Merci pour vos reviews^^^^

et à ma béta Pikliaz d'avoir corriger ce chapitre.

Chapitre 2

- Tu fumes ? S'étonna Neville.

- Seulement lorsque je n'arrive plus à supporter ma journée, répondit Harry. J'ai du annoncer à une mère que son enfant était mort dans un accident de voiture et que je n'ai pas pu le sauver.

Neville posa sa main droite sur l'épaule d'Harry. Lorsqu'il avait finit ses études à Poudlard grand nombre furent étonné de le voir se diriger dans des études de médecin que de devenir Auror. Souvent quand on lui demandait pourquoi ce choix, il répondait qu'il avait assez tué lors de la guerre et que maintenant il voulait sauver des vies. Il était en internat dans le même hôpital que lui. Neville, lui avait préfère être un infirmier au service de maternité tandis qu'Harry la chirurgie.

- ça va Neville ?, fit Harry avant de se retourner vers ce dernier. Alors Ron m'a dit que tu as eu des problèmes avec son cadeau !

Neville soupira de contrariété. Il avait essayé maintes fois de déchiffrer la dernière phase du mode d'emploi du téléphone avec répondeur que Ron lui avait offert lorsqu'il avait déménagé dans son nouvel appartement. Après deux heures, il avait laissé échapper un cri de triomphe. La machine infernale venait de faire entendre une suave tonalité, signe de sa reddition complète !

- Disons que j'ai gagné à la fin, lâcha Neville tout en souriant.

Soudain un des collègues d'Harry passa devant eux et tout deux le suivirent du regard. Neville et Harry se regardèrent avant de rire aux éclats. Tous deux savait les préférences de l'autre.

- Il est trop sexy, fit Harry tout en fixant le fessier de son collègue.

Neville rougit. Harry avait un don pour le mettre mal à laisse.

- Comment ça va avec ton Rob ?, demanda Harry tout en écrasant sa cigarette.

Rob était le petit copain de Neville. Il s'étaient rencontrés à l'hôpital même. Il s'était coupé le petit doigt pendant qu'il cuisinait. Tout de suite, ils avaient accroché. Maintenant, cela faisait trois mois qu'ils étaient ensemble.

- Oui ça va, on s'entend toujours bien.

-…Sexuellement, je veux dire.

Harry fit un geste de la main.

- Il faut cerner ses goûts, ses préférences… un de mes ex mettait du métal à plein volume pendant qu'il me faisait l'amour, alors tu penses…et Rob ! Laisse-moi plutôt deviner : il aime mieux faire ça dans le noir, et en chaussettes !

Neville sourit amèrement.

- Je ne sais pas.

- TU ne sais pas ?

- Non.

- Tu es en train de me dire…

- … que nous n'avons jamais couché ensemble, acheva Neville. Jamais physiquement, se dit-il tout en rougissant. Il avait eu hier soir le courage de l'appeler et …

- Jusqu'où êtes-vous allés, dans ce cas ?

- Il m'a embrassé.

- Sur la bouche, au moins ?

- Oui évidement.

- Plus bas ?

- Non. Peut –être qu'il ne me trouve pas à son gout ?

- Pas à son goût, toi ? Tu es trop mignon ? Tu plaisantes ! À mon avis ton Rob est trop timide, c'est tout.

Neville se dit qu'Harry avait sûrement raison vu leur conversation la veille au soir. Il avait voulu rendre leur relation plus intime sans trop avoir l'air d'un pervers. Il voulait simplement être proche de lui, être un vrai couple. C'est pour ça, qu'il l'avait appelé hier soir. Cela avait été si intense. Neville se mordit la lèvre, troublé par les sensations qu'éveillait en lui l'écho de la voix de Rob, résonnait de nouveau à ses oreilles. Cette nuit, il avait découvert un aspect de la personnalité de son petit ami qu'il ne soupçonnait pas. Une sensualité brûlante, terriblement communicative… il espérait que Rob assume leurs folies nocturnes et qu'il ne le méprisait pas après ce qui s'était passé cette nuit.

En reprenant son service, il se jeta dans son travail pour tenter de chasser les pensées moroses qui l'assaillaient.

- On sifflote ? On est de bonne humeur ?

Ignorant royalement les piques que lui lançait son filleul, Draco tout en faisant les comptes de la veille, il ne répondit rien.

