Chapitre 2 :
Une mystérieuse erreur
DISCLAIMER : Aucun personnage ne m'appartient, sauf Alicia, Soluènn, Baku et William.
MaryIshtar, merci de ta review ! Je prends bonne note de ta découverte au sujet de Loveless, et je te souhaite bonne chance pour la suite de tes recherches !
Ayame-Nightbreed, j'espère que toi et ton chat allez apprécier ce prochain chapitre.
Lunastrelle, bravo pour tes derniers chapitres. T'as réussi à régler le problème lié à Loveless, c'est chouette !
Ysa666, voici la suite, comme promis !
Ravenhill, toutes ces reviews plus la tienne ont stimulé mon imagination, du coup j'ai assez vite trouvé le chapitre suivant que voilà.
Emma, pas de stress, voilà la suite.
Bonne lecture à tous !
8 ans plus tard, dans un autre monde, Gaïa…
Midgar, immense métropole où siégeait l'empire de la Shinra. Le grand building se trouvait au centre de la ville. Bien qu'il ne fut pas exactement au centre, on le surnommait ironiquement « le cœur de la ville ». Certains allaient jusqu'à dire « le cœur de la planète ».
Ce n'était peut-être pas exagéré, puisque c'était dans ce building que les dirigeants de la compagnie décidaient du sort des habitants vivant dans ce monde.
Et justement, dans ce building vivait l'élite militaire de la Shinra, les Soldats.
Plusieurs grades existaient, et le plus élevé était celui des Première Classe. Il ne comptait actuellement que trois membres : Sephiroth, Genesis Rhapsodos et Angeal Hewley.
Justement, ces trois derniers se trouvaient actuellement à l'étage du Soldat, dans la salle commune. Angeal était adossé au mur de gauche, les bras croisés, l'air songeur. Sephiroth était debout et regardait dehors par la fenêtre. Genesis était assis sur l'unique canapé de la salle, et lisait un livre.
Il tourna une page, quand celle-ci se remit à sa place initiale toute seule. D'abord surpris, Genesis pensa qu'il y avait un courant d'air, et se tourna vers Sephiroth, le plus proche des fenêtres.
« Sephiroth, tu peux fermer la fenêtre ? »
L'intéressé se tourna vers lui avec une lueur d'étonnement dans les yeux.
« Qu'est-ce que tu racontes ? Toutes les fenêtres sont fermées. »
Genesis se rendit compte que c'était vrai. Et il n'y avait pas de ventilateur ni une quelconque source d'air dans cette salle. Soudain, une autre page du livre fut retournée, le ramenant au début du chapitre qu'il avait fini.
« Mais qu'est-ce que… ? »
Soudain, une forme humaine se matérialisa près de lui. Un homme apparut, et lui cria dessus.
La surprise fut assez forte pour que Genesis lâche le livre et recule un peu, glissant du bord du canapé, ce qui le fit tomber. Sephiroth et Angeal s'approchèrent de concert et firent la moue.
Celui qui avait fait cela était un homme d'une trentaine d'années, aux cheveux noirs assez courts, s'arrêtant aux épaules. Il portait un manteau similaire à celui de Sephiroth, mais en toile, non en cuir, avec en dessous une tenue du Soldat, mais ses yeux n'avaient pas de lueur Mako, du moins pas assez puissante pour qu'on le prenne tout de suite pour une Soldat. Par contre, on pouvait lire de l'arrogance et un amusement malveillant sur son visage.
« Arkon », dit Angeal, l'air agacé.
« Ha ! Ha ! C'est drôle ! J'effraie les monstres et les Soldat ! »
« Même pas peur ! dit Genesis en se redressant. Je suis… allergique… aux crétins dans ton genre ! » Il fit semblant de tousser.
« Hin ! Hin ! Sûr… » dit Arkon, l'air sceptique.
« Arkon, garde ta matéria d'invisibilité pour tes ennemis, tu veux ? Ce serait dommage de gâcher ton énergie magique, avant un vrai combat. Tu te ferais rétamer facilement », dit Sephiroth.
« Ah ! Mais je m'en sers tout le temps pour monter de niveau, justement ! Bientôt, je vous atteindrai, je passerai du rang de Seconde Classe à Première Classe, et j'aurai plus de Mako dans le sang ! »
« Ah ! Ce sera un échec cuisant, tu ne nous atteindras jamais, on sera tous devenus des héros bien avant toi ! » dit Genesis.
