Me revoilà après exactement une semaine, pour la seconde partie !
Je dois vous avouer une chose : à la base, je partais sur un Two-Shoot : séparations / retrouvailles, puis sur un Three-Shoot : séparation / intermédiaire / retrouvailles. Finalement, après de nouvelles idées, beaucoup -trop- d'inspiration et des encouragements, ce sera 4 parties que je vous ferai découvrir chaque semaine, avec, potentiellement, des bonus quand ce sera terminé. J'expliquerai ce point à la fin de cette partie !
Ici, un apperçu de la vie de Mirajane avec son mariage, son apprentissage et son règne. 2 années sont passées, elle est mère, mais n'arrive pas a oublier Grey...
Bonne lecture !
PS : merci a Leila Nox Fleuret pour sa review très sympathique, c'est très agréable d'être suivie ^^
2 années plus tard…
Le temps avait passé… J'étais la fière mère d'un petit garçon d'un an, notre fierté, à son père et moi.
Le royaume était paisible, en dehors de quelques contestations. J'étais devenue une reine sage et respectée, aimée de son peuple et de son mari.
J'avais appris à vivre avec Luxus, et un étrange sentiment s'était installé entre nous. Ce n'était pas de l'amour, nous savions tous les deux qu'il n'y en aurait jamais entre nous. C'était une sorte de respect mutuel, de soutient, d'amitié… Nos relations sexuelles régulières étaient la seule chose qui nous faisait ressembler officiellement à un couple. Je l'embrassais, certes, et partageais sa couche, mais je ne l'aimais pas.
C'était un ami, un confident, qui savais pour Grey et le fait que je ne l'ai jamais oublié. Nous couchions pour avoir un héritier, nous n'obtenions aucun plaisir à le faire, ni lui, ni moi. Il découchait de temps à autre, prenant soin de ne pas mettre une quelconque bourgeoise enceinte, afin de ne pas me porter préjudice.
Nous avions déjà un enfant, et j'en portai un deuxième…
Ma vie n'était finalement pas si terrible. Je l'aurais imaginée aux côtés de mon beau chevalier brun, pas avec ce colosse blond, mais j'avais appris à l'apprécier. A force de temps, de concessions et de promesses, nous nous étions bâtis un avenir un peu ambigu, mais qui nous convenait très bien à tous deux. Nous étions le couple royal, et nous en avions l'apparence.
Je ne voyais que peu mes parents. Je ne les avais pas vraiment reniés, mais leur comportement vis-à-vis de la perte d'Angel et de mon remariage m'avait profondément dégoutée.
Luxus n'était pas d'accord, mais il m'appréciait et acceptait d'écouter mes arguments chaque fois que je lui en donnais. Il accepta également que je ne les tolère plus lors des réceptions privées, se contentant d'inviter mes sœurs. Elles étaient d'ailleurs toutes deux devenues de vraies beautés.
Natsu, le fils Dragneer, était très fier de son épouse, récemment tombée enceinte. Ils vivaient un véritable conte de fée et leur contrée était prospère.
Carla avait grandis, et approchait désormais des 16 ans. Elle avait droit à de très nombreux prétendants, mais, pour le moment, aucun n'intéressait leurs parents. Pas assez riche, pas assez noble, pas assez prestigieux, … Et Carla patientait, en enfant obéissante et bien élevée, dissimulant son impatience d'être mariée et de pouvoir enfin quitter le domicile familial… enfin, familial ? Parental, plutôt…
Nous étions toutes parties de la maison pour nous marier, il n'y avait plus qu'elle, elle et des parents qu'elle détestait depuis qu'elle avait mis à jour leur terrible complot pour me marier. Ce qu'elle me confia bien plus tard, après mon mariage, en pleurs. Elle s'en voulait terriblement, et cela ne fit qu'alimenter la haine que je nourrissais pour mes parents… elle ne devait pas s'en vouloir alors qu'elle avait été, tout comme moi, la victime de leur avarice.
Je n'avais plus revu Grey. J'avais appris, par mes parents, qu'il avait pris du galon et était devenu quelqu'un grâce au mariage. J'étais heureuse pour lui, il pouvait enfin avoir une vie à la hauteur, mais… nous étions à jamais séparés l'un de l'autre.
Je m'étais très vite fais connaitre et respectée en tant qu'une reine juste, loyale et protectrice.
Luxus faisait la guerre, je faisais la paix.
Il détruisait, je réparais.
