Bon, je suis motivée ce soir, je continue :)

Si vous avez la flemme de lire mon blablatage inutile pour l'histoire, je vous laisse sauter cette partie en gras, je ne vous en voudrais pas.

Les Reviews sont les bienvenues. Vraiment hein. Mais ce n'est pas mon genre de forcer la main des gens... Pas du tout

Sinon, pour répondre à Samathou : Oui ils ont beaucoup changé. Mais souvenez-vous tous comment vous étiez à neuf ans... Moi je ne me reconnais même plus (en même temps j'ai changé 36 fois de couleur de cheveux depuis le temps XD). C'est pour ça que je n'ai aucun scrupule à laisser Kyle se teindre les cheveux. Puis les roux... C'est moyen... A mon goût quoi. Disons qu'il vaut mieux être rousse que roux. Mais j'arrête de m'enfoncer et je prie (aide-moi Jesuus!) pour qu'aucun roux ou PRO-ROUX ne lise ça XD (je tiens à préciser pour me rattraper que je fus rousse à un moment). Et puis, Kyle n'a jamais aimé son espèce de touffe afro alors je lui rends un service d'un côté. Parce que ce n'est pas des petites ondulations qu'il avait, hein !

Sinon pour Cartman, je me suis basée sur les statistiques qui disent que 63% des enfants obèses maigrissent à l'adolescence. Je suis consciencieuse n'est-ce pas ? Non, c'est faux je viens d'inventer le chiffre (d'ailleurs ça serait plutôt la tendance inverse) mais Cartman est bien plus mignon comme ça :p (En plus il n'écrabouillera pas Kyle quand ils... Enfin :D)

Et pour leur style, ne t'inquiètes pas, Kyle garde toujours son ushanka vert trop sexy pour l'hiver, Stan est toujours à fond sur les vestes en cuir et Kenny fait un blocage vestimentaire sur le orange et les capuches. Cartman... Heu il a eu raison d'abandonner le mélange rouge, jaune et bleu...

Bon, voilà, j'imagine que je me suis un peu étalée... Tant pis :)

Voilà la suite, j'espère que ça ne va pas trop lentement, sinon n'hésitez pas à me le dire, je précipiterai un peu les choses è_é. C'est que pour les pousser l'un dans les bras de l'autre, il faut se lever tôt vu leurs petits différents... Enfin, on les aime comme ça.

J'ai intitulé ce chapitre « Les Limites ». Un petit clin d'oeil à ma prof de maths de première. Rien que d'y penser j'ai envie de pleurer (et pourtant je suis en S... Si c'est pas triste tout ça...)


Lundi matin, premier jour du retour de Cartman à l'école. Enfin, au lycée. Cela fit grand bruit, surtout auprès de ses anciens camarades de classe car la plupart étaient restés à South Park. Beaucoup de « Who t'as maigri ! » ou de « Oh non pas lui ! » ou encore « Ooh ! LE Cartman, ça faisait un sacré bail espèce de trou du cul ! ». Dans l'ensemble, tout se passa bien. Mis à part les cours, qui, on doit l'avouer, étaient une partie assez importante du lycée. En effet, si Eric se savait intelligent et débrouillard, il n'avait aucune confiance dans le système scolaire américain, tout juste bon à formater des futurs névrosés comme Kyle, selon lui. Et, apparemment, le système scolaire américain n'avait aucune confiance en lui non plus.

En Maths, alors qu'il était justement à côté de Kyle, ce dernier se pencha sur sa feuille en s'écriant : « OH MON DIEU ! Tu ne connais pas les règles de calcul des limites !

- Les quoi ?

- Tu ne connais pas DU TOUT les limites ?

- Je n'ai pas de limites, tu le sais bien, plaisanta-t-il.

- Mais faut que tu saches calculer une limite sinon tu ne finiras jamais l'année ! s'affola Kyle qui mettait les études sur un piédestal.

- Tu dramatises un peu là. Et arrêtes de gueuler sinon la prof va s'apercevoir que je suis nul à chier.

- Ne t'inquiètes pas, on va arranger ça. Tu viens chez moi ce soir et je te remets à niveau.

- Et en quel honneur tu m'aiderais ? s'enquit Eric, méfiant.

Kyle réfléchit une seconde avant de répondre :

- Bah, je suis ton ami, non ?

- Oh, c'est mignon ça alors, se moqua Eric.

