Réponses aux reviews:
China: Tatatataaaaam ! Tu as été la première à me reviewer: Thank you China ! Ton enthousiasme est super, je suis contente que ça t'ai plu ! " C'est tout ?" Le premier chapitre faisait environ 3 pages Word. Je sais pas si tu as déjà essayé, mais remplir ces foutues pages c'est hyper chronophage ;) néanmoins j'ai quelques chapitres d'avance, alors je vais essayer de poster régulièrement. Et si ça peut te rassurer, je suis pas prête d'écrire la fin ! Pour te remercier, si jamais tu as une petite idée, une connerie ou un clin d'oeil que tu voudrais voir apparaître, fais le moi savoir et je tâcherai de l'intégrer dans un des prochains chapitres.
Hajerjonas : Holàlàlà j'ai pas intérêt à me planter, tu m'as l'air d'une experte. Je n'ai pas eut l'occasion de lire ou d'user de ces termes techniques dont tu parles depuis... euh vraiment longtemps ! ;) Et après petite vérification sémantique, tu me vois très honorée de recevoir cette description pour ma fiction. Blague à part, je suis vraiment heureuse que ça t'ai plu, autant pour le scénario que pour la façon dont je me suis "appropriée" le caractère des personnages. Effectivement, je crains que Will ne se transforme un peu en "mauviette" entre mes griffes, j'espère que je saurais doser pour ne pas tomber trop profond dans la mièvrerie, mais j'ai un gros gros défaut... j'aime les preux chevaliers (pas tout à fait blanc) qui sauvent les demoisel... les damoiseaux en détresses. Si en plus ils ont pour eux des desseins pas très catholiques je ne réponds plus de rien ! Pour finir, merci infiniment pour la qualité de ta review, définitivement pas "piètre". Tu es très respectueuse ce sera un plaisir de te répondre à chaque fois !
Avant propos: Alors pour ce chapitre... un grand classique (j'en ai peur) dans les fictions : l'un des héro qui tombe malade et l'autre héros qui le soigne. Et oui, le fantasme du docteur a encore de beaux jours devant lui. Mais pour le lemon, il faudra attendre. Bises à tous.
Chapitre 2 : Fièvre.
Le retour d'Alana encombrée de leurs manteaux, l'obligea à revenir au présent. Il aurait de toute façon bien assez de la nuit pour se pencher sur ces souvenirs. Ils aidèrent Will à se mettre debout ainsi qu'à revêtir sa chaude parka, puis ils se dirigèrent vers la sortie. Hannibal qui l'avait soutenu, installa le jeune homme sur le siège passager de la brune, lui boucla sa ceinture et dit à la jeune femme qu'il les suivrait. Il ne pouvait décemment pas examiner qui que ce ce soit sur ce parking glacé, battu par des rafales de vent. Autant être à l'abris. Alors qu'il enclenchait la ceinture se sécurité dans son boitier, sa tête se retrouva tout contre le cou de Will. Par tous les saints ! Comme il sentait bon !
- Vous êtes certain Hannibal ? S'enquit la jeune femme. C'est à environ une heure de route d'ici.
- N'ayez crainte, cela ne me pose aucun problème.
Quand ils arrivèrent à Wolf Trap, à la petite maison de Will, Alana fut finalement très heureuse de ne pas être seule. Son ami s'était évanoui, et jamais elle n'aurait pu le porter toute seule jusque dans la maison. Hannibal lui confia sa trousse, et fouillant dans les poches de la parka, les clefs du logis. Elle se dépêcha d'ouvrir, calma les chiens qui la connaissaient bien maintenant et alluma toute les lampes jusqu'à la chambre. Il y faisait un peu froid, aussi ferma-t-elle l'épais rideau _ la chambre n'ayant pas de volet_ et mit en marche le radiateur. Le psychiatre quand à lui, voyait là une chance inespérée d'entrer dans l'intimité de sa proie. Il le sortit de l'habitacle et le tint contre lui le temps de refermer la porte. Totalement inconscient, Will se laissa faire telle une poupée désarticulée. Il fut soulevé et porté jusqu'à l'intérieur, comme on l'aurait fait d'un enfant malade. Ses chiens tout curieux qu'ils furent ne génèrent en rien la manoeuvre et observèrent de loin. Parfois l'un d'entre eux émettait un petit gémissement comme pour dire "notre maître va-t-il bien ?". Alana leur donna quelques caresses accompagnées de mots réconfortants, tandis qu' Hannibal examinait Will. Il lui prit le pouls, la tension, et sa température.
