Chapitre 2 – Combat intérieur
Roxas attendit un certain temps avant d'ouvrir les yeux, il était tranquillement allongé sur son lit, mais il restait attentif, un mouvement attira son attention à côté de lui, il resta immobile. Sa respiration était calme et rythmé, son cœur battait à un rythme régulier et mélodieux, il le sentait sous sa main qu'il avait déposé sur sa poitrine lorsqu'il dormait. Il sentit une certaine chaleur, au creux de son épaule et ouvrit vivement les yeux en hurlant.
« DEGAGE AXEL!
-Ah tu ouvre enfin les yeux!
-Comment t'es entré? Il passa la main dans son cou pour enlevé la marque humide
-Attend je te montre! Sourit-il en sortant pour re rentrer juste après
-Comment tu es entré chez moi abrutis!
-Ah, je t'ai volé tes clés en te raccompagnant hier
-Ah bah de mieux en mieux! Vire de ma chambre le temps que je me fringue
-Inutile, t'es très bien comme ça!
-Mais je compte pas me montré à poil!
-Tu dors à poil?
-Oui je dors à poil! Vire de ma chambre! » il lui envoya un oreiller dans le visage et Axel partit avec un léger sourire narquois, Roxas fouilla dans une armoire, renversant sur le côté quelque vêtement qui le gênait. Il opta pour un tee-shirt noir décoré d'aile blanche dans le dos et d'un cœur déchiré sur l'avant, il enfila rapidement un jean délavé et se planta devant la porte, hésitant à sortir de sa chambre. Il n'eut pas à réfléchir longtemps puisque la porte s'ouvrit brutalement, heurtant son visage avec fracas, il tomba en arrière.
« Bah, qu'est ce que tu fais par terre?
-Rien, je disais bonjour à la moquette!
-Ah. Comme tu veux, allez bouge toi on sort
-Pardon?
-Alors, « on sort » du verbe « sortir » conjugué au présent à la troisième personne du singulier
-J'avais compris!
-Bon alors bouge toi, on sort
-Pour aller où?
-Je sais pas, dehors?
-... Je t'accompagne jusqu'au hall dans ce cas! » Roxas se releva et passa dans le salon sans laissé Axel lui répondre, ce dernier le suivit sans rien ajouté et fini par l'attraper par le bras juste avant qu'il n'ouvre la porte de son appartement pour le tournée vers lui. Il planta son regard dans les yeux azurés de son ami, restant totalement muet. Il passa son autre main sur sa joue, la caressant doucement et amena son visage près du sien.
Le cœur de Roxas battait à vive allure, il avait les yeux écarquillé, tentait de comprendre ce que son ami lui voulait, sa gorge devenait sèche, ses lèvres s'entrouvrirent sans qu'il ne leur en donne l'ordre. Le roux approcha un peu plus son visage et se dévia pour placer ses lèvres juste à côté de son oreille. Roxas ne réagit pas, ne comprenait pas ce que son ami voulait lui faire en fin de compte mais rapidement, il sentit la colère monter en lui.
« T'as cru que je le ferais hein? »
Le genoux du blond remonte brutalement entre les jambe de Axel qui poussa un cris étouffé et le regarda les larmes aux yeux, il voulut parlé mais Roxas l'en empêcha.
« Ce fut un plaisir de te martyrisé, tu sais où est la porte. Il retourna dans sa chambre en fronçant les sourcils de colère
-Ooooh Roxy... il le suivit et s'arrêta devant la porte qui s'était violemment refermé sous son nez
-Tu as rien a faire chez moi, dégage
-Soit pas vexé! Je suis désolé je faisais ça pour m'amuser, allez sors de là!
-Je suis pas vexé, il s'adossa contre la porte. Mais je suis fatigué, je suis pas d'humeur à sortir
-Je peux juste te parler d'un truc?
-Fais ça vite
-Ton boulot
-Tu as assez parlé casse toi
-S'il-te-plais, laisse moi parlé. il posa une main sur la porte avant de reprendre, je voudrais que tu arrête
-T'es mal placé, t'as un flingue toi aussi!
-... Je suis tueur à gages...
-Moi aussi, en un sens du moins
-Non, toi tu es juste un assassin
-Tu tus des gens, je tus des gens, on fait la même chose
-Je tus des gens qui le mérite, tu bosses pour la mafia!
-Bah tiens, t'as la belle vie hein, rien sur la conscience: ils le méritent!
-La ferme laisse moi parler!
-...
-Tu te mes en danger avec ces conneries! Quitte ce boulot et c'est tout!
-Tu es en danger toi aussi, beaucoup plus que moi!
-J'ai aucun rapport avec la mafia moi!
-Je vois pas en quoi ça te concer- »
Le toner ce fit brutalement entendre, Roxas se crispa en écarquillant les yeux, il se tassa d'abord contre la porte avant de ramper sous sa couverture et de se rouler en boule, il sera la couverture entre ses doigts et resta totalement immobile, tremblant de tout son corps. Axel ne fit attention au son qu'à la troisième intonation, il ouvrit vivement la porte et s'approcha du lit, il s'assit à côté du corps recroquevillé.
« Roxas...
-Te... Te moque pas...
-Non, il posa une main sur la couverture et la tira doucement, tu viens te recroquevillé par là?
-Hn... il leva la tête vers lui et alla se blottir dans ses bras en fermant les yeux et sursaute en entendant de nouveau le toner
-Allez va, c'est fini »
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Roxas était endormi, son air effrayé s'était effacé, il rêvait enfin, après des années passé dans la pénombre de la nuit que rien n'éclaircissait. Son visage était serein, un léger sourire dessiné sur ses lèvres marquait son visage d'une innocence pur, indescriptible presque sans fond. Il se réveilla mais n'ouvrit pas les yeux, il sentait une chaleur ensorcelante contre ses mains et sa tête et ne voulant pas que ça s'arrête il s'interdisait d'ouvrir les yeux. Une main caressait doucement ses cheveux, il frémissait chaque fois qu'un doigt s'égarait sur son cou, juste dans sa nuque. Quelques minutes plus tard il se décida enfin à ouvrir discrètement les yeux ce qu'il vit lui glaça le sang.
« Alex, dégage! il s'écarta brutalement de lui et se tasse au bout du lit. Qu'est ce que tu fous dans ma chambre?
-On a déjà eu cette conversation. Allez viens, on sort
-Non!
-Je vais faire simple: tu ferme ta grande gueule et tu me suis, compris? » sa voix était sèche, son regard glacial, si bien que le blond n'eut pas assez de conviction pour répliquer comme il l'aurait fait à son habitude. Il suivit le roux de ses yeux bleus écarquiller alors que celui ci sortait de la chambre sans lui accorder un regard. Son sang avait fait un tour complet en quelques secondes, des sueurs froides coulaient le long de sa nuque si parfaitement réchauffé il y a seulement trois minutes. Il se releva, et se dirigea vers la porte, le cœur lourd d'appréhension, sa respiration était vague, il porta la main à la poignée de la porte, l'abaissa après avoir légèrement déglutis et ouvrit le battant de cèdre. Axel était adosse contre le mur de la porte d'entrée, les bras croisés, le pied appuyé contre le bas du mur, la tête baissé, les yeux fermés, ses pensées semblaient totalement égarées.
« Heu... Axel tu vas b-
-On peut y aller? Le coupa-t-il avec la même note glacial dans la voix
-... Ouai. »
