01.08.2015
Bonjour ! voilà le 2ème chapitre pour "une cape de courage"
merci aux trois personnes qui m'ont écris des reviews et qui ont mis cette histoire en alerte, ça m'a fait très plaisir !
ange : oui, voilà, éducationnel ! c'est le mot que je cherchais , merci ! et oui, c'est assez intéressant -et ça ne fait que commencer :)
hortensea : et bien, j'espère que celle-ci te rendra adepte , en tous cas, elle l'a fait pour moi ^^ merci pour ton support !
zeugma412 : merci à toi pour ta review !
Bonne lecture !
08.08.2015 : Toutes mes excuses ! ce chapitre aurait dû être posté il y a une semaine, mais je l'ai fais dans l'urgence et je n'ai pas remarqué que cela n'avait pas marché ! Je n'avais pas accès à internet durant cette semaine et n'ai pas pu vérifier...
« Nous allons nous battre contre cette loi du mariage, ma chérie, ne t'inquiète pas…ils n'ont pas le droit de faire ça…si nous le devons, nous impliquerons l'ami de Papa – tu te rappelles de lui…celui qui travaille avec le gouvernement britannique… »
« Mon cœur, accroche-toi…nous impliquons d'autres parents avec nous…au moins ils n'ont pas pris en compte les heures en plus que tu as faites avec ce Retourneur de Temps dans ton âge…c'est une petite victoire… »
« Eh bien, oui, nous avons reçu quelques menaces, mais ne t'occupes pas de nous…ils essaient seulement de nous intimider… »
On ne peut pas ramener les morts à la vie.
« Et j'ai dit à ces idiots du Ministère que, si cela ne change pas, nous t'emmènerons et déménagerons en France, ou bien…où était cette autre école de magie déjà ? Cela n'importe pas, il y a partout besoin de dentistes…Oui, je sais, mon cœur, tu veux finir tes études…nous le voulons aussi…nous te soutenons…tu as travaillé si dur, et tu as eu des résultats si merveilleux…nous sommes tellement fiers de toi… »
« Mademoiselle Granger, je regrette d'être le messager de terribles nouvelles…S'il vous plait, asseyez-vous…oui, j'ai bien peur que ce soit à propos de vos parents…la Marque des Ténèbres…nous pensons que c'est le résultat de…je suis tellement désolé, Mademoiselle Granger…tellement désolé que cela soit arrivé… »
« Je viens d'apprendre, Hermione, je suis tellement désolé… »
« Tellement désolé… »
On ne peut pas ramener les morts à la vie.
« Comme, d'après nos lois, vous êtes une adulte, il n'y a rien d'autre que je puisse faire…le Ministère est votre tuteur officiel pour le monde Moldu jusqu'à ce que vous soyez majeur là-bas…c'est la procédure standard…Lucius Malefoy y a pris un intérêt personnel, je pense que vous pouvez comprendre pourquoi… »
« Vous avez trente jours depuis la date de cette proposition de fiançailles…si pendant ce temps-là vous en recevez une autre, vous aurez un choix… »
« Je ferai n'importe quoi pour t'aider, 'Mione, ne t'inquiète pas…nous ne laisserons pas Malefoy poser ses pattes de furet sur toi…Non, je n'en ai pas parlé à mes parents, je n'en ai pas besoin, je sais qu'ils seront d'accord…»
On ne peut pas ramener les morts à la vie.
« Voilà, signe juste-là…Ce n'est pas seulement à cause de la loi, tu sais…Je le veux vraiment…Je…je crois que je t'aime…Je sais que tu ne ressens pas la même chose, 'Mione, mais peut-être qu'avec le temps… »
On ne peut pas ramener les morts à la vie.
« Est-ce que tu es sûre ? Tu n'as pas à…Bien sûr que je le veux ! Cela fait si longtemps que j'en rêve…Es-tu sûre…je ne veux pas te faire du mal…Je ne veux pas que tu penses que j'attends de toi que…Oh, Merlin, 'Mione…C'est tellement…Oh, Dieux…Hermione…Je t'aime… »
On ne peut pas ramener les morts à la vie.
« Non, je ne l'ai pas vu…il a dit qu'il allait chercher quelque chose à Pré-au-lard…Quand est-ce qu'il devait revenir ? C'est tard…bien sûr que je viens avec toi, 'Mione…il est aussi mon ami… »
On ne peut pas ramener les morts à la vie.
