Chapitre 1 : Les envahisseurs.

Wow !

C'est le seul mot qui m'est venu à l'esprit en voyant toutes les bonnes appréciations qu'a reçu cette nouvelle histoire. Sérieusement, je ne pensais pas que ça aurait autant de succès que cela !

J'ai été plutôt fière de moi en remarquant que plusieurs fois « The Walking Dead » revenait dans vos reviews pour décrire ma fic et ça tombe bien parce que c'est cette super série totalement addictive qui m'a poussé à écrire cette histoire

J'espère juste que je ne décevrais pas tout ce petit monde maintenant ^^

Donc, ce chapitre est un peu spécial parce qu'il ne contiendra aucun Faberry et sera plutôt centré sur Finn…

Je sais, je sais ! Il n'est pas le personnage le plus adoré mais il est essentiel pour mon histoire de développer son parcours et ceux des personnes qui seront avec lui. Donc, il n'y aura aucun Faberry dans ce chapitre mais je vous promets que dans le prochain, il y en aura et je promets aussi que ce sera sans doute le seul chapitre ou il n'y aura que du Finn !

Désolé pour les fautes d'orthographes…

Bonne Lecture.


Quelques heures plus tôt, résidence Hummel-Hudson…

Finn reposa son rasoir sur le rebord du lavabo. Les yeux encore un peu collé par le sommeil, il se passa une main sur sa mâchoire gauche avec un sourire satisfait. Sa mère lui grondait toujours dessus pour avoir oublié de se raser et de ressembler à l'un de ces pauvres gens qui vivaient dans la rue. Il avait toujours un pincement au cœur en repensant à ces gens parce que ça lui faisait penser à Sam aussi. La famille de Sam n'était pas riche, à vrai dire elle était pauvre. Elle vivait dans un motel, aux abords de la ville.

Et dire qu'au début, en voyant Quinn s'engouffrer à répétition dans cette chambre d'hôtel, il avait pensé qu'elle le trompait avec Sam…

Mais ça, c'était de l'histoire ancienne. Un an était passé depuis ce malentendu, il avait quitté Quinn, était sorti avec Rachel, avait plusieurs fois rompu avec elle avant de se remettre avec elle puis ils avaient définitivement rompu il y a trois moins de cela. C'était elle qui avait rompu à vrai dire. Peut-être parce qu'elle s'était rendu compte qu'il n'était pas le meilleur partenaire pour l'avenir prometteur et célèbre qu'elle rêvait depuis toujours d'avoir.

« Finn chérie, tu vas être en retard » cria sa mère au rez-de chaussée.

Finn roula des yeux.

Il en avait marre qu'on l'engueule toujours alors qu'a Kurt, on ne lui disait rien. Et uniquement parce qu'il était gay et qu'il avait besoin, par conséquent de plus de temps. Finn nettoya rapidement le lavabo puis sortit de la salle de bain en sifflotant. Il descendit quatre à quatre les escaliers, ouvrit la porte qui donnait au sous-sol et qui servait de chambre provisoire à Kurt à et à lui-même et descendit le plus silencieusement possible pour éviter de réveiller son demi-frère.

Le jeune homme ne put s'empêcher de sourire en voyant Kurt, le visage à demi-enfoui dans son oreiller, les cheveux ébouriffés, à plat ventre sur le lit et la couverture entremêles dans ses jambes. A ce moment-là, il ne ressemblait plus du tout au Kurt qui mettait trois heures pour se faire une beauté et qui avait des manières de « Lady ».

Il ressemblait à un petit garçon, innocent et vulnérable.

C'était dans ces moments-là que l'instinct protecteur de Finn prenait le dessus. Il se retint d'aller ébouriffer les cheveux de Kurt en sachant que ce dernier crierait au scandale et se dépêcha d'attraper son sac et sa veste letterman dans le noir de la pièce.

Finn remonta et ferma doucement la porte derrière lui avait de rejoindre sa mère et Burt dans la cuisine. Il posa un bisou sur la joue de sa mère et grimaça lorsque Burt lui ébouriffa les cheveux avec un sourire jovial.

« Alors mon garçon, prêt pour une nouvelle journée de lycée ? » ria-t-il en voyant sa tête penaude. Finn haussa les épaules et s'attabla autour de l'îlot de la cuisine avant de croquer dans un pancake chaud, dégoulinant de sirop d'érable. Il gémit de plaisir, la bouche pleine de nourriture. Sa mère cuisinait tellement bien. Celle-ci passa derrière lui et lui caressa tendrement les cheveux.

