Auteure: Vanilly
Titre: Compte à rebours
Rating: M
Paring: HP/ RW
Warning: Romance .Cette histoire est un slash, ce qui implique des relations homosexuelles masculines. Si cette idée vous choque ou vous rebute, passez votre chemin, Homophobes, s'abstenir !
Disclaimer: Rien n'est à nous, tout à JKR… (Vous connaissez la suite)
Note de l'auteure : En temps et en heure, voilà le chapitre deux ! En espérant qu'il soit à la hauteur …. Bisous.
Chapitre 2
Le cœur qui s'engourdit, une bile acide qui remonte le long de l'œsophage pour envahir la bouche des papillons qui dansent devant ses yeux, avant d'être engloutit par les ténèbres ambiantes. Un dernier appel avant de laisser la douleur l'envahir.
-Harry…..
….
Au terrier, les recherches, c'étaient organisées, mais cela faisait maintenant quatre jours que le jeune homme avait été kidnappé. Les aurors du ministère qui avaient pris la déposition d'Harry, d'Hermione et de Monsieur Wesley ne leur avaient laissé que peu d'espoir.
L'ordre avait été mobilisé mais pour l'instant aucune information n'avait filtré. Molly était prostrée dans un fauteuil, sursautant au moindre bruit, appelant son fils et suppliant Merlin de le lui rendre. Charlie était rentré en urgence de Roumanie. Heureusement que Dobby et Whisky après la mort de Dumbledore avaient décidé de suivre Harry, de ce fait le couple d'elfe s'occupait de la maison.
Hermione et Bill étaient très actifs, organisant les recherches, trouvant des pistes à explorer. La jeune femme était totalement effrayée, Ron, son meilleur ami, elle se refusait à penser qu'elle ne le revenait plus jamais. Mais ce qui la préoccupait aussi était l'état apathique du brun depuis la disparition du roux, il ne bougeait presque plus du fauteuil où l'avait déposé Monsieur Wesley. Il ne parlait plus, ne mangeait que le strict nécessaire et encore. Il avait fallu qu'Hermione et Ginny se mettent en colère pour qu'il aille se laver.
Tous les jours, le même rituel s'instaurait, il se levait aux aurores, passait rapidement sous la douche et s'installait face à la porte. Les traits de son visage se faisaient de plus en plus tirés, son teint devenait cireux et les magnifiques yeux émeraude avaient perdu leur superbe.
Mais brusquement la routine fut brisée. Le brun comme à son habitude ne s'était pas installé à table à l'heure du déjeuner. Pourtant en plein milieu du repas, ils le virent se lever de son siége d'un bon, encore plus pâle.
Hermione se précipita vers lui suivi de prés par Rémus. Quand ils arrivèrent aux côtés du brun celui ci enleva précipitamment son pull et sa chemise.
-Euh Harry, qu'est ce qu'il te prend ? Interrogea Charly qui avait suivi le mouvement.
Le brun répondit à son interrogation en se retournant. La peau dorée de son torse était lacéré de part et d'autre, des hématomes apparaissaient de ci de là.
-Je vous en prie, arrêtez, ne lui faite plus de mal. Murmura t il les yeux en larmes avant de s'évanouir.
….
-Mon chou ? Appela une voix.
Mais outre les frissons qui n'avaient pas arrêté de parcourir le corps fixé en croix que le mur de pierre, aucun mouvement ne laissait penser que le jeune homme ait entendu l'appel. La femme brune passa une main dans les mèches de feu collées par la sueur froide. Elle grimaça avant de secouer sa baguette d'un geste négligeant pour faire apparaître un baquet d'eau glacée.
La vague de froid, envahie jusqu'à l'os le jeune homme déjà frigorifié. Il ouvrit péniblement les yeux, son corps commençait à lâcher. Il ne se battait pas pour survivre, plus vite il passerait de vie à trépas, plus vite il éloignerait ainsi le danger d'Harry.