« Oh mon Dieu…Hermione, ne regarde pas ! Non, ne regarde pas ! »
On ne peut pas ramener les morts à la vie.
« Il est…c'est de ma faute, Harry…oh, non…ils…pourquoi, pourquoi…ils paieront. Il était mon ami…mon meilleur ami…Ils paieront. Je leur ferai payer. »
« Chaque pas à l'air petit… »
« Vos parents sont morts. Votre…soupirant…est mort. »
Pas mon soupirant, mon ami.
Ma faute.
Je ne peux pas ressusciter les morts.
Retournant dans sa chambre après avoir parlé avec Albus, Severus se tenait sur le pas de la porte, les bras croisés, fixant la forme endormie de la jeune femme. Une boucle indisciplinée avait glissé sur son visage, et il fut hypnotisé pendant un long moment par le mouvement de cette boucle qui se soulevait à chaque respiration. Tellement jeune. Tellement de promesses. Tellement proche de suivre le mauvais chemin…encore maintenant.
Tellement de problèmes pour lui.
Elle devra être surveillée de près. La Guerre se mettait en place, et ils ne pouvaient pas se permettre de perdre un avantage.
Et Hermione Granger, Préfète en Chef et sorcière accomplie, était définitivement un avantage. Les deux côtés cherchaient à utiliser son esprit brillant, sa logique, sa loyauté…
…son amitié avec Harry Potter.
La jeune femme gémit soudainement dans son sommeil, et il ne remarqua qu'à cet instant la tension présente dans sa forme. Elle jeta sa tête sur le côté, sa chevelure collant à son front plein de sueur. Avec un froncement de sourcil, il s'approcha et plaça précautionneusement une main sur son épaule, utilisant l'autre pour brosser ses cheveux de son visage. À son étonnement, elle se calma sous son toucher. Fronçant légèrement les sourcils, il se recula comme s'il s'était brûlé, la regardant attentivement.
Elle était toujours endormie.
Il se relaxa légèrement. Il doutait qu'elle accepte son toucher sous ces circonstances, bien que sa voix interne lui rappela à comment elle s'était appuyée sur lui plus tôt, s'accrochant désespérément à lui alors qu'elle pleurait dans son bureau. Elle n'avait pas l'air de trouver son toucher malvenu à ce moment-là.
Mais –c'était des circonstances inhabituelles.
Quoi que –ça l'avait calmée…et, remarqua-t-il en silence, une jeune femme dormant dans le lit de son enseignant ne pouvait pas être vu autrement que comme une circonstance inhabituelle.
Peut-être encore plus inhabituel que la scène dans son bureau.
Elle commença à gémir à nouveau, ses jambes bougeant lentement comme si elle courrait, et il se rapprocha d'elle une nouvelle fois, plaçant une main sur son avant-bras. Elle se calma à nouveau. Il se tint debout inconfortablement pour un moment, indécis, avant de soupirer. Les paroles du Directeur lui vinrent à l'esprit : Garde-là sous tes yeux, Severus.
Il acquiesça avec l'hypothèse informulée du Directeur qu'elle essayerait surement de partir à nouveau durant la nuit. Ce serait simple pour elle défaire n'importe quel sort inoffensif qu'il pourrait ériger pour l'empêcher de sortir, et les autres sortes de sorts…il ne voudrait pas qu'elle en soit la victime, spécialement alors qu'elle semblait revivre certains événements…désagréables pendant son sommeil. Mais comment garder un œil sur elle ? Il était sûr que le Directeur ne serait pas enthousiaste qu'un Professeur partage son lit avec un élève…
…même un élève à qui, si tout se passait comme planifié, il serait fiancé le jour suivant.
Alors qu'il songeait à ses options, la femme endormie soupira et se tourna vers son côté, attrapant sa main dans son sommeil et la pressant sous sa joue. Il grimaça. Il n'y avait aucune façon de s'extraire de cette situation sans réveiller la fille, et il n'avait aucune envie de parler de choses qui étaient préférables d'être discutées le matin suivant. Des choses à propos desquelles elle insisterait à discuter si elle devait se réveiller.
Effectivement, il préférait vraiment la jeune femme comme cela. Tranquille. Calme.
Merveilleusement silencieuse.
