« Twin Blade Legacy »

Lordess Ananda Teenorag


Titre : « Twin Blade Legacy »

Auteur : Lordess Ananda Teenorag

Série : Beyblade Métal Fusion / Beyblade Métal Master / Beyblade Métal Fury

Genre : Aventure, Semi-Alternate Universe, avec une pointe de romance

Résumé : Twin Blade. Encore connu sous le nom de « Lame Sœur ». Désigne deux forces d'amplitude équivalente, dont les variations de puissance et les spécificités du talent permettent la création d'une puissance infinie.

Personnages principaux : Ginga Hagane et Kyoya Tategami.

Personnages : Tous.

Pairing : Ginga x Kyoya

Autres pairings : Multiples.


Mot de l'auteur : Yo, merci pour les commentaires ! Voici la suite.


Chapitre 2 : Le Rugissement d'un Cœur de Lion, le Grand Rival


Sous-titre : Celui que le monde entier désignait comme son plus grand rival.


...

« Le seul qui ait le droit de te battre, c'est moi. Si tu perds contre lui, je ne te le pardonnerai jamais. (…) Que dois-je encore faire, pour pouvoir te battre ? Que dois-je accomplir, pour arrêter Pégasus ? Maintenant, je sais. Je dois devenir plus fort ! »

...


Devant un énorme terrain d'entraînement, au milieu d'une foule de concurrents.


'Je vais le TRUCIDER !'

Des yeux bleus étincelants parcouraient le terrain.

'Comment OSE-T-IL m'oublier, alors que je suis SON rival ?! Je vais lui faire bouffer les pissenlits, et QUAND il se souviendra enfin de moi, je le battrai tellement à plate couture qu'il implorera mon pardon !'

Si brillant était leur éclat, que ces prunelles empreintes de sauvagerie faisaient fuir les quelques malheureux qui tombaient sur elles.

'Mais pour ça… il me faudra trouver Rock Léone. Si elle se souvient de moi… ARGH !'

Secouant sa tignasse verte, le grand garçon à l'air sauvage soupira quasiment de rage.

« C'est quoi votre problème ?! Pourquoi vous me regardez comme ça ?! Vous voulez ma photo ?! »

Lui, n'avait – contrairement à un abruti roux extraordinairement doué avec les toupies – pas perdu la quasi-totalité de ses souvenirs. L'instinct du lion ne désertait jamais son possesseur, même transporté dans une dimension différente, avec une légende nouvelle.

« Dégage ! »

« Eh, eh, calmos, mec ! »

Et la foule de prétendants au titre de 'Blader' de se disperser, relativement incommodée par la politesse acharnée du jeune Lion.

'Grrrr ! Cette foule d'abrutis qui se croient assez fort pour se faire engager vont me ralentir. Si c'était pas aussi nécessaire… je ne me serais jamais présenté comme candidat à l'Armée Métal Fusion ! Mais sans Léone… les risques sont trop grands, pour errer tout seul.'

« Humph. Quelle bande de nuls… »

Son regard argenté méprisait de leur éclat aigu la faiblesse de ses pairs, et leur férocité naturelle dut déranger l'agressive ardeur qui habitait les plus dangereux participants à cette épreuve.

« Dis donc, gamin. On ne t'a jamais à respecter les plus forts ? C'est pas une façon de parler, pour un petit. »

Puissant comme la royauté même, féroce comme l'instinct même. Le sang du fauve qui coulait en lui aurait pu emporter la moindre offense dans sa folie.

« Fort ? Je ne vois personne de fort, ici. »

'Car tu n'es pas là.'

Fort évidemment, cette réplique ne fut pas tout à fait du goût de son interlocuteur.

« Tu es bien agressif, gamin. Tu n'as donc pas assez eu de regrets dans ta vie, pour te faire remarquer comme ça ? »

« Je n'ai jamais de regrets, ils ne sont bons que pour les faibles. Le seul regret que j'ai, en ce moment, c'est de voir des imbéciles comme toi me ralentir sans cesse. »

Un silence de mort envahit la place. On aurait pu entendre une mouche voler, tant les participants présents s'étaient tus.

« … »

« … »

Même son agresseur principal semblait du mal à accepter la réalité. Une veine battait dangereusement, mais le jeune garçon ne paraissait plaisanter le moins du monde.

« … tu peux répéter, juste pour m'assurer que j'ai bien entendu ? »

« C'est bien pour ça, que je dis que des imbéciles comme toi me ralentissent sans cesse. Dégage. »

Le temps s'était arrêté, dans un silence de mort. Et comme le tonnerre qui gronde avec fureur, une attaque déchira brusquement le ciel : c'était l'homme qui avait giflé violemment le garçon, sans crier gare.

« Ça t'apprendra à te moquer de moi ! »

Mais…

'Faible…'

…le jeune fauve avait à peine cillé, en dépit de sa joue meurtrie.

« Oh, vraiment ? J'ai rien senti du tout, moi. »

Son regard argenté dut tant étinceler de folie, que même le bravache agresseur commença à avoir peur. Et de rameuter ses suivants, qui armèrent leur lanceur et leur toupie, entourant le jeune sauvage.

« Ah, tu fais le fier ? Je vais t'apprendre à t'incliner devant plus fort que toi ! »

Mais les yeux argentés ne cillaient pas. Seule la férocité, sans peur, sans reproche – mais peut-être avec un peu d'ennui – bravait la tempête, comme le maître des tornades qu'il avait jadis été.

« Il n'est personne… devant qui je m'incline. »

'Pas même toi, qui es le seul que je veuille battre.'

Un pas en avant.

« Peu importe sa force… »

'Peu importe ta force…'

Encore un pas.

« Je le vaincrai… »

'Je te vaincrai…'

Et un autre pas.

« Je l'écraserai, et au final, il ne restera que moi et ma Léone ! »

' Je t'écraserai, toi et ton Pégasus, moi et ma Léone !'

Un murmure s'éleva de la foule, qui se figea devant ces paroles.

« Léone ?! Il a bien dit… Léone, la Puissante ?! »

« C'est impossible. Cet Esprit Légendaire, un des plus puissants qui soient… »

Devant lui, le groupe d'agresseurs semblait en proie à l'indécision la plus complète, et leur meneur dut sentir que la situation tournait en sa défaveur. C'est pourquoi il choisit la violence pure et simple, comme toute dernière solution.

« Tu l'auras voulu… ! »

Un coup le frappa, avec une violence inouïe. C'était son adversaire, qui, dans un mouvement de terreur instinctive, avant dégainé sa toupie.

« Maintenant, tu fais moins le malin, hein ?! »

« … »

Mais…

'Tellement faible…'

…le jeune garçon n'avait pas même eu un mouvement de recul.

« Ha ha ha… »

Il souriait.

Il souriait.

« C'est vraiment… minable… »

La violence du coup l'avait atteint, mais déjà le fauve humain retournait son visage vers son agresseur : une lueur argenté, proche de la démence, teintait la couleur océan de ses yeux. Comme une flamme qui commençait à prendre.

'Tu es faible, tu es faible !'