Mais lorsqu'il partait je ne sais où, c'était à moi de prendre le royaume en main. Armée de mes plus fidèles conseillers, je faisais régner le calme dans le royaume.
Hélas, certaines actions de mon mari avaient causées la désolation dans quelques contrées, plus éloignées que les autres, qui refusaient de se plier à nos règles. Des punitions s'étaient imposées et, très vite, une espèce de résistance se mit en place contre la royauté. Rares étaient les citoyens de Fiore qui s'y rangeaient, ils s'estimaient heureux de notre règne, mais les plus pauvres, ainsi que nos ennemis frontaliers, se liguèrent afin de former des troupes plus que sérieuses.
Les chose devenaient inquiétantes…
Aujourd'hui, Luxus reparait pour une énième croisade, mais, cette fois, cela risquait de très mal finir.
Ils n'y allaient pas pour faire entendre raison à leurs opposants, ils y allaient pour mettre fin à ces oppositions… définitivement.
N'ayant pas revu Grey, et connaissant sa colère envers la colère pour nous avoir séparé, j'avais eu, pendant un long moment, très peur qu'il fasse parti de nos ennemis. Mais il ne mettrai jamais mon règne ou ma vie en péril, j'avais en lui une confiance absolue. J'allais chercher notre fils afin que nous lui luis disions au revoir. Mettre notre fils en première position pour son départ était un geste calculé : je devais lui rappeler ce qu'il avait à perdre, si jamais il ne revenait jamais. Je refusai de perdre mon mari, il n'était pas Grey, mais il comptait quand même beaucoup à mes yeux…
Silver… Je savais que mettre devant lui l'enfant d'un autre pour le pousser à me revenir vivant était cruel, mais il ne s'était jamais douté de rien, ou alors, il ne m'en avait rien dit. Silver avait les cheveux blancs. J'avais eu beaucoup de chances qu'il ne soit pas brun. Mais ses yeux… il avait les yeux de son père, bleus très foncés. Luxus avaient les yeux de couleur ambre, et moi, bleus pâles.
La mère de Luxus avait eu les yeux de cette couleur dans sa jeunesse, alors le médecin de la cours, qui m'avait suivi toute mon enfance, ainsi que la grossesse de ma sœur, avait soutenu que cela avait sauté une génération.
Nous étions les seuls à savoir que Silver n'était pas le fils de Luxus.
L'enfant que je portai était bien de lui, je n'allais pas non plus encore commettre un adultère. Je n'étais pas mariée quand j'ai couché avec Grey, alors ce n'était pas vraiment un adultère, même si j'avais sciemment commit cet acte avant le mariage. J'étais promise à Luxus quand je me suis donnée à Grey.
Lors de sa naissance, j'eu terriblement peur quand je vis ses yeux, peur que Luxus ne comprenne, mais il n'avait encore jamais rencontré Grey. Cette peur fut très vite remplacée par une terrible joie : Silver, en me regardant, me rappelait chaque jour son père. Le regard lumineux, joyeux, aimant…
Il me remplissait de joie et de fierté, chaque fois qu'il accomplissait quelques choses de banal, mais me rappelait également ce que j'avais perdu. Cet enfant, j'aurai dut l'élever avec Grey.
Le pauvre, il m'avait perdu, moi, mais également un fils qu'il ne connaissait même pas. Il ignorait jusqu'à son existence, tandis que le pauvre appelait un autre « papa ». Un, j'espère, je rétablirais la vérité. Il regarderait Grey dans les yeux en l'appelant papa, je me le jure.
Me sentant observée par le peuple, j'embrassais mon mari sur la bouche avec un sourire crispé, inquiet. Il me rendit mon baiser en posant sa main sur mon ventre légèrement bombé, puis pris notre –mon- fils dans ses bras, l'embrassant sur la joue. Ce dernier lâcha un petit rire, inconscient du drame qui se jouait à deux pas de lui.
Puis Luxus parti avec une grande partie de la garde.
Pendant plus de deux mois, je restai au château, inquiète pour mon mari, pour mon peuple, pour mes proches et mon fils. Mais Luxus revint, blessé mais vivant. Il n'avait rien de grave et organisa même un bal le soir même afin de « festoyer en l'honneur de nos morts ».
Ils avaient gagnés, ces barbares avaient été vaincus.
- Ils étaient moins que nous le pensions. Une centaine, maximum. C'est incroyable que si peu d'hommes aient réussis à causer autant de douleur.
- Je suis d'accord, Luxus. J'essaierai de me renseigner, c'est très surprenant qu'ils n'aient été que cela…, lui répondis-je.
