait ce que le psychologue lui avait dit à propos du théâtre… Il se dit qu'il devait essayer. Alors il s'inscrivit au cours de théâtre de son collège. Là-bas, il se fit rapidement des amis, même s'il se montrait timide au départ. Il remarqua qu'il était étrangement à l'aise, sur scène, qu'il enlevait enfin son masque de garçon timide pour laisser place à un adolescent joyeux, dynamique, et même un poil hystérique. Il aimait imiter des personnages, inventer des mimiques, des réciter des répliques, atteindre le nirvana de ses émotions… Alors, il délaissa Richard, qui, au fil des mois, se couvrait de poussière, seul et abandonné sur son étagère. L'unique œil brillant du petit chien observait toujours Antoine, qui ne le remarquait plus.

Une soirée ensoleillée de juin, Antoine rentra chez lui après une journée particulièrement mémorable. Il avait fait une sorte de "film" avec ses amis, qui avait été diffusé dans toute la salle, il en était particulièrement fier. Tout le monde les avait félicités, et lui en particulier, pour sa mise en scène, son jeu d'acteur et tout le reste. Depuis qu'il faisait du théâtre, il ne parlait plus du tout à Richard.

En parlant de lui, il était couvert de poussière. Antoine soupira, s'approcha, le prit et s'assit sur le rebord d son lit en l'observant. C'est là qu'il crut halluciner : Richard cligna lentement de son unique œil et une voix plus grave que celle d'Antoine s'éleva dans la chambre silencieuse quelques secondes auparavant.

-Je pensais que tu m'avais oublié.

Le chevelu poussa un cri de stupeur en balançant la peluche maléfique à l'autre bout de la chambre. Il sortit de sa chambre en courant et criant « Il a parlé ! IL a parlé ! ». Il avait alerté ses parents, qui ne comprenaient absolument pas ce que leur fils voulait dire par là.

Lui, il était devenu hystérique, continuait à crier et à paniquer, craignant que Richard ne débarque comme une espèce de méchant pour l'attaquer.

COMMENT avait-il fait pour parler, pourquoi tout le monde refusait de le croire lorsqu'il leur parlait de l'incident, ne faisant que le "réconforter", lui disant qu'il avait halluciné, sans doute à cause de la fatigue ?

Pourtant, Antoine ne se calmait pas et s'emportait encore plus dans son délire, lisant l'inquiétude et l'anxiété sur le visage de ses parents. Son père s'avança lentement vers lui et fit d'une voix qui se voulait la plus apaisante possible :

-Calme-toi, Antoine… On va t'aider, mais essaie de te calmer… Nous allons t'emmener à un endroit qui te fera du bien, ok ?...

Au fait ! En deux jours, j'ai écris une fanfic one-shot sur SLG, et elle sera bientôt dispo :3

Donc sachez que vous aurez assez de lecture pour ce week-end :p (Oui c'est presque les vacances mais venez pas vous plaindre, un peu de lecture ne fait du mal à personne .-.)