Bonjour ! :D Comment allez-vous ?
Voici le Chapitre deux, je suis sûre qu'il vous plaira, comme il m'a plu J'espère vraiment ne pas gâcher le talent de Katie Brown Eyes, parce qu'elle arrive vraiment à faire passer quelque chose quand elle écrit, et je ne sais pas si en traduisant j'y arrive :/
Sinon, pour répondre à certains commentaires je pense que je vais essayer, je dis bien essayer, de publier chaque jour, parce que j'ai une marge d'avance, étant donné que j'ai déjà traduit les quatre premiers chapitres et que j'ai commencé le chapitre cinq. Mais vu que les vacances commencent et tout ça, j'aurai sûrement moins le temps. Ne vous inquiétez pas, je continuerai ! ^^
Pour ma fanfic Intacte, je dois dire que… Je ne veux mettre la faute sur personne, bien sûr, mais Une lectrice me laisse des commentaires très longs, qui me font très plaisir, mais qui me donnent vraiment du fil à retordre ! Pour ceux qui ne voient pas ce que je veux dire, vous pouvez aller les voir, et vous comprendrez xD
Pour l'instant je me concentre vraiment sur la traduction, et puis on verra bien !
Encore une fois, bonne lecture !
Chapitre Deux.
Quelques temps plus tard Peeta et moi regardons des informations sur la reconstruction de Panem. Les médias ont décidé d'arrêter avec leurs histoires d'amour fictives et leurs crimes glorifiés. Il y a de nouvelles personnes en charge du réseau, qui je suis sûre compte pour quelque chose. Cressida travaille près d'eux, alors j'arrive à faire confiance à ces émissions (si j'arrive encore à faire confiance à quoi que ce soit).
Tous les jours sont presque les mêmes; un présentateur du Capitole, sans le lourd maquillage et la peau teintée, se tient devant la tentative de construction à travers les districts. Ils montrent la construction de la marine dans le District 4, l'enlèvement des débris et des corps du District 2, et l'élévation de bâtiments de justice dans chaque district. Ils sont appelés "centre-ville" maintenant, et sont utilisés pour des choses moins horribles. Des emplois, le plus souvent. Le nôtre dans le 12 est tout simplement entouré de briques et de bois. On m'a dit que j'aurais besoin d'un permis pour pouvoir chasser de nouveau.
La Veine est de nouveau en ordre. Quoique, je suppose que c'est légal maintenant. Nous n'avons plus de Pacificateurs, mais quelques représentants des districts et du Capitole pour superviser les choses. Ils ne semblent pas se soucier de la Veine. Le temps s'améliore. Le bâtiment actuel devrait être fini en automne. Cela me rappelle alors à quel moment de l'année nous sommes, et j'ai l'impression que je vais vomir. Il est facile d'ignorer les feuilles des arbres et le gazouillis des oiseaux quand on est tout le temps à l'intérieur. Je regarde le coin de l'écran télé, à côté d'un homme ventru faisant le compte rendu du district 7.
Nous sommes le 7 Mai.
Je regrette immédiatement le second pain au fromage que j'ai pris au déjeuner et me lève, me précipitant dans la petite salle de bain au bout du couloir. Je claque la porte et m'appuie contre le mur carrelé faisant face aux toilettes, me suppliant à moi-même de ne pas vomir toute la nourriture que j'ai jamais mangée. Je suis presque sûre de sentir mes poumons et mon cœur remonter aussi.
"Katniss?"
J'entends Peeta à la porte.
Je chuchote,
"C'est bientôt le 14 Mai", et il comprend.
"Est-ce que tu veux un peu d'eau, ou quelque chose ?"
Je secoue la tête, commençant déjà à me sentir en colère contre lui. Ses actes de gentillesse et la façon dont il me regarde quand je suis contrariée (et même quand je ne le suis pas, quand j'y pense) me rend tout simplement plus confuse à propos de ce que je suis censée ressentir pour lui. Je ne peux pas me permettre de m'inquiéter de mes sentiments pour Peeta- J'ai l'esprit trop rempli par la douleur et la honte. Parfois je suis touchée par les gestes, comme quand il a dormi par terre chez moi, il y a quelques temps.
Mais maintenant je suis énervée. Je voudrais souffrir seule et ne pas avoir affaire avec Peeta. Parce que, le fait est que, je me culpabilise pour lui aussi. Je n'ai pas besoin d'eau. J'ai besoin d'un autre genre de boisson. Je n'ai jamais été aussi reconnaissante envers Haymitch d'être mon voisin.
