Alors tout d'abord, je tiens à remercier tout mes reviewers! Tout les retours que j'ai eût ont été positif, ce qui me fait vraiment plaisir, étant donné mes craintes par rapport au style d'écriture, etc...^^

Donc un grand merci à : KatnissLjay; Caroline; Writings of Rawrs; Lilya77 et à la guest qui ne m'a malheureusement pas laissé de nom!

Caroline : je n'avais pas pensé faire de point de vu autre que celui de Peeta, mais ta review ma donné une idée, et il se pourrait bien que je fasse un O.S du point vu de la mère de Peeta, lorsque son fils est dans l'arène... ;)

Bon je vous préviens, ce chapitre n'a pas une grande utilitée, il ne sert qu'à développer un peu le caractère de Peeta, lui créer un univers, la trame n'avance pas vraiment...

Pour ce qui est de la description physique de Peeta, je pense que vous trouverez ca assez redondants, mais il faut savoir que "j'essaye" de faire comme Suzanne Collins (le talent en moin, évidemment^^), c'est à dire que j'aimerai que cette histoire soit compréhensible, MÊME pour les personnes n'ayant pas lu les Hunger Games du point de vue de Katniss (je sais pas si c'est très clair ce que je dis...) donc je dois reprendre tout les éléments de l'univers de Panem, les expliquer etc...

Enfin, pour la scène de la salle de bain et de la chambre, avec ses frères : ces parties sont inspirés de fait réels, donc petite dédicasse à tout les mecs qui ont des frères, des potes, des pères, voir des cousins particulièrement lourd qui font sans arrêts des blagues de m*****, lourdes et grivoises x)

Bonne lecture!

Chapitre 2

Ma préparation pour la Moisson commence par une douche, brève et froide, le District 12 n'ayant que très peu de ressource d'eau chaude. Une fois ma douche achevé, j'en sors, noue une serviette autour de ma taille et entreprend de faire ma toilette et de me brosser les dents. Une fois tout cela finis, je me mets face au miroir et m'observe, me scrute. Je commence par mon visage. Banal, je suis banal. Je dirais même quelconque. Une bouche plutôt bien dessinée, un nez droit, des pommettes assez prononcées, une mâchoire carrée, des cheveux blonds, plutôt court et légèrement ondulés. Mes yeux, eux, par contre, me plaisent. Si les yeux bleus sont courants chez les habitants de la ville du District 12, les miens sont d'un bleu très clair, qui sorte de l'ordinaire. En plus, je sais les utiliser, ayant une palette de regards assez impressionnante, ce dont, je suis, il faut le dire, assez fier. Grâce à eux, je peux faire passer de nombreuses émotions d'un seul regard. Je les aime vraiment bien, mes yeux, ont dirait des saphirs, tant ils captent la lumière. Je souris. J'inspecte mes dents. Droites et blanches. J'ai aussi un beau sourire, et étant d'une humeur presque tout le temps joviale (sauf les jours de Moissons), il apparait pratiquement constamment. Des yeux bleus, et un beau sourire. Je soupire, dépité. Pas de quoi soulever des foules… Je poursuis « l'inspection » de mon propre corps par mes bras et mon torse. Celui-ci, sans être bodybuildé, est bien construit. Je remercie le ciel d'habiter en ville. A la Veine la plupart des enfants sont affamés et squelettiques. Chez moi, si la nourriture n'est pas toujours très fraiche, car nous mangeons les invendus, elle est du moins toujours présente chaque jours, à chaque repas. J'ai les épaules larges et la taille fine. Mes bras sont par contre plutôt développés car je dois soulever de lourds sacs de farines en provenance du Capitole au moins une fois par mois depuis mes 10ans. Mes mains, elles, sont de tailles moyennes : assez puissantes pour faire correctement mon travail de boulanger, mais assez fines pour faire adroitement de la couture et du dessin, trois disciplines dans lesquelles je ne me débrouille, ma fois, pas si mal. Je fais tomber ma serviette et me regarde nu dans le miroir. Mes cuisses sont puissantes, grâce à la pratique de la lutte, sport dans lequel je ne me défends également plutôt bien, puisque seul mon frère Jay m'a battu lors de la compétition qui s'est déroulé l'an passé dans le District 12. Puis je me tourne et souris bêtement. Mon postérieur : rond et ferme. Lui aussi, je l'aime bien, il m'a valu de nombreux compliments de la gente féminine ces derniers temps. Je me regarde dans mon intégralité et mon sourire disparait. Désabusé, je me dis que mes frères ont raison : face aux tributs de carrière venant des districts plus favorisés, je ne ferais vraiment pas le poids.

C'est quand j'ai cette pensé que la porte s'ouvre à la volée et que Jay fait son entrée. Pas surpris de me voir nu comme un vers, il entre dans la salle de bain, ferme la porte derrière lui, et me toise d'un air goguenard :

« T'inquiète Peeta, t'as que 16ans, ca va encore pousser… »

Je vire immédiatement au rouge, lui lance un regard furieux, et ouvre la bouche, dans le but de lui lâcher une remarque cinglante, dont moi seul ai le secret.

Tout de suite, il me coupe la parole.

« Oh Peeta ! C'est seulement de l'humour. Rigole un peu. C'est pas croyable. Chaque année, c'est pareil ! Les jours de Moissons, t'es irritable à un point… C'est inimaginable, on dirait Maman!»

Un silence se fait. Après quelques minutes à le fixer, je chuchote :

« Comment tu fais ?... Pour ne pas avoir peur ? »

Mon frère soupire profondément. Je crois que je l'exaspère :

« Et c'est toi qui est censé être le plus intelligent de nous trois? Toi, qui lis tellement bien dans le cœur des gens, normalement, on dirait que là, t'as de la bouse devant les yeux, frérot ! Evidemment que je suis terrifié ! Et Steve l'était aussi lorsqu'il était encore éligible. Il faut croire que tu n'es pas le seul bon acteur de la famille… »

Un silence se fait à nouveau. Je n'avais jamais pensé que mes frères simulaient leurs décontractions les jours de Moisson. Je lui dis, encore à voix basse :

« Jay… J'ai peur. »

Je vois une lueur de compassion dans ses yeux :

« Je sais… Mais pense aux enfants de la Veine : eux ils peuvent réellement avoir peur ! Leurs noms serons écrit d'innombrable fois avec les tesserae qu'ils ont pris… »

Les tesserae sont un système vraiment horrible en pratique dans notre district. Il s'agit d'échanger de la nourriture, contre une plus grande chance d'éligibilité aux Hunger Games pour la personne qui en prend. Les enfants de la Veine étant affamés, ils en prennent régulièrement. Ainsi, leurs noms sont écrits sur de plus nombreux papiers susceptibles d'être tirés au sort. Venant de la ville, je n'en ai jamais pris. Cette année, mon nom sera inscrit sur 5 bulletins : 1 pour chaque années depuis que je suis éligible. C'est peux. C'est comme ça que mes frères ont fait baisser leurs stresse par le passé lorsque le Moisson arrivait : ils relativisaient. Jay reprend sur un ton plus léger :

« Ce soir, quand tu verras que ce n'est pas toi qui a été tiré au sort, tu as intérêt à fêter l'évènement comme il se doit. » Il me fait un clin d'œil : « Toutes les filles qui te demande de sortir avec elles n'attendent que ça, crois moi ! Alors arrête de les jeter, et amuse toi avec l'une d'elle ce soir! Parce que là tu commence à faire honte à la famille, t'as déjà un an de retard par rapport à Steve et moi. »

Il me donne une grande claque sur le bras. J'hausse les épaules, gêné :

« Elles ne m'intéressent pas. » Et c'est vrai, seule une m'intéresse… Toutes ces filles de la ville, certes jolies et avec qui je m'entends très bien, ne m'attire pas dans ce sens là… Alors je les ai toutes éconduits gentiment, et je suis resté ami avec chacune d'entres elles. Elles n'étaient d'ailleurs pas amoureuses de moi, étant donnés qu'elles se sont toutes, ou presque, rabattus sur mes amis masculins, qui, pour leurs part, n'avaient pas l'air plus dérangés que ça de jouer les bouche-trous…

Mon frères reprend avec, encore et toujours, son éternel sourire goguenard sur le visage :

« Sinon, j'ai entendu dire que le fils du boucher ferait bien de toi son quatre heure. »

C'est à moi de lui mettre un coup de points de poing dans l'épaule. Je réplique :

« Loupé ! Lui non plus ne m'intéresse pas! »

Nous éclatons de rire, et j'ajoute :

« -T'es vraiment bête.

-C'était de l'humour.

-Il est de mauvais goût. », Je lui marmonne.

Nous nous esclaffons encore un peu puis mon frère se dirige vers la porte et me lance :

« Bon je te laisses encore te pomponner. » Il passe devant moi, et je me rends compte que je suis toujours à poil. Je le vois réprimer un sourire. Il pointe du doigt mon entre-jambe et me chuchote à l'oreille : « Ah, au fait, si c'est cela qui t'inquiètes… Avec ce que t'as, tu peux déjà faire des choses merveilleuses… »

Il s'éloigne en rigolant bruyamment et sort de la salle de bain. Je souris encore quelques temps, gêné et cramoisi. Mes frères sont idiots, pas un pour rattraper l'autre. Mais bon… On va dire que je les aime quand même. Revigoré par cette discussion avec Jay, je rattache ma serviette autour de ma taille et me dirige vers ma chambre afin de m'habiller.

Lorsque j'y suis, j'ouvre ma commode et enfile un boxer. Puis j'étudie quels habits je vais mettre. Mes yeux sont tout de suite attiré pas une chemise bleue. C'est Delly qui me l'a offerte pour mon seizième anniversaire. Elle est douce et provient du District 1, qui est spécialisé dans la création d'étoffes et tissus, et de tous les produits de luxe en général. Elle vaut donc très chère. Delly à toujours adorée être bien habillée, et à force, j'ai fini par partagé son goût pour les vêtements. Nous avons donc pris l'habitude, depuis un ou deux ans avec Delly, de nous en offrir de temps à autres, si bien que j'ai dans ma chambre une quantité de beaux habits. Grâce à cela nous sommes considérés, Delly et moi, comme les gravures de mode du lycée du District 12. Mais bon… A quoi bon être bien habillé dans un district où la misère est reine ? Je me sens régulièrement mal de porter tel ou tel pull au lycée en sachant que si je le donnais à un enfant de la Veine, il pourrait se nourrir, lui et sa famille, au moins 3 semaines… Au moins, la Moisson me permet de me sentir moins coupable : tous les adolescents sont bien habillés, car ils veulent faire bonnes impressions aux habitants du Capitole s'ils sont tirés au sort...

Je regarde rapidement ma chambre. Il est vrai que la plupart des choses que je possède sont des cadeaux de Delly : si les vêtements sont quelque chose que je considère comme un hobby, ma véritable passion, c'est la peinture et le dessin. Ainsi, mon bureau recèle de pinceau et crayons, choses valant une petite fortune dans notre district, et évidemment offert par ma meilleure amie. Hormis cela, les cadeaux en ma possession sont des babioles que mes autres amis m'ont offertes à mes différents anniversaires, ainsi que mon unique nounours, que mon père m'a offert pour mes 1ans et qui trône désormais sur une étagère. Mes frères, eux, me font des gâteaux pour célébrer mon anniversaire. Etant gourmand, le fait de ne pas recevoir cadeau « physique » de leur part ne me dérange absolument pas. Quant à ma mère ? Elle ne voit tout simplement pas l'utilité de célébrer tout les ans un jour qui pour elle, d'après ses dires, ne signifient rien d'autre qu'une bouche de trop (pas de plus : de trop) à nourrir, et où elle à extrêmement souffert.

Je passe ma chemise et choisi un jean beige pour aller avec. Je me poste devant un miroir et dégage des mèches de cheveux de mon front. Alors que j'ajuste le col de ma chemise, je souris timidement à mon reflet : au moins, cet habit fait ressortir mes yeux. C'est ce moment que choisissent mes frères pour entrer dans ma chambre, Steve habillé négligemment car il n'est plus éligible, et Jay en caleçon. Evidemment. Chaque années c'est pareil, à la Moisson, il y a toujours quelqu'un pour venir me piquer des habits. Quand ce n'est pas eux, se sont des amis qui se pointent sans prévenir. C'est agaçant.

« Oh dommage, le petit moineau n'est plus de sorti », lance Steve.

Evidemment, je sais de quoi il parle. Furieux, je me tourne vers Jay et le fusille du regard. Celui-ci me regarde innocemment :

« Bah quoi ? J'ai juste dis qu'on n'avait pas encore à faire à un aigle royal… »

Ils éclatent de rire. Je beugle : «Dehors !»

« -Deux secondes…, Me répond Jay en sélectionnant un pull rose pâle, presque blanc.

-J'ai dit : Dehors ! » Je réitère mon ordre et les poussent sans ménagement hors de ma chambre.

C'est bientôt l'heure de partir pour la grande place, où se déroule la Moisson. Ayant promis d'y allé avec Delly, je me dirige vers chez elle. Elle possède une grande maison (pour le District 12), son père étant le médecin du district, et sa mère tenant le magasin de chaussure de la ville. Je toque et elle vient m'ouvrir instantanément. Elle m'attendait, de toute évidence. C'est une jeune et jolie fille blonde aux cheveux bouclés, ayant un sourire quasi permanent sur le visage. Elle possède un corps aux courbes assez marqués, et plutôt avantageuse. Elle porte la robe bleue que je lui ai achetée à son anniversaire, ainsi qu'une ceinture beige pour marquer sa taille. Nous tentons de nous sourire mutuellement, mais le cœur n'y est pas. Comme moi, alors qu'elle a des chances quasi-nulle de participer aux Hunger Games, elle craint énormément le jour de la Moisson. Nous nous observons, silencieux. Nous qui sommes tellement bavard et volubile que cela nous a valu le surnom de « Jacasseurs du District 12 » de la part de nos amis et professeurs, ne parvenons pas à décrocher le moindre mot… Finalement, Delly prends la parole, en tentant de parler sur un ton léger en montrant mes habits du doigt :

« -T'as vu, on est assortis !

-Evidemment, les grands esprits se rencontrent ! » Je lui décoche un sourire, auquel elle répond.

Nous éclatons de rire. Une fois mon calme retrouvé, je lui demande : « On y va ? »

Elle acquiesce doucement. Je lui tends mon petit doigt, qu'elle saisit avec le sien. C'est un geste que nous faisons régulièrement pour nous donner du courage, avant une interro par exemple. Nous nous dirigeons vers la grande place du District 12, le masque de la peur sur nos visages, toujours lié par nos petits doigts, symbole en quelque sorte de notre amitié indéfectible l'un pour l'autre. Approchant de la grande place, automatiquement, nous affichons un grand sourire de façade, comme pour nous protéger. Alors que nous allons nous inscrire sur les bouts de papiers, afin de nous enregistrer pour les Hunger Games, nous continuons de nous tenir la main. Comme nous sommes censés aller avec les personnes ayant le même sexe que nous, nous devons nous séparer. Après un regard lourd de signification, nous lâchons simultanément nos mains. Alors que je me range au milieu des garçons, dont nombreux sont mes amis, je me dis que dans quelques instants, l'un de nous sera le tribut du District 12. J'observe la place dans son intégralité. Dans quelques instants, c'est dans cet endroit que mon destin va peut-être basculer…

Voila, voila, j'espère que ce chapitre est dans la ligné du premier et qu'il vous a plu!

J'ai essayé de faire tranparaitre le manque de confiance qu'à Peeta en lui même, j'espère que ca c'est vu. Pour ce qui est du hobby de Peeta pour les habits, je fais ca pour faire en sorte de développer un lien important avec Portia, quand il sera au Capitole, car je ne pense pas qu'ils aient le même genre de lien que Katniss et Cinna,... Peeta n'ayant pas besoin d'être sans arrêt rassuré comme Katniss. Enfin, j'espère que vous avez aimé le passage entre Delly et Peeta, parce que je m'en suis égalemnt inspiré de ma propre relation avec ma meilleure amie, et en écrivant ca j'ai trouvé ca plutôt mignon^^

N'hésitez pas à me donner votre opinion, laissez des review, j'en ai BESOIN :)

La suite est pour demain ou après-demain, le chapitre étant un peu plus long...