- Voudriez vous m'aider Alana s'il vous plait ? Demanda-t-il en ôtant son propre manteau avant de commencer à délacer les chaussures du profiler. Ce petit est trempé à cause de la fièvre.. Il faudrait l'essuyer et lui mettre des vêtements secs.
- Euh oui bien sûr. Dites moi ce qu'il vous faut, je trouverai.
- J'ai besoin d'une bassine d'eau chaude, un gant et une serviette afin de lui enlever toute cette transpiration qui risque de le refroidir et si vous trouvez, une tenue de nuit.
La jeune femme trouva tout, sauf la tenue de nuit, puisque Will n'en avait pas. Alors elle choisit un t-shirt blanc tout simple, ils lui laisseraient son sous vêtement. Fouiller dans les placards de son ami lui mit le rouge au joues, car jamais encore elle n'avait eut à le faire. Leur amitié était purement platonique, voire fraternelle. Pendant ce temps le docteur avait débarrassé le jeune homme de tous ses vêtements à l'exception de son boxer. A l'aide du gant essoré et chaud, il frottait doucement la peau blanche puis l'essuyait tout de suite avec la serviette. Par égard pour son patient incapable de donner le moindre consentement, il ne toucha pas à ce qui était sous le boxer, bien que l'envie d'y jeter un oeil était tout à fait tentante. Une fois qu'il fut sec, propre et vêtu, ils le glissèrent sous les couvertures épaisses et moelleuses.
Hannibal fouilla sa sacoche quelques instant, cherchant à mettre la main sur le flacon d'antibiotique. Will avait tous les symptômes d'une grippe. Il lui fit une injection, additionnée discrètement d'un relaxant neuronal naturel. Durant les soins, Alana avait mentionné le sommeil perturbé de son ami, et il ne fallait pas être très futé pour en lire tous les indices sur son visage. Le psychiatre s'attarda une demi heure de plus par mesure de précaution. Mais les antibiotiques faisaient effet, la température de Will baissait et d'inconscient il passa à endormit, ce qui était beaucoup plus sain pour lui.
- Je vais y aller. Maintenant je suis rassuré, je ne vais pas m'immiscer plus. Vous restez j'imagine ?
Alana qui avait rapproché un rocking-chair du lit et s'y était installée, leva son visage vers lui et hocha la tête en silence. Elle se redressa afin de raccompagner Hannibal, ainsi que le remercier.
- Heureusement que vous étiez là. Je vous suis très reconnaissante. Merci. Combien vous dois-je ?
- Allons pas de cela entre nous, je n'ai fait que mon devoir de médecin, plaisanta-t-il. Après tout, j'ai prêté serment autrefois. Si j'ai changé de spécialité, ce n'est pas pour autant que je vais renier ce serment. A propos, tenez. Ce sont des cachets d'analgésiques que vous pourrez lui donner lorsqu'il se réveillera. Deux, toutes les quatre à six heures. Et tâchez de dormir vous aussi.
- Merci pour lui. Il sera touché j'en suis sûre... vous l'aurez remarqué, il est très...
La jeune femme hésita sur le qualificatif à employer. Elle ne souhaitait pas dire "bizarre" car ce n'etait certainement pas le cas. Toutefois le bon mot se dérobait à sa langue.
- Différent ? Osa Hannibal.
- Oui. Différent. Cela me chagrine que ses capacités le coupent des autres. Il est seul, à part ses chiens, et cette empathie qu'il possède lui fait voir nombre d'horreur à cause de son métier. Enfin du moins la partie la plus horrible de son métier. Je vous demande pardon, je m'épanche sur vous alors que vous rêvez certainement de rentrer chez vous.
