Voici le chapitre 2 ! Merci à Moony-chan et Miss Manga d'avoir reviewé !
KINGDOM HEARTS:LES DESTINS LIÉS
Chapitre deux
La naissance de la femme sans cœur
Nous nous levâmes tous en même temps, regardant les étranges comètes tomber du ciel bleu, se crashant dans les champs et la forêt alentour, se rapprochant dangereusement de la maison.
Les chevaux hennissent, se cabrent, les yeux exorbités, l'écume aux lèvres, les cris équivalent à l'horreur qui nous habitaient lorsqu'en sortant pour les calmer, nous vîmes sortir de la forêt d'étranges créatures, noires, aux yeux jaunes globuleux, pouvant s'aplatir au sol.
Nous déglutissons, tandis que Lisa se sentait perdre pied, sentant l'aura maléfique des monstres a quelques dizaines de mètres d'eux à peine.
Une comète noire s'écrasa non loin du poney, qui détala aussi sec, suivi du cheval.
De l'explosion naquit des êtres de forme conique, jaune, avec un étrange chapeau orange pointu avec une tige fine, et des yeux tout aussi jaunes.
Ce fut le moment que choisirent les ombres pour se jeter sur le poney, l'attaquant à coups de griffes noires, creusant profondément la chair, qui finit bien vite en lambeaux. Le poney s'écroula à terre, les monstres l'éventrèrent d'un coup, se repaissant de sa chair, de son sang et de ses tripes. Une des... Choses... Attrapa le cœur affolé de l'animal, encore battant, et l'arracha aussi sec de sa cavité. Le poney se tut. Une autre partie des ombres se mirent à courser le cheval, qui s'en fut au loin, sauta par dessus la clôture et s'enfonça dans la forêt.
Florian réprima un haut le cœur, Loïc pleurait, moi et Lisa faisons volte face, comptant s'enfuir au plus vite en « empruntant » l'Express blanche qui stationnait non loin, dans la cour.
Le ciel continuait de faire tomber les horreurs des ténèbres.
Une plus grosse comète se crasha sur la route, démolissant le portail de la maison, en sortit un dragon miniature, teinté de rouge et de brun, à l'effroyable gueule semblable à celle d'une tortue, en nettement moins lent cependant, avec un étrange signe rouge et noir frappé sur la poitrine, deux ailes rugueuses, épaisses, deux puissantes pattes arrières pourvues de trois griffes cruelles, et une queue finie par une massue osseuse, rugit, un cri horrible, glaçant, faisant arrêter les cœurs de battre quelques instants.
Cependant, sa vue et son odorat semblaient absents, sa tête dirigée vers nous, tétanisés. Ou alors, n'étaient pas encore formés, ou bien étaient brouillés par les ténèbres et le bruit des explosions.
Florian réagit vite, profitant de l'opportunité et de l'adrénaline, nous poussa vers une porte cachée derrière le tas de bois et la ferma aussitôt, ainsi que toutes les fenêtres du salon, des bureaux, de la cuisine, emmenant une carabine à son père.
Lisa prit son arc de compétition, avec un carquois de cuir pourvues de flèches de bois clair empennées de plumes rouges, Loïc réussit à récupérer son bâton massue et je me pourvut d'une belle collection de couteaux de cuisine, ainsi qu'un aiguisoir.
On grimpe rapidement à l'étage, se barricadant dans la chambre de Florian, et se posant, l'adrénaline baissant progressivement tandis qu'un calme froid s'installa.
Lisa sortit son portable.
-Putain, il y a plus de réseau ! Pesta-t-elle.
-Même en étant près de la fenêtre ? Demanda Florian, essayant de calmer Loïc dans ses bras.
-Même ! Je vais essayer les appels d'urgence...
Je tournais comme un lion en cage, me posant des questions.
Qu'est ce que c'était ?
Pourquoi sont-ils là ?
Sommes nous les seuls dans ce cas ? Ou alors y en avait-il dans les villes les plus proches? Est ce que ce n'est que dans la Vienne ? Ou bien... Pire encore ?
