Eh bien... puisque c'est déjà écris, autant publier! petit cadeau surprise pour me faire pardonner des futures attentes après le chapitre 8.
Teruko-chan: Oui, moi aussi Sephi est mon perso préféré. Je l'ai toujours trouvée très attachante. Et je suis ravie de te faire réver! Une suite assez courte pour te remercier de ta review, après il devrait y avoir un chapitre par semaine jusqu'au 8. Merci pour tes encouragements en tous cas! Bonne lecture.
2. Des pouvoirs qui se développent très vite.
Cela faisait désormais plus d'un an et demi que j'étais eraser pour Chronos. La plupart du temps je travaillais avec Jenos Hazard, dit Janus. Nous formions un bon duo, puisque je peux attaquer à grande distance ou au corps à corps, et lui sur les moyennes distances grâce à ses fils en orichalque.
Je fus spécialisée dans l'élimination de petits groupuscules s'opposants à Chronos. Oh! Ils n'étaient pas bien forts! Pour qu'on leur envoie deux gamins comme nous l'étions alors!
Quand on m'entend dire ça, on peut avoir l'impression que tuer etait pour moi une activité comme une autre, que ça m'etait naturel, que, comme la plupart des erasers de Chronos, je m'y étais parfaitement habituée. Le fait est que, comme Sephiria, j'ai, même aujourd'hui, toujours du mal à supporter la mort des gens, peu importe s'ils sont mes ennemis. Janus a toujours été un peu comme ça, lui aussi, je sais que s'il peut éviter de tuer, il le fait. Du coup, on s'est vite bien entendu. Il etait gentil, attentionné, comme s'il voulait être un grand frère pour moi.
J'avais maintenant presque neuf ans.
J'avais ma propre règle de conduite : je ne tuais pas les enfants, ni les parents, sauf si je jugeais par moi-même qu'on ne pouvait vraiment faire autrement. Jamais je n'aurais accepté de devenir un automate dépourvu de conscience, innocente que j'étais encore.
Nous sommes le premier janvier. Il fait froid, il neige un peu encore. Aujourd'hui nee-chan a 16 ans. Mais je ne la trouvais nulle part dans l'appartement. Je partis donc pour le quartier général de Chronos, je savais qu'elle était en mission la veille au soir. Décidément, ces anciens, ils nous traitaient vraiment comme du vulgaire bétail. Plus le temps passe, moins je les aimais. C'est toujours valable, par ailleurs.
« Le Number I a été tué en mission hier soir, et la jeune Sephiria a été gravement blessée elle aussi, mais elle a accompli sa mission jusqu'au bout. C'est vraiment un eraser remarquable. Et quelle manipulatrice ! Elle a utilisé les…» Entendis-je prononcer au détour d'un couloir. Nee-chan, blessée ? Je me précipitais à l'hôpital.
Elle était là, dans un lit, toute pâle, avec des tuyaux un peu partout. Je me souviens de la peur et de la douleur que je ressentis en la voyant ainsi. J'ai eu l'impression que c'était moi qui étais blessée, et que sans elle plus rien n'existait. Aujourd'hui cette attitude me fait bien sourire. Je n'étais qu'une gamine qui avait peur de voir son centre du monde s'effondrer.
« Hé ! Qu'est ce que tu fais là petite ? demanda une voix grave mais sans animosité.
- Qui êtes vous ? répondis-je sur un ton de défi.
- Belzé Rochefort, Number II. C'est moi qui étais en mission avec Sephiria hier soir, je venais prendre de ses nouvelles…
- Pourquoi tu l'as pas protégée ! lui dis-je en me jetant sur lui, et en le frappant de toutes mes forces, sans remarquer qu'il était blessé lui aussi.
- Hé… du calme petit monstre ! Qui es-tu pour m'accuser ainsi ?
- Mei, répondis-je en me calmant. Sortez maintenant, je vais essayer quelque chose, mais je ne veux pas que vous soyez là.
- Qu'est ce que tu vas lui faire ?
- Sortez, lui intimais-je.
- Non, sa réponse me choquait. Tu penses être la seule à t'inquiéter pour elle ?
- Vous ne l'aimez pas comme moi. Elle n'est pas tout pour vous, alors sortez. » Cela ressemblait à un caprice d'enfant, mais ma voix signifiait bien que j'étais pleinement maître de moi-même.
Ma réponse dû le prendre de court, car il s'exécuta. Prenant ma respiration, j'écartais le drap qui recouvrait ma sœur, dénudait son buste pour voir la blessure, et me concentrait. C'était la première fois que je sentais à ce point toutes les plus petites particules d'une matière. Je compris que je pouvais soigner en réorganisant ces particules autrement. J'aurais pu tuer ma sœur, mais après dix bonnes minutes, la plaie de Sephi-nee s'était entièrement refermée, et elle reprenait conscience. Belzé, décidément plus inquiet que je ne l'aurais imaginé, entra au moment même où Sephiria s'asseyait dans son lit et où je me jetais dans ses bras.
« Ta grande sœur ? Je ne savais pas que vous aviez une sœur Sephiria, mais je suis heureux de voir qu'elle vous a parfaitement soignée, ajouta-t-il avec un sourire.
- C'est toi qui a fait ça Mei-chan ? demanda Sephiria.
- Oui, je peux le faire avec mon pouvoir.
- Je t'avais dit de… » commença Sephiria sur un ton un peu colérique, mais je ne sus jamais la fin, car à ce moment là je m'évanouis.