Tout en expirant avec irritation, il ses bottes d'un coup de pieds et sortit sa baguette de sa poche. Heureusement, elle n'avait pas prise sur sa main qui lui servait à lancer les sorts. Pointant sa baguette sur lui-même, il échangea ses robes pour une paire de pantalon confortable en murmurant quelques mots. Après cela il recula du lit aussi loin qu'il le pouvait sans déranger la femme endormie et pointa sa baguette sur un fauteuil pour le métamorphoser en lit de camp assez grand pour sa taille. Espérant fortement que sa main ne s'endorme pas, il se glissa sur le lit de camp et s'allongea, ses yeux fixés sur la fille dormant dans le lit à côté de lui alors qu'il se mettait à l'aise.
Des voix qui s'appliquaient à murmurer la réveillèrent. Elle cligna des yeux quelques fois, désorientée alors qu'elle regardait les draps de lit verts et noirs…un contraste assez fort avec les couleurs grenat et doré de son propre lit. Le matelas était aussi plus mou, plus luxueux, et le lit lui-même était un peu plus large que son lit dans sa chambre de Préfète en Chef.
Essayant de se raviver les souvenirs qu'elle avait de la nuit dernière, elle réalisa ce qui était arrivé. Oh, Dieux…je me suis endormie sur le Professeur Rogue et il doit m'avoir déposée ici…est-ce son lit ? J'ai dormi dans le lit d'un Professeur ? Cette pensée aurait suscité plus de choc dans le passé, mais maintenant tout ce qu'elle pouvait ressentir était une terne surprise.
Elle se rappelait s'être presque éveillée, les cauchemars la hantant, comme toujours –seulement des bribes de conversations, des flashs rapides de souvenirs, jamais apaisé, ne la laissant jamais se reposer. Puis elle avait senti une chaleur, une chaleur qui avait fait reculer les images et les voix pour un court instant. Toutefois, le soulagement bienvenu avait été une lame à double tranchant…quand la chaleur l'avait quittée et que les images étaient revenues, cela avait eu l'air pire en comparaison.
Ensuite la chaleur était revenue, et elle avait senti comme si elle s'était cramponnée à quelque chose…quelque chose qui avait fait redevenir le monde un bon monde. Chaux, relaxant…et pour la première fois depuis la mort de Ron, elle avait dormi.
Elle avait oublié comment s'était de simplement…dormir.
S'asseyant, elle fut surprise de voir un lit de camp poussé contre son côté du lit. Par l'apparence froissée des draps de lit, quelqu'un y avait dormi récemment. Elle fronça les sourcils. Sans aucun doute, le Professeur Rogue n'aurait pas dormi…mais si ce n'est pas le cas, qui d'autre aurait pu s'y coucher ? Elle était de plus en plus confuse à chaque instant qui passait. Secouant sa tête, elle rampa jusqu'à l'autre côté du lit et en sorti. C'est à ce moment-là qu'elle réalisa qu'elle portait encore ses robes de la soirée précédente. Même sa cape d'extérieur était encore attachée autour de son cou – maintenant désespérément froissée. Avec une grimace, elle défit l'attache et plaça le tissu noir sur le lit. Cela fusionna avec les draps de lit –seulement la différence de tissu faisait deviner sa présence.
Levant une main pour tâter ses cheveux, elle grimaça à nouveau et fouilla la pièce du regard. Il y avait deux portes dans la salle à coucher. Une des deux était légèrement ouverte, et elle pouvait entendre des voix graves tenir une conversation à travers la petite ouverture. Concluant que cette porte devait mener au cabinet de travail du Professeur, elle se dirigea vers l'autre porte et jeta un œil dans la pièce adjacente, poussant un soupir de soulagement en découvrant que c'était effectivement bien une salle de bain.
Elle se dépêcha de reprendre une apparence correcte – autant qu'elle put sans avoir ni de shampoing ni de bain -, jetant un sort sur les plis de sa robe et métamorphosant des petits bouts de parchemin venant de ses poches en brosse à dent et brosse à cheveux. Les larmes lui vinrent aux yeux alors qu'elle soulevait la brosse à dent, alors qu'elle se rappelait la façon dont Ron se moquait gentiment d'elle à propos de ce qu'il appelait son obsession de l'hygiène dentaire.
Ils paieront. Je leur ferai payer.
Sa main trembla.
On ne peut pas ramener les morts à la vie.