Je bouscule Peeta et m'empresse d'aller chez Haymitch. J'ouvre la porte et la puanteur de la liqueur et de la sueur me renverse presque. Haymitch est endormi par terre; il semble qu'il soit tombé du canapé après s'être saoulé. Il ronfle bruyamment et serre toujours une bouteille de liqueur dans sa main.
Sans hésitation je ne dirige vers lui et lui donne un coup de pied dans les côtes. Il grogne et ouvre ses yeux pour me regarder. J'ignore les grossièretés qu'il baragouine et lui dis,
"J'ai besoin d'un verre."
Je l'entends murmurer, "Sers-toi, Geai Moqueur" en pointant un des placards de la cuisine. Je saisis la première bouteille que je vois et m'en vais vite avant de m'évanouir à cause de l'odeur.
Je rencontre Peeta à mi-chemin entre nos deux maisons; ses sourcils sont froncés de telle sorte que je peux voir qu'il est à la fois en colère et inquiet.
"Katniss, qu'est ce que tu fais?"
"À ton avis ?"
Je bois de grandes lampées de la bouteille à mesure que je m'avance vers lui, mais il me barre le chemin. Je sens l'alcool me brûler la gorge. Peeta me regarde, réprobateur.
"Ceci est la dernière chose dont tu as immédiatement besoin, Katniss."
Je prends une autre grande gorgée et le regarde avec mépris. Il devrait savoir pourquoi est-ce que je fais ça. Peeta ne devrait pas me critiquer pour vouloir oublier. Je désire seulement que lui et ses stupides yeux bleus me rappelant Prim s'en aillent.
Prim.
Ça y est. Je me sens m'effondrer, morceau par morceau. Les larmes sortent immédiatement de mes yeux et j'avale vite une autre rasade de liqueur.
"Merde, Peeta! Laisse-moi seule."
La dernière phrase est un argument désespéré.
Je le bouscule presque et m'en vais dans ma maison, ma voix craquant sous l'effet de la liqueur, les sanglots menaçant de sortir de ma bouche.
Mais il me suit, à travers la porte, le salon, et la cuisine.
"Allez, Katniss..."
"Elle aurait eu 14 ans !" Je lui hurle, plus férocement que prévu.
Je me tourne pour lui faire face. Il se tient tout simplement là, ses bras retombant de chaque côté de son corps, et le plus doux regard que je n'ai jamais vu sur son visage. Puis il fait un pas en avant, et je sais qu'il voudrait atteindre la bouteille.
"Non!"
"Katniss, s'il te plaît!"
"Laisse-moi faire!"
J'essaye de m'en aller, mais il me suit. Je suis désespérée. Je sanglote en sachant que j'en ai besoin. Je ne peux plus traiter avec la mémoire. Prim est partie; j'agrippe ma bouteille d'alcool jusqu'à ce que mes articulations deviennent blanches, suppliant Peeta de me laisser me saouler.
Pour la première fois de ma vie, je comprends Haymitch, et regrette de lui avoir donné un coup de pied.
"Arrête Peeta! Arrête! Tu….tu ne sais pas!"
Je m'éloigne de lui en titubant et sanglotant. Je me tourne lentement pour le regarder quand je réalise qu'il a arrêté d'essayer de m'arracher la bouteille. Ses yeux bleus sont sombres, ses sourcils toujours froncés. Il dit mon nom de nouveau.
"Tu crois vraiment que je ne sais pas ce que tu ressens?"
"Peeta…"
"Katniss, arrête! J'ai perdu ma famille entière, je sais ce que tu ressens! Merde Katniss, je ne vais pas rester assis là à te regarder boire, et te transformer en Haymitch!"
J'ouvre la bouche pour dire quelque chose, mais il continue à crier.
"Je ne te comprends pas! Tu ignores les médicaments du Dr. Aurélius, et puis tu fais ça! Tu ne peux pas continuer comme ça!"
Il s'arrête, son large torse se soulevant.
Je sais qu'il a raison. Le Dr. Aurélius m'a envoyé des pilules bleues à prendre il y a quelques mois quand je commençais à me sentir comme ça. Je les ai juste laissées s'amasser dans la poussière dans le placard de ma salle de bain et essayé d'ignorer mes sentiments jusqu'à ce que je ne puisse plus.
Comme maintenant.
Peeta me regarde de nouveau, et essaye d'atteindre encore une fois la bouteille. J'essaie de m'enfuir, mais finis par donner un coup sur la table et renverse quelques assiettes par terre. Elles se brisent, et Peeta s'arrête de bouger. Il se tient là, glacé, ses paupières serrées et ses poings crispés. Je sais que quelque chose ne va pas. Vraiment, vraiment pas. Je m'avance vers lui avec précaution et chuchote,
"Peeta?"