- On a passé une bonne nuit ?, insista Draco d'une voix égrillarde.

- Du calme, gamin, répliqua Severus. Occupe-toi de tes affaires.

- Quoi, pas de soirée en galante compagnie ? demanda Draco tout en souriant à Severus.

- TU poses trop de questions, gamin.

- Je voulais simplement avoir le nom de la personne qui t'avait rendu moins grincheux. C'est pour le ou la remercier.

Draco le pensait vraiment, s'il rencontrait cette personne, il lui offrirait tous les verres qu'elle voudrait. Ça faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas vu son parrain si calme et paisible.

- Il n'y a personne, lâcha Severus. J'ai simplement fini très tard hier soir ou plutôt ce matin et j'ai mal dormit.

- Alors tu devrais te trouver quelqu'un pour évacuer ton stress. Si tu veux, je pourrai te présenter quelques personnes dit moi simplement ce que tu cherches : femme ou homme, blond ou brun…

- Je n'en veux pas.

- Pourtant, ce serait la meilleure façon de guérir ton insomnie.

C'était reparti !,soupira Severus. Une fois de plus, Draco allait lui fredonner son couplet sur les biens faits de la vie en couple. C'est sûrement ce que cherchait Draco lorsqu'il sortait avec toutes ses personnes. Draco faisait la même taille que lui et il avait une carrure imposante. Il avait coupé ses cheveux de façon militaire. Des fois, il remplaçait le videur de la boite. Ce qu'il appréciait vraiment chez son filleul c'est qu'il était éduqué dans les vielles traditions. On ne le fait qu'avec la bonne personne, sa tendre moitie même s'il ne soupçonnait pas qu'il avait eu des amantes d'une nuit. Severus avait trop vécu, trop vu. Il ne croyait plus à cet amour qui faisait perdre la tête.

- Bon assez discuté. Au travail déclara Severus en se dirigeant vers la sortie.

- Tu changes de conversation, ça t'ennuie que j'essaie de te faire entendre la voix de la raison, cria Draco tout en rigolant.

- Pas la peine !, répondit Severus en quittant le bureau de Draco. Il monta dans sa voiture pour vérifier l'organisation des autres établissements. Il se regarda son reflet au rétroviseur. Pour une fois, aucun cerne de fatigue ne lui marquait les yeux. Il pouvait bien l'avouer, ses fichus insomnies l'avaient affecté plus qu'il ne voulait l'admettre, le laissant chaque jour un peu plus épuisé, un peu plus instable. Il repensait à son charmant inconnu qui ne verra jamais même s'il le croisera en rue. Rageusement, il donna un coup de volant sans faire attention soudain. Il entendit un cri. Il descendit à toute vitesse et il vit un chien noir gémissant à même le sol. Severus jura tout en passant ses mains dans ses cheveux.

Le pire c'est que ce chien le faisait pensée à Black. La vue de l'animal lui serra le cœur. Il ressemblait vraiment trop à Black, son vieil ennemi. La pauvre bête vivait-elle encore ? Il posa délicatement sa main sur la truffe du chien. Oui il respirait !

- Désolé, mon vieux, murmura-t-il au chien qui s'était mis à gémir. Je vais te faire soigner.

Rassurant la pauvre bête avec précaution, Severus déposa sur le siège de sa voiture. L'hôpital n'était pas trop loin. Sans doute accepterait- on de panser son blessé ou l'indiquer l'adresse d'un vétérinaire ? Jetant une couverture sur le corps tremblant du chien, Severus prit aussitôt la direction de l'hôpital. Là-bas, il trouverait bien une âme sensible qui accepterait de l'aider.

- À demain !, lança Neville à Harry en se dirigeant vers la sortie de l'hôpital.

Quelle journée infecte ! Ôtant son badge, il se hâta, impatient de parler à Rob. Après y avoir songé toute la journée, il en était sûr : il ne pouvait avoir fait semblant, la nuit dernière. Il savait reconnaitre la voix d'un homme en train de prendre du plaisir ! À l'heure qu'il était, il lui avait certainement déjà laissé un message.

Devant lui, les portes à deux battants de l'entrée des urgences s'ouvrirent à la volée, livrant passage à un homme, Habillé tout en noir qui portait un petit corps enveloppé dans une couverture.

- Il s'est jeté sous mes roues, expliqua l'homme visiblement inquiet. Il saigne, et je crois qu'il a une fracture.