La brosse à dent tomba de sa main, tombant sans bruit sur l'épais tapis qui entourait l'espace autour du lavabo. Elle la fixa un moment avant de se baisser pour la ramasser.
Repoussant fermement toute pensée de son esprit, elle compléta mécaniquement ses tâches et quitta la salle de bain. Traversant la pièce sombre, elle hésita un instant à l'autre porte. Elle reconnut les voix basses du Professeur Rogue et du Directeur Dumbledore. Alors qu'elle allait ouvrir la porte complètement et faire connaître sa présence, elle entendit quelque chose qui la fit s'arrêter.
« Lui avez-vous déjà parlé du plan ? » C'était Dumbledore qui parlait. Reculant de la porte, elle se positionna de façon à pouvoir observer les occupants de l'autre pièce. Tout ce qu'elle pouvait voir de Dumbledore était le derrière de sa tête et une partie de son oreille. Par contre elle pouvait voir complétement le Professeur Rogue qui se tenait devant l'autre homme, bougeant nerveusement alors qu'ils parlaient.
Pour la première fois, elle le voyait sans ses volumineuse robes d'enseignant, et cette vue la troubla pour une raison inconnue. Il était pieds nus, portant des pantalons amples et une chemise blanche toute aussi ample. Les pans de la chemise n'étaient pas rentrés dans son pantalon, et il n'avait pas pris la peine de boutonner les manchettes. Dumbledore doit s'être montré plus tôt qu'il ne l'attendait, supposa-t-elle. Avec un effort, elle reporta son attention envers la conversation en cours.
« Non, Albus. Je…il y avait d'autres choses à propos desquelles nous devions discuter, et avant que je n'y arrive, elle a- »
« Je comprends, » dit Dumbledore. « Qu'est-ce que vous pensez qu'elle fera ? Est-ce que vous pensez que votre conversation a porté ses fruits ? » Sa voix était tendue, ce qui l'alarma. Elle n'avait jamais entendu le Directeur aussi…préoccupé…auparavant.
« Je n'essaierai pas de deviner, Directeur, » dit Rogue tout en passant une main dans ses cheveux. Ils étaient encore ébouriffés de la nuit, le rendant bizarrement approchable. « Je le pense…ce sera dur pour elle, mais elle est courageuse. Beaucoup plus courageuse que je ne l'étais. »
« Vos situations sont complétement différentes, Severus. Vous avez été élevé à étudier- »
Il balança élégamment sa main derrière son épaule pour éloigner la déclaration du Directeur. « Nous avons parlé assez souvent de cela, Albus. »
« Je ne vous rends pas responsable de ce qui s'est passé, enfant. Dans votre situation- »
« Oui, oui, » le coupa Rogue impatiemment. Hermione ne pouvait pas voir le visage du Directeur mais il avait l'air attristé par cette réponse, secouant sa tête alors que ses épaules s'effondraient légèrement vers l'avant. Rogue le fixa un moment silencieusement avant de dire, « Comment l'avez-vous planifié Albus ? Comment approchons-nous ce sujet ? »
« J'espérais qu'après votre conversation de la nuit passée, vous auriez une idée. Une meilleure que la mienne, au moins. » Dumbledore fit une pause et Hermione fronça les sourcils. De quoi étaient-ils en train de parler ? « J'ai pensé pouvoir prévoir ses réactions, mais on m'a prouvé le contraire, et j'ai eu affreusement tort…Je n'aurais jamais deviné… » Hermione fronça ses sourcils encore plus. À quoi est-ce qu'il s'attendait ? Mes parents ont été assassinés, ensuite mon fiancé d'un jour…mon meilleur ami…oh, Ron…est-ce que je suis juste supposée abandonner et laisser Malefoy faire ce qu'il désire ?
« Exactement. Et c'est pourquoi vous avez une personne comme moi dans votre personnel, » dit Rogue froidement. « Pour vous rappeler comment ceux qui ne déambulent pas avec des halos sur la tête réagissent à des événements dévastateurs. » Hermione le remercia silencieusement.
« Severus… »
Rogue secoua sa tête avec et force et l'interrompu, « Est-ce que vous pensiez vraiment qu'elle ne ferait rien ? Elle est déterminée, courageuse, ne recule jamais devant une challenge, incroyablement intelligente, elle me rappelle… » il s'arrêta soudainement.