Il lève les yeux vers moi, ses yeux complètement vidés de leur couleur, son visage en colère. Il se met dos au mur et se laisse glisser sur le sol, la tête entre ses mains. Il commence à trembler de tous ses membres, et je m'agenouille à côté de lui.
Il est en train d'avoir un épisode. C'est le premier que je vois depuis un long moment, mais je sais qu'il s'éloigne quand il en sent un venir.
"Peeta, s'il te plaît, regarde-moi. Pas réel, Peeta! Ce n'est pas réel!"
Il relève la tête et me jette un regard méprisant.
"Toi! Tu m'as fait du mal!"
"Peeta, non…"
"Si! Tu as joué avec moi dans les Jeux, tu as prétendu te soucier de moi…"
Ses yeux clignent rapidement et il s'éloigne de moi d'un mouvement rapide et sec.
"Pas réel Peeta!"
"Tu as fait ça pour me manipuler! Tu leur as dit…tu leur as dit… tu leur…."
Il commence à respirer de plus en plus difficilement.
"Tu leur a dit, ils ont jeté des bombes sur le 12 et tué tout le monde! Tu as tué tout le monde! Mon père et mes frères…"
"Pas réel Peeta! C'était le Capitole! Je ne t'ai pas fait de mal! Peeta, s'il te plaît ! Pas réel!"
Je n'ai jamais été si paniquée, et je n'ai jamais entendu un tel épisode, et qui dure si longtemps. Je suis envoutée par la culpabilité et me demande pendant une seconde s'il ne serait pas mieux sans moi. Bien sûr qu'il le serait. Mais je continue à crier, "Pas réel!"
Je commence la routine habituelle.
"Tu t'appelles Peeta Mellark, tu es un peintre, un boulanger, et tu aimes dormir avec la fenêtre ouverte! Tu ne prends jamais de sucre dans ton thé, et tu fais toujours un double nœud à tes lacets, ta couleur préférée est l'orange, comme le coucher de soleil!"
Les tremblements commencent à diminuer, et sa respiration devient plus calme.
Je continue, "Ce que tu préfère cuire, ce sont les petits pains au fromage, parce qu'ils sont pour moi. Ce n'est pas réel, Peeta, je te le promets."
Il déglutit, et sa pomme d'Adam s'agite de haut en bas.
Sa voix craque quand il commence à parler, "Comment est-ce que je peux le savoir?"
"Parce que ça ne brille pas, Peeta. Le Capitole t'a injecté du venin de guêpes tueuses pour te mettre en confusion. Ceci est réel; quand le Capitole t'a attribué des souvenirs, ils brillaient toujours. Ça, c'est réel; Je n'ai jamais tué ta famille. Peeta…"
Je prends son visage en sueur entre mes mains. Ses tremblements ont stoppé, mais ses yeux sont toujours fermés.
Après un moment, il les ouvre; ils sont redevenus bleus.
"Katniss, je suis désolé."
Tout ce que je peux faire est l'étreindre, la bouteille de liqueur blanche à côté de moi, oubliée. Il me rend mon étreinte, d'abord hésitant. Je pleure presque, mais je ne veux pas qu'il sache qu'il me bouleverse tant. Cette assiette cassée a déclenché quelque chose, et si ce n'était pas à cause de moi, il n'aurait pas eu cette attaque. C'était ma faute.
"Ce n'était pas ta faute, Katniss."
Comment arrive-t-il encore à lire dans mes pensées comme ça ? Comment le garçon des pains, après tout ce qu'il a traversé, arrive-t-il encore à lire dans mes pensées?
Je m'assois à côté de lui, mais il ne s'éloigne pas de moi. Il s'agrippe toujours à moi comme si j'allais disparaître. Je constate que nous n'avons jamais été aussi proches depuis que nous sommes retournés au 12. Aucun de nous ne dis un mot jusqu'à ce que notre respiration revienne à la normale. Puis je prends la bouteille, prenant soin de ne pas m'éloigner de lui. D'un air embarrassé, je la lui donne en offre de paix.
Il la regarde, puis me regarde, et un sourire apparaît sur son visage. Il m'administre même un petit rire, que je lui retourne quand il prend la bouteille et boit une petite gorgée, ce qui le fait grimacer. Il prend une autre lampée, et me passe la bouteille. Je prends une gorgée et la lui rends.
Nous continuons comme ça pendant un moment. Je me rappelle avoir ri avec Peeta, et pleuré aussi. À un moment précis, il a dit quelque chose de tellement drôle, que je suis tombée par terre, me tenant les côtes. Je ne me rappelle plus ce que c'était. Je n'aurais jamais pensé que nous nous saoulerions ensemble un jour.