« Chéri, ce n'est pas pour t'inquiéter mais l'école commence dans un quart d'heure » lui fit-elle remarquer avec un petit sourire.

Finn écarquilla les yeux et s'étouffa avec sa nourriture créant l'hilarité chez Burt et sa mère. Il s'essuya à la va vite la bouche en se relevant rapidement.

« Maman, pourquoi tu m'as pas prévenu avant ? » se plaignit-il en fourrant dans son sac deux pommes et une bouteille d'eau. Cette dernière s'esclaffa de plus belle.

« Ce n'est pas de ma faute si tu ne m'écoutes jamais » rétorqua-t-elle en croisant les bras sur son torse.

Burt lança un regard complice à Finn avant de tourner la page de son journal.

« Désolé, j'étais perdu dans mes pensées » s'excusa le garçon en embrassant sa mère sur la joue. Cette dernière se dégonfla et lui offrit un faible regard réprimandant.

« Tu es toujours perdu dans tes pensées ».

« Eh bien... » commença Finn avant que son regard tombe sur l'horloge « Merde » jura-t-il.

Il n'avait plus que dix minutes.

« Le langage Finn » lui cria sa mère alors qu'il sortait en trombe de la cuisine.

« Désolé maman » dit-il en attrapant ses clés de voiture « A ce soir ! » lança-t-il avant de claquer la porte.

Finn rentra en trombe dans le cours de sciences qui avait commençait il y a cinq minutes. Il rentra sa tête dans ses épaules en voyant le regard sévère de monsieur Spark et trottina le plus discrètement possible jusqu'à sa place.

« Encore un problème de réveil ? » se moqua Artie avec un sourire.

Finn lui fit un sourire penaud et haussa les épaules.

« Non, juste moi et ma manie d'arriver toujours en retard ».

Artie ricana.

Assise devant lui, Mercedes lui lança un regard moqueur.

« Et peut-être aussi ton éternel étourdissement non ? » fit-elle accompagné par le rire étouffé d'Artie.

Piqué au vif, Finn ouvrit la bouche pour répliquer mais un bruit strident s'éleva soudain des hauts parleurs.

C'était l'alarme incendie.

« Ceci n'est pas un exercice, veuillez garder votre calme et écoutez attentivement toutes les instructions que vous donneront vos professeurs. Si vous n'êtes pas accompagnez de superviseur, veuillez vous rabattre sur les plans de secours accrochés dans chaque salle de cours et couloir en suivant attentivement les instructions qui y sont écrites... Ceci n'est pas un exercice, veuillez garder votre calme et- ».

Monsieur Spark frappa plusieurs fois dans ses mains pour rétablir le silence.

Finn avala difficilement sa salive, la gorge nouée. Il avait l'impression que quelque chose de mal allait arriver.

« Laissez vos affaires dans la salle et mettez vous en rang deux par deux s'il vous plaît » leur ordonna-t-il avec un calme surprenant. Finn se leva et se mit derrière le fauteuil roulant d'Artie pour le guider, les murmures ne tardèrent pas à s'élever « Et en silence ! ».

Monsieur Spark ouvrit la porte et… le chaos se déchaîna. Un garçon à l'air hagard se jeta sur lui et lui mordit le cou faisant hurler de douleur leur professeur.

« C'est quoi ce bordel ?! » hurla Finn en reculant précipitamment avec Artie et Mercedes qui s'accrocha à son bras.

D'autres comme le garçon suivirent et se jetèrent sur les élèves les plus proches qui crièrent de douleur. Le sang se mit à gicler de partout, éclaboussant les plans de travail comme les murs d'un blanc immaculé. Les hurlements et les pleurs se mirent à bourdonner dans les oreilles de Finn. Il cligna des yeux, hébété d'un tel spectacle de violence et de barbarie.

« Finn... Finn il faut partir » sanglota Mercedes, les larmes dégoulinants le long de ses joues.

Une cheerleader la bouscula à ce moment-là et il se retourna pour la voir rejoindre un attroupement autour des fenêtres qui donnait sur l'extérieur.

« Il faut les arrêter ! » hurla soudain quelqu'un en frappant avec une chaise un professeur à l'air fou qui avait la moitié de son visage arraché.

Mais il se tenait toujours debout, ne criait pas de douleur et regardait le mec qui venait de crier comme le meilleur hamburger du monde. La cheerleader de tout à l'heure fut soudain tiré en arrière par un de ces psychopathes. Aussitôt, Finn s'élança vers eux et tira la cheerleader vers lui. Celle-ci se redressa en s'accrochant à ses épaules alors que le gars qui l'avait tiré en arrière se relevait en grognant, un bras manquant.

« Oh mon Dieu » sanglota la fille en se cachant derrière Finn, le corps tremblant de peur.

Le jeune homme resta un instant là, pétrifié face à cette chose qui la dévisageait, la bouche ouverte et les dents retroussées.

Finn fut pris de peur en remarquant quelque chose : aucune émotion humaine ne transperçait le regard de la chose. Cette chose n'était pas humaine, du moins elle ne l'était plus.

Elle se traînait vers lui en reniflant avidement, les yeux fixés sur lui. Il n'arrivait plus à bouger, même malgré la main de la fille qui secouait violemment son bras en lui criant quelque chose à l'oreille, il n'y arrivait pas.

Soudain, il vit un une silhouette se dressait au-dessus de la tête de la chose et l'abattre d'un coup sec dessus. Le sang gicla sur le visage de Finn qui trébucha en arrière en hoquetant d'horreur. La chose s'effondra avec un bruit sourd sur le sol et laissa place au jeune homme qui avait crié qu'il fallait les arrêter.

David Karofsky.

« Je crois que j'ai trouvé leur point faible » marmonna ce dernier, l'air hébété.

« Il faut sortir par les fenêtres » fit soudain la cheerleader en tirant Finn par le bras. Le jeune homme écarquilla les yeux en voyant des choses affluer à toute vitesse dans la salle.

« Allez, on a plus le temps ! » cria David en lui empoignant l'autre bras.

« Attendez, Mercedes et Artie ! » protesta Finn en se dégageant.

Il se retourna, le cœur battant à cent à l'heure. Priant pour qu'ils ne leur soient rien arrivés. Il poussa un soupir de soulagement en les retrouvant dans un coin de la pièce, caché derrière un empilement de chaise. Il courut jusqu'à eux, détruit rapidement leur planque sous leur regard terrifié et attrapa la poignet du fauteuil d'Artie pour le faire avancer jusqu'aux fenêtres.

« Mercedes, tu passes d'abord » dit-il en adressant un regard dur à Karofsky qui allait protester. Celui-ci serra les dents et se retourna pour surveiller l'avancée de ces choses qui bataillaient avec les chaises dressaient sur leur chemin.

« Après toi » fit Finn en regardant la fille qu'il avait sauvé.

La cheerleader renifla en essuyant ses larmes et se mit silencieusement derrière Mercedes. Celle-ci siffla de douleur lorsqu'elle se raccrocha au bord de la fenêtre entaillée de verre et fit passer ses jambes de l'autre côté avant de sauter. La cheerleader fit de même avec plus d'agilité et de fermeté dans les muscles sans s'entailler les mains. Finn se tourna ensuite vers Karofsky en lui faisant signe d'y aller. Ce dernier sauta par-dessus la fenêtre sans un regard en arrière.

Finn se tourna alors vers Artie mais soudain un corps le percuta de plein fouet et il bascula au-dessus de la fenêtre en hurlant avant d'atterrir rudement sur la pelouse en poussant un grognement de douleur.

Un autre grognement lui répondit, un grognement inhumain.

Il écarquilla les yeux et eut juste le temps d'écarter sa tête en arrière avant qu'un claquement de dents ne retentisse près de sa gorge. La seconde suivante, le lourd poids sur le lui disparut et il se releva en chancelant pour voir Karofsky balancer avec sa force de plaqueur la chose comme une poupée de chiffon.

Soudain Finn se rappela qu'Artie était toujours dans la salle et leva brusquement la tête vers la fenêtre. Des hurlements de douleur ne tardèrent pas à s'élever.

« ARTIE ! » hurla-t-il en s'élançant à toute vitesse vers le mur.

Il fléchit légèrement les jambes avant de sauter et de se raccrocher au rebord de la fenêtre. Le jeune homme grogna de douleur lorsque ses doigts écorchèrent les bouts de verres. Il fit appel à ses derniers efforts malgré son mal de dos pour se redresser et son sang se glaça en voyant l'attroupement de choses autour du fauteuil d'Artie. L'un d'entre eux se retourna vers lui, le visage bafouillé de sang et lui montra les dents.

Mais Finn ne faisait pas attention à lui, son regard était fixé sur ce qui restait d'Artie Abrams. Un squelette, une touffe de cheveux et quelques bouts de chairs qui n'avaient pas encore été mangé par ces immondes choses inhumaines. Il fut frappé par la douleur, la tristesse et l'horreur comme un camion aurait pu le faire, ses mains lâchèrent et ses pieds frappèrent le sol et il tomba à genoux un poussant un hoquet de douleur.