Mon pouvoir me demande de concentrer mon énergie vitale, que j'appelle maintenant Ki, pour agir sur la matière au plus petit degré, car je peux en effet ressentir la composition des atomes au niveau de leur noyau et agir dessus. Mais Sephiria, qui essayait de me couvrir toutes ces dernières années, m'avait interdit de l'utiliser. Maintenant c'était trop tard…Chronos allait savoir qu'ils avaient une taoshi à leur service. Le tout allait être de couvrir les mensonges de Sephiria…
Nee-chan fut convoquée par le conseil des anciens peu après l'incident de l'hôpital. Je lui avais demandé de ne plus me couvrir…de dire qu'elle ne savait rien et qu'elle ne comprenait pas comment j'avais pu la guérir ainsi.
Pour une fois, elle accepta que ce soit moi qui la protège. Elle s'en sortit indemne, mieux, ils avaient laissé entendre que la place venait de se dégager au poste de Number I… et ils cherchaient un remplaçant qui soit aussi habile au combat que pour manipuler les gens.
Ce n'était plus qu'une question de temps avant que Sephiria ne devienne le numéro I de Chronos…
Moi, par contre, je me trouvais mauvaise posture. Si Chronos avait tenté d'éradiquer ceux qui possédaient un pouvoir comme le mien, ce n'était pas pour me permettre de vivre. Je me suis donc vite retrouvée pourchassée par divers erasers, et Chronos avait misé sur le nombre pour me tuer.
Cela commença dans une ruelle, alors que je rentrais un soir de l'école Axe (l'école de combat aux armes blanches dont Sephiria avait été la meilleure élève et qui est dirigée par des membres de sa famille). J'étais physiquement épuisée, et traînais le pas, quand une douzaine d'hommes m'encerclèrent…L'un d'eux se détacha du groupe.
« Tu es Mei Stoneheart ?
- Heu…oui, pourquoi ?
- …
- Je vois, c'est Chronos qui vous envoie, soupirais-je, m'étant attendue à ce genre de situation. Quels ingrats ! S'ils voulaient me tuer c'était il y a sept ans qu'il fallait le faire. Laissez moi rentrer chez moi…sinon je vous tuerai tous.
- Impertinente ! »
Oui, j'étais impertinente, et je pense que je le suis toujours. A ma façon. Toujours est-il que je ne mens jamais ou presque jamais, et que, sentant leurs cœurs, et leurs pouls, je les tuais en provoquant un arrêt cardiaque.
J'y étais allé fort, mais pour vivre il fallait que je leur prouve, à ces anciens qui voulaient se débarrasser de moi comme d'une vulgaire marionnette, qu'ils avaient plutôt intérêt à faire en sorte que je reste avec eux…
Cependant le pouvoir m'affaiblissait à tel point que j'allais vite décider de continuer sur le voie des armes.
Etant un peu comme nee-chan, d'une nature assez bienveillante, je n'aime pas faire du mal aux gens. Mais si la situation l'exige, je n'hésiterai pas à devenir un vrai démon.
En rentrant ce soir là, je mis près d'une demi-heure à me décider à entrer. Sephiria était dans le salon en train de boire du thé. Comme souvent quand je rentrais et qu'elle n'était pas en mission. Son thé a toujours eu pour moi un arôme particulier. Une douceur que je n'ai jamais retrouvée.
« Tu rentres bien tard ce soir, Mei-chan, constata-t-elle sans animosité. Il s'est passé quelque chose ?
- Hum…acquiesçais je. Je me suis faite attaquer par des erasers. Il faudrait peut-être que je parte d'ici, je ne veux pas que tu sois dans une situation délicate à cause de moi.
- Tu es vraiment une enfant extraordinaire, soupira-t-elle. Tu es presque aussi mature qu'une adulte dans certains moments.
- …
- Alors comme ça Chronos veut t'éliminer ? Je me demande pourquoi ils ont fait appels à d'autres erasers que moi qui te côtoie au quotidien.
- Peut-être qu'ils ont fait appel à vous mais que vous attendez le bon moment, je n'en sais rien…
- Depuis quand me vouvoies-tu ?
- Désolée. Plus rien n'est certain pour moi, alors je pense que je vais m'en aller pour un temps.
- Tu penses que je serais capable de te tuer ? demanda Sephiria, visiblement blessée.
- Nee-chan, tu es un eraser. Comme moi. Si cette mission t'es confiée, tu n'as pas le droit d'échouer sous prétexte tu t'es attachée à moi…
- Je sais…mais j'ai quand même échoué. J'ai reçu l'ordre de t'éliminer il y a une semaine…je pensais que je pourrais t'empoisonner, ou te tuer dans ton sommeil, ajouta-t-elle des sanglots dans la voix. Je n'aime pas apprendre la mort des gens, je n'aime pas tuer non plus, tu le sais mieux que quiconque, et jamais je ne pourrais te faire du mal, je te le promets, dit-elle en me prenant dnas ses bras.
- Nee-chan !
Je meserrais contre elle. Sa peau était douce et fraîche, elle sentait bon. J'étais si bien dans ces bras, à cet instant là… je compris qu'elle était plus que ma sœur, elle était un peu ma mère aussi, et mon amie plus que tout. Je restais dormir chez elle ce soir là, mais nous avions convenu que je partirai demain. Si je me faisais réattaquer, j'irai voir les anciens…après tout, je savais où habitait le numéro 0, le maître « absolu » de Chronos…
Bien j'espère que ça vous a plu. La suite dnas une semaine normalement.
