Nouveau chapitre de mon histoire.
Alors je tenais à vous remercier pour vos commentaires, ça fait plaisir que vous aimiez mon histoire malgré les fautes.
D'ailleurs en parlant de ça, je m'excuse, mais le fait de ne lire que des fics en anglais abaissent le niveau d'orthographe, de grammaire ou même les tournures de phrases, donc il me faut un certain temps de réadaptation.
Donc je vous prierais de venir en message privé si vous avez des commentaires sur des fautes graves dans mon écrit, je serais heureuse d'y remédier!
N'oublions pas que les personnes qui écrivent ici sont généralement des amateurs, j'en fais partie.
Sur ce, je vous souhaite une agréable lecture!
Chapitre 2: Tout va bien
A la première lueur du matin, Severus Rogue alla voir Dumbledore pour lui faire son rapport sur la situation de Potter. Il sillonna les nombreux couloirs de Poudlard jusqu'à arriver devant la fameuse gargouille qui réclamait sans cesse le mot de passe.
Rogue croisa ses bras et souleva un sourcil noir. «bonbon au citron», rien de plus ridicule comme mot de passe. La gargouille sauta sur le côté et un escalier en colimaçon apparut donnant accès au bureau du directeur.
Severus frappa trois fois sur la porte et attendit patiemment que le directeur lui ouvre. Son pied claqua sur la pierre dans l'impatience. Mais qu'est-ce qu'il fabrique bon sang?! Enfin, la porte s'ouvrit dans un grincement et la voix joyeuse d'Albus retentit lui disant d'entrer, ce qu'il fit sans attendre.
Le Maître des Potions marcha rapidement vers le bureau et s'arrêta net, la mine renfrognée.
«J'ai fait ce que vous m'aviez demandé et sans surprise, le garçon va très bien», dit-il. Il n'osa pas rajouter que Potter était pourri gâté et gros comme il se l'était imaginé. Intérieurement, Rogue sourit de sa victoire. Dumbledore fixa Rogue avec une petite lueur malicieuse dans ses yeux bleus, sourire aux lèvres.
«Très bien, merci de vous être déplacé pour Mr Potter», dit-il en se rasseyant plus profondément dans son siège et attendit l'explosion de Severus à venir. Il ne le dirait jamais mais il adorait voir ça.
Rogue pâlit considérablement et son visage se tordit de colère.
«Je l'ai fait pour vous! Pas pour Potter! Et ne me demandez plus jamais d'aller vérifier sur ce sale gosse !», siffla-t-il. Il claqua ses mains sur le bureau d'Albus. S'il avait eu le choix, il ne serait certainement pas allé vérifier ce qu'il savait déjà!
L'aspect comique de Dumbledore mourut tout doucement ainsi que son petit sourire. Il passa lamain sur son visage et se frotta le front.
«Oui je le sais bien. Ce sera tout.» dit-il d'une voix nostalgique.
Severus hocha sèchement la tête puis se retourna et partit le plus vite possible, sa cape noire volante derrière lui d'une façon menaçante. Il n'avait pas du tout apprécié le regard d'Albus à son égard, comme si cette situation était drôle ! Il marmonna dans sa barbe tout le reste du chemin jusqu'à ses quartiers dans les cachots.
Dumbledore attendit que la porte claque pour souffler longuement de déception. Cela lui faisait mal de voir autant de haine de la part de Severus à l'égard du fils de Lily. Il aurait aimé qu'il change d'avis. Au moins Harry était bien et Mme Figg s'inquiétait beaucoup trop pour le garçon.
4 Privet Drive
Harry comptait les secondes qui passaient, il n'avait rien d'autre à faire de toute manière. Depuis qu'il avait exercé sa monstruosité contre l'oncle Vernon, il n'avait plus le droit de sortir du placard. Il n'avait pas mangé depuis 6 jours maintenant et son estomac lui faisait un mal de chien. Mais pour être honnête, son estomac n'était pas le point le plus douloureux de son corps.
Harry se retourna lentement sur le dos, grimaçant durant tout le mouvement. Il serra les dents et se concentra pour ne faire aucun bruit. Son oncle et sa tante étaient devant la télévision. Il ouvrit doucement ses yeux rendus vitreux par la maladie et écouta son cœur battre la chamade dans ses oreilles.