« Finn ! » s'écria Mercedes en accourant vers lui « Qu'est-ce qui se passe Finn ? Ou est Artie ? Finn ! » hurla-t-elle en le secouant par les épaules, des traînées de larmes sur les joues.

Pas besoin de lui dire. Elle savait déjà. Il lui adressa un regard désespéré et elle plaqua une main sur sa bouche en étouffant ses sanglots.

Artie Abrams était mort.

Ils rejoignirent le parking à pas de loup. Le regard toujours douloureux d'avoir perdue un être cher, Finn se contentait de tenir la main de Mercedes, qui, elle, étouffait ses sanglots de son autre main. Karofsy lui, ne disait mot et se contentait d'abattre ces choses d'un coup d'extincteur lorsqu'elles s'approchaient trop près d'eux. Quant à la cheerleader, elle jouait les éclaireuses en se glissant silencieusement le long des murs ou en se cachant discrètement derrière une poubelle pour voir si la voie était libre avant de revenir en trottinant sans bruit jusqu'à eux.

Se rendre au parking était une mauvaise idée, se rendit compte Finn en voyant une centaine de choses errer sans but à travers les voitures abandonnées.

« Merde » jura doucement Karofsky en se passant furieusement une main sur les cheveux.

« On pourrait contourner le parking » proposa la cheerleader d'une voix douce.

« On se ferait repérer avec ces pleurnichements » grogna Karofsky en désignant d'un signe de tête Mercedes. Finn se redressa aussitôt et plaqua Karofsky contre le mur, le coude appuyé contre sa gorge.

« Fait attention à ce que tu dis, Ok ? » grogna Finn, les yeux écarquillés par l'adrénaline et le visage transperçait toujours par cet air douloureux « On vient de perdre un ami, alors laisses-nous faire notre deuil à notre manière si tu veux pas avoir de problème » siffla-t-il avant de le relâcher. Karofsky serra les mâchoires et frotta son cou en lui lança un regard noir alors que Finn allait entourer les épaules de Mercedes d'un bras. La cheerleader regarda la scène avec perplexité. Kandinsky s'éloigna un peu avant de frapper dans l'herbe avec un grognement.

« Il a raison » renifla après un moment de silence Mercedes « Si on ne fait pas de bruit, on pourrait peut-être avoir une chance de passer ».

« Peut-être mais il aurait dû le demander gentiment » grogna Finn, l'air maussade.

« Écoutez, je ne vous connais pas mais à en ce moment, on est tous en état de choc. Alors si j'étais vous, je serais plus indulgente avec lui, il doit être aussi paniqué que nous et ses paroles ont dépassés ses pensées, c'est tout » fit la cheerleader en haussant les épaules.

Finn la dévisagea silencieusement.

La silhouette fine et musclée, elle était assez grande fille pour une fille avec des cheveux bouclés roux et des yeux bleus clairs. Elle n'arrêtait pas de sautiller sur place, comme si son corps allait menaçait d'exploser d'énergie si elle ne faisait pas quelque chose.

« Comment t'appelles-tu ? » demanda-t-il, la voix rauque.

« Clarisse et vous ? » fit-elle en s'arrêtant de sautiller un instant.

« Elle, c'est Mercedes et moi Finn » répondit-il en frottant doucement l'épaule de son amie qui lui offrit un faible sourire « Alors tu es cheerleader hein ? » reprit-il avec un sourire « Tu dois sûrement connaître Quinn, Santana et Brittany alors ».

Clarisse le regarda avec surprise.

« Bien sûr que je les connais. Ce sont les plus grandes pétasses que je connaisse ! » s'exclama-t-elle avec un air maussade.

Mercedes et Finn grimacèrent.

« Elles ne sont pas si méchantes qu'elles en ont l'air, tu sais » fit Mercedes en se passant une main sur son visage mouillé par ses larmes.

« Lopez m'a enfermée toute une nuit dans les toilettes de ce lycée, Fabray m'a affublé du magnifique surnom 'Sorcière' à cause de mes cheveux et à cause de ça Pierce pleure dès qu'elle me voit en croyant que je vais lui jeter un mauvais sort. Et ça, c'est juste le tiers de ce qu'elles me font vivre » soupira Clarisse en secouant la tête.

« Wouah » fit Finn en haussant les sourcils.