Nous nous dirigions alors ensemble vers la salle de bal, main dans la main, couronne sur la tête. Les rideaux se levèrent et nous faisions face à notre peuple en fête, nous félicitant d'avoir mis fin à la menace que représentaient ces hommes. J'aurai voulu danser, mais mon mari était blessé au bras, et j'aurai fait très mauvaise impression si j'avais dansé avec un autre que lui. Une femme dansant avec un autre homme, devant le nez de son mari blessé, aurait peut-être put être accepté si le mari à assez confiance en elle pour le lui permettre, mais en tant que reine, je me dois de montrer l'exemple et de suivre la morale.
Restée assise sur mon trône, mon fils endormi sur les genoux, j'observai la foule danser et festoyer.
Mon mari me jeta un regard ravi : nous formions une famille exemplaire, même si notre couple n'était pas vraiment ce qu'il devrait être, et nous avions vaincu nos ennemis, assurant la paix à notre royaume. Les choses n'auraient pas pu aller mieux pour nous, car, en plus de cela, ma grosses se passait sans accroc. Il est vrai que les dernières grosses de la famille royale ne s'étaient pas passé le mieux du monde…
La mère de Luxus était morte en le mettant au monde, et la femme de son frère Yvan n'avait pas survécu à sa fausse couche. Jenny, la jeune sœur de Luxus, vivait prostrée depuis son fils mort-né, Angel était morte lors d'une fausse couche…
Et ma grossesse de Silver ne s'était pas passée idéalement : touchée par de multiples maladies, j'étais trop faible lors de l'accouchement et une hémorragie manqua de me faire succomber. D'après mon médecin, tout le royaume trembla avec le roi, priant pour ma survie, et celle de notre héritier. Par chance, et grâce à l'intervention des multiples médecins qu'avait fait mandé Luxus, je m'en étais sortie indemne. Alors, autant dire que j'étais extrêmement surveillée pour ma grossesse actuelle !
Un instant plus tard, je me levais et remis mon fils à une dame de chambre, afin qu'elle l'emmène dans son lit. Je promis de passer l'embrasser après le bal, ne voulant pas –ne pouvant pas- quitter ainsi un bal royal donné en l'honneur de notre victoire écrasante d'aujourd'hui.
A ce moment-là, je ne savais pas à quel point cette décision avait sauvé mon fils, et m'en félicitait plus tard. Si je l'avais fait juste un moment après, il ne s'en serait peut-être pas sorti… car juste après le départ de Wendy, ma femme de chambre, les portes de la cour se mirent à tambouriner. Tous les invités se ruèrent les côtés afin de ne pas être écrasés, et les gardes se mirent en formation tout autour de nous afin de nous protéger.
De multiples exposions retentirent tout autour de nous, et des gardes portant des uniformes déchirés et pleins de sang entrèrent, tirant à tout vas sur les convives. L'évènement était retranscris dans tout le pays, c'était un excellent moyen d'affaiblir le royaume que de massacrer la couronne sous ses yeux.
Ils avaient pu voir tout ce qu'il se passait avant d'attaquer, aucun doute qu'ils suivaient également le bal à travers les lacrima-visions. Dans ce cas, pourquoi avoir attendu le départ de Silver pour attaquer ?
Etait-ce une simple coïncidence, une erreur d'organisation, ou un choix volontaire ? Je n'eus pas le temps de me poser plus de questions : nous nous redressions fièrement face aux malfrats, qui ne cessaient d'arriver par toutes les entrées. Les invités étaient pour la plupart partis, mais certains étaient coincés dans la salle, ou souhaitaient rester pour nous.
Je vis nos ennemis lever leurs armes, Luxus se précipita sur moi pour me protéger de son corps, et les coups retentirent. Je sentis les balles s'enfoncer dans nos corps aussi bien que la douleur qui suivi. Nous nous effondrions au sol, inconscients, sous les cris de notre peuple et les hurlements de joie des rebelles.
Pendant près de trois semaines, le royaume resta dans l'attente d'une quelconque nouvelle sur l'état du couple royal. Leur état était tenu secret, mais les seuls médecins questionnés ne furent guère optimistes : s'ils n'étaient pas morts, ils se seraient bientôt. Les pronostics vitaux étaient vraiment mauvais, si bien que les proches eurent le droit de rentrer au château pour avoir de leurs nouvelles, ce qui était précédemment interdit.