Neville n'avait pas reconnu cette voix la première fois que l'homme avait parlé mais là, il le reconnu : Severus Snape, son ancien professeur.

Neville secoua la tête. Il se dirigea aussitôt vers le guichet d'accueil.

- Un petit accidenté de la route, annonça-t-il avec sang-froid, quelle salle est disponible ?

- La trois, répondit sa collègue en lui tendant une fiche d'admission.

- Par ici, indiqua Neville en faisant signe à l'homme de le suivre.

Une fois, dans la salle, il désigna à Snape la table d'examen, jeta son sac, saisi une paire de gants de latex, puis passa la tête dans l'entrebâillement de la porte.

- Appelez le docteur Potter !, S'exclama-t-il avant de refermer.

Pivotant, il vit Snape déposer avec mille précautions son précieux fardeau sur la table.

- Connaissez-vous le nom de …

- Non, répondit Severus en écartant la couverture. Il ne porte pas de collier

De collier ?, Neville considéra la masse velue étendue sur la table d'opération.

- Mais...c'est un chien.

- Oui, jeune homme.

- D'un geste rageur, Neville retira ses gants.

- Les animaux ne sont pas admis dans l'enceinte de cet établissement, déclara-t-il d'une voix glaciale à son ancien professeur, tout en s'efforçant de conserver son calme. C'est un hôpital ici, pas une clinique vétérinaire. Maudite journée !

- Pas d'exception pour les chiens blessés ? Insista Severus.

- Vous avez d'autres idées pour me faire virer ?

Il se dirigea vers la porte, qu'il ouvrit.

- Annuler l'appel pour le Docteur Potter !, lança-t-il avant de se tourner de nouveau vers son interlocuteur. Les règles sont faites pour être respectées, déclara-t-il froidement. Vous devriez être le premier à le savoir. Une lueur indéfinissable passa dans ses yeux.

Docteur Potter, se dit Severus. Il observait intensivement le jeune homme en face de lui. Il était une tête plus petite que lui, avait des cheveux bruns et une peau blanche qui devait sûrement être douce. Et soudain, un nom frappa à son esprit lorsqu'il fixa les yeux bruns du jeune homme. Il n'avait qu'une personne qui avait des yeux qui reflétait si bien son âme : Neville Londubat.

- Il y a une époque où vous n'aurez pas hésité à enfreindre les règles.

Neville jura avant de remettre ses gants et foudroyant du regard son ancien professeur. Il allait sûrement payer les conséquences de son geste. Il pansa l'animal, avant de se procéder à un minutieux examen.

- Une patte cassée. Pas d'hémorragie interne.

- N'étant pas vétérinaire, c'est tout ce que je peux faire.

- Merci, docteur, dit Severus avec un sourire au coin des lèvres.

- Je suis infirmier. Maintenant sortez d'ici avant que je ne me fasse pincer.

Severus réexamina le visage de Neville à la dérobée. Son visage était classique et y dégageait une sensualité mystérieuse, envoutante. Il toussa mal à l'aise. Pourvu qu'il n'ait rien deviné du trouble qu'il l'avait assaillit dès qu'il avait posé son regard sur lui ! Un trouble à mettre au compte de l'appel brûlant de la nuit dernière, sans aucun doute…

Severus prit le chien dans ses bras et il sortit de la salle.

- Neville ? Appela un de ses collègues.

- Tu veux quelque chose ?, murmura Neville quand son collègue fut près de lui.

Et là, Severus eut le sentiment de « déjà vu » dont il n'identifia pas l'origine, tout d'abord. Et tandis que les deux collègues parlaient chaleureusement et à mi-voix. Il essaya de laisser monter à sa conscience les échos à cette scène.

Il se concentra sur la voix de sa compagne. Le timbre. Le chuchotis… une pensée fulgurante et absurde lui traversa alors l'esprit : le jeune homme d'hier soir ! Il venait de tomber par hasard sur l'homme d'hier soir.

La seule façon de lever le doute aurait été de lui demander s'il avait passé un coup de fil entre 2 heures et 3 heures du matin. Direct. Une question qu'il ne se risquerait jamais à poser, bien sûr.

Il devait sortir à toute vitesse d'ici. Il partit discrètement sans se faire voir de Neville.^

Dit-moi ce que vous en pensez^^