Bonjour, bonjour !
Alors, tout d'abord, je tenais à dire que cet OS m'avait été inspiré par le générateur de fanfiction "Bang-Bang Cul-Cul" de Dupond-et-Dupont ( http:#/#/archiveofourown.#org/works/4271400 enlevez les # ). Mais, comme je n'aime pas écrire des slash, et que j'ai tenu à garder une certaine liberté dans l'écriture, je me suis permise de corriger certains trucs. Et d'en enlever d'autres. Voilà.
Mais donc, avant tout, cet OS m'a été inspiré par ce générateur qui m'a bien fait rire. Et il n'est pas à exclure (voire il est fort probable) que j'en reposte d'autres dans le même genre par la suite.
Je tiens aussi à vous prévenir, c'est que le rating M n'est pas là pour rien. C'est même la composante essentielle de cet OS.
Bref, je vous laisse avec la description de ce que le générateur modifié par mes soins m'a apporté, et je vous souhaite une bonne lecture par la suite. Je vous retrouve juste en bas !
Personnage A : Rodolphus Lestrange.
Personnage B : Poppy Pompfresh.
Ooc ? : Réduisez la personnalité de vos protagonistes à un ou deux traits de caractères, les plus marqués. Faudrait pas trop leur donner de la profondeur non plus, ce n'est pas le lieu. (Bien que je ne sois pas sûre que ça soit bien respectée, cette partie :/)
Contexte : Les protagonistes jouent à action et vérité. Ne vous perdez pas à essayer de développer une psychologie avec les vérités, passez directement aux actions chaudes qui dérapent vers le lemon.
Lieu : Sur un tapis en peau de bête. Ne demandez pas où, ça n'a pas grande importance. Ni même ce que fait ce tapis ici.
Fin : Quelques semaines plus tard, personnage B découvre qu'il est enceint ! Comment cela est-ce possible ? Ce n'est pas grave, ils décident de l'élever ensemble avec tout leur amour.
« Action ou vérité ? »
La voix du Serpentard tira l'infirmière de ses rêveries. Elle l'observa un instant, se demandant ce qui avait pu la pousser à accepter de jouer à ce jeu.
Pourtant, au début, tout était innocent. Rodolphus Lestrange était arrivé à l'infirmerie parce qu'il s'était pris un cognard durant le match de Quidditch. Poppy avait rapidement viré les visiteurs, indésirables parce que le vert et argent avait besoin de repos, et s'était occupé de réparer tous les os brisés. Non seulement le cognard lui avait laissé une belle marque rouge et violacée sur les côtes, mais il l'avait en plus déstabilisé. C'est ainsi qu'il s'était disloqué une dizaine d'autres os, tombant de son balais et se ramassant durement sur le sol.
Elle l'avait laissé se reposer, parce qu'il n'y avait que le sommeil qui pourrait aider les potions à agir. Elle s'était occupée des autres patients, et elle avait laissé sortir pratiquement tous ceux qui étaient présents pour ses soins. Il ne restait plus que le jeune Lestrange et le jeune Lupin, le soir venu. Quand l'heure fut venue, l'infirmière avait accompagné Remus près du Saule Cogneur, et l'avait laissé rejoindre la Cabane Hurlante afin de vivre sa transformation éloigné de tout risque de blesser quelqu'un.
C'est quand elle était revenu que la situation avait évolué. Le Serpentard était réveillé, et il désirait ardemment rejoindre sa salle commune. Mais elle n'avait pas voulu. Il n'était pas encore tout à fait remis. Elle voulait être sûre avant de le laisser sortir. Il avait alors proposé un marché qui -sur le coup- lui avait paru tout à fait raisonnable. Il acceptait de rester pour la nuit, mais il désirait pouvoir choisir la façon dont allait se dérouler celle-ci. Pensant qu'il désirait surtout pouvoir manger à sa faim et lire ou faire Merlin seul sait quoi d'autre que font les jeunes étudiants, Poppy avait accepté.
Ce n'est qu'après le repas, copieux au demeurant, qu'elle avait compris qu'elle s'était fourvoyée. Mais elle avait accepté le marché, et elle accordait de la valeur à sa parole. Alors, courageusement, l'ancienne Poufsouffle avait accepté de jouer à un jeu.
« Vérité, lança-t-elle d'une petite voix. »
Elle n'était pas aussi courageuse, tout compte fait. Depuis le début du jeu, elle n'avait fait que des « vérités ». Et quand elle devait lancer des « actions » à l'étudiant, elle se cantonnait à des choses plutôt neutres. Trouver la fiole de potion de sommeil parmi les autres fioles, faire un lit au carré sans magie, ce genre de chose.
Depuis quelques minutes, toutefois, le Serpentard avait orienté ses questions sur une voie moins anodine.
« A quelle âge as-tu perdu ta virginité ? »
Et il la tutoyait, en plus. Ils n'avaient pas tant d'écarts que ça, niveau âge. Elle n'avait que dix ans de plus que lui. Mais, tout de même, ça la choquait. Un peu.
« C'est inconvenant, comme question, tenta-t-elle d'éluder, assise en tailleur sur le tapis en peau de bête de son bureau. »
Il sourit, sournoisement. Étirant ses longues jambes sur ce même tapis, Rodolphus s'appuya sur un coude, s'installant à la façon des romains, dans les méridiennes. Il haussa un sourcil d'un air entendu.
« C'est le but, Poppy, c'est le but, susurra-t-il de sa voix chaude. »
L'entendre l'appeler par son prénom était délicieux. Elle n'aurait pas cru fondre en entendant ces deux syllabes. Mais dans la bouche du Serpentard, ça sonnait comme une invitation à la débauche. Elle ne doutait d'ailleurs pas de ce qu'il avait en tête, tout compte fait. Il n'y avait qu'à voir le regard qu'il lui lançait, comme s'il cherchait à voir au travers de son uniforme d'infirmière.
« Dix-neuf ans, laissa-t-elle finalement tomber, gardant sagement ses mains sur ses genoux couverts des collants blancs de l'uniforme. Action ou vérité ?
— Action, lâcha-t-il sans aucune hésitation. »
Se mordillant la lèvre avec nervosité, l'infirmière réfléchit quelques instants.
« Tu vas refaire le bandage que tu as à la cheville, lança-t-elle finalement, à court d'idées. »
Sans la quitter des yeux, le serpent redressa le buste et ses doigts s'activèrent sur sa cheville. Déglutissant difficilement, Poppy fixa ses longs doigts agiles qui défaisaient les bandes, avant de refaire l'entremêlement compliqué qui entourait sa cheville. Elle eut cependant le temps de voir que la plaie était presque résorbée avant qu'il ne repose le pansement contre sa peau blessée.
« Action ou vérité ? »
Elle ouvrit la bouche, s'apprêtant à dire « vérité », comme depuis le début. Mais, elle ne sut pourquoi, c'est une toute autre réponse qui franchit la barrière de ses lèvres.
« Action, lâcha-t-elle avec audace, sans l'avoir prémédité.
— Enfin, soupira-t-il. »
Ses prunelles sombres brillaient de contentement et de quelque chose que l'infirmière ne parvenait pas encore à définir.
« Viens m'embrasser, finit-il par murmurer en ne la quittant pas du regard. »
Un moment de panique saisit l'ancienne Poufsouffle. Les mains fébriles, elle hésita.
« Tu préfères que je choisisse un gage, interrogea-t-il comme elle mettait du temps à se décider.
— J'imagine que le gage serait encore plus… Déplacé, soupira-t-elle, comme par dépit. »
Mais ce n'est pas du dépit qu'elle ressentait. En vérité, une sournoise et insidieuse excitation faisait son chemin en elle depuis le début de ce jeu. Le cœur battant vivement, elle se releva, se rapprochant à genoux du Serpentard à moitié allongé, et se pencha vers lui.
Alors qu'il pensait qu'elle allait finalement enfin laisser libre court à cette passion qu'il parvenait à voir en elle, malgré la retenue et la timidité dont elle faisait preuve, il fut déçu de constater que le contact de ces lèvres pulpeuses se fit sur sa joue. Il ne l'avait pas prévue, cette ruse. Il n'avait pas pensé à anticiper, comme il le faisait toujours lorsqu'il jouait avec ses camarades. Cette ancienne Poufsouffle avait un côté très Serpentard, parfois, songeait-il en la voyant regagner sa place. Un petit sourire satisfait ornait ses lèvres désirables. Il réprima un grondement impatient. Depuis qu'elle avait accepté son marché, des idées très peu orthodoxes hantaient son esprit en ébullition.
« Action ou vérité ? »
Elle souriait d'un air satisfait, en plus. Il la fixa un instant du regard, avant de lâcher un « vérité » inattendu. Elle voulait jouer ? Très bien. Il allait peaufiner son plan d'attaque.
« Mmh. Quel est ton plus grand regret ? »
Non, Poppy n'avait pas poussé l'audace plus loin. D'ailleurs, elle lui venait d'où, cette audace ? Mais il hocha la tête, comme il prenait la mesure du caractère de l'infirmière au travers de son comportement.
« Ne pas avoir tenté de te draguer plus tôt, avoua-t-il carrément, la fixant intensément pour jauger sa réaction. »
Et il ne fut pas déçu. Elle rougit si brusquement, jusqu'à la racine de ses cheveux. Il afficha alors son petit sourire satisfait en s'appuyant plus sur son coude, nonchalant, et posa à son tour la question type du jeu.
« Action, s'enhardit-elle de nouveau, comme encouragée par son précédent exploit. »
Il sourit d'un air suffisant. Elle pensait pouvoir le rouler à nouveau ? Rodolphus n'était pas à Serpentard pour rien. Elle n'était qu'une ancienne Poufsouffle, elle ne pouvait pas rivaliser avec lui. Elle ne tiendrait pas longtemps, il s'en assurerait.
« Je veux te voir nue. Complètement nue, sans aucun vêtement. »
Il eut un nouveau rictus satisfait en voyant ses joues s'enflammer. Si elle avait pensé à se délester du tablier blanc et affirmer qu'elle se sentait nue sans lui, elle était coincée. Il rit doucement alors qu'elle ne semblait pas vouloir obtempérer.
« Je peux aussi te donner le gage, si tu préfères. »
Elle secoua vivement la tête devant son air goguenard. Elle était certaine qu'il serait pire que l'action en elle-même, et elle ne se trompait pas. Rodolphus pouvait être très manipulateur, et très sournois.
Elle se leva doucement, comme pour espérer qu'il lui dise qu'il plaisantait en fait, et commença à délacer le tablier qui ceignait sa taille. Le regard attentif, Rodolphus ne perdait pas une miette du spectacle. Alors que l'étoffe tombait par terre, ne provoquant qu'un infime bruissement en touchant la peau de Nundu étalée près de l'âtre, Poppy marqua un instant d'hésitation. Puis elle s'accroupit et délia les lacets de ses bottines avant de les poser soigneusement à côté. Déglutissant, elle se redressa, et ses doigts tremblants vinrent accrocher les boutons de sa robe, les défaisant un à un, jusqu'à ce qu'elle puisse faire glisser le tissu contre sa peau. Sans regarder le Serpentard, l'ancienne Poufsouffle enjamba la robe tombée en corolle à ses pieds, et passa ses pouces dans l'élastique souple de son collant, qu'elle fit descendre doucement vers ses chevilles.
Rodolphus ne perdait pas une seule seconde de cette vision fascinante. Sous sa robe austère, l'infirmière était très belle. Elle avait une silhouette magnifique, avec des formes pile là où il le fallait. Sa poitrine, haute et ferme, se dressait de façon arrogante malgré le carcan de soie d'Acromantule qui la retenait. Sa taille était fine, et il rêvait d'y poser ses longues mains adroites. Il brûlait d'agripper les hanches pleines de Poppy, et son désir ne fit que grimper alors qu'il l'observait faire glisser sa culotte blanche le long de ses cuisses, dévoilant un triangle de boucles aussi brunes que sa crinière.
Il réprima un soupir lascif quand il la vit passer ses mains dans son dos, dégrafant le soutien-gorge et libérant enfin ses orbes de chair gonflées. Serrant les poings contre ses cuisses, le Serpentard luttait pour ne pas dévoiler le trouble qui l'agitait en cet instant. Heureusement, l'infirmière ne le regardait pas. Pas encore.
Prenant une grande inspiration, elle ne tarda pas à relever les yeux, avant de s'asseoir à nouveau sur la peau du léopard géant. Elle ne se plaça pas en tailleur, comme précédemment, mais ramena ses genoux contre sa poitrine, masquant au regard de l'étudiant ses formes généreuses et son intimité soyeuse.
« Action ou vérité ? Lança-t-elle de nouveau, d'une voix déterminée. »
Poppy était peut-être une Poufsouffle, mais elle ne manquait pas d'audace. Surtout que cette étrange situation lui plaisait, finalement. Elle se sentait toujours gênée, mais quelque chose en elle s'agitait alors qu'elle se montrait sous son jour le plus vulnérable. Rodolphus ne souriait plus autant qu'avant. Il la fixait avec, au fond des yeux, une lueur qu'elle ne parvenait pas à définir.
« Action, répondit-il d'une voix sourde. »
L'infirmière sourit et, déterminée à ce qu'ils soient sur un point d'égalité, lui demanda à son tour de se dénuder. Ce qu'il fit avec beaucoup moins de gêne qu'elle, lui permettant d'observer son corps sculpté par le Quidditch avec une attention autre que médicale. Elle se permit d'admirer ses biceps, qui se contractaient alors qu'il repliait les bras pour ôter le tee-shirt blanc qu'il portait. Son regard dériva sur les abdominaux qu'il avait développé à force de faire du sport, puis plus bas, suivant le mouvement de ces longs doigts agiles d'Attrapeur, quand il fit glisser son pantalon et son caleçon d'un même geste.
Poppy réprima un gémissement sourd alors qu'il dévoilait sans pudeur une érection impressionnante. Elle se sentait étrangement euphorique. Le mélange de ce désir qu'il lui inspirait, et flatteur en songeant qu'elle était sûrement responsable de cette rigidité mâle.
« Action ou vérité ? »
Elle déglutit à nouveau. Enhardie pour la tournure que prenaient les évènements, elle n'eut aucun scrupule à choisir la première solution. Il esquissa un sourire satisfait, et lui fit signe de se lever.
« Laisses-moi te toucher, lâcha-t-il dans un murmure en s'approchant d'elle. »
Il ne tenta rien avant qu'elle ne hoche la tête. Mais après, il se rapprocha encore, jusqu'à se coller contre elle, dans son dos. Elle sentait son érection qui appuyait sur ses fesses rebondies, et elle frémit violemment. Il lui arracha des frissons en laissant la pulpe de ses doigts effleurer la peau de ses bras, remontant jusqu'à ses épaules. Sans lui demander l'autorisation, il défit son chignon stricte, et il laissa retomber la cascade de boucles sombres sur ses épaules nues avant d'y enfouir son nez, humant longuement le doux parfum de vanille qui s'en échappait. Il adorait la vanille, et encore plus maintenant.
Poppy expira soudainement quand le Serpentard fit descendre ses mains contre ses côtes, venant flatter sa taille svelte et agripper ses hanches épanouies. Il la plaqua un peu plus contre lui, et le cœur de l'infirmière manqua quelques battements alors qu'elle sentait la tension de son membre qui insistait contre ses fesses. Rodolphus fit doucement remonter ses mains, prenant en coupe ses globes de chair qui pointaient fièrement, avant de pencher la tête pour embrasser presque délicatement son cou sensible, venant mordiller ensuite le lobe de son oreille. L'une de ses mains s'enhardit et descendit contre son ventre, puis plus bas encore. D'un doigt, il explora les boucles soyeuses qui protégeaient l'intimité de sa compagne.
« Action ou vérité, lança-t-elle soudainement, d'une voix plus ferme que ce qu'elle aurait pu espérer. »
Elle le sentit sourire contre son cou, et c'est la première option qu'il choisit, le lui faisant savoir en le lui susurrant au creux de l'oreille.
« Embrasse-moi, soupira-t-elle alors qu'il n'avait pas arrêté son exploration. »
Le Serpentard mordilla encore un peu le lobe de son oreille, avant de la faire se retourner. Il était grand. Un peu plus que Poppy. Ses lèvres fines s'incurvèrent en un sourire malicieux, et il se pencha doucement vers elle. Alors qu'elle fermait les yeux, les lippes de l'étudiant se posèrent sur sa joue. Elle en gémit de frustration, et il sut qu'il avait gagné. Il ne s'embarrassa pas d'autres questions, et il détourna son trajet initial pour venir fondre sur ses lèvres, les capturant en un baiser impérieux.
L'infirmière ne se fit pas prier pour répondre à cette sollicitation, et c'est avec une ferveur renouvelée qu'elle lui livra le passage entre ses lèvres. Pendant qu'il l'embrassait, il ne cessait pas de caresser le velours de sa peau, et ses mains terminèrent leur course contre ses fesses, la serrant plus fort contre lui, lui faisant sentir toute l'étendue du désir qu'elle lui inspirait. Elle ne fut pas en reste non plus, et elle s'accrocha à sa nuque comme si sa vie en dépendait.
Dans un grognement sourd, le Serpentard rompit l'étreinte de leurs lèvres, mordillant au passage cette chair gonflée, avant de pousser la jeune femme à s'agenouiller. Elle ne protesta pas, excitée par leur jeu, et il l'observa avec un pétillement de malice au fond de ses prunelles sombres.
« Action ou vérité ? »
L'ancienne Poufsouffle fut tentée de répondre par la seconde option, pour le faire languir, mais la vue de cette baguette tendue près de son visage lui fit reconsidérer sa réponse. Et elle opta pour la première, naturellement.
« Suce-moi, ordonna-t-il d'un ton bourru. »
Si l'infirmière était mal à l'aise, au début, c'était principalement parce qu'elle ne cautionnait pas les relations entre un membre du personnel de Poudlard et un étudiant. Mais leur jeu lui avait fait changer quelque peu d'avis. Après tout, il était majeur, et en dernière année. Son dossier indiquait qu'il avait eu ses dix-sept ans en janvier dernier. Et il ne restait qu'un mois de cours. Par ailleurs, elle n'était pas si vieille que ça. A vingt-sept ans, elle ne trouvait pas ça si choquant que ça de coucher avec un homme de dix ans son cadet.
Prenant une grande inspiration, la brunette se lécha les lèvres alors que ses doigts fins s'enroulaient autour de la chair brûlante. L'étudiant laissa un soupir rauque s'échapper de ses lèvres, et il posa ses grandes mains contre le crâne de la jeune femme. Elle ne le fit pas languir très longtemps. Juste assez pour s'humidifier les lèvres.
Quand elle le prit en bouche, Rodolphus ne put réprimer un gémissement sourd. L'écrin chaud de sa bouche était un plaisir encore plus grand que dans son fantasme. Fermant les yeux, il bascula sa tête vers l'arrière alors qu'elle le faisait pénétrer plus profondément encore, jusqu'à ce qu'il sente les cannelures de sa gorge se resserrer sur sa chair palpitante. Sans qu'il ne contrôle quoi que ce soit, ses doigts s'agrippèrent plus fermement aux boucles sombres, et il l'incita à aller plus vite dans ses mouvements. Un râle satisfait quitta sa gorge alors qu'elle lui prodiguait une fellation intense et plaisante. Il n'aurait jamais cru que l'austère infirmière puisse être si douée dans ce domaine. Comme quoi, il y avait encore beaucoup de choses qu'il ignorait.
Alors que Poppy se plaisait à le goûter, à le sentir trembler et inspirer brusquement, il l'éloigna soudain, la forçant à s'allonger contre la peau de bête avant de s'agenouiller entre ses cuisses. Quand il y passa un doigt inquisiteur, il put constater qu'elle était plus que moite. Leur petit jeu n'avait fait que l'exciter. Il sourit alors d'un air satisfait, avant de se pencher pour embrasser sa poitrine arrogante. Il suçota la pointe de ses tétons durcis, mordillant à peine, avant de laisser ses lèvres descendre, embrassant presque avec ferveur les contours de sa poitrine, laissant sa langue tracer une traînée brûlante jusqu'à son nombril.
Le Serpentard s'y arrêta un instant, embrassant malicieusement sa peau tendre, avant de continuer son chemin. Il évita le triangle de boucles soyeuses, préférant mordiller légèrement la peau tendre de l'intérieur des cuisses de l'infirmière. A chaque halètement, il sentait son sexe pulser, impatient. Mais il prit son temps, et ses doigts préparèrent le passage, l'arrivée de sa langue agile. Il s'attarda d'abord sur sa petite perle, gonflée de désir, la frottant doucement, puis fermement, avant de venir l'aspirer délicatement. Un index s'aventura entre ses lèvres intimes, caressant la peau aussi douce que de la soie, s'insinuant dans les tendres replis pour explorer son intimité humide. Elle s'arqua soudainement contre sa main alors qu'il touchait de la pulpe de son doigt cette petite surface légèrement rugueuse. Il sourit, aspirant de plus belle sa perle gonflée, et réitéra son mouvement.
« Rodolphus, laissa-t-elle échapper dans un soupir, alors que ses mains venaient s'agripper à sa courte crinière sombre. »
Il sourit à nouveau, et il laissa tranquille son clitoris rougi pour venir remplacer son index avec sa langue. Poppy gémit sourdement, et ses hanches se levèrent comme pour aller à la rencontre de la bouche qui embrassait si bien entre ses cuisses. Il la maintint au sol d'une main, et poursuivit ses attentions buccales.
« Rodolphus, je t'en prie, finit-elle par gronder d'une voix sourde. »
Une expression satisfaite sur les traits, le Serpentard cessa sa douce torture, et remonta lentement en embrassant chaque parcelle de sa douce peau claire. Il finit par se positionner entre ses cuisses, et la pénétra d'un seul et long coup de rein. Elle gémit de plus belle, et s'agrippa à ses épaules en lui murmurant des encouragements. Il n'hésita pas plus longtemps, et commença à la pilonner avec toute la force de son désir. Elle entoura ses hanches de ses cuisses fermes, et répondit à ses mouvements avec fougue. Elle y mettait tellement d'entrain qu'il savait qu'il ne tiendrait plus très longtemps. Il était toutefois déterminée à la voir ivre de plaisir avant de se lâcher lui-aussi.
Merci Merlin, il réussit à se contenir quelques minutes de plus, et il eut le privilège de voir l'ancienne Poufsouffle se cambrer sous lui, ouvrant les lèvres dans un cri de jouissance rauque. Il gémit également, et accéléra le rythme pour finalement venir se libérer en elle dans un dernier et puissant coup de rein.
A bout de souffle, les deux amants restèrent enlacés un moment. Ils étaient tellement bien qu'ils finirent par s'endormir de la sorte, d'ailleurs. Couchés sur la peau du Nundu d'Afrique orientale, près de l'âtre éteinte.