« Ha ha ha ha… c'est tout ? Plus fort, frappe-moi encore plus fort ! On dirait la caresse d'une herbe en comparaison à ce que j'ai enduré… »

Le jeune Lion se contentait d'essuyer le sang qui coulait de sa bouche, une expression moqueuse sur le visage. Ses yeux océan brillaient – encore plus – de cette lueur argentée démente, dont l'intensité croissante acheva de terroriser ses agresseurs.

« Mais ce gars est complètement dérangé ! »

Maintenant, même le groupe entier avait peur, et tous les autres candidats les regardaient, effrayés. Et le Roi des Animaux conquit son territoire dans un rire fou, se plaçant au centre de la place et de l'attention du monde.

« Ha ha ha ha ha… »

La bande écarquillait les yeux, ne sachant plus sur quel pied danser. Jamais encore ils ne s'étaient confronté à une telle attitude, et n'avaient fait face à une telle personne.

« Puisque c'est comme ça… attaquez-le de toutes vos forces, ensemble ! »

Il ne reculait pas – cela n'avait jamais été dans ses habitudes.

'Je suis Léone, le Roi des Animaux, Seigneur de la Nature devant l'Eternel !'

« Très bien, allez-y, je suis prêt ! »

Il ouvrait ses bras, et s'avançait devant le danger, sans craindre la douleur, ni les menaces.

'Regarde-moi bien, où que tu sois : voici mon esprit de Blader !'

Alors que les toupies allaient probablement l'atteindre de plein fouet, un éclair jaillit, repoussant les attaques en un flot merveilleux de coordination suprême.

'Humph.'

Un mouvement de défense parfait, synchronisé en un style impeccable : trois toupies formaient un ensemble imparable tant elles fonctionnaient en trio, et élégant dans leur redoutable efficacité sur le terrain.

« Alors, petit, tu cherches les ennuis ? Tu auras tout l'occasion pour ça plus tard, crois-moi. »

Elles n'avaient donc eu aucun mal à briser l'assaut des autres ennemis, en dépit de leur supériorité numérique nette.

« … »

« Attaque du Triangle d'Or ! »

Maintenant, le trio avait adopté une formation d'attaque, en un clin d'œil. Une fois de plus, elle était parfaite. Et brisa dans un élan de puissance gracieuse le groupe de toupies ennemies, sans la moindre difficulté.

'Hum, ils ne sont pas démesurément mauvais. Mais cette formation… c'est elle la réelle source de leur puissance. Celui qui a dû la concevoir… doit être un excellent stratège.'

« Nous sommes les Frères Kumade, le plus puissant trio de la Métal Fusion ! Crains notre formation parfaite ! »

Alors que le trio de Bladers le regardait avec hauteur, à travers leur insolente fanfaronnade, un éclat de neige traversa l'espace, et – comme la force d'un regard inquisiteur – le frappa de plein fouet.

« Grrrrrrr… »

Soudain, une lueur argenté luisit de nouveau dans les prunelles océan : il pouvait renifler la force, sentir la puissance. Quelqu'un… caché, non loin de là… le regardait.

'Il y a… quelqu'un de fort, ici. Je ne sais où… ni qui, mais je sens sa présence.'

« Je ne vous ai pas demandé d'intervenir ! Je me débrouillais très bien tout seul ! »

Le trio de Bladers militaires qui venait d'intervenir – le sauvant d'une mort certaine – parut outré par sa réaction.

'Quelque chose me dit que… cette personne qui m'observe, cachée… c'est elle la réelle instigatrice de cette initiative… et l'auteur de cette formation tactique impeccable.'

« Comment… comment oses-tu ! Nous sommes… ! »

Sans prêter attention aux vitupérations des trois frères, le jeune Lion parcourait la place de ses sens aigus, dont l'instinct lui indiqua sans faille une puissance sereine et intelligente.

'Lui, qui aime se cacher… ne peut pas être toi. Mais, à défaut…'

Une femme Bladeuse venait de sortir du fond de la place, un insigne épinglé sur sa poitrine.

Ulcéré, le trio continuait à le regarder en fulminant, mais s'écarta devant elle. Ce devait être une haut gradée.

« Tu n'es qu'un jeune inconscient. Ils auraient pu te tuer, tu t'en rends compte ? »

Kyoya la regardait, mais sans la voir. Ses sens reniflaient cette présence, qui, bien que cachée, lui était aussi perceptible que ceux qui se tenaient devant lui.

'Il n'est pas toi, mais est lié à toi, j'en mettrais ma main à couper. Il me mènera probablement vers toi. Car j'ai l'impression… qu'il me cherche.'

« Ton nom. »

Un filet de sang coulait de sa bouche, mais le visage n'avait perdu en rien de sa férocité, malgré ses blessures.

« Tategami. »

Et de lécher le liquide rouge qui tâchait ses lèvres, dans un geste purement animal.

'Alors je te forcerai à sortir de ta cachette, et tu me mèneras à lui. Moi je me bats sans stratégie, car je ne crains personne !'

Même la Bladeuse haut gradée frémit devant la mimique sauvage du jeune garçon, mais parvint à garder son calme.

« Tu connais la réputation de notre armée Metal Fusion. Elle entraîne les meilleurs combattants, qu'on appelle… les Bladers. »

« … »

Un peu rassurée par son silence, la femme poursuivit avec plus d'assurance et de sévérité.

« Ces derniers interviennent dans différentes missions, parfois de combat, de sauvetage, de recherche. Soit en groupe, en duo, plus rarement en solo. Essentiellement, il existe un certain nombre de grades, mais la configuration habituelle est celle d'un escadron de Bladers sous les ordres d'un chef. »

Le jeune Lion n'avait toujours pas ouvert la bouche. La militaire prit cela comme une forme d'assentiment.

« Si tu n'arrives pas à atteindre et faire tomber la toupie du milieu au milieu du groupe, alors nous considérerons que tu n'as pas les compétences requises pour suivre l'entraînement au sein de la Metal Fusion. Mais je te préviens que c'est très difficile et que même des… »

Ennuyé par la longue diatribe, le jeune garçon s'était emparé du lanceur de son interlocuteur, sans prévenir.

« File. »

'Où que tu sois, admire-moi : je suis ton seul… et unique rival !'

Et d'armer la toupie qu'elle portait, sans la moindre hésitation.

« Mais espèce de petit… ! »

« Hyper VITESSE ! »

D'un geste brusque mais techniquement parfait, il avait lancé la toupie de la monitrice avec tant de force et de précision que toutes les autres toupies tremblèrent sur la piste, et que celle qu'il devait renverser s'envola dans le ciel, pour être prestement attrapée d'un geste de main. Et, en différents coups habilement placées, toutes les autres furent éjectées.

'Tssss. Avec Rock Leone, j'aurais tout renversé en un seul coup.'

« … »

« Alors, ça vous va ? Ou il vous faut encore un test ? »

Une fois de plus, un silence de mort avait envahi la place d'examen.

« … »

« Oh, il vous en faut encore ?! Alors… »

Ses yeux étincelèrent de sauvagerie, alors qu'il faisait un pas en avant, les crocs retroussés en une mimique effrayante.

'Toi, qui m'observes de ta cachette. Et surtout toi, que je recherche. Admirez ma puissance !'

« Dans ce cas, je vous défie en combat ! Je vous écraserai jusqu'à ce que vous me suppliiez d'arrêter ! Quoi, vous avez peur ?! »

« Grrr ! Espèce de… ! »

« Du calme. »

Une voix masculine, calme, avait mis fin à cette intermède dangereux. A côté de lui, la femme militaire eut un mouvement de protestation.

« Mais, Général, ce gamin se croit… »

« Oui, il est plutôt sauvage. Néanmoins, il semble qu'il ait les capacités requises. »

Son calme semblait avoir un effet apaisant sur les combattants présents. De là où il se trouvait, le jeune fauve parvint à sentir que l'autre, qui le regardait, s'était éclipsé.

'Alors, comme ça, tu as rassemblé toutes les informations dont tu avais besoin, c'est ça ?'

« Qui est ce garçon ? »

« Eh bien… »

A côté, les deux militaires semblaient en pleine discussion. La femme affichait un air réticent, tandis que l'homme paraissait illisible. Mais soudain ce dernier se tourna vers lui, l'apostrophant violemment.

« Toi, le gamin sauvage. »

Ses poils se hérissèrent devant l'appellation.

'Gamin ?!'

« Ton nom et prénom complet. Tes objectifs comme Blader. »

Alors comme le Lion qu'il était, le jeune garçon à la dégaine de fou s'avança sans hésiter, et se présenta comme le Seigneur de la Nature qu'il deviendrait un jour.

« Qui je suis ? Je suis Kyoya Tategami. Mon but ? Très simple. Devenir le plus fort, et écraser tout le monde ! »

« … »

« … »

Pour la troisième fois durant l'examen, un silence mortel envahit la place. Ce fut le calme Général qui le brisa, avec ses paroles mesurées.

« Ça aura le mérite d'être clair. »

« … »

A côté de lui, la femme militaire ne put articuler quoi que ce soit. Seulement regarder le jeune fauve, une expression éberluée.

« Kyoya Tategami… n'est-ce pas ? Sois le bienvenu au sein de l'Armée Métal Fusion. Tu es engagé. »

Devant l'affirmation du Général, le jeune garçon renifla de mépris. Il n'était pas de nature patiente, et avait toujours eu ce qu'il voulait.

'C'est pas trop tôt. Tout ça commençait à m'énerver.'

« Tu suivras la formation pour devenir Blader. Et tu respecteras les ordres de tes supérieurs, peu importe ce qu'ils te diront. Mais je préfère te prévenir : nombreux sont ceux qui abandonnent… tant elle est dure. »

Ses crocs se retroussèrent, comme dans un rictus de mépris. Rien n'avait été difficile, ici, et personne n'avait été puissant.

« Ce n'est rien à côté de ce que j'ai vécu. »

'Quand j'étais seul, dans la montagne… ou quand j'ai affronté l'Empereur Dragon… et surtout… quand je me battais contre toi…

Ginga.'


Quelques temps tard, soirée.

Quartier général de l'Armée Métal Fusion.


Les réunions des Quartiers Généraux de la Métal Fusion n'étaient point un sujet de plaisanterie. Seuls les plus gradés pouvaient y assister, ou les personnes bénéficiant d'une autorisation spéciale. On y discutait des opérations les plus importantes, et justement, la formation des nouvelles recrues était l'un des domaines-clés de l'Armée.

« Cette année encore… il n'y a pas eu beaucoup de candidats admis à rentrer chez nous. Peut-être que l'examen est trop difficile. »

« Je ne suis pas d'accord. Rendre l'examen plus facile reviendrait à accepter des incapables chez nous. Nous nous devons de ne prendre que les meilleurs, et ce sont les meilleurs que nous formerons pour protéger le pays. »

« En même temps, s'il n'y a personne qui rentre, on ne risque pas de former qui ce soit – meilleur ou pas. Donnons un peu de temps à nos nouveaux venus… et vous, qu'en pensez-vous, Général ? »

Sur la place suprême, l'homme âgé observait ses subordonnés, étudiant leurs paroles. Lui-même parlait peu, mais lorsque cela était le cas, alors ses mots valaient leur pesant d'or.

« L'examen doit rester à ce niveau, mais nous devons rester souple sur l'entrée des nouveaux venus. Certains talents se révèlent avec le temps. D'ailleurs, malgré tout, il y a certaines personnes qui pourraient se révéler prometteuses… en dépit de leur personnalité certaine. »

« Oh, vous faîtes allusion à ce jeune phénomène, qui a quasiment agité tout le groupe de candidats ? C'est vrai que… c'était un sacré numéro. »

« En effet, il n'a pas l'air facile du tout. Mais ce sont souvent les plus difficiles à former… qui se révèlent les meilleurs par la suite. Et je crois que ce jeune garçon ne fait point exception. D'ailleurs… ses résultats sont intéressants, quoique disparates. »

« Disparates ?! Vous voulez dire qu'il n'a participé à aucune épreuve, et qu'il a juste tout balayé lors du premier test ! Et, que, comme vous l'avez laissé entrer suite à cet exploit, on ne sait rien de ses autres aptitudes… »

Il y a avait un calme, dans la contenance de ce grand général, qui inspirait le respect et l'obéissance innée. Et faisait de ses mots, les plus sûrs conseils de l'Armée.

« C'est un cas spécial. Si je lui ai permis de ne point passer les autres tests – en particulier ceux des compétences en équipe – c'est qu'ils n'auraient rien pu nous apprendre sur ses réelles capacités. Il a quelque chose en lui, qui selon moi, fera de lui un élément exceptionnel pour notre armée : mais on ne peut le traiter comme les autres, car on n'en tirerait rien ainsi. Le seul moyen de l'amener à travailler pour nous… c'est de lui accorder un traitement spécial, du moins pour le début. »

« Un traitement spécial ? Que voulez-vous dire ? »

« Oh, tu verras bien. »

« Vous savez… il me fait une drôle d'impression. Il y a dans ses yeux… cette sorte de sauvagerie. On dirait… un animal, une sorte de fauve… c'est tout juste s'il a l'air… humain. Non, s'il est humain. Vous êtes vraiment sûr… que c'est une bonne idée de le laisser entrer comme ça ? »

« C'est vrai, je ne peux pas dire le contraire. Mais c'est justement pour ça que je veux qu'il rentre. Il a une force brute, sauvage… un grand talent, très probablement. Si les chefs parviennent à le dompter, il sera un élément de premier ordre. »

« Oui, s'ils y arrivent. »

« Ne sois pas si dubitative. »

Un souffle de grâce, et ce fut comme la danse d'un ange, qui couvrit de neige la pièce un peu trop militaire. Partout où il passait, les ambiances les plus lourdes se transformaient en atmosphère de féerie.

Parée de neige, emplie de fleurs.

« Eh bien, eh bien, que d'agitation dans cet endroit, que d'ordinaire, habite le calme... »

Une voix légère mais agréable, mêlant une sonorité de ténor et un je-ne-sais-quoi de féminin, avait résonné. Et un jeune garçon à l'allure aérienne, mais d'une athlétique et fine robustesse, s'était comme soudainement matérialisé sur le sommet de la voûte.

« Lieutenant Ariès ! »

Il y avait une beauté, dans ce jeune Blader, qui confondait tous ceux qui le rencontraient. Etaient-ce sa silhouette merveilleuse, ou la grâce de sa voix ? Ses traits sculptés dans la glace arboraient d'étonnants yeux bleus, qui perçaient tout être de leur éclat – avant de les charmer pour l'éternité dans leur océan de calme.

« Toujours à te cacher au lieu d'aller droit au but. Encore à faire des activités pour fillette, comme la musique ? A moins que tu t'arranges derrière un miroir pour maquiller ton beau visage ? »

Une telle magnificence attirait autant la convoitise que l'admiration, et déchaînait souvent une jalousie mêlée d'envie. Mais cette angélique féérie auréolait un sang-froid proche du démoniaque, et le calme infernal que cet être démontrait transformait ce chef-d'œuvre de beauté en consécration de l'art.

« Je ne saurais être que trop flatté, si vous estimez mon visage beau. Mais je crains que la musique ne suffise à calmer votre cœur un peu trop agressif. »

« Espèce de… ! »

Ce n'était pas pour rien, qu'il était surnommé 'Ariès, le Magnifique'. Seule la beauté elle-même pouvait emporter les cœurs dans un autre monde, et celui qui portait le nom de 'Magnifique' était un ange venu de ce paradis.

« Abstenez-vous de commentaires inutiles, Capitaine. Et quant à vous, Lieutenant Ariès… »

Le Général le regarda, un air de profonde neutralité empreint sur le visage. L'art de merveille qu'était le jeune Blader savait user de l'instant pour comprendre la situation, et son don d'intelligence profonde lui dicta un silence conciliant.

« …vous êtes en retard. Vous encourrez la punition propre à cette faute. Mais pour l'instant, il y a plus urgent. Prenez place. »

« Bien entendu. »

Un sourire à la fois charmeur et doux couvrit son merveilleux visage, alors qu'il s'inclinait devant son supérieur. Mais un éclat légèrement calculateur, à peine visible dans les magnifiques prunelles du garçon, démentait cette attitude apparemment conciliante et soumise.

« Le Général a fort raison. J'ai bien peur que… oh, je n'avais pas vu le temps passer. »

« Tssss. »


Quelque temps tard, soirée.

Cachot de punition de l'Armée Métal Fusion.


Evidemment, cela n'avait peut-être pas été une bonne idée de tabasser la totalité des gens au réfectoire. Ça pouvait conduire à des répercussions plutôt déplaisantes, comme être jeté à la Salle de Détention pour manquement grave.

« GRRRRRRRR ! »

C'est, du moins, ce que quelqu'un de raisonnable aurait dit.

'Grrrrr, bordel de m-… !'

« Je vais tous vous latter la tronche, bande d'abrutis de mes… ! »

Mais, Kyoya Tategami n'était pas quelqu'un de raisonnable. Il était tout sauf raisonnable. Il était l'antithèse même de la raison. Il était la folie, la folie même de la Force que seul le Seigneur de la Nature maîtrise. Il était un Seigneur, un de ceux qui conquiert sa victoire sur un champ de ruines.

'Je suis Léone, le seul et l'unique, le plus fort parmi les plus forts ! Et le seul à jamais digne d'être le rival de Pégasus !'

Evidemment, ce n'était peut-être une raison valable pour marteler de coups de poing – à défaut de toupie – le visage d'un gars un peu trop bête pour l'appeler 'chaton'. Parce que, maintenant, c'était la raison pour laquelle il se trouvait enfermé dans le cachot.

« Chaton… GRRRRR ! »

La salle de détention pour recrues un peu trop rebelles était peu avenante – normal, c'était censé remettre un peu de plomb dans la tête des indisciplinés – mais, lui, Kyoya Tategami, vaillant fauve devant le monde entier, n'en avait cure. Par contre, ça lui faisait perdre son temps, et ça, il ne le supportait pas.

« GRRRRRRRRRR ! Je vais t'en foutre, moi, des chatons ! Tu me prends pour quoi, un petit minou docile ?! Je suis un lion, moi, je suis un LION ! »

« SILENCE ! C'est pas un peu bientôt fini, oui ?! Tu veux rester encore plus longtemps, ou quoi ?! »

Les yeux océan étincelèrent d'une lueur argentée, qui devint folie devant la démence qu'il incarnait : et c'est que vit le gardien dans ce reflet de pure haine, qui inconsciemment lui insuffla une peur viscérale.

« GRRRRR ! »

« Ferme-la ! Tu m'entends ?! FERME-LA ! »

Car, il avait peur, ce vaillant soldat de la prison. Des recrues rebelles, Dieu sait qu'il en avait vu passer. Des jeunes, des plus âgés, des féroces, des calmes, des vicieux. Mais il y avait quelque chose, dans la folie de ce jeune garçon, qui démontrait que les limites pouvaient être amplement dépassées.

« GINGAAAAA ! Tu me le paieras, TU M'ENTENDS ?! »

« Mais, espèce de petit… ! Tu… ! »

Kyoya Tategami ne souffrait pas de folie. Il ne simulait pas la folie. Il était la folie, amplement assumée – à la limite de la maîtrise : n'étaient-ce ces barreaux solides et son absence d'arme conséquente, qu'il eût tout rasé sur son passage. Le gardien s'en doutait et il avait peur, malgré lui.

« Très bien. Tu veux jouer à ça, alors tu auras ce que tu mérites. Tu ne pourras pas dire que je ne t'ai pas prévenu… Maître Geôlier, viens là ! Il y a quelqu'un qui a besoin que tu le calmes. »

Un homme imposant, couvert de cicatrices, apparut à ses côtés. Son visage était si ravagé par la vie que même l'enfer n'eût pas pu mieux dessiné ses traits.

« Tu m'as appelé ? »

« On a quelqu'un qui aurait besoin d'une bonne leçon de ta part. Et tu n'as pas besoin de te retenir. »

« Très bien. Où est-il ? »

« Juste là. »

Et le Maître des Cachots s'avança vers la porte, jetant un coup d'œil à travers la petite fenêtre. Avant qu'un sourcil se dresse très haut sur son visage, et qu'il manque d'avaler sa barbe sous l'effet de la surprise.

« Mais… ce n'est qu'un gamin ! Et tu veux que je m'occupe de lui ?! »

« Un gamin ! Que tu dis. Il a refait le portrait d'une dizaine de soldats au repas, pour je ne sais plus quelle raison. Peut-être qu'ils lui ont marché sur le pied, ou qu'ils ont dit un truc de travers. Mais à cause de ça, on a presque un escadron hors circuit à cause de ce jeune excité. »

Le 'jeune excité' en question cogna sur la porte aux battants de fer, avant de fixer l'homme droit dans les yeux à travers les barreaux. Ses prunelles argentées étincelèrent de démence, et la colère souffla un instant l'orgueil indomptable du jeune fauve.

« Quoi ? Quoi ? Quoi ? Tu veux te battre, c'est ça ?! Un imbécile de plus ou de moins, où est la différence ?! Parfait, ça me fera un bon échauffement avant Ginga ! »

« Mais ESPECE DE… »

Mais l'imposante masse qu'était le Maître des Cachots ne fit que rire, au grand dam de son compagnon, et à la grande colère du garçon. Cette dernière ne fit que croire, au même titre que la pluie d'insultes.

« Ha ha ha… y'a pas à dire, il a une… certaine personnalité. »

« Quoi, tu ne vas rien faire ?! Non… dis-moi que je rêve. »

« Désolé, mais je ne m'occupe pas des enfants. Et puis, je ne déteste pas les garçons impulsifs de son genre. Tu vas devoir compter sans moi. »

Les coups résonnaient sans discontinuer, comme la violence du tonnerre. De toute évidence, le 'garçon impulsif'n'avait pas apprécié la réflexion, et le faisait amplement savoir à sa façon. Epuisé et exaspéré, le gardien ferma le battant de la petite fenêtre, dans un vain espoir de tranquillité.

« Mais c'est qu'il continue, le bougre ! Quand est-ce qu'il dort, ma parole ? »

« Il finira par se fatiguer. Laisse-le. »

« Oui, mais, moi je voudrais dormir ! »

Mais l'imposant homme secoua la tête en signe de dénégation, avant de faire un geste d'adieu. Mais, alors qu'il allait prendre congé, un rugissement encore plus fort que les précédents retentit, faisant sursauter les deux soldats. On eût dit le cri d'un seigneur de la nature, qui gouvernait le plus sauvage des mondes.

« Je serais celui qui retrouvera Pégasus, et je le battrai devant la face du monde ! Il n'y a eu que moi, et il n'y aura jamais que moi. Car je suis son seul… et unique rival ! Vous m'entendez ?! »

Devant ces mots, le gardien eut un rire incrédule – quoiqu'extrêmement crispé.

« Attends, tu délires ?! Pégasus l'Héroïque, la légende des temps anciens, le Blader légendaire le plus fort de tous les temps, au cœur aussi pur que vaillant ? La légende des temps anciens, et l'épopée à venir dans ce monde ? Et tu parles de le battre ?! Toi, un minus même pas encore fait soldat… tu voudrais le vaincre ? Mais… pour qui tu te prends, gamin ?! »

Bien que la petite fenêtre fût fermée, il était presque possible de sentir le regard du jeune garçon.

« Pour qui je me prends ?! Mais pour son seul rival, Léone ! »

Cette fois, l'homme ne daigna même plus répondre. Il fixa son compagnon, à ses côtés, l'air profondément incrédule.

« On aura vraiment… tout entendu. Léone, la Puissante. La plus légendaire des Toupies, avec Pégasus, si féroce et terrible, que même les rois du Beyblade craignaient ses cyclones. En charge de ce… gamin. J'hallucine. »

« Quand j'aurai retrouvé ma Toupie, je vous PULVERISERAI TOUS ! »

« SILENCE ! »

Excédé, le gardien revint vers la porte, pour y donner un grand coup de poing rageur.

« Maintenant, j'en ai assez. Si tu te tais pas tout de suite, je te fais injecter des calmants par le corps médical ! »

Un grognement quasi animal retentit de l'autre côté.

« Essaie un peu ! »

« ESPECE DE… »

Une main se posa sur l'épaule du malheureux gardien.

« Calme-toi. Plus tu répliques, plus il continue. Laisse-le, il s'arrêtera quand il n'y aura plus personne pour l'énerver. Allez, viens. »

Ce fut sur ces sages conseils que l'infortuné se laissa entraîner par son aîné, loin d'une recrue un peu trop rageuse. Parvenu à une certaine distance, il se permit de soupirer.

« On a vraiment des recrues de plus en plus difficiles, de nos jours. Elles se croient tellement invincibles, et avant même d'avoir commencé l'entraînement, qui est si dur que ça ferait pleurer les plus aguerris. Quelle bande d'immatures. »

« Il est peut-être encore immature, mais… il a l'air fort. »

« Fort ? Ce… jeune sauvage ?! »

Les yeux effrayants du Maître des Cachots avaient quelque chose d'aigu – quelque chose qui savait lire au fond des esprits pour terroriser les prisonniers, mais également pour comprendre la valeur intrinsèque des hommes.

« Je ne sais pas s'il faut croire son délire sur Léone, ou Pégasus, mais il deviendra fort. Peut-être même un Blader de grande classe. »

« … »

Ses prunelles avaient le don de voir la force interne des gens, et c'était également cette qualité, qui l'avait placé à ce poste si étrange qu'il occupait aujourd'hui.

« Rappelle-toi ceux qui sont arrivés avant lui. Ces deux gamins… un petit freluquet, tout incertain. Et l'autre, là, qui ne pensait qu'à jouer et s'amuser. »

« Ah, bien sûr que je m'en souviens. Kenta Yumiya… et Yuu Tendo. »

« Exactement. Et maintenant, on a le Vice-Lieutenant Sagittario, le vaillant Blader au grand cœur qui inspire tous les hommes et femmes sous sa direction. Et le jeune Maître de Libra deviendra très prochainement Commandant, c'est quasiment sûr. Mais, ils ont tous commencé en bas. Pour devenir… ce qu'ils sont aujourd'hui. »

La brute barrée de cicatrices contempla la porte au loin, qui gardait prisonnier le jeune fauve – comme retenant une force trop brute pour être maîtrisée maintenant.

« Ce jeune sauvage… sera peut-être un grand Blader. Et un puissant élément de l'Armée Métal Fusion… mais il faut l'encadrer. »

Alors, dans un signe d'approbation, son compagnon hocha la tête en faisant tinter son trousseau de clés.

« Eh bien, en attendant, on va le laisser enfermé pour qu'il se calme. »


Même moment, soirée.

Quartier général de l'Armée Métal Fusion.


« Désolé pour tout à l'heure, Hyoma. Mais je me devais de ne rien laisser paraître. »

Avec une douceur aussi éternelle que la neige fondant au printemps, le jeune garçon sourit devant le soleil de la vérité révélée. Le maître de tromperie qu'il était savait se faire ténèbres dans les temps les plus obscurs, mais les étoiles de l'honnêteté brillaient toujours sur son ombre.

« Ne vous en faites pas, je connais les exigences du métier. Cependant, j'ai du nouveau pour vous. La mission que vous m'aviez confiée n'aura pas été inutile… »

« Parle donc. »

A présent, le Magnifique cessa de sourire. Une lueur sérieuse apparut dans ses prunelles bleues, et la vérité de ses intentions fit jour dans cette pièce secrète.

« Lors de ma patrouille, je me suis retrouvé face à un bien étrange individu. Il était fort… fort à l'extrême. »

« L'as-tu affronté en duel ? »

Celui que l'on connaissait comme le Maître des Stratagèmes ne prononça pas un mot. Mais son regard soudainement grave, encore plus magnifique dans cette expression d'honnêteté, se porta sur le mur. Ses yeux allaient des affiches qui y étaient postées, mais ne les voyaient pas vraiment.

« Je n'ai pas pu gagner. J'ai juste eu assez de force… pour m'enfuir et le semer. »

« Hyoma, tes compétences ne sont plus à remettre en doute. Si tu n'as pu le vaincre… c'est qu'il est un danger pour l'armée. S'il est un ennemi, cela étant. »

Ariès fit un pas gracieux sur le sol.

« Je ne sais si c'est un ennemi, mais il avait une information inestimable. Malheureusement, ma couverture a été grillée. »

Auréolée de féérie, la beauté qui l'entourait toujours masquait souvent le véritable but de cet art des yeux : mais les quelques êtres – comme le Général – qui connaissait son secret ne se laissaient pas envoûter.