D'après la plupart des journaux, le but de ces malfrats était de massacrer le roi et la reine, ne laissant que le jeune Silver pour gouverner. Jeune et manipulable, ils auraient pu en faire ce qu'ils voulaient, empêchant ainsi le royaume de sombrer totalement et en prenant le contrôle.
Mais ils avaient été repoussés le soir même, des garnisons complètes de soldats arrivant des quatre coins du royaume à toute vitesse. Les médecins se jetèrent au chevet des deux blessés, les isolants dans des chambres médicales extrêmement sécurisées.
Le Royaume allait mal. Le peuple avait peur, peur d'être envahis, peur de perdre le couple royal, et de voir l'oncle fou du roi arriver au pouvoir.
Mais, dans l'un des duchés les plus puissants de pays, un homme avait peur plus que les autres. Grey Fulbuster n'avait pas raté une miette de l'avancée de celle qu'il aimait…
Lorsqu'il avait dut la laisser partir, la quitter, pour qu'elle vive la vie qui lui était prédestinée, une partie de son cœur était resté avec elle… Il avait déjà aimé, bien avant elle.
Une seule personne, presque aussi sincèrement que Mirajane. Il était encore jeune quand il rencontra Mira, à peine 18 ans. Mais quand il avait rencontré Jubia, il était encore plus jeune.
Il ne se souvenait pas de son âge exact, surement 16 ans. Il l'avait rencontrée en travaillant, quand il n'avait pas encore rejoint le duché des Strauss –qu'il avait rejoint après et à cause de sa peine de cœur- et travaillait comme homme à tout faire. Elle était, comme lui, de Célestia, et connaissait sa famille. Son père les conseillait beaucoup pour la gestion du territoire.
Oui, Jubia Lobster était, comme Mirajane, la fille des dirigeants du duché dans lequel ils vivaient. Ils s'aimaient, mais avaient été séparés lorsque, à un bal, elle avait rencontré son fiancé. Il était jeune, riche, beau, et proche de la couronne. Léon. Qui, après ce jour, devint son ennemi principal. C'était une arriviste, qui était prête à tout pour obtenir plus, et elle s'imagina atteindre la couronne par son mari, alors elle l'abandonna. Quand il rencontra Mirajane, il ressentit les mêmes sentiments, et en eu peur : il ne voulait pas vivre, une seconde fois, une telle déception. Il comprit vite qu'elle n'était pas de ceux qui profitaient des gens. Cette fois, ses parents brisèrent ses rêves.
Pourtant, il ne rata pas une miette de son ascension sociale…
Lorsqu'il avait appris qu'elle était enceinte, il avait senti des serres déchiqueter son cœur, mais également une joie sans pareille pour Mirajane. Quel plus beau cadeau pour une femme que d'enfanter ?
Il avait tremblé avec le reste du pays lorsque le roi annonça que sa femme allait mal.
Son état empirant, il eut même envie d'aller la rejoindre pour la soutenir, mais la reine aurait été lynchée par tous ensuite.
Alors il tint à sa place, priant tous les dieux qu'il connaissait, y croyant ou non, pour que sa belle survive. Il connaissait la malédiction de la famille Draer, qui avait été très récemment mise à nue : toutes les femmes de cette famille perdaient ou la vie, ou la raison, lors de leur grossesse.
Étrangement, en dehors des maladies contractées à cause de son état de santé fragile, elle survécu. Peut-être parce qu'elle n'était une Draer que par le mariage, même si son fils en avait du sang… Il continua à vivre, suivant son parcours avec intérêt, refusant et rejetant la plupart des mariages que sa famille lui proposait.
Sa sœur étant déjà très bien placée, il n'avait pas besoin de trouver une fille de bonne famille pour le salut de la sienne, alors il restait le célibataire le plus en vue de son duché. Oui, son duché, parce que sa sœur avait épousé l'héritier principal de la famille Fernandez, qui vivait un peu à l'écart des duchés principaux. Erza s'était mariée peu après Mirajane, et, par chance, c'était un mariage d'amour. Jellal Fernandez était fou d'elle et la comblait par tous les moyens possibles…
Il tenu plus de deux ans, mais ses parents devenaient insistants. Mira était mariée depuis plusieurs années, et avait un enfant en bas-âge. Son histoire n'était pas sincère, mais elle était sérieuse, alors il devait se faire une raison. Un jour, il vint voir ses parents, attablés avec Erza et leur belle famille, et se décida.
- Père, mère, Erza… J'ai pris une décision, difficile mais réfléchie, et mon choix est fait. Je vous laissez me trouver une prