Auteur : Moua, Chaya Escanor
Fandom : Yu-Gi-Oh !
Disclamers : Rien à moi, tout à Kazuki Takahashi… Sauf Chaya!
Prairings: Seto/Chaya
Genre: Romance/Humour
Warning: Ahem. Il est fort probable que Seto et Chaya, euh… Se fasse des papouilles avancées et pas pour les petits enfants, là!
Rating : Euh... On va mettre M, c'est plus sûr !
Remerciements : A Melzart, qui a écrit « Apparences », à sans qui cette fic n'aurait pas vu le jour !
Résumé : Mais c'est quoi cette fille ? D'accord, elle m'a sauvé la vie, mais on dirait qu'elle est ivre ! Non, franchement...
MAIS C'EST QUOI CETTE FILLE ?
Mokuba s'inquiétait. Vraiment. Son frère se couchait plus tard que d'habitude, et se levait vers dix heures, alors que d'habitude, il était sur pied à six heures. Vraiment, quelque chose n'allait pas. Il n'osait pas lui poser la question, et encore moins aborder le sujet Chaya. Il ne l'avait fait qu'une fois, et son frère avait laissé tomber le verre de vin qu'il tenait. Puis il l'avait fixé avec un regard furieux, et Mokuba s'était enfuit sans demander son reste. Non, vraiment, quelque chose n'allait pas. Peut-être Seto déprimait-il à cause du caractère de la jeune fille ? Mais elle avait l'air très bi...
« ARGH ! »
Le petit frère monta les escaliers quatre à quatre pour trouver son frère en train de boxer son oreiller.
« Euh... Se... Seto ? Ca ne va pas ? »
« Non ! J'ai reçu un e-mail de cette fille ! Elle me demande un entretien d'embauche ! »
« Calme-toi ! Arrête de taper ton oreiller, ça ne sert à rien ! Je peux voir le mail ? »
« S'tuveux... »
Il s'approcha de l'ordinateur et lut ce qui était écrit à l'écran :
Monsieur Kaiba
Suite à la petite annonce publiée dans « Le Quotidien de Domino », je souhaiterais, si possible, prendre contact avec vous. J'ai seize ans, je suis capable de m'occuper de gens plus jeunes que moi, et j'aime m'occuper d'enfants. Je ne suis ni pédophile, ni obsédée sexuel, je ne fume, ni ne me drogue.
Respectueusement
Chaya Escanor
Mokuba se tourna vers son frère :
« Mais... Je ne vois pas ce que tu lui reproches, à ce mail... Il est très bien ! »
« Je lui reproche que je vais devoir la voir ! Et je n'en ai aucune envie ! »
« Pourquoi ? »
« Parce qu'elle est bizarre ! Il est hors de question qu'une fille comme elle s'occupe de toi ! »
Mokuba l'aimait bien, cette fille. Elle était jeune, ne semblait pas sentir le chou, et, apparemment, n'était pas trop à cheval sur les devoirs. Il voulait qu'elle vienne. Il se servit donc, un peu honteux, de son arme secrète : le regard de chien battu. Il savait que Seto n'y résistait pas. Il pencha la tête sur le côté et se força à penser à une triste. Rapidement, ses yeux se remplirent de larmes et ses pupilles se dilatèrent. D'une voix tremblante, il supplia :
« S'il te plaît, Seto... Je m'ennuie, tout seul... Et les autres qui s'occupaient de moi, elles sentaient pas bon, elles étaient vieilles et moches... Soit gentil... »
Le visage de Seto se décomposa. POURQUOI fallait-il que Mokuba se serve de ça contre lui ? Il était incapable de dire non lorsque son petit frère faisait cette tête.
Je suis trop bon...
« Range tes larmes, c'est du cinéma. D'accord, je vais la recevoir. Mais ce n'est pas sûr que j'accepte ! »
« Merci Seto ! »
Mokuba lui sauta dans les bras, et il fut bien obligé de répondre au mail :
Mademoiselle Escanor
Pas la peine de prendre ce ton poli, je sais très bien que vous êtes la folle qui m'a sauvé dans la ruelle. D'ailleurs, merci. Sachez qu'au moindre faux-pas, je vous vire ! Et que si mon frère a à se plaindre de vous, je vous fais la peau ! J'espère que c'est clair. Présentez-vous demain matin à neuf heures précises à l'entrée de l'immeuble de mon entreprise.
Kaiba
Le mail était parfaitement sec, et il en était fier. Il annonçait tout de suite la couleur, et si elle n'était pas contente, il la mettrait à la porte. Il passa le reste de la journée, serein et de bonne humeur, et fit même des origamis avec Mokuba, ce qui ne lui arrivait jamais.
Le lendemain matin, à neuf heures précises, trois coups furent donnés à sa porte.
« Entrez »
La jeune fille entra et s'inclina :
« Merci de me recevoir, monsieur Kaiba. »
« Assise. Pas la peine de faire des ronds de jambes, je connais ça. »
Elle obtempéra et croisa les mains sur sa robe noire. Seto nota le vernis à ongles de la même couleur et grimaça.
« Sache que si je t'embauche, tu enlèves cet immonde cosmétique, c'est clair ? »
« Oui monsieur. »
Tout en lui énonçant les principes de l'entreprise, Seto était médusé : où était passée l'extravagante gamine qu'il avait croisée ? Il avait devant lui une jeune fille, une jeune femme, même, mature, calme et polie.
« Des questions ? Ah, il est hors de question que je te rémunère. Je t'offre le gîte et le couvert, c'est bien suffisant. »
Il se savait odieux. Il espérait qu'elle proteste, pour la virer de son bureau. Mais au lieu de ça, un soupir presque inaudible franchit les lèvres minces de son interlocutrice, et elle acquiesça :
« Bien monsieur. »
« Va-t-en. »
Il la regarda se lever, s'incliner légèrement et se diriger vers la porte pour rejoindre Mokuba. Une flamme s'alluma aux creux de ses reins, et en un éclair, il était derrière elle, bloquant ses bras. Elle sursauta et se raidit brusquement. Seto fit glisser son visage le long des cheveux soyeux et siffla à son oreille :
« Fais attention. A défaut de te virer, je pourrais te sanctionner d'une toute autre manière. »
« ... »
Devant l'absence de réponse, il lui mordit fermement le cou, provoquant un gémissement de douleur et d'angoisse.
« Sache que j'ai horreur qu'on ne me réponde pas. C'est clair ? »
« Ou... Oui, monsieur... »
« Parfait. Au travail. »
Il la regarda prendre la poudre d'escampette, et se laissa tomber sur sa chaise de bureau. Avisant la bosse qui déformait le mitant de son pantalon, il fila sous la douche glaciale. La savoir tout près n'allait pas lui faciliter les choses. Une fois sortit de la minuscule salle de douche qui jouxtait son bureau, il appuya sur l'interphone.
« Maria. »
« Monsieur Kaiba ? »
« Envoyez-moi le client de Russie. Et l'interprète. »
La vie reprenait.
Bon, je sais, c'est rapide. Mais le lemon est pô pour tout de suite ! Quant aux personnes que ce chapitre fait déjà rougir, partez tant qu'il en est encore temps !
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