L'oncle Vernon lui avait donné la raclée de sa vie. Il n'arrivait même plus à se souvenir de la dernière fois où il n'avait pas eu mal quelque part, cela remontait tellement longtemps. Son dos était écorché de partout et du sang suintait de ses plaies infectées, une odeur putride se mêlant à l'air de son placard. Son oncle avait de nouveau utilisé la ceinture après 6 mois sans avoir dû la subir.
Harry leva un bras en l'air et plissa les yeux pour essayer de voir sans ses lunettes, désormais brisées. Ses bras étaient couverts d'ecchymoses et de petites longilignes rouges dues aux nombreux coups qu'il avait encaissé ces derniers temps. Son épaule droite lui faisait terriblement mal ainsi que sa cheville droite. C'était Dudley et sa bande de copains qui lui avaient fait ça. L'épaule, c'était la tante Pétunia qui lui avait déboîté à l'aide du balai, une autre fois où il n'avait pas réussi à finir ses nombreuses tâches à temps.
Le petit garçon dans le placard laissa sortir un petit gémissement de sa gorge. Il avait tellement mal qu'il n'arrivait plus à penser correctement. Il tourna la tête vers le mur devant lui et observa avec envie son dessin représentant trois personnages, lui, sa mère et son père. La tante Pétunia lui avait expliqué, à l'âge de 4 ans, que ses parents étaient des monstres comme lui et qu'ils étaient morts dans un accident de voiture.
Le corps d'Harry trembla de façon incontrôlable et ses dents claquèrent entre elles comme s'il avait froid, mais cela était dû à la fièvre qui enflammait peu à peu son corps. Le fait de ne pas avoir mangé et de ne pas avoir reçu les médicaments nécessaires l'affectait peu à peu. C'était à peine s'il avait le droit de sortir pour aller aux toilettes ou recevoir un verre d'eau de temps en temps!
Les pensées floues d'Harry revinrent sur la nuit dernière, quand un homme était entré par effraction dans la maison. Il avait entendu la porte s'ouvrir et les marches grincer au-dessus de lui. Mais ayant été «élevé» par les Dursley, il avait vite appris à ne pas pleurer ni à les déranger le soir! Alors il avait continué d'écouter la personne monter à l'étage, le plus silencieusement possible.
Puis il y avait eu ce grand coup de tonnerre et là il n'avait pu s'empêcher de crier de surprise et de terreur, ne s'attendant absolument pas à ça. Malheureusement pour lui, les Dursley s'étaient réveillés et ils avaient immédiatement pensés que c'était de la faute du monstre… Encore une raclée.
Harry ouvrit ses lèvres gercées et laissa échapper? un souffle faible. Il tenta de se concentrer sur sa respiration sifflante pour ne plus ressentir les autres douleurs. En vain. Il savait très bien qu'il ne pourrait pas tenir encore longtemps comme ça… Sans boire ni manger et encore moins sans médicaments adéquats. La solitude mais aussi la souffrance n'allaient pas tarder à l'avaler.
Une petite larme roula sur sa joue, puis une autre et encore une autre. Il n'arrivait plus à les retenir. Il pleura plus pour la douleur morale que pour la physique, car la douleur physique, il en avait l'habitude. Mais la douleur morale, c'était une autre histoire. Il essayait sans cesse de tout faire correctement, d'être poli, propre et travailleur, mais quoi qu'il fasse, on le détestait !
«Tu n'es qu'un monstre sans valeur! Personne ne t'aime!» La phrase était très souvent répétée par l'oncle Vernon, et Harry savait maintenant qu'elle était vraie.
Il posa une main sur sa bouche pour essayer d'étouffer ses sanglots. Dieu savait que les Dursley détestaient quand il faisait du bruit ! Déjà qu'il n'avait plus le droit à la parole, des larmes seraient encore plus mal vues !
Le grincement du canapé dans la pièce d'à côté retint l'attention d'Harry. Quelqu'un s'était levé ! Son cœur pulsa beaucoup plus rapidement au fur et à mesure qu'il entendait les pas lourds se rapprocher de son placard. Il sursauta presque hors de sa peau quand le verrou de son placard glissa et que la tête rouge de l'oncle Vernon apparut.
«Arrête immédiatement de pleurer! Monstre!», Éructa-t-il.
Les yeux d'Harry s'agrandirent de terreur et sa gorge se dessécha quand il vit son oncle sortir quelque chose de sa poche arrière… Oh non pas encore !