« Hmm... c'est assez difficile de les défendre maintenant qu'on sait tout ça » songea Mercedes.

« Vous êtes leurs amis ? » s'enquit la cheerleader avec une expression mi- choquée, mi- dégoûtée « Comment pouvez-vous même- ».

« Fini la parlotte, on dégage d'ici » fit soudain Kandinsky en accourant vers nous, l'air affolé « Un dizaine de ces connards arrive par ou je reviens, on n'a plus le choix maintenant ».

Finn et Mercedes échangèrent un regard angoissé.

« Vaux mieux qu'on passe derrière les arbres, les poubelles sont trop espacées pour qu'on puisse passer sans se faire repérer. Faites comme moi » leur ordonna Clarisse avant de s'allonger à plat ventre sur le sol.

Les autres firent la même chose et rampèrent lentement jusqu'aux arbres alignés. Clarisse se redressa au troisième arbre et se plaqua dessus en respirant le plus doucement possible. Karofsky la dépassa et se planqua derrière le quatrième, alors que Mercedes se cachait derrière le deuxième et Finn, le premier.

Il jeta un regard derrière l'arbre et regretta aussitôt. Le parking était complètement infesté de ces saletés. Heureusement, il y avait pas de mal de voitures stationnés derrières les arbres ou ils se cachaient et permettaient une meilleure planque. Soudain des grognements proches se firent entendre, il écarquilla les yeux et regarda du coté ou ils avaient rampés pour voir une horde de choses arriver. Il fit volte-face et fit rapidement signe aux autres de se baisser. Finn se laissa glisser et plaqua ses mains contre le sol, les muscles bandés, prêt à se relever pour courir.

« Putain de merde » entendit-il jurer de Karofsky.

Son cœur s'emballa à toute vitesse. Il avait tellement peur que la horde les repère et décide d'en faire leur petit déjeuner.

Tellement peur de devenir comme Artie.

Ses yeux s'embuèrent de larmes à cette dernière pensée et il creusa le sol de ses maigres ongles pour tenter de retenir sa tristesse.

Soudain son portable, calé dans la poche de son letterman se mit à émettre la familière sonnerie « Survival » d'Eminem. Il écarquilla les yeux et fouilla rapidement sa poche pour sortir son portable et voir que c'était Puck qui essayait de l'appeler.

« Éteins ton putain de portable ! » siffla Karofsky, le visage paniqué.

« Trop tard » lâcha Clarisse d'une voix tremblante, les yeux fixés sur quelque chose au-dessus de Finn. Ce dernier se retourna et écarquilla les yeux en voyant la horde changer de direction.

Elle venait droit sur eux.

« COURREZ ! » hurla-t-il en se relevant, lâchant son portable pour attraper Mercedes.

Finn vit Karofsky et Clarisse prendre de l'avance et jura, le souffle court tandis que Mercedes gémissait en jetant de fréquents regards derrière eux.

« Ne regarde pas en arrière, regarde devant toi et cours ! » lui dit-il en accélérant, le bras fermement enroulé autour de la taille de Mercedes pour la faire avancer plus vite. Ils débouchèrent sur la route et ralentirent en voyant le chaos qui y régnait.

Des voitures y étaient abandonnées, à cause des accidents qui avait survenir dans la panique générale, d'autre était juste arrêté et avait les quatre portes ouvertes. Des choses traînaient autour mais pas assez pour les inquiéter. Finn regarda Clarisse cacher derrière un camion qui leur faisait signe de venir.

Mais soudain un vrombissement de voiture les firent sursauter. Mercedes et Finn se retournèrent pour voir une Opel bleue arriver à toute allure sur eux. Ils reculèrent, écarquillant les yeux de frayeur mais la voiture dérapa à quelques mètres et s'arrêta. La porte conductrice s'ouvrit et la tête de Madame Pilsubury en sortit.

« Vite, montez ! » leur cria-t-elle avant de refermer la porte.

Les quatre adolescents s'élancèrent vers la voiture, Finn s'engouffra dans la place passager tandis que Mercedes, Clarisse et Kandinsky s'installaient à l'arrière.

Madame Pilsbury, les vêtements déchirés, les cheveux en batailles et les yeux rougies par les pleurs leur adressa un sourire fatigué, et démarra en trombe.


Premier mort de cette histoire... j'espère que vous ne m'en voulais pas trop d'avoir... écourté la participation d'Artie dans cet fic... Alors vos réactions ?

Le prochain chapitre arrive bientôt !

A la prochaine…

- S