Je ne put m'empêcher de trembler.
Si ça se trouve, à l'heure actuelle, dans le monde, ces saloperies s'attaquaient aux animaux, voire aux gens, affamés...
Pire qu'une invasion de zombies. Eux, au moins, on savait qu'il fallait viser la tête. Là, on n'en sait rien du tout.
Lisa laissa tomber son portable à terre, et s'écroula a genoux, la tête entre les pognes.
-Oh non... Non...
-Qu'est ce qu'il y a ?
-La police ne répond pas, les pompiers non plus... Ça dit que le numéro n'est plus attribué...
Un bruit sourd.
La porte avait bougé.
Quelqu'un l'enfonçait.
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Dans la cour , un garçon grattouillait le cou de la wyvern, un sourire mauvais plaqué sous les lèvres, regardant avec une joie malsaines les sang purs se repaître du corps des volailles, du poney et du chien, qui venait de tomber après une vaine bataille, les cœurs des deux plus grands animaux à ses pieds.
Ses cheveux ondulés, noir ténèbres, ondulaient dans le vent, ses yeux jaunes doré luisant de sentiments pervers et sadiques, son corps, habillé de cuir noir, soulignant ses muscles forgé par le combat, souligné par des chaînes argent un peu partout, était svelte et tendu sous la brise qui annonçait un printemps avorté par sa faute.
-C'est bien... Très bien même... Fufufu...
Il huma l'odeur du vent.
Une aura de peur et de désespoir. A l'étage.
L'être sourit.
Elle est là.
Il tient sa vengeance.
D'un simple mouvement ample de sa main, il fit apparaître une étrange épée, en forme de clé, la garde noire avec des reflets dorés, la lame argentée, déjà teintée de rouge, un rouge liquide, un rouge de vie.
D'un mouvement du poignet, il coupa net la porte en deux, riant face a la table de chêne qui devait être contre la porte, et s'engouffra dans la maison.
Il grimpa calmement l'escalier, escamotant son arme, et avisa l'unique porte fermée.
Un sourire aux lèvres, il tapa dessus avec son poing, entendant avec délice l'accélération des respirations à l'intérieur, ainsi que les battements désordonnés des cœurs.
Ne pouvant plus attendre, il explosa la porte.
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Je gémis lorsque un morceau de bois effilé écorcha ma joue, Lisa m'attrapa et me fit chuter, tandis que Florian et le petit ont basculés de l'autre côté du lit.
Un garçon pénétra dans la chambre.
Je me mit a avoir des sueurs froides lorsqu'il grimpa sur le lit et qu'il sourit en terrorisant les deux garçons qui se reculèrent le plus loin possible du nouveau.
- Hé bien alors ? Auriez vous peur ? Fufufu...
Il fit apparaître, sous nos yeux ébahis, une arme étrange en forme de clé, que je sentais malsaine.
Il me regarda soudain.
L'or contre les nuages de pluie.
Quelque chose me frappa alors.
-... Corentin ?! C'est toi ?
L'être sourit froidement, comme un serpent.
-Ce qu'il en reste... Après que je l'ai possédé. Je n'ai pas son cœur, mais son corps et ses souvenirs...
Je me mit à trembler, lorsqu'il se rapprocha de moi, immobilisant avec des liens de ténèbres la fratrie, Loïc s'était assommé en percutant l'étagère, Lisa pleurait en luttant rageusement contre les cordes, Florian menaçant l'inconnu.
-Toi, Calypso, tu y avais évidemment ta place... Et ton cœur est bien plus consistant que celui de Corentin...
Il la prit dans les bras et la balança sur le lit, l'attachant avec des liens de ténèbres, se dirigeant vers elle, un air de prédateur, la Keyblade apparaissant dans sa main.