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La fin de l'année était arrivée. Les élèves étaient repartis par le Poudlard Express. Certains ne reviendraient pas l'année prochaine, à l'instar de Rodolphus Lestrange. D'autres y mettraient les pieds pour la première fois. Poppy le savait. Après ces deux premières semaines de vacances, toutefois, elle commençait à regretter l'absence du Serpentard. Ils avaient remis le couvert deux fois, avant la fin de l'année. Deux superbes parties de jambes-en-l'air. Sans précautions.
Dans leur fougue, dans leur désir, ils avaient oublié ce sort élémentaire que l'infirmière connaissait pourtant sur le bout des doigts. Et à présent, les conséquences de leur liaison sont arrivées. L'ancienne Poufsouffle était enceinte du Serpentard.
Un hibou avait été envoyé au jeune homme, plus tôt dans la matinée, lorsqu'elle avait appris la nouvelle. Depuis, elle attendait avec anxiété de recevoir de ses nouvelles. Elle ne savait pas comment il allait réagir. Elle ne le connaissait guère après tout. Serait-il en colère ? Triste ? Joyeux ? Violent peut-être ? Elle savait que les grandes familles de sang-pur, comme les Lestrange, toléraient assez mal les relations hors de leur cercle fermé.
Angoissée, l'infirmière faisait les cents pas dans son salon, posant parfois la main sur son ventre encore plat. Et s'il n'était pas content, est-ce qu'elle le garderait ? Ou bien utiliserait-elle cette potion pour avorter ? Elle ne savait pas encore. Elle ne se voyait pas élever un enfant toute seule. Et son travail, à Poudlard ? Non, définitivement, si le Serpentard n'était pas ravi, elle ne garderait pas l'enfant.
Elle en était là de ses préoccupations quand le sortilège d'alarme de sa cheminée se mit en route. Quelqu'un arrivait. Quelques secondes plus tard, elle eut la surprise de voir apparaître un Rodolphus Lestrange tout échevelé.
« Rodolphus ? S'étonna-t-elle en le voyant de la sorte. »
Elle n'eut pas le temps d'en dire plus qu'il la serra contre lui, la muselant d'un baiser fougueux et impérieux.
« Désolé, je ne voulais pas te faire attendre autant. J'ai dû me débarrasser des objections de mes parents, et de cette fiancée qu'ils m'ont choisie. Je les ai tous plantés au pied de l'autel, affirma-t-il, fier comme un paon. »
L'infirmière ne sut que dire. Elle était trop surprise pour réagir.
« J'ai bien réfléchi, et tu m'as manqué, pendant ces deux semaines. Je veux vivre avec toi, et on va élever cet enfant tous les deux, sans tenir compte des souhaits ringards de ma famille, ajouta-t-il en la serrant contre lui. Tu es heureuse ?
— Très. Très heureuse oui, répondit-elle alors que ses lippes s'étiraient en un sourire ravi. »
Et c'est ainsi que Rodolphus Lestrange n'épousa pas Bellatrix Black, que Poppy Pomfresh devint la mère de faux-jumeaux appelés Hector et Venus, et que le Seigneur des Ténèbres fut défait par un petit garçon d'un an. Définitivement défait. Oui oui oui.
Et un nouvel OS, rapidement. J'espère que ça vous a fait sourire :)
Alors, je sais qu'à la base, le générateur dont je me suis inspirée était fait pour se moquer des fic slashs bidons que l'on peut lire, mais... Je me laisse emporter par l'histoire à chaque fois, alors je doute que le résultat soit le même que celui espéré à la base.
Enfin, au moins, ça me fait un entraînement, moi qui espère écrire un jour un roman de ce type (pour adulte hein, pas un recueil de fanfictions héhé). Eh puis ouais, je suis là, à écrire des fanfictions, au lieu de faire avancer mon récit. Je sais.
Bref, bisous