2 jours plus tard…
Les journées étaient longues à Poudlard quand il n'y avait pas d'élèves. Tout était trop silencieux et il n'y avait rien à faire…
Dumbledore marchait tranquillement dans les couloirs vides pour une petite promenade crépusculaire. Il était un peu déçu que Severus, le seul enseignant encore ici, ne soit pas venu avec lui pour parler un peu, il s'ennuyait énormément tout seul. Minerva était censée rentrer de vacances dans une semaine et Mme Pomfresh dans deux, c'était vraiment long.
Il passa par la maison d'Hagrid pour lui faire une petite visite surprise mais le vieil homme découvrit rapidement que le garde-chasse de Poudlard était absent. La note sur la porte disait qu'il avait une urgence dans la forêt interdite. Albus haussa les épaules et reprit sa route jusqu'à son bureau. Il s'approcha de son Phénix, Fumseck, et lui caressa tendrement l'aile.
«Comment allez-vous aujourd'hui mon ami?», demanda-t-il poliment à son oiseau. La créature rouge orangée trilla furieusement et claqua ses ailes entre elles. Il était paniqué. Dumbledore arrêta de le caresser et le regarda avec un froncement de sourcil.
«Que dis-tu?» Il n'arrivait pas à y croire, serait-ce possible?! Soudain, un gros bruit de carillon résonna dans son bureau, la panique s'installa dans les yeux du directeur.
En quelques secondes, Dumbledore courut à sa cheminée et hurla: «Severus! Dans mon bureau immédiatement!»
Cinq bonnes minutes plus tard, un Severus Rogue en colère apparut.
«J'espère que vous avez une bonne raison pour...», commença-t-il. Il n'eût même pas le temps de finir que le directeur lui attrapa les épaules et le secoua frénétiquement.
«Qu'as-tu vue Severus?! Comment était Harry Potter?!», balbutia-t-il le plus rapidement possible, les yeux reflétant son inquiétude immense.
Rogue cacha au mieux sa surprise de voir Dumbledore dans cet état-là et répondit doucement: «Potter va très bien. Je l'ai vu dormir paisiblement dans sa chambre recouverte de jouets.»
Il secoua les épaules pour tenter de retirer les mains du vieux fou. Il n'aimait pas être touché ! Il avait horreur de ça ! De plus, il haïssait qu'on lui crie au visage de la sorte ! Le regard de Dumbledore se perdit dans le néant un instant, la bouche entrouverte.
«Ce n'est pas possible Severus! Vous avez du vous tromper!», renchérit-il en se tournant vers son bureau, dos au Maître des Potions.
Rogue leva un sourcil.
«Et pourquoi cela serait-il impossible, Monsieur le directeur?», dit-il. Bien sûr, sa question dégoulinait de sarcasme. Il dut contrôler ses boucliers d'occlumencie afin de ne pas laisser apparaître sa curiosité et sa surprise au proviseur, cela ne serait pas bon pour lui.
Dumbledore mit un certain temps avant de répondre: «Les protections de sang s'effondrent Severus, le garçon est en train de mourir.» Sa voix sortit dans un léger zézaiement.
Les yeux de Severus s'agrandirent légèrement face à cette révélation. Le garçon? En train de mourir? C'était impossible ! Il avait vu Potter couché paisiblement dans son lit ! Les épaules de Dumbledore tremblèrent sous le choc et Severus pouvait deviner qu'il réfléchissait à un plan d'action.
«Peut-être le garçon a fait une fugue? Qu'il a été renversé par une voiture?», dit-il après un long moment de silence.
Dumbledore se retourna vers Severus, le regard sévère et absolument pas amusé par sa tentative sombre d'humour.
«Je veux que vous retourniez voir le garçon Severus! Peut-être qu'un Mangemort a réussi à enfreindre les protections de sangs…» Ses paroles moururent dans un murmure, ne voulant pas que sa supposition soit vraie.
Severus se pencha en avant et cria d'indignation: «C'est hors de question! J'ai autre chose à faire que de veiller sur Potter!»
Dans un coin éloigné de sa tête, l'homme reconnut que sa façon d'agir était incorrecte et que peut-être - peut-être! - le garçon était-il réellement en danger. C'était aussi le fils de Lily après tout, l'enfant restait précieux.
Dumbledore appuya une main sur son bureau mais ne quitta pas Rogue du regard.
«Nous n'avons pas le choix mon garçon ! C'est la vie d'Harry Potter, le sauveur du monde Sorcier qui est en danger», tenta-il de résonner le Maître des Potions, imperturbable face à cette terrible nouvelle.
En voyant Rogue ouvrir la bouche pour tenter une autre excuse, Albus frappa dupoing sur le bureau.
«Assez ! Il suffit d'aller et de voir ce qui ne va pas ! Fin de la discussion !», hurla-t-il.
Severus cligna rapidement des yeux et referma immédiatement la bouche, impressionner par ce qu'il venait de voir. De toute sa vie en tant qu'étudiant puis adulte, il n'avait jamais entendu parler le directeur avec autant de colère. Même Fumseck avait arrêté de triller face à cette colère des plus rares. Lui qui est habituellement un être joyeux et sage il faisait presque peur ainsi...
Après un combat de regard intense, Rogue finit par hocher lentement la tête puis disparut dans les flammes de la cheminée.
Quartiers de Severus Rogue
Il était tellement en colère après Albus ! Lui donner des ordres comme ça sans aucun respect ! Il avait déjà fait l'effort d'y aller une première fois, il n'avait sûrement pas envie d'y retourner une seconde fois pour y voir un Potter pourri gâté !
Severus grogna et se mit à arpenter son salon devant la cheminée. Le fils Potter, en danger de mort? C'était impossible, vraiment. Il avait vu le garçon de ses propres yeux!
Il s'arrêta un instant et se mit à réfléchir. Les Dursley n'avaient-ils pas eu un fils? Pétunia, la sœur diabolique de Lily, avec un enfant? Serait-il possible qu'il ait vu leur fils à la place de Potter? Quel idiot. Il se frappa mentalement et grogna une nouvelle fois de frustration. Très bien! Il allait immédiatement aller voir Potter.
Il transplana directement au 4 Privet Drive, là où habitaient Pétunia et le garçon Potter. Il était un peu moins de 22 heures et il n'y avait pas de voiture garé sur la place de parking, signe qu'il n'y avait personne. Déjà ça, c'était une mauvaise chose. Si Potter était ici tout seul, les protections de sangsn'étaient plus fonctionnelles. Voilà pourquoi Albus avait été alerté, rien de trop grave pour le moment.
L'homme habillé tout en noir s'approcha du porche et sortit discrètement sa baguette, déverrouillant la porte comme la dernière fois. Il poussa lentement la porte ouverte et entra dans cette horrible maison. Comme la dernière fois, l'horloge murale faisait tic-tac et le robinet de la cuisine laissait tomber quelques gouttes. La seule chose qui avait changé, c'était qu'il n'y avait plus les ronflements incessants à l'étage.
Severus souffla un rapide «Lumos» puis monta les escaliers. Il arriva devant les trois portes et cette fois-ci, il lut les écriteaux dessus. La porte de droite se trouvait être la salle de bain, celle du milieu, la chambre parentale et celle de gauche, la chambre de Dudley. Rogue abaissa doucement sa baguette et se frappa mentalement de s'être fait berner aussi stupidement.
Il vit tout de suite qu'il n'y avait pas non plus de photos de Potter nulle part dans la maison, ce qui était de plus en plus étrange. Rien ne prouvait que le garçon habitait ici. Il cligna des yeux quand il ne trouva aucune autre chambre dans la maison. Où diable était Potter?! Il s'approcha du salon et écouta attentivement.
*Mouvement*
Rogue se tourna rapidement vers la source du bruit, baguette noire pointée dans la direction. Il lança un sort de «Pointe-moi Harry Potter» et suivit la petite lumière jusqu'à la porte duplacard sous l'escalier. Un placard? Vraiment Potter? A vrai dire, il était vraiment confus; que ferait un garçon de 8-9 ans sous l'escalier?
Il fronça les sourcils et posa sa main sur le verrou de la petite porte. Pourquoi était-il enfermer là-dedans? Quelle était donc cette histoire? Severus hésita soudainement à ouvrir cette porte. D'une manière ou d'une autre, il savait que quelque chose n'allait pas ici et que ce qu'il était sur le point de voir le hanterait le reste de sa vie. Il retint sa respiration et d'un coup de baguette, il explosa le verrou et ouvrit la porte. La petite pièce était trop sombre pour y voir correctement l'intérieur, alors il souffla un rapide Lumos et se pencha vers l'intérieur.
Ce qu'il y vit, dépassa toute son imagination.
A suivre …
J'espère que vous avez aimés, n'hésitez pas à laisser un petit commentaire, ça fait toujours très plaisir!
A bientôt, VP