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Dans la cour, un jeune garçon aux yeux d'azur et aux cheveux blonds comme les blés, un air sérieux plaqué sur le visage, vêtu d'un manteau noir en cuir, avec des chaînes en argent sur la poitrine, achevait avec une autre arme en forme de clé, dorée et argent cette fois ci, une des ombres. Une jeune fille aux cheveux courts noirs, aux yeux marins, achevait avec des éclairs les Opéras jaunes, tandis que dans le champ, un grand homme, à l'incroyable chevelure de feu, aux yeux turquoise soulignés par un fin trait de maquillage rouge, avec des tatouages en forme de triangles noirs sur les joues, tranchants avec la peau blanche, brûlait dans une énorme colonne de flammes la Wyvern, qui beuglait a qui mieux mieux.
-Hé Axel, arrête de jouer et achève le !
-Attends Roxas, je fais payer cette saloperie pour avoir essayé de bouffer la jambe de Xion par derrière, et après je suis à toi !
La brune, Xion, récoltait des indices et vint faire part de ses découvertes au blond, ainsi qu'au roux, qui laissa les restes du sans cœur crépiter dans le champ.
-Que des sans cœurs, aucun correspond à la description de Saïx... résuma la brune. Et ce monde... Comment ça se fait qu'il y a eu une distorsion dans les passages de ténèbres ? La cause est-elle là ?
- En tout cas, que l'on trouve autant de sans cœurs, aussi coriaces, ce n'est pas normal... même une simple Wyvern m'a donné du fil à retordre, continua Axel.
-On les a invoqués, je ne vois pas d'autre explication ! Répondit la brune
-Comme pour les îles du destin ? Demanda Roxas.
-Oui !
-C'est bizarre,fit Axel. Tu crois que c'est la faute d'un sans cœur supérieur ?
-J'espère que non, répondit Roxas. A moins que...
Un hurlement de douleur retentit, provenant de la maison.
Axel invoqua ses armes, les deux plus jeunes également, et s'engouffrèrent dans la maison.
Ils remarquèrent l'escalier, l'empruntèrent.
-C'est lui ! Fit Xion en voyant l'étrange homme qui se dirigeait vers le lit.
Il fit volte face, mais avant qu'il n'eut pu dire quelque chose, une explosion de ténèbres survint.
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Roxas ne sut dire combien de temps il gisait là, dans les décombres, lorsqu'il sentit que quelqu'un déclenchait un sort de soin.
Il ouvrit les yeux et rencontra ceux de Xion, qui lui souriait.
-Bouge pas, Xemnas arrive, Axel va bien.
Le blond se redressa et aperçut son chef sortir d'un couloir de ténèbres.
Xemnas est un grand homme aux cheveux d'une incroyable couleur argent, contrastant fortement avec ses yeux dorés, sa peau de miel et son manteau noir, masquant des muscles bien formés. La fermeture du bas de son manteau, relevé au dessus de la moitié des cuisses, révélait de longues jambes moulées par un pantalon de cuir noir solide et résistant. Il était chaussé de bottes noires renforcées, avec une bordure en métal argent.
-Supérieur, salua Xion, imitée par Roxas.
-Est ce le même simili que celui repéré sur les îles du destin ?
-Il semblerait, Supérieur, répondit Roxas.
-Vous me ferez votre rapport...
-Supérieur, il y avait des personnes ici...
-Des humains ?
-Oui.
Xemnas se dirigea vers le cœur des décombres.
Personne.
Il s'apprêtait à repartir lorsqu'il la remarqua.
Dans ce qui était la chambre, droite, nue sous le soleil de l'après midi, se tenait une jeune fille. Ses cheveux noirs, de douces mèches courtes, d'ou dépassaient deux oreilles pointues, caressaient son visage triangulaire, où était incrustés deux magnifiques yeux verts, fendus par une pupille verticale, un petit nez, lui donnant un air enfantin, des lèvres fines. Son corps laiteux est fin, élancé, plutôt bien formé, sans aucun défaut.
Xemnas sentit cependant cette aura particulière, si familière.
Il sentit l'aura des Similis.
La jeune fille nue l'observait, de ses grands yeux verts, innocents.
Il s'approcha d'elle.
Elle parla la première.
-Qui suis-je ?
-Une simili, comme moi. Un être dépourvu de sentiments.
La fille baissa les yeux.
-Je sais que je suis moi sans être tout à fait moi...
-Sais tu le nom de ta... ton passé ?
-Non...
-Sais tu ou aller ?
-Non, nulle part et partout à la fois.
Xemnas sut ce qu'il lui restait à faire.
Puisant dans l'aura de la fille, il fit apparaître sept lettres dorées, en suspension dans l'air, formant un nom.
Calypso.
Les lettres tournoyèrent, formant un halo de lumière l'illuminant, effaçant toute ombre de son corps.
L'homme aux cheveux d'argent tendit sa main et arrêta les lettres, en faisant disparaître certaines, faisant apparaître un grand X de lumière.
La jeune fille vrilla les lettres.
-Loxsa...
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A ce moment là, les destins se mirent en marche.
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Lisa se réveilla dans un lit d'hôpital.
Elle ne se souvenait de rien, à part d'une étrange sensation lorsque les ténèbres l'ont enveloppée jusqu'à l'étouffer.
Une femme d'une quarantaine d'année, rousse aux yeux bruns, une laborantine au vu de sa tenue, entra dans l'immense salle commune et se dirigea vers le lit.
-Réveillée ?
-Oui, mais... Qui êtes vous ? Comment je me suis retrouvée là ?
-Grace Augustine. On vous a retrouvé dehors, avec un taux de carbone supérieur à celui supporté par les humains. Je devrais vous demander comment vous avez réussi à survivre dehors autant de temps, l'air est irrespirable ici... Au fait, votre arc est ici, indiqua la laborantine.
Arc bien différent à présent. Il était bien plus grand que Lisa, et était fait dans un bois qu'elle même ne connaissais pas. Il était finement travaillé, sculpté, décoré de plumes bariolées, avec une lame incrustée au bout au cas où il n'y aurais plus de flèches. Flèches contenues dans un carquois gigantesque.
-Ce n'est pas mon arc...
-Humainement, c'est impossible, dit la laborantine. Ces armes sont plus prédestinées à votre avatar enfin !
-...Mon quoi ?
-Votre avatar !
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Loïc se réveilla sur un épais manteau de neige. Il se redressa et s'épousseta, se frictionnant pour ne pas avoir froid.
Il avisa sa massue au loin, qui avait bizarrement changée : elle était plus lisse, plus facile à prendre en main, gravée de mystérieux symboles.
-Faut retrouver les autres maintenant.
Ils se mit en route dans la forêt enneigée.
Dans une clairière, il pila net.
Un réverbère brillait de mille feux.
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Florian se redressa brusquement en hurlant, réveillant l'homme qui sommeillait à côté de lui... Un homme couvert de fourrure ?
-Doucement, doucement, recouche toi !
La crise de panique passée, Florian détailla son interlocuteur qui, sous ses yeux effrayés, diminua de taille et devint une adorable boule de poils coiffée d'un bonnet rasta jaune et rose, vêtu d'un short bordeaux.
-Du calme... Voilà... Tiens, bois ça...
Le jeune homme hallucinait encore mais il but quand même. Ce qui lui fit retrouver une certaine lucidité.
-Ou sommes nous ?
-Nous sommes sur le Sunny go, à Water Seven, le futur navire de Monkey D. Luffy !
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Je me réveillais dans une fleur de verre, dans une pièce aux murs blancs aveuglants.
Quand j'ouvris les yeux, je plongeais dans ceux, saphirs, d'une jeune fille blonde vêtue d'une robe blanche, qui sourit et se mit à parler, à crier puis à sortir de la pièce.
Je me rendormis doucement, dans un écrin de chaleur, tandis que la blonde revenait avec d'autres personnes, à l'aura rassurante...
A suivre...
Et bien voilà, un chapitre de terminé :)
C'est tellement dur de deviner les mondes où ils ont atterris, c'en est affligeant, enfin bref.
A bientôt pour la suite !