« Il a réussi à te découvrir ?! »

« J'ai pourtant fait ce qu'il faut… mais il faut croire qu'il n'est pas seulement doué en combat, mais qu'il est également très intelligent. Mais surtout… il détenait beaucoup trop d'informations, pour un simple Blader. »

Dans une attitude de profonde réflexion, le Général s'assit derrière son bureau, la mine plutôt soucieuse. La chaise pivota sous son poids, grinçant légèrement.

« Hum… un ennemi assez fort pour te faire fuir, et assez intelligent pour découvrir ta véritable identité. Enfin, l'essentiel est que tu ais eu l'information, et que tu sois revenu. Raconte-moi tout en détail. »

« Très bien, Général. »

« Oh, et dis-moi. Que penses-tu de nos nouvelles recrues ? »

Un sourire étrange baigna les lèvres du Magnifique. Finalement, même les quelques personnes qui partageaient son secret, ne connaissaient pas tout sur lui : et le plus élégant des Arts du Stratagème restait peut-être un mystère ultime qu'emportait Ariès dans sa beauté.

« Eh bien… pour vous dire la vérité, Général… je crois qu'un grande vague de Bladers va déferler dans nos rangs. »


Un peu plus tard.

Cachot de punition de l'Armée Métal Fusion.


'Je vais t'en foutre, moi, des encadrements !'

Rageur, le jeune garçon cogna une dernière fois sur la porte – mais cette dernière refusa de céder, comme à tous ses précédents coups.

« Ginga… »

Ce n'était point qu'il espérait la voir se briser. Il se savait fort, mais était également assez intelligent pour comprendre sa position : et même s'il abhorrait sa faiblesse actuelle, il n'était pas assez fou pour l'ignorer.

« Dans ce monde, il n'y a de place que pour un seul roi des animaux. Et ce roi, c'est moi, Kyoya ! »

(…)

« Si tu étais la seule personne sur terre, qu'est-ce que tu ferais, hein ? Je trouve ça minable d'écraser ses adversaires. Ce n'est pas un duel de Toupies, Kyoya. »

« C'est bien pour te retrouver… que je fais tout ça. Un jour, un jour, et ça m'énerve déjà. Je te jure, je te jure que quand je sortirai d'ici, je te ferai la peau pour m'avoir fait faire un truc pareil. »

« Alors, tu ne penses pas que, la première chose à faire, ce serait de te calmer pour sortir d'ici ? »

Le garçon ne sursauta pas. Certes, la présence l'avait surpris – mais ce qui le contrariait le plus, était de ne pas l'avoir détectée. Ses sens étaient aiguisés, mais pour une raison qui était très certainement due à son état de colère actuel – et aussi à la furtivité du nouveau venu, il devait l'admettre – il ne l'avait pas détectée.

'J'ai manqué de vigilance. Ça ne doit plus se reproduire.'

« Ce n'est pas en t'excitant comme un fou que tu pourras sortir d'ici. Et ce n'est pas en restant enfermé ici que tu pourras gravir les échelons et acquérir le pouvoir. Car… c'est bien le pouvoir que tu veux, n'est-ce pas ? »

« La seule chose que je veux, c'est ce que je possède déjà au fond de moi, et c'est la force. »

« Une force mise en cage ne sert à rien. Tu ressembles à un fauve derrière les barreaux d'une prison. »

Ce qui était, techniquement, le cas… Kyoya eut un reniflement d'exaspération, mais il se rendit compte que son interlocuteur masqué avait raison.

'Tu marques un point.'

« Tu connais Ginga. »

« Montre ton visage. Je ne parle pas avec quelqu'un qui se cache. »

Le garçon avait craché ces paroles sans aménité, mais son vis-à-vis ne se laissa pas démonter le moins du monde.

« C'est techniquement ce que tu es en train de faire. »

« Ne joue pas avec mes nerfs et va droit au but. Tu veux quoi, exactement ? Si c'est pour me narguer, disparais sur le champ, je ne suis pas d'humeur. Et dis-moi qui tu es, ça m'énerve de parler à un masque. »

« Je ne peux pas. Du moins pas pour l'instant, Kyoya Tategami. »

Le fauve humain lança un grognement animal, comme montrant ses crocs à l'être dont il ne pouvait que percevoir la présence.

« Alors, tu sais mon nom, et t'as le culot de te cacher devant moi. Et d'abord, comment tu sais qui je suis ?! »

« Qui pourrait oublier qui tu es, Kyoya Tategami ? Moi… je n'ai pas oublié, tu sais. »

L'espace d'un instant, ces paroles surprirent le jeune Lion. Ce choix de mots… était étrange, et interpellait quelque chose, au fond de lui, qu'il ne pouvait oublier. Comme un souvenir…

« Tu es l'un d'entre eux… j'en suis sûr. »

'L'un d'entre qui ?!'

Comme un souvenir, qui devait s'accomplir dans cette ère…

« Et Ginga Hagane… est celui lié à toi. »

'Tu connais Ginga. Tu le dis… lié à moi. Lié à moi, par quoi, ou pour quoi ? Je crois… que je te connais, moi aussi.'

Les yeux océan du jeune fauve sondèrent, à travers les barreaux, l'ombre mystérieuse masquée par une cape : mais ils ne purent qu'effleurer le secret qu'elle cachait, et qu'elle déposait trop lentement au cœur de son propre esprit.

« Quand tu te seras calmé et que tu sortiras d'ici, fais un tour à la bibliothèque. A la section T… »

Kyoya voulut lancer un grognement, mais quelque chose, dans la voix de l'être qui masquait son visage, révélait pourtant sa réelle intention. Et les mots qui suivirent lui donnèrent raison, déposant une étonnante et profonde prédiction en lui.

« Le Futur Maître de Léone… se doit de savoir où il va. »

'Tu as raison. Le Maître de Léone doit savoir où il va.'

Et la silhouette disparut avec son mystère.

Trois jours plus tard.

Bibliothèque de la Métal Fusion. Entrée.

« On ne devient pas meilleur Blader tout seul, Kyoya. Quand on se lance un défi, et qu'on prend tout ce que l'adversaire donne de lui-même, que l'on renforce les liens avec sa Toupie, c'est alors que l'on commence à devenir plus fort. »

C'était abominable à dire. Impossible à avouer. Mais Ginga, Ginga Hagane, lui manquait.

« Grrrrr… m'énerve, m'énerve… »

'Tu m'énerves vraiment. Même quand t'es pas là… tu m'énerves.'

Ce n'était pas comme la dernière fois, dans l'Ere précédente, où il avait volontairement laissé tomber l'équipe japonaise, pour pouvoir le défier devant la face du monde. Car il n'était pas un seul instant où il n'avait pensé à Ginga, et surtout, pas un seul petit moment où Ginga n'avait pensé à lui. Il le savait. Non, il le sentait.

« Tu ne peux pas… m'avoir vraiment oublié. »

Il pouvait sentir ce lien, quasiment physique, qui les unissait au-delà des mots. Il pouvait même entendre l'âme passionnée de Pégasus, qui répondait à celle de Léone avec tant de ferveur, que des années de distance ne pouvaient pas effacer l'excitation de le retrouver pour un combat sans pareil.