Hannibal avait la main sur la poignée de la porte, mais il lui faisait face, attentif.
- N'ayez jamais peur de m'ouvrir votre coeur Alana. Nous sommes amis, je suis là pour ça, déclara-t-il gentiment. J'ai perçu cette différence dont vous parlez. Elle m'a émue, m'a donné envie de le protéger, presque instinctivement, sans même le connaître. C'est curieux.
Hannibal fit une légère pause, comme s'il réfléchissait. En fait, c'était assez proche de la vérité, aussi choisit-il de poursuivre dans l'honnêteté.
- Je serai honoré de le compter dans mes amis. Bonne nuit.
- Bonne nuit Hannibal, soyez prudent.
- Toujours. N'hésitez pas à m'appeler en cas de besoin. Je garderai mon téléphone à portée de main, ajouta-t-il en arrivant à sa voiture.
Alana agita la main à son départ, puis rentra se mettre au chaud. A présent, Will dormait comme un bébé. Buster, et les autres étaient venus de mettre autour de lui, au pied du lit. La jeune femme attrapa un plaid et s'en couvrit, avant de reprendre place dans la chaise à bascule. La nuit allait être longue et calme.
Au petit matin, c'est la langue mouillée et la truffe chaude de Buster sur sa main qui la réveillèrent. Elle s'était assoupie assez inconfortablement dans le rockingchair, et maintenant les courbatures se faisaient sentir. Sans bruit elle se pencha sur Will qui dormait encore, et lui toucha le front et les joues du dos de la main. La fièvre s'en était allée. Il était tiède et paisible. Quand elle savait que d'ordinaire ses nuits étaient peuplées de cauchemars, elle préférait largement le voir prendre une bonne dose de repos. Et en effet, Will ne se réveilla que très tard selon ses propres critères. Il était presque l'heure de déjeuner. Alana se trouvait avec les chiens dans la cuisine, à siroter une tasse de café, quand il la trouva. Sur la gazinière, une casserole glougloutait joyeusement. Les chiens se précipitèrent vers lui démontrant ferveur et attachement. Cela le fit rire.
- Bonjour la famille, salua-t-il doucement. Bonjour Alana.
- Bonjour Will. Comment te sens tu ?
- Bien. Étrangement bien. Que s'est il passé ? Je ne me souviens de rien après être monté dans ta voiture.
- Tu as eut une poussée de fièvre qui t'as fait perdre conscience. Heureusement Hannibal s'est proposé de nous suivre jusqu'ici et...
Elle lui narra ce qu'il s'était passé. Will se sentait vraiment honteux. Certes, il n'avait absolument pas fait exprès de tomber malade, mais comme première impression il y avait mieux.
- Il faudra que je le remercie en bonne et due forme. Deux sauvetages en une seule nuit, alors que nous ne nous connaissons pas, je lui doit bien ça. Peut-être pourras-tu me conseiller ?
- Avec plaisir. Maintenant que tu vas mieux je vais rentrer. Je t'ai préparé une soupe et dans le four il y a du riz tout chaud que j'ai mit en attente. Et si jamais tu as des douleurs, Hannibal m'a laissé ça pour toi, ajouta-t-elle en désignant le flacon en plastique posé contre la machine à café. Deux toutes les quatre à six heures.
- Tu es tellement gentille. Au fait combien je lui dois ? Ou je te dois ?
- Rien du tout, asséna la brune en mettant son manteau.
- Hein ? Comment ça ?
- Et oui, tu lui as "tapé dans l'oeil" on dirait, et crois moi, ce n'est pas une mince affaire. Il choisit ses relations avec le plus grand soin, plus encore en amitié.
- Mais... euh nous ne sommes pas amis.
- Je pense... non je sais, qu'il serait honoré de le devenir. Aller, j'y vais. Profites de ce week end pour te reposer et rester au chaud. Je t'appelle Lundi.
à suivre...
Je vous rappelle que les menaces de morts et d'atroces souffrances sont inefficaces pour faire avancer le Schmilblick, trouvez autre chose 3
