Note de l'auteure : Petite devinette : Que fait une auteure lorsqu'elle en a ras la casquette de réviser le bac ? Réfléchissez, je suis sûre que vous pouvez trouver facilement… Vous dîtes ? Elle écrit ? Bravo ! Comme récompense, vous pouvez lire ce chapitre ! XD

Bon, là vous allez pouvoir faire la connaissance de ma petite protégée :) Elle a un petit côté fêlé de cafetière, mais vous inquiétez pas pour ça, elle est très gentille :p

J'ai oublié de vous prévenir d'un petit truc. J'ai commencé à imaginer cette histoire bien avant l'annonce de prochains opus sur KH. Donc tout ce qui est BBS, 358/2Days etc… ben faudra faire comme si ça n'existait pas pour que mon histoire tienne la route XD

Comme toujours, bonne lecture, et encore merci aux deux qui m'ont laissé des reviews !

Résumé du chapitre précédent : Sora, Riku et Kairi ont la surprise de recevoir une lettre du Roi. Celui-ci leur demande de se rendre, avec Donald et Dingo, au Jardin Radieux. En effet, là-bas se trouverait une femme capable de voyager dans les mondes et désirant visiblement voir Sora pour une raison inconnue.


La demande de la sœur

Les cinq amis atterrirent sans encombres dans une partie cachée de la ville, histoire de ne pas trop surprendre les habitants qui ne seraient pas habitués à ce genre de téléportation. Après avoir rapidement repéré où ils étaient, ils marchèrent un peu dans la ville tout en discutant pour retrouver le siège du Comité de Restauration de la Ville, certains qu'ils étaient de trouver là-bas Léon, ou du moins quelqu'un qui pourrait les renseigner sur cette femme. Cela ne faisait que quelques semaines que Sora, Donald et Dingo avaient vu les lieux pour la dernières fois, et pourtant, la ville semblait transformée. Le CRV (abréviation du comité) n'avait pas du tout chômé durant leur absence.

Ils furent à la fois étonnés et rassurés de ne croiser le moindre Sans-cœur, et pas un seul Simili. Une satisfaction plus que certaine leur étreignait le cœur, ravis de leur contribution à l'instauration de la paix. L'air était serein, tranquille, et non inquiet et méfiant comme il l'était lorsqu'ils avaient quitté la ville. Les gens allaient et venaient, vivant simplement, ne se préoccupant plus des êtres des ténèbres. Les rires allaient bon train, les sourires se peignaient sur presque tous les visages. Il faut le dire, c'était comme si la menace des Sans-cœur et des Simili n'avait jamais existé.

Ils finirent par atteindre la place centrale de la ville, là où se regroupaient la plupart des boutiques. C'est ici qu'ils tombèrent (au sens propre ou presque) sur l'un des membres du CRV, à savoir la ninja Yuffie. Celle-ci, observant les environs en étant installée sur les toits et ayant vu le groupe d'amis, s'était précipitée à leur rencontre. Malheureusement, elle avait mal calculé un saut et était tombée, sa chute se retrouvant amortit par le groupe. Une fois le nuage de poussières dissipé, ils se relevèrent tous plus ou moins péniblement. Yuffie, qui se remettait toujours plus vite que les autres comme si sa capacité de récupération était surnaturelle, les accueillit de façon joyeuse, comme elle le faisait toujours. Après avoir rapidement présenté la personne qu'elle ne connaissait pas, à savoir Riku, et reprécisé qui était Kairi, la ninja ne la reconnaissant pas, Sora lui demanda où était Léon.

- Il est avec Cid, dans la pièce où se trouve l'ordinateur d'Ansem le Sage, répondit-elle. Ils essayent encore de situer la personne qui veut te voir… T'es bien là pour ça au moins ??

- Oui oui, on a reçu la lettre du Roi, assura le jeune brun.

- Dis-moi, que faisais-tu sur les toits comme ça ? s'enquit Riku.

- Je cherche moi aussi. Léon m'a confié la mission de retrouver cette femme en fouillant la ville. Et il sait qu'il peut me faire confiance, je la retrouverais ! Je suis la meilleure ninja qui puisse exister !