Arkon courut près de lui en chuintant.
« Chut ! Tu entends ? »
Tout le monde tendit l'oreille, curieux.
« C'est le vent du changement », fredonna Arkon.
Puis il quitta la salle, sous l'œil furieux de Genesis.
« Je le déteste, ce type ! » siffla le jeune homme.
« Il fait son intéressant, oublie-le ! » dit Angeal.
Juste à ce moment, un secrétaire entra dans la salle pour leur annoncer qu'ils pouvaient y aller. Les trois hommes se dirigèrent alors dans un couloir aux murs blancs jusqu'à une porte vitrée, qui s'ouvrit en coulissant, leur donnant accès à un bureau spécial, aux murs peints dans des couleurs tirant sur des teintes bleu vert, peut-être en allusion à la couleur verte ou bleu électrique dans les yeux de chaque Soldat, héritage de la Mako qui coulait dans leurs veines.
Derrière un bureau se tenait un homme aux cheveux blonds soigneusement coiffés, avec un costume bleu, un pantalon blanc, des chaussures bien cirées, ainsi que des gants blancs aux mains. Des lunettes encadraient ses yeux.
« Sephiroth, Angeal, Genesis. J'ai une mission spéciale pour vous trois », dit l'homme.
« Une mission commune ? » s'étonna Angeal.
Ses deux amis haussèrent les sourcils, partageant sa surprise. Il était rare qu'on leur donne à tous la même mission. D'habitude, deux Premières Classes suffisaient dans une situation d'urgence. En fait, depuis la guerre de Wutaï, jamais les trois hommes n'avaient eu beaucoup de missions les réunissant tous les trois. Peut-être une ou deux il y a trois mois, et encore ! Cela ne leur déplaisait pas, mais le fait qu'on demande l'intervention de trois Premières Classes était peu fréquente.
« Je sais que cela vous étonne, dit Lazard en se redressant. Mais tous nos effectifs sont pris pour d'autres missions, vous êtes les trois derniers disponibles à Midgar. Et connaissant vos capacités, le fait que vous soyez tous les trois sur cette mission ne vous causera aucun problème. Ce sera vite fait. »
« De quoi s'agit-il ? » demanda Genesis en croisant les bras.
Lazard croisa les mains pour poser son menton dessus, puis il expliqua :
« De curieux faits se sont produits dans différentes villes de la planète, ces derniers temps. Des êtres ont attaqué des gens et même causé quelques morts, puis ces mystérieux criminels ont disparu, sans laisser de trace. Aucun Soldat n'a réussi à seulement les approcher, jusqu'ici. Comme s'il s'agissait de fantômes. Le seul point commun entre toutes ces attaques est que près de chaque victime, on a retrouvé ceci. »
Il tapota des touches sur un clavier d'ordinateur à son bureau. Sur le mur derrière les trois hommes, un écran géant s'illumina, révélant des images de gens étalés au sol, couverts de blessures sanglantes. Sur chaque photo, on pouvait voir un dessin tracé en rouge : un cœur transpercé par une flèche.
« Les attaques se sont produites à Icicle, Corel et Mideel, dit Lazard. Et il y a deux jours, une autre a eu lieu à Kalm. Nous pensons que le ou les mystérieux coupables sont arrivés à Midgar, et ont semé des troubles. Des dessins sont apparus sur les murs de différents secteurs, mais pas encore de victimes. »
Sephiroth se tourna vers Lazard.
« Donc, nous devons intercepter ces monstres le plus tôt possible, avant qu'ils ne sèment le trouble dans Midgar ? » dit-il.
« Exactement », acquiesça le directeur.
« Les Turks ne peuvent rien faire ? » dit Genesis, se retournant à son tour.
« Ils sont déjà sur le coup dans les différentes villes, et le temps qu'ils reviennent à Midgar, je crains que les attaques commencent. »
« Bien, nous allons nous en occuper », dit Angeal en se tournant vers ses amis, l'air décidé.
XxXxXxXxXxXxX
Les trois amis quittèrent le building Shinra et prirent le chemin de l'endroit où avait eu lieu la dernière attaque, la plus récente.
Il s'agissait d'un quartier près du réacteur Mako 1. Un angle de rue où l'on pouvait remarquer un bâtiment faisant office de théâtre. Une pancarte de Loveless était suspendue au-dessus de l'entrée. Les trois autres bâtiments sur la droite étaient de vieilles bâtisses mal entretenues, sans doute laissées à des gens de basse catégorie. Car la vie était ainsi à Midgar : l'état des possessions reflétaient le rang des gens. Le service d'entretien de la ville était pourri, on ne s'occupait que rarement de ce qui arrivait aux gens dans les Taudis, sous la Plaque. Cette ville était une véritable pizza.
Et le plus terrible, parfois, était que personne ne savait ce qu'était le jour et la nuit, car la Plaque couvrait le ciel des gens des Taudis. Et la fumée des réacteurs Mako encerclant la ville couvrait la lumière du soleil et la lune, ces astres magnifiques, sources d'inspiration et de rêves. Aucun enfant ne voyait jamais d'étoile filante ni ne faisait un vœu.
Sephiroth s'approcha de la porte du bâtiment le plus sur sa droite. Le symbole était marqué dessus : une flèche plantée dans un cœur. Les trois Soldats portèrent instinctivement la main à leurs armes. Pas l'ombre d'un intrus ni d'un monstre dans le coin.
Le quartier était fréquenté, des gens passaient sans leur accorder guère d'importance, tous étaient plongés dans leurs soucis, les voitures qui passaient au risque de les écraser…
Angeal s'approcha du mur et, ôtant son gant noir, il toucha le dessin. Il s'attendait à ne rien ressentir, du moins rien d'humide. Mais, à sa surprise, le liquide du motif se posa sur sa main. La surprise passée, il renifla. Cette odeur… ce n'était ni du sang ni de la peinture. Ça avait une odeur épicée, comme un mélange d'herbes tropicales et de piments, le tout mélangé à un liquide âcre et sucré.
« Angeal ? » demanda Genesis en s'approchant.
« C'est bizarre. Ce dessin a été fait il y a plus d'un jour, et pourtant il n'est pas sec », dit l'homme en se retournant pour lui montrer sa main.
Soudain, une voix inconnue retentit.
« Vous avez eu tort de le toucher. Tort pour votre vie ! »
Les trois hommes levèrent la tête, et virent une ombre sur le toit. Deux yeux rougeoyants les fixaient. Un ricanement retentit.
« Qui êtes-vous ? » demanda Angeal.
Pour toute réponse, il y eut un ricanement. Une queue de chat se détacha de l'obscurité, se balançant sur le bord du toit où l'inconnu les regardait.
« Je suis une erreur… La vôtre est de m'avoir attiré ! »
Et soudain, les yeux disparurent. Les trois guerriers sentirent un vent puissant balayer leurs visages, puis ce fut le noir complet.
XxXxXxXxXxXxX
Genesis n'y comprit rien. Pourquoi faisait-il si brusquement noir, tout à coup ? Il sentit brusquement des griffes se planter dans ses bras, tandis qu'une vive douleur traversait sa gorge. Un poids se forma sur ses épaules, le faisant tomber sur le sol.
Genesis porta les mains sur le cou de la chose, l'obligeant à reculer. Il vit les deux yeux rouges apparaître devant lui, ainsi qu'une gueule hérissée de crocs pointus. Une langue de serpent se tendit vers son visage, effleurant son nez. Ses pattes balayèrent furieusement le pull et les pans de la veste en cuir rouge du Soldat.
Avec effort, Genesis garda la créature à distance d'une main et tendit l'autre vers le sol, où traînait son épée. Ses doigts effleurèrent d'abord la garde, puis il l'attrapa et la plongea droit devant lui, vers la bouche de la créature. Il sentit plus qu'il entendit l'épée se planter dans un corps mou. La pression des griffes disparut. Le mouvement des pattes sur son torse s'arrêta. Mais là, contre toute attente, il sentit la sensation de poids s'évanouir. Normalement, le corps de son ennemi aurait dû tomber mort sur lui. Mais… rien. Comme s'il avait touché du vide !
La lumière revint. Interloqué, Genesis vit Sephiroth et Angeal toujours sur sa gauche, regardant le toit avec inquiétude.
Leurs yeux se posèrent sur Genesis et ils parurent surpris.
« Genesis ! ? Qu'est-ce que tu fais allongé par terre subitement, comme ça ? » dit Sephiroth.
« Et ton pull… Qu'est-ce qui s'est passé ? » dit Angeal.