« Léone… Léone… »

Mais, à présent, Ginga l'avait oublié. Ses yeux noisette pétillants n'avaient eu aucune lueur, lorsqu'ils s'étaient rencontrés dans le Canyon des Destinées, et ça, plus que tout au monde, ça lui avait fait mal.

« Tu me le paieras, Ginga. Tu n'avais pas le droit… tu n'as pas le droit de m'oublier. J'étais le seul, avant, à pouvoir te pousser aussi loin. Je le suis toujours, et le serai pour toujours. »

'Même si tu n'as plus de souvenirs, ton cœur ne pourra jamais m'oublier.'

Inexplicablement, il se trouvait maintenant devant la bibliothèque, en train de farfouiller à la lettre 'T'. Les ouvrages étaient multiples, et il fallait beaucoup d'efforts pour trouver ce qu'il recherchait.

'Humph. Alors, voyons si cet individu bizarre s'est pas foutu de moi…'

Entrer dans la salle n'avait pas été facile. La bibliothécaire n'avait pas eu l'air ravi de le voir (elle avait jugé à son look, et à raison d'ailleurs, qu'il ne devait pas être un rat de bibliothèque), et il avait failli s'énerver.

« Tu ne m'inspires pas confiance, jeune homme. »

« Mais, bon dieu ! Puisque je vous dis que j'ai la permission du supérieur ! Je vais pas les bouffer, vos livres ! »

« Politesse. Ou demi-tour. »

C'était quasiment avec les crocs retroussés, qu'il avait prononcé la phrase suivante.

« Pourriez-vous… ggrrrr… s'il vous plaît… me laisser entrer, bordel de merde ! »

« … »

Bon, fallait avouer que, sans l'intervention d'une fille particulièrement sympa – qui devait être une recrue en formation, y'avait peu de chance qu'il ait pu rentrer. Il avait été poli, pourtant.

« Que ce soit bien clair, jeune homme : si jamais un seul livre a le moindre dommage, ou qu'une seule personne ait à se plaindre de toi, tu ressors directement. »

« Ouais, ouais… »

Un grognement animal résonna dans la salle, attirant quelques regards inquiets des lecteurs voisins.

« Foutus livres. Ils me saoulent déjà… tiens, c'est quoi ce truc ? »

'T-B : Histoire de Bladers, Légendes d'Esprits.'

L'ouvrage poussiéreux semblait l'appeler, inexplicablement. Et alors que ses doigts l'ouvrirent sans ménagement, les yeux océan de son visage s'étrécirent. Il approchait, son instinct le lui disait. Ce fut alors qu'il tomba sur une page très abîmée, mais au titre fort intéressant :

'Twin Blader'

'Tiens, tiens, tiens…'


Au même moment.

Quartier de la Métal Fusion.

Couloir, près des salles communes.


Il était parfois dérangeant d'être beau. La beauté suscite l'admiration, mais attire la convoitise : et cela, Hyoma ne l'ignorait pas. Car lorsqu'on était Ariès – Ariès, le Magnifique – la vie pouvait devenir un calvaire face à des gens attirés par votre grâce, mais irrespectueux de votre force.

« Hé, mignon. Ça te dirait de venir avec moi ? »

Les orbes de glace n'étaient pas seulement magnifiques, elles cachaient la plus profonde des intentions dans leur océan de froideur. Et le calme, impassible, de cet être aux mille talents, parlait de son intelligence dans l'art du stratagème.

« Comme c'est intéressant, j'aimerais bien… »

Sa grâce mimait la faiblesse, mais son mensonge était meurtrier : car il bernait les forts plus facilement que ses alliés, et persuadait les faibles d'une force inexistante.

« …mais, j'ai déjà été demandé ailleurs. Qui sait… plus tard, hum ? »

La dernière fois, il avait déjà trompé une Bladeuse très agressive qui prétendait que les mauviettes dans son genre étaient bonnes à tout sauf au combat. Aujourd'hui, il charmait ce soldat un peu trop naïf pour avoir la présomption de lui plaire.

« Quand tu veux, mon mignon. »

« Au revoir, alors. »

Ses lèvres se parèrent du plus doux des sourires, mais une lueur tout au fond de ses yeux trahissait son réel état d'esprit. Celle d'un être profondément calculateur, dévoué à sa seule mission.

« … »

Mais une voix l'avait rattrapé dans sa fuite, et une main grossière – qui n'était pas celle du soldat – avait stoppé son élan, en agrippant son épaule. Sans perdre un seul instant son sang-froid, le jeune garçon fit face à cette nouvelle menace, son doux sourire aux lèvres.

« Ariès le Magnifique ne serait-il qu'un élégant trouillard au fond ? »

Peu d'entre les soldats connaissaient sa réelle identité et son grade élevé, qui parlaient de sa force comme de ses talents. Et celui qui l'avait interpellé ne pouvait être que l'un d'entre eux.

'Le Capitaine de la réunion au QG. C'est bien ma veine, il fallait que je tombe sur lui.'

« Oh, c'est donc vous. »

L'envie ne lui manquait pas de le remettre à sa place, mais ce n'était pas chose possible à cause de leur grade respectif. Alors, Ariès choisit la seule façon qui lui restait, et celle qu'il connaissait la mieux : le stratagème.

« Vous devez avoir raison. Il y a des fois… j'ai la trouille de ma vie en combat ! Et je ne suis pas si fort… »

« Arrête de sourire comme ça, tu m'énerves. »

Il avait réussi : ses mots si finement choisis avaient touché la corde sensible. L'homme avait perdu toute mine avenante. Alors, souriant de plus belle, comme s'il n'avait absolument pas entendu, le jeune garçon s'avança vers l'autre.

« Je suis désolé, mais… je crains que ce ne soit involontaire. Le naturel, vous comprenez, Capitaine… »

Ces mots exaspérèrent sans doute l'homme, car d'un mouvement brusque, il coinça le garçon contre le mur, emprisonnant son visage dans une main. Ses doigts caressèrent vaguement les traits fins du jeune Lieutenant. Ce dernier resta immobile, le regard indéchiffrable.

« Tu n'as de Lieutenant que le nom, beau gosse. Juste parce que tu serais un T-Blader... le boss te fait un traitement de faveur. Mais je pourrais te battre les yeux fermés. D'ailleurs… »

Le Capitaine se pencha à l'oreille du garçon, l'effleurant de son souffle.

« …Ça te dirait de te fritter contre moi ? »

Ariès le Magnifique n'avait pas bougé d'un cheveu. Son intelligence profonde n'était pas la seule cause de ses stratagèmes sans faille : ses nerfs d'acier étaient la poutre maîtresse de leur réalisation.

« Voyons, Capitaine, il est interdit de se battre dans les couloirs. »

« Pffff. »

Sans doute vaincu par cette combinaison d'adresse et de ruse, le soldat s'écarta de lui. L'air de dédain qu'il tenta d'afficher ne masqua pas la frustration de sa voix, que les oreilles aiguisées d'Ariès perçurent dans un sourire intérieur.