- Cartman t'es lourd… Je veux juste t'aider moi. Apparemment, de nous deux je suis le seul à avoir grandi…

- Ça va, ça va. Je viendrai si tu ne peux plus te passer de moi. Et puis, ça me fera l'occasion de revoir ta salope de mère.

Kyle faillit lui rétorquer que c'était sa mère la vraie salope, mais il savait que c'était un sujet sensible pour Cartman et il ne cherchait pas non plus à lui faire vraiment du mal. Il encaissa la vanne en silence avant de se replonger dans son étude de fonction exponentielle.

- On va traîner après les cours ? proposa Stan pendant le déjeuner.

- Non, j'ai rencard avec Kyle, répondit naturellement Cartman.

- Hein ?

- Je vais l'aider pour ses maths, expliqua Kyle d'un ton las.

- C'est vrai que ça fait un peu stéréotype de rencard, confirma Stan en gloussant. Putain, sans déconner, seuls tous les deux vous allez vous entretuer.

- Peut-être mais là c'est critique. Il ne connait pas les limites.

- Putain ça craint ! s'exclama Stan.

- Mais qu'est-ce que vous avez avec vos limites, c'est si important que ça ?

- Bah ouais, répondit Kyle, bientôt confirmé par Stan et même Kenny.

- Toi aussi Kenny ? s'étonna Eric.

Le jeune junkie marmonna quelque chose à propos de fonctions, d'infini et de zéro…

- Je vous emmerde, cracha Cartman en se braquant.

Eric et Kyle rentrèrent donc ensemble. Eric ignora royalement madame Broflosvki en montant les escaliers. S'il était devenu plus tolérant, il ne supportait toujours pas cette femme. Puis, une fois dans la chambre de Kyle, il s'allongea sur son lit, les bras en croix en déclarant :

- Vas-y, fait ton cours, je t'écoute.

- Tu vas t'endormir, je te connais, opposa Kyle. Assieds-toi donc sur ma chaise de bureau.

A contrecœur, Cartman obéit. Il essaya même de comprendre les explications de Kyle pendant un quart d'heure. Il saisit rapidement le principe, mais il joua à l'idiot pour énerver son camarade. Excédé, après trois quart d'heure de vaines explications, Kyle finit par le taper sur la tête :

- Mais tu le fais exprès !

Eric sourit. Il n'en fallut pas plus au jeune Juif pour comprendre :

- Putain depuis quand ?

- A peu près une demi-heure.

- Pourquoi je me fais toujours avoir ? C'que je suis con ! s'exclama Kyle en donnant un coup de pied dans son placard. C'est toujours la même chose avec toi !

- C'est parce que tu me fais confiance, expliqua Cartman d'une voix moqueuse, c'est mignon.

Kyle rougit. Il bégaya quelque chose mais finalement rien ne sortit.

Cartman retourna s'allonger sur le lit et déclara pensivement :

- Tu sais, au fond j'admire ta naïveté et ton sens éthique. Mais ça peut être plutôt handicapant quand tu te retrouve en face de quelqu'un comme moi.

- Quelqu'un comme toi, hein…

Tout à coup, Eric se redressa brusquement :

- Bah. T'inquiète, à la fin, c'est toujours le gentil qui gagne.

- Tu te considères comme le méchant ?

- Un peu ouais.

- Je ne trouve pas. Je sais qu'au fond t'es quelqu'un de bien. Mais pour une raison que j'ignore, tu ne veux pas le montrer. On dirait que tu en as honte, c'est bizarre comme réaction.

Eric le regarda intensément :

- C'est vachement profond ce que tu viens de dire.

-…

- Je suis comme ça, que veux-tu.

- Tu as une vision assez fataliste et pessimiste des choses, remarqua Kyle en s'asseyant à côté de lui.

- C'est pas faux, admit Eric.

- Tu sais, croire en Dieu ou…

- Non, si on commence là-dessus, quand on en aura fini tu seras dégoûté, l'interrompit Eric, fatigué du sujet de la religion qui revenait trop souvent dans leurs discussions. Continue plutôt à me dire comment tu me vois.

Kyle réfléchit, se prêtant à l'exercice avec bonne volonté :

- J'ai l'impression que tu es un peu en manque de repères. Tu as beau montrer une partie peu flatteuse de ton caractère, intolérant, égoïste, méprisant, cupide et manipulateur, tu es toujours rattrapé par ta morale particulière. Tu fais ce qui te semble juste, même si tu fais des erreurs. Je pense que personne ne devrait te juger sans connaître ce que tu ressens. Tu es un personnage assez complexe finalement.