- T'es sûre qu'il a pas plutôt voulu éviter de t'avoir dans les jambes pendant qu'il travaille ? ricana Donald.

- Comment ?? Répète-moi ça si tu l'oses le canard ?!

- Du calme, du calme, fit Kairi d'une voix douce, mais quelque peu amusée également. Ça ne sert à rien de se disputer.

- Kairi a raison, dit Sora. Allons voir Léon. Peut-être qu'il a réussi à trouver quelque chose.

Tout le monde approuva, et la tension qui s'était élevée entre Yuffie et Donald retomba instantanément. La ninja repartit dans son inspection, laissant ainsi les cinq amis trouver l'endroit. Heureusement que Donald se souvenait du chemin, car sinon, en suivant les indications de Sora ou de Dingo, ils se seraient perdus depuis longtemps. Du moins, le canard s'en souvenait d'une bonne partie… Ils durent donc demander leur chemin après s'être engagés dans une voie sans issue. Après pas loin de 20 minutes de marche pour remettre les pieds sur le bon chemin, ils finirent par trouver l'entrée du sous-sol qui menait à l'ordinateur d'Ansem le Sage. Comme l'avait indiqué Yuffie, Léon et Cid s'y trouvaient, et ceux-ci furent heureux de voir leurs amis. Tout comme avec Yuffie, Riku et Kairi furent (re)présentés avant d'entamer des choses un peu plus sérieuses.

- Alors, vous avez trouvés quelque chose ? demanda Dingo.

- Rien de plus que vous ne savez déjà, répondit Léon toujours aussi posément. Tron fait de son mieux pour nous aider, mais lui-même n'arrive pas à nous apprendre la moindre information.

- Il ne faudrait pas exagérer Léon, fit soudainement la voix électronique du programme. J'ai quand même réussi à la repérer dans une rue pas très loin avant qu'on ne la perde définitivement.

- C'est vrai, mais ça ne nous a pas menés bien loin, rétorqua Léon.

- Hé ! Tron ! fit Sora avec entrain. Comment ça va ?

- Sora, mon ami ! Je me porte très bien, et toi, comment te sens-tu ? Je vois que Donald et Dingo sont là aussi.

- Oui, on est là, dit Donald, content lui aussi de retrouver leur ami électronique.

- Ben moi je vais très bien aussi, répondit Sora à la question de Tron.

- Dîtes-moi, reprit le programme, qui sont les deux personnes présentes que je ne connais pas ?

Pour la troisième fois, Kairi et Riku furent présentés. On leur expliqua aussi rapidement la nature de Tron, car ils étaient un peu surpris de voir ce qui se passait sous leur yeux, à savoir que les autres parlaient avec une voix sortie de nulle part. Sora leur avait raconté les aventures qu'il avait vécu, mais ce spectacle était quand même étonnant. Ils parlèrent tous ensemble pendant quelques minutes, jusqu'à ce que Cid demande l'heure à Tron, qui répondit 14h15. En entendant l'heure, Léon dit qu'il fallait retourner à la maison de Merlin, QG du Comité.

- Pourquoi maintenant ? demanda Kairi.

- En fait, depuis que je lui ai dit que Sora allait venir d'un jour à l'autre, cette femme passe chaque jour à heure fixe à la maison de Merlin, répondit Léon.

- Et donc, elle doit bientôt passer, comprit Riku.

- Exactement, fit Cid. Léon, accompagne-les. Moi je reste ici avec Tron pour continuer à essayer de trouver plus de chose sur elle, même si je n'ai pas trop d'espoir.

- Très bien, dit le jeune homme à la gunblade. Bonne chance dans vos recherches.

- Merci, on en aura besoin ! affirma Cid.

Léon guida donc le groupe à travers la ville pour les conduire à la maison du magicien. Mais ils n'eurent même pas besoin d'entrer dans la bâtisse, car le jeune homme s'arrêta soudainement au tournant de la rue donnant sur la maison. Les autres regardèrent pourquoi Léon avait arrêté de marcher. En fait, à quelques pas du siège du Comité, se tenait une jeune femme, s'avançant tranquillement. Mais elle s'arrêta elle aussi en remarquant le groupe, et tourna son visage vers eux. Ils purent alors la détailler plus clairement.

Cette femme devait avoir dans les 25 ans, peut-être un peu plus jeune, mais ce n'était pas certain. Elle possédait une longue chevelure incandescente qui encadrait un visage fin, et quelques mèches tombaient dans ses yeux gris foncé. Comme vêtements, elle portait un T-shirt simple vert absinthe, avec un pantalon où se mélangeait le rouge carmin et le bordeaux, ces variantes se différenciant selon les effets de la lumière. Comme chaussures, elle avait des bottes noires qui lui arrivaient à mi-mollet. Son teint était plutôt pâle, comme si elle n'avait pas été exposée au soleil depuis quelques temps, et pourtant, cela ne faisait pas cachet d'aspirine.

Mais le plus étonnant chez elle était qu'elle portait trois fourreaux, dont un seul abritait une arme. Le premier, qui transportait l'arme, était d'un blanc pure et pendait à la hanche, sur le côté. Sa taille et sa forme laissait deviner une épée « standard » cachée à l'intérieur, dont seul le manche bleu nuit était visible. Le deuxième, plus petit que le premier, était presque de la même couleur que ses yeux, mais un peu plus clair. Il était attaché dans son dos, à l'horizontale, au niveau du creux des reins. Et enfin, le troisième, paraissant plus grand que le premier, lui barrait le dos dans la diagonale. Il était légèrement courbe, et de couleur noire.

En l'observant, Sora eut une étrange impression de déjà vu, comme si il l'avait déjà rencontré avant. Mais pourtant, en fouillant bien sa mémoire, il resta catégorique : il n'avait jamais vu cette femme auparavant. Alors pourquoi avait-il le sensation de la connaître ? La jeune femme posa son regard sur Léon, puis s'attarda sur la troupe derrière lui. Dans ses yeux se refléta de la surprise, mais aussi une certaine joie, car elle devinait que parmi ces gens se trouvait celui qu'elle recherchait. Elle s'avança donc vers eux, d'un pas qu'ils trouvèrent quand même mal assuré, presque intimidé. Laissant une distance de quelques mètres entre eux, elle s'adressa à Léon, seule personne qu'elle « connaissait ».

- Le Porteur de la Keyblade est-il enfin là ? demanda-t-elle, à la fois inquiète et ravie.

- Oui, c'est moi, fit Sora en se rapprochant d'elle. Que me veux-tu ?

La rouquine eut un sourire rassuré et joyeux, avant de saluer le jeune garçon et de dire ce qu'elle désirait.

- Accepterais-tu de m'aider à retrouver mon frère ?

- Ton frère ? s'étonna Sora. Comment ça ?

- C'est… c'est un peu compliqué à expliquer, annonça-t-elle après un moment d'hésitation. Et par prudence, j'évite d'annoncer ça dans la rue. Si ça ne vous dérange pas, je préfèrerais qu'on en parle dans un endroit plus discret.

- Allons dans la maison de Merlin dans ce cas, proposa Dingo.

- J'aurais plutôt voulu la chambre d'hôtel que j'occupe pour l'instant.

- Vous êtes dans un hôtel ?? s'exclama Léon, qui ne s'attendais pas du tout à ça.

- Oui, il n'est pas très loin.

Elle attendit ensuite patiemment que le groupe se prononce, parfaitement consciente qu'ils pouvaient très bien la prendre pour une personne ayant de mauvaises intentions. De leur côté, la troupe réfléchissait à voix basse, en conciliabule, ne sachant pas quoi faire. Cela pouvait très bien être un piège, une embuscade. De plus, Léon avait enchéri sur le fait qu'il avait fait le tour des rares hôtels pour vérifier si elle ne serait pas dans l'un d'entre eux. Or, personne n'avait vu la jeune femme, ce qui était étrange vu ses dires. Malgré tout, Sora voulait y aller. D'après lui, il voyait dans les yeux de cette femme tout l'espoir qu'elle avait à l'idée de retrouver son frère. Il ne voyait pas comment elle pourrait être méchante. Il savait qu'elle n'était pas méchante. Il trouva un dernier argument en disant que, si ils y allaient tous ensemble, il n'y aurait aucun risque. Pas très rassurés par ces propos, sauf Kairi qui était entièrement d'accord avec le jeune brun, ils acceptèrent quand même. Sora se détacha donc du groupe pour annoncer leur décision.

- C'est d'accord, on vient.

La jeune femme eut une expression ravie, de pure joie retenue avec peine, avant de les remercier d'un signe de tête. Elle s'apprêta à les conduire quand Léon parla une dernière fois.

- Attendez. Je ne peux pas rester plus longtemps, mais j'aimerais vous poser une question. Quel est votre nom ? Vous ne me l'avez jamais dit.

- … Aleya, répondit-elle franchement et simplement, mais après avoir quand même hésité trois secondes à le dire.

Satisfait de cette information, Léon se retira, laissant les cinq amis aux soins de cette Aleya qui les mena à sa chambre d'hôtel. Comme elle l'avait dit, il n'était pas trop loin. Il était même à moins de cinq minutes à pieds, qu'ils avaient parcourus dans un silence respectueux, se posant pas mal de questions, mais qu'ils n'osaient pas prononcer en sa présence, du moins pas encore.

L'hôtel en question n'était pas spécialement grand. En fait, il ne devait pas comporter plus de 4 chambres, maximum que s'accordait généralement les hôteliers pour que cela ne leur revienne pas trop cher. La décoration était presque standard, sans grande innovation, ne se différenciant pas vraiment d'une maison lambda. Quelques tableaux étaient accrochés ici et là, un pot de fleurs parfumait à grande peine le hall d'accueil. Les murs beiges reflétaient une douce lumière presque conviviale. Dans la chambre d'Aleya, le lit était recouvert d'une couverture marron uni, sans motifs particuliers. Une commode en bois avait prit place dans un coin, et un bureau, chaise comprise, de la même matière était collé au mur opposé.

Aleya invita Sora et ses amis à s'installer à leur aise sur le lit, tandis qu'elle prenait place sur la chaise du bureau. Elle se tint droite, les mains sur les genoux de ses jambes croisées, les regardant chacun à leur tour et attendant qu'ils soient prêt.

- Bien, maintenant vous pouvez nous expliquer ce que vous voulez à Sora, fit Riku d'un air quelque peu méfiant à l'encontre de la jeune femme.

- En fait, j'aurais besoin de sa Keyblade, répondit-elle comme si c'était la chose la plus naturelle.

- Pardon ? dirent les autres presque en même temps, incrédules face à cette réponse.

- Laissez-moi vous expliquer, prononça calmement Aleya avant d'entamer ses d'explications. Pour faire simple, sachez que chaque cœur possède une empreinte particulière, qui lui est propre. Cette empreinte est la marque d'un individu, et le différencie ainsi d'un autre. Un peu comme l'ADN. Lorsqu'une personne se retrouve privée de son cœur, elle se retrouve transformée en Sans-cœur et parfois en Simili, vous le savez. Seulement, ces êtres des ténèbres conservent l'empreinte du cœur, bien qu'elle soit divisée. C'est comme ça qu'ils arrivent à vivre, à sentir d'autres cœurs, et à avoir la possibilité de recouvrer leur cœur un jour. Ça va pour l'instant ?

Le groupe hocha la tête. Ils n'avaient pas osé l'interrompre, malgré leurs questions de plus en plus nombreuses et pressantes, et l'écoutait avec attention. Ils en apprenaient tellement en si peu de mots qu'ils ne pouvaient pas faire autrement ! Aleya reprit.

- Bien. À chaque fois que la Keyblade tue un sans-cœur ou un simili, on peut dire qu'elle garde en mémoire l'empreinte du cœur qui a autrefois appartenu à la personne transformée. Il y a quelques temps, mon frère est mort, puis est devenu un Sans-cœur et un Simili. Je suis certaine que la Keyblade a eu raison de ces deux êtres qui, autrefois, était mon frère. Elle a donc dû garder en mémoire l'empreinte de son cœur. Si vous accepter de me prêter la Keyblade, je pourrais retracer cette empreinte, la reconstituer pour qu'elle soit complète et ainsi ramener mon frère à la vie.

Le groupe se consulta du regard, déconcerté. Cela semblait tellement surréaliste !

- C'est vraiment possible ? demanda Donald, stupéfait par cette révélation. Comment ?

- Je possède quelques pouvoirs qui me permettent ce genre de choses, mais je ne saurais vous donner plus de détails. Même pour moi, c'est difficile à comprendre.

- Vous seriez capable de ramener d'autres gens ? s'enquit Kairi.

- Non, du moins pas avant un bon moment. User de ce pouvoir est très fatiguant physique et psychiquement. De plus, il faut que je connaisse l'empreinte d'une personne pour la ramener.

- Comment peut-on connaître l'empreinte d'un cœur ? questionna Sora. C'est difficile ?

- Pas vraiment. Il suffit de côtoyer une personne pendant suffisamment longtemps pour la connaître. Par exemple, si vous êtes vraiment amis, vous pourrez reconnaître l'empreinte du cœur d'un autre facilement. Mais grâce à ce pouvoir, je ressens cela d'une façon plus forte et différente qu'une autre personne.

- Vous voulez dire que tout le monde est capable de ressentir cette empreinte ? s'étonna Riku.

- En quelques sortes oui. Mais généralement les gens n'en n'ont pas conscience. (1)

Plus un mot ne fut prononcé par la suite. Aleya attendait la réaction de Sora et ses amis, ces derniers réfléchissant à ce qu'ils venaient d'apprendre. Ils avaient encore pas mal de questions la concernant, mais pour l'instant, d'un regard commun, ils tombèrent d'accord pour dire que c'était assez pour le moment. Sora fit apparaître sa Keyblade dans ses mains, pour la surprise d'Aleya qui ne s'y attendait pas. Il observa son arme un instant avant de poser son regard sur la jeune femme. Il remarqua instantanément le changement chez elle. Si pendant ses explications, elle avait conservé un minimum de calme apparent, une étincelle d'espoir brillait de mille feux sur son visage lorsqu'elle avait vu l'arme en forme de clé.

Sora sourit. Le frère d'Aleya avait bien de la chance d'avoir une telle sœur. Il se demanda depuis combien de temps elle cherchait le moyen d'approcher la Keyblade. Il remettrait cette question à plus tard, pour réduire le temps séparant les retrouvailles qu'espérait tant la jeune femme. Il tendit la Keyblade, qu'Aleya prit lentement, comme si c'était une relique sacrée. Elle l'observa un instant, avant de remercier Sora. Dans sa voix, on pouvait clairement ressentir sa joie et son impatience. Elle ajouta une dernière chose.

- Il faut que je sois seule. Je ne voudrais pas vous mettre à la porte, mais si vous pouviez partir pendant quelques heures, cela m'arrangerait.

- D'accord, dit Sora, confiant. On reviendra dans trois heures, ce sera suffisant ?

- Je pense que oui.

- Très bien, alors à tout à l'heure !

Sur ces mots prononcés d'un ton gai, Sora quitta la pièce, entraînant ses amis à sa suite. Ceux-ci, en particulier Riku, étaient un peu moins enthousiastes quant au fait de laisser l'arme entre les mains de cette femme. L'adolescent aux cheveux argenté savait que ça ne pouvait être dangereux puisque, si jamais Aleya l'utilisait, la clé retournerait immédiatement dans les mains de Sora. Mais il ne pouvait s'empêcher d'avoir un mauvais pressentiment. Il fallait qu'il en parle à Sora, mais une fois éloigné de la jeune femme. Seulement, il n'eut pas vraiment le temps. En effet, à peine étaient-ils sortis que Sora proposa d'aller voir le reste du Comité. Il reçut des approbations de Kairi, Donald et Dingo, mais ne laissa pas le temps à Riku de se manifester qu'ils couraient déjà en direction de la maison de l'enchanteur.


(1) Quand je vous disais qu'il serait question de théories farfelues ! En tout cas, j'espère que ça vous semble un peu cohérent… ou du moins pas trop invraisemblables.

Si vous avez des idées quant à l'identité du frère, n'hésitez pas à le dire ! Je suis curieuse de voir à qui vous pouvez penser, étant donné que j'ai déjà collé les premiers ayant lu cette histoire :p