Tandis qu'ils posaient leurs questions, Genesis se releva. Il examina son épée. Rien. Pas une goutte de sang dessus. Avait-il rêvé ?
Il lança un regard effaré à ses amis.
« Mais enfin, il y a eu le noir il y a dix minutes, et je me suis battu avec ce… cette chose ! Vous faisiez quoi ? »
Les deux hommes lui lancèrent un étrange regard, comme s'ils le prenaient pour un fou.
« Genesis… dit prudemment Angeal ; la chose a parlé, on l'a tous entendue, puis on a attendu moins d'une minute, et quand on baisse les yeux, on te retrouve allongé dans cet état. Et toi, tu affirmes que dix minutes sont passées, et que tu t'es battu contre… contre quoi, d'ailleurs ? »
Genesis secoua la tête. Il n'y comprenait rien ! Que s'était-il passé ?
XxXxXxXxXxXxX
Sur le toit du bâtiment derrière les trois hommes, une jeune fille les regardait discuter de ce qui venait de se passer.
Ses longs cheveux bruns étaient tressés en une queue de cheval haute, encadrant le visage fin d'une jeune fille de quinze ans aux yeux verts. Elle portait un débardeur blanc, une chemise de sport bleu marine, un pantalon de tissu noir et des ballerines de la même couleur, nouées autour de ses chevilles fines.
Appuyée à la rambarde, elle regardait les trois hommes en contrebas. Elle les avait vu arriver, elle avait vu tout ce qui s'était passé. Elle parut triste lorsqu'elle entendit Angeal dire à Genesis sa propre version des faits.
Elle savait, elle, que dix minutes s'étaient écoulées pour Genesis, et qu'il s'était battu. Elle se doutait également qu'il avait dû être étonné de ne pas trouver de cadavre ni de sang.
Lentement, l'adolescente s'écarta de la rambarde, fit quelques pas en arrière puis se retourna et prit un sac à dos bleu ciel qui traînait sur le sol. Un motif était brodé en fil d'argent dessus : un cœur couronné, protégé par deux mains. Elle regarda un objet posé juste à côté. Un livre ouvert, couvert de lignes d'écriture soigneusement calligraphiée. L'en-tête des pages était intitulé Loveless. D'un geste sec, elle referma le livre. Une fumée jaillit alors des pages, prenant une forme noire floue, comme un petit nuage. Deux vilains yeux rouges apparurent, les mêmes que ceux qui avaient regardé les Soldats sur le toit, un moment auparavant.
« Tu as osé, toi aussi », dit la jeune fille.
« Je suis une erreur ! C'est à toi de me corriger ! » siffla le nuage, lui dardant un regard mauvais.
La jeune fille passa une main sur le nuage, comme pour écarter une mouche qui l'embêtait. Le nuage disparut en poussière.
« Soluènn ! » dit quelqu'un.
L'adolescente se redressa, et sourit en voyant un jeune homme s'approcher d'elle. Il portait une chemise blanche large, au col déboutonné, un pantalon baggy de couleur vert pomme, et des chaussures noires. Il portait aussi une sacoche en bandoulière, ainsi qu'une sarbacane. Pourtant, sur la sacoche, on pouvait remarquer un dessin : un cœur orné d'une couronne, cette dernière protégée par deux mains, comme sur le sac à dos de Soluènn.
La peau de l'adolescent était basanée. Ses cheveux noirs étaient toujours en bataille, mais cela lui donnait du charme, comme ses yeux noirs brillant d'intelligence. Il ne devait avoir qu'un an de plus qu'elle.
« Oui, Baku ? » dit la jeune fille en se redressant.
« Les autres ont inspecté le secteur, aucune autre erreur en vue. »
« Bien », murmura la jeune fille.
Elle s'agenouilla et prit le livre. Le maigre sourire du jeune homme disparut lorsqu'il la vit prendre l'objet. Lorsqu'elle se redressa, il tendit la main comme s'il voulait le porter pour elle, mais un regard de cette dernière l'en empêcha.
Elle ne voulait pas qu'il porte ce livre. Elle était la seule à devoir le porter. Par sécurité. Ils en avaient conscience tous les deux.
« Viens, allons rejoindre les autres », dit-elle en posant une main sur son épaule.
Le jeune homme acquiesça. Ils s'éloignèrent ensemble vers l'escalier menant aux étages de l'immeuble, comme deux adolescents ordinaires descendant pour aller se promener en ville.