- J'aime bien ta définition.

- J'ai eu le temps d'y réfléchir pendant ton absence. Et… et toi ? hésita Kyle. Qu'est-ce que tu penses de moi ?

Cartman laissa échapper un petit rire avant de se lancer :

- Tu n'as pas peur de ma réponse ? Intéressant. Alors je vais être honnê es sage, intelligent, gentil, serviable, raisonnable. Un peu coincé mais il faut des gens comme toi pour faire tourner le monde. Tu réussis tout et tu réussiras encore, c'est clair. Mais je ne comprends pas pourquoi tu es tellement à fond sur ta religion, c'est tout. Je sais, ça va te paraître antisémite et tout mais c'est juste de l'incompréhension. Parfois, j'ai l'impression d'avoir un vieux stéréotype du Juif devant moi. Après, tu fais ce que tu veux de ta vie, mais tu t'imposes trop de choses. Tu vas finir par craquer. Il faudrait que tu te lâches un peu à mon avis. Ah oui, et sois moins radin.

- Idiot, gronda gentiment Kyle en laissant sa tête se poser sur son épaule. Tu sais, bizarrement, lorsque tu me sors tes vannes antisémites, homophobes ou autres, je me sens chez moi, en terrain familier en fait. Sans toi, c'était un peu vide ici, je dois avouer. J'avais un peu peur quand j'ai su que tu allais revenir, mais c'est une bonne chose.

Eric passa son bras autour des épaules de Kyle en avouant à son tour :

- Si tu savais comme je me suis ennuyé sans mon souffre-douleur préféré. Toi t'avais Stan et Kenny. Moi j'étais tout seul, j'avais tout le temps de déprimer. Je pensais tout le temps à toi. Un coup je voyais une voiture hybride, un autre coup je voyais un rabbin, après c'était un roux ou encore une fois quand WOW laguait… Je me disais « Putain s'il avait été là je lui aurais envoyé une bonne vanne dans la gueule » Mais j'étais tout seul. Bah, j'ai fini par me faire des potes mais rien à voir avec vous. C'est moi qui ai demandé à revenir. Et tu connais ma mère, elle ne peut rien me refuser.

Ils restèrent silencieux un moment, puis Eric reprit d'un ton neutre :

- Et là, maintenant qu'on est tous les deux, c'est con mais j'ai envie de t'embrasser.

Il sentit Kyle se tendre contre lui. Puis il leva la tête vers lui, le regard interrogateur, un peu choqué. Cartman n'avait pas l'habitude de demander la permission alors il l'embrassa, simplement. Pour l'expérience. Kyle se laissa faire. Il resserra son bras autour de ses épaules et caressa sa joue avec l'autre main pendant qu'il approfondissait son baiser, testant les limites de Kyle, justement. Et comme celui-ci de le repoussait pas, il le bascula doucement sur le lit, sous lui, pour l'embrasser encore. Puis on toqua à la porte. Kyle se redressa comme un diable, éjectant presque Eric sur le côté.

- Ouais ?

- C'est Ike, on va bientôt manger.

- Okay.

Kyle se retourna vers Cartman, s'attendant à ce qu'il dise quelque chose. Cartman avait toujours quelque chose à dire.

- Je ne m'excuserai pas, prévint Eric d'un ton sec.

- Je… Je crois qu'il est temps que tu y ailles. Tu as entendu, on va…

- Manger oui, termina-t-il. Je crois qu'on va faire comme si rien ne s'était passé.

- Oui, c'est mieux, approuva Kyle en le regardant se lever.

- En tout cas, merci pour les limites. C'est tout con en fait.

- Oui, répondit-il simplement.

- Bon, à demain.

- Oui, à demain. Je ne te raccompagne pas.

- Pas la peine, je connais le chemin.

Sur ce, Eric quitta la chambre de Kyle et rentra chez lui en s'efforçant de ne pas être plus perturbé que ça. Pour lui, ce n'était rien, juste un petit test. Mais il avait oublié de dire à Kyle de n'en parler à personne, sous peine de sanctions. De toute façon, il se doutait que le Juif ne dirait rien. Cependant il avait peur que son attitude le trahisse le lendemain. Autant, lui-même pouvait facilement maîtriser ses émotions, autant c'était plus compliqué pour Kyle… Eric soupira : Advienne que pourra…