Mais il n'eut pas le temps de prolonger ses pensées qu'une douleur lancinante lui traversait l'épaule accompagnée d'une insupportable odeur de chair brûlée. Avec peine, il tourna la tête vers son épaule pour constater qu'un tisonnier brûlant, s'était enfoncé dans sa chair. En une seule poussée, il avait traversé son corps de part en part, le métal incandescent colorisait la plaie lui évitant une nouvelle perte de sang.
-Ben mon chou, puisque tu ne veux pas partager tes secrets avec moi, quelqu'un est venu m'aider. Tu veux savoir qui ?
Le jeune homme resta muet encore une fois, la rendant furieuse. Elle ne retint pas ses gestes et le gifla, sa tête craqua sinistrement avant d'heurter le mur l'assommant à moitié.
-Ron !
…..
-Ron !
Harry hurla, s'asseyant sur le lit des larmes brûlantes dévalant ses joues. Il sentit deux bras fins l'encercler et le faire basculer lentement pour enfouir le visage humide dans un haut de pyjama orangé (dernier cadeau de Ron à sa meilleure amie). Le brun se laissa aller :
-Herm, je suis sur de voir ce qu'ils lui font, au mon dieu c'est si horrible ! Il souffre, il souffre tellement !
-Je sais Harry, je sais murmura t elle en lui caressant le dos pour le réconforter.
Vers l'épaule, le tissu était comme imbibé d'une matière. Elle alluma les lumières. Son cri ameuta le reste de la famille Weasley. Le lit était souillé de sang, le brun avait une blessure à l'épaule, il perdait beaucoup de sang. Molly agit rapidement, en moins de cinq minutes elle soigna la blessure.
Durant les soins, le brun baissa la tête n'osant croiser le regard de cette femme, de cette mère. Il était déjà responsable de l'enlèvement de son plus jeune fils et en plus il lui montrait les sévices que les mangemorts lui faisaient subir. Il se sentait tellement honteux, tellement coupable.
Une large main passa dans ses mèches les ébouriffants un peu plus si possible.
-Harry regarde moi ordonna la voix grave de Bill.
Deux émeraudes désespérées se levèrent vers le roux.
-Tu n'y es pour rien. Ron ne voudrait certainement pas que tu te sentes coupable alors que lui se bat pour rester en vie.
Le petit brun hocha piteusement la tête paraissant si frêle, seul assit sur le lit.
-Le problème Bill n'est pas que je me sente coupable. Le problème est : ce qu'ils lui font subir. A ce rythme là, ils vont le tuer chuchota t il. IL FAUT LE TROUVER ! Hurla t il se prenant la tête à deux mains. Puis sans aucun signe avant coureur, il s'évanouit toutes ses forces l'ayant déserté.
A cet instant Molly laissa couler ses larmes. On était bel et bien en train de torturer son bébé. Arthur la prit dans ses bras pour la faire sortir de la chambre orange. Hermione elle grimpa lentement sur le lit, à genoux aux côtés de son meilleur ami. Elle laissa ses mains vagabonder dans les mèches folles, puis elle essuya les sillons de larmes sur les joues creuses du brun.
-Harry chuchota t elle. On va le retrouver. Il le faut ou nous en mourons tous les deux.
-Hermione ! S'écria la voix d'un des jumeaux s'avançant vers elle.
Mais elle esquiva la main en se glissant au plus prête d'Harry. Elle se retourna vers les quatre jeunes hommes roux qui la fixaient avec inquiétude. Elle sourit avec lassitude et souffla :
-Si on prend un peu de chacun de vous on retrouve Ron. Mais pourtant même ensemble vous n'êtes pas lui.
-Hermione ne flanche pas, l'encouragea Charly. Il est encore vivant.
-Hum. Elle hocha la tête. C'est ce moment que choisit le brun profondément endormit pour passer un bras autour de la taille de son amie pour la presser contre lui.
-Ron chuchota t il en posant tendrement sa joue sur la tête d'Hermione.
-Je te le promets. Bientôt se sera Ron qui se trouvera à ma place affirma t elle d'une voix sure.
Les frères Weasley se regardèrent silencieusement. En quelques secondes ils venaient de comprendre le comportement du brun depuis la disparition de leur petit frère. D'un mouvement de tête, Bill les fit sortir, de toutes façons pour cette nuit ils ne pouvaient plus rien faire. D'un même pas, ils descendirent au salon. Charly raviva le feu avec sa baguette. Mais ce fut George qui brisa le silence qui les entourait.
-Si je n'avais pas été dans cette pièce je ne l'aurais jamais cru.
-Moi je comprends plus rien constata Charly en s'installant dans un fauteuil.
-Je crois qu'on s'est tous laissé avoir par les apparences nota Bill pragmatique.
-Hein ?
-Charly ! Soupira l'aîné en souriant moqueusement.
-Bien, jusqu'à présent j'ai toujours pensé qu'Hermione et Ron finiraient ensemble.
-Aux dernières nouvelles, ils étaient même ensemble ! S'exclama Fred.
-Ouaih ben moi il y a peine deux minutes j'aurais mis ma main au feu que Harry était avec Hermione.
-Et finalement, c'est Harry qui est avec Ron alors ? Demanda Charly complètement perdu.
-Non !
Tous les quatre se retournèrent comme un seul homme.
-Gin !
-Ron ne sait rien sourit elle devant l'air étonné de ses frères. Et je suppose même qu'Harry ne connaît pas la portée de ses sentiments.
-Comment ça ? Demandèrent les jumeaux.
-Quand Harry et moi nous nous sommes rapprochés l'année passée, il était sincère, il m'aime mais …
-Il t'aime ou il aime Ron ? Décidément je comprends rien ! S'égosilla Charly.
-Il m'aime reprit la rouquine mais pas de la même façon dont moi je pourrais l'aimer. Il ne s'en rend pas compte, mais il n'a qu'un prénom à la bouche. Il faut toujours que Ron soit dans son champ de vision sinon il est intenable ! En bref je n'étais pas le bon Weasley conclut elle en haussant les épaules. Pour ce qui est des sentiments de Ron, je ne sais pas.
-Pareil, sauf que lui était pleinement conscient de ses sentiments pour Harry.
-Herm chuchota Ginny sachant par expérience la douleur de la brune.
-Ca va Gin, la rassura t elle. J'aime Ron et si j'ai bien tout compris, lui aussi m'aime. Mais c'est un amour spécial. Il est plus qu'un frère, mais nous ne sommes pas amoureux. Nous avons une relation que seul Harry ou peut être toi peuvent comprendre. Nous avons vécu tellement de choses ensemble, un lien puissant nous uni. Mais ce n'est pas un sentiment amoureux…
-Pourtant c'est de l'amour Questionna la voix grave de Rémus.
Hermione se retourna vers la porte pour voir l'homme appuyé nonchalamment sur le cadre de la porte.
-Oui se contenta t elle de répondre. Faisant comprendre ainsi que pour elle le sujet était clos.
-En bref on est encore plus dans la merde que ce qu'on pensait au départ. Récapitula Fred.
-On peut dire ce qu'on veut de Ron, mais la fidélité ça le connaît. Quoi que ces tarés lui fassent, il ne parlera pas. Si on le retrouve pas à temps, ils vont le tuer. Et si Ron meurt ….
-Harry n'y survivra pas termina Rémus.
-Oui approuva Ginny. Il culpabilise beaucoup pour les personnes qui meurent autour de lui. La mort de Ron, il ne s'en remettra jamais. Peut être même se donnera t il la mort acheva t elle sinistrement.
-Bien qui veut du thé ? Demanda Bill dans un soupir.
….