« Vous, » dit doucement Dumbledore. « Elle me rappelle vraiment, et surtout ces dernières semaines, de vous au même âge. » Severus ne dit rien, et ses mots de la nuit précédente lui revinrent à l'esprit : Vous êtes aussi stupide que je l'étais. « Je dois admettre que la proposition de fiançailles de Monsieur Weasly était une surprise. »
« C'était un plan idiot. »
« Ils ne savaient pas…comment auraient-ils pu penser que cela mènerait à de telles conséquence… » fit la voix grave de Dumbledore. Rogue leva sa main, la large manche de sa chemise remontant le long de son bras à ce mouvement.
« Oui, je sais, Albus…J'étais simplement… »
« Je comprends, Severus. Nous aurions dû faire un plan nous-mêmes…mais tout est arrivé si vite. Ses parents…je ne suis qu'un vieux fou, » dit Dumbledore, secouant sa tête. « Je n'aurais jamais cru que Lucius agirait de lui-même…J'étais sûr d'avoir du temps, avec nos yeux et nos oreilles dans le camp de Voldemort…J'étais sûr d'avoir le temps d'agir si n'importe quelle réelle menace était mentionnée. » Alors cela avait été Lucius Malefoy…agissant de lui-même ? Cela doit être pour cela que le Professeur Rogue n'en a pas entendu parler à l'avance.
« C'était une mise dangereuse de sa part. Heureusement pour lui, le Seigneur des Ténèbres a été assez satisfait du résultat, » commenta Rogue, s'approchant de la cheminée et arpentant le tapis devant celle-ci. La lumière des flammes brillait à travers sa chemise blanche, découpant sa silhouette…Hermione fut surprise par la forme musclée et maigre qui fut révélée. Elle n'avait jamais pensé de l'un de ses Professeur de cette façon…n'avait jamais pensé de l'un de ses Professeur d'être…un homme…avant. Spécialement pas ce Professeur. Elle réalisa tardivement que le Professeur Rogue avait continué de parler. « …espère la même chose se passera avec notre plan, ou alors ma vie est perdue. »
« Je ne pense pas que nous devons trop nous en inquiéter, Severus. Nous en avons parlé et reparlé depuis le meurtre du jeune garçon Weasley. Je pense que Voldemort sera surpris par notre ingéniosité. »
« Et Lucius sera rabaissé d'un rang ou deux, si tout se passe correctement, » ajouta Severus, s'asseyant finalement dans le fauteuil en face du Directeur. « Le plus haut dans le Cercle je suis, les meilleures seront les informations que j'obtiendrai pour l'Ordre. » Il rigola sans joie. « Nous serons soit fructueux, soit mort. De toute façon, je gagne. »
« Severus… »
« Cela importe peu, Directeur. Elle souhaitera même peut-être être morte elle-même quand elle sera informée du plan, » dit Rogue.
« Je ne pense pas que ce soit vrai. » La voix du Directeur avait l'air légèrement énervée, et elle fut surprise de voir un petit sourire sur le visage de Rogue. Il était évidemment en train d'essayer de provoquer l'autre homme. « Par la barbe de Merlin, garçon, si vous pouviez essayer d'être patient…si vous pouviez être sérieux pour un instant, s'il vous plaît. C'est la seule option que nous ayons, Severus. Je sais que ce n'est pas la solution idéale, mais… »
Le Professeur Rogue laissa aller sa tête contre le fauteuil. « Je suis bien trop au courant de cela, Albus. »
Le Directeur soupira et se rassit correctement. « Qu'en pensez-vous, Severus ? Est-ce que vous pensez qu'elle suivra le plan ? »
« Je suis sûr de ne pas être un expert à propos de… » Une pause, puis, « Pourquoi ne lui demandez-vous pas directement, Directeur ? » Son estomac se sera alors qu'elle entendait les paroles du Professeur Rogue, prononcées avec la voix familière qu'il utilisait lorsqu'il donnait une retenue ou soustrayait des points à Griffondor. Elle recula de la porte, mais pas avant d'avoir vu ses yeux sombres tourner et regarder directement à l'endroit où elle se tenait dans l'ombre. Mais il ne pouvait pas la voir…son cœur stoppa quand les mots suivants arrivèrent, « Elle est juste derrière la porte, écoutant chaque mot que nous disons. »