« Stratège… c'est la place des incapables. Et des lâches qui ne peuvent se battre seuls et sans avantage. »

Et le Magnifique continua à sourire devant la plus évidente des insultes.

'Cause toujours, mec. Tu n'aurais même pas assez de cran… pour élaborer un simple plan. Seul l'art de mon Maître… pourrait être qualifié de « stratégie ».'

« … »

Le parasite disparut, emporté par sa fierté illusoire. Illusion, que le Maître des Stratagèmes eût dévoilée à celui qui l'eût regardé – si quelqu'un avait pu le voir en cet instant.

« Imbécile. »

Au plus profond de ces orbes bleus, la lueur auparavant douce devint un éclat doré impitoyable.

« Ce n'est pas utile que je te révèle mes compétences. Tu ne le mérites même pas. »

L'or qui habitait parfois cet océan de calme, restait le secret de sa nature la plus profonde : mais le garçon lui-même ne pouvait pas voir ses propres yeux en cette heure.

« Un T-Blader… hein ? Que j'en sois un, c'est une chose. Mais, je ne suis pas le seul. Il y en a au moins un, non deux, devrais-je dire, qui vont monter sur la scène très bientôt. Et c'est mon rôle, à moi le Stratège Blanc, de veiller à ce qu'ils s'emparent du trône qui leur revient. »

Le jeune Lieutenant sortit sa Toupie, qu'il contempla dans un songe. Il lui arrivait parfois de parler avec son Esprit Originel – Ariès, et le fait qu'un des plus grands et célèbres de ces Esprits fut lié à lui, l'avait mis au rang de Blader Légendaire.

« Ah, les Twin Bladers. Deux par deux, toujours deux par deux… mais ce n'est jamais une combinaison aléatoire, bien au contraire. »

'Ce n'est pas un hasard, si c'est toi qui es avec Ginga. Kyoya Tategami… même dans ce nouveau monde, tu défends bien ta réputation.'

Alors, un tout dernier éclat doré brilla dans des prunelles de glace, mi démoniaques, mi angéliques.

« Je vais devoir garder un œil sur toi, Futur Détenteur de Léone. »


Bien plus tard, dans la nuit.

Armée Métal Fusion. Dortoir.


« Je vais prendre tout ce que ce que tu as. Ta force, ta colère, mais aussi ton désespoir. Je vais aussi prendre… la tristesse de Léone. »

« Ginga… »

Un grognement jaillit de sa gorge, mais il s'étouffa dans la nuit pour devenir un râle de plainte. Et le cœur d'un fauve impitoyable battit avec douleur, de ce rythme qui eût pu être appelé 'tristesse' – s'il avait pu connaître les pleurs.

'Comment as-tu pu… m'oublier ?'

« Je. Te… déteste ! »

Involontairement, ses doigts avaient effleuré un pendentif, autour de son cou. Il ressemblait à une sorte de croc acéré de fauve, mais, en réalité, c'était un morceau… de toupie. Une Toupie, qui avait jadis appartenu à un très grand rival, mais dont le linceul avait été l'adieu de leur ultime combat.

'Ce jour-là, lors de ce qui aurait dû être notre dernier duel… pourquoi n'es-tu pas venu, et pourquoi ai-je retrouvé ce morceau de Pégasus ?'

« Tu disais que le Beyblade… c'était tisser des liens avec autrui. Et entretenir ces amitiés, afin de devenir plus fort. »

Mais les yeux océan, qui ne parlaient que des remous de la folie, reflétèrent les souvenirs de la lune. De cette âme, de leurs âmes qui, un jour, s'étaient rencontrées dans un grand combat. Le début d'une grande relation, parsemée de défis, envahie par la passion.

« Les étoiles se relient entre elles pour former une constellation. Et les Toupies se relient entre elles pour former des liens. Un duel ne consiste pas à détruire son adversaire. Ça consiste à lier une amitié… et à l'entretenir au cours des combats ! »

'Pour toi, le Beyblade, c'était combattre avec des amis, et tisser des liens avec eux pour devenir plus fort. Mais tu as oublié le seul à qui tu as appris cette vérité.'

« Menteur… menteur… menteur… »

Dans le dortoir, toutes les recrues dormaient du sommeil du combattant, insensibles à son monologue. Ce qui lui allait très bien, au fond. Car il n'y en avait qu'un seul, par qui il eût voulu être entendu.

'Ginga… comment as-tu pu oublier… le seul qui puisse être ton rival ?'

Un grognement s'éleva dans l'air, comme le langage d'un cœur de Lion, qui n'avait jamais appris à abandonner. Car, c'était ce qui les avait toujours relié, lui et Pégasus, et ce serait donc ce qui les relierait une fois encore.

« Je te battrai, même si je dois passer mille ans à te pourchasser. Jamais je ne te laisserai oublier qui je suis. Et lorsque nous serons prêts à nous battre, je t'écraserai devant la face du monde. Tout l'univers verra la force de Léone, et tu t'inclineras à jamais devant moi. »

'Je serai le seul que tu regarderas.'

Les yeux océan se fermèrent enfin. Au même instant, une constellation du Lion s'était allumée dans le ciel, éclairant le rêve d'un garçon qui avait pourtant oublié tous ses souvenirs. Car même si la nuit semblait avoir emporté cette profession de foi, au plus profond de ses ténèbres…

…le cœur d'un Cheval Ailé avait entendu ce serment d'amitié.

'Ginga Hagane, tu ne m'oublieras jamais. Tel est mon serment, à moi, Kyoya Tategami.'


/Après le tournage, hors-scène/

Kyoya, démolissant tout sur son passage : GRRRRRRRRRR ! Mais quel ABRUTI CE GINGA ! J'ai un chapitre entièrement dédié à moi, où je passe mon temps à le chercher, et, il est où ?! Il est ABSENT ! /Casse tout, et fait fuir le personnel/

Personnel, apeuré : ... ... ... du... calme...

Kyoya, yeux de dément : Du... CALME ?! Il est où, cet abruti, hein, IL EST OU ?! /Ouvre la loge des Hagane, et tombe sur.../

Ginga, endormi sur le sol comme un bienheureux : Zzzzzzzz... Zzzzzzz...

Kyoya : ... ... ...

Ginga, en plein rêve : Hamburger... zzzz... miam... trois étages... Zzzz... miam... /Ouvre un oeil/ Oh, comme j'ai bien dormi. /Voit Kyoya/ Tiens, salut, Kyoya, tu vas bien ?

Kyoya : ... ... ...

/Une explosion se fait entendre dans la loge/

Madoka, de la scène : Mais, qu'est-ce qui se passe dans la loge de Ginga ?!

Hyoma, air fataliste : Crois-moi, tu ne veux pas le savoir.

Dashan, de l'autre plateau de tournage : Si je devais en croire mes oreilles, ces bruits ressemblent à une scène de combat un peu trop réaliste. Et ces cris évoquent... une personne que l'on torture lentement, mais sûrement. /S'adresse à l'équipe de Madoka/ Dites-moi, je ne savais pas que vous portiez de l'intérêt aux châtiments de la Chine Antique.

Madoka : Avec quelqu'un comme Kyoya, ce n'est pas nécessaire.

Chao Xin : Bah dis donc, moi qui croyais que Dashan était pas un rigolo... /Clin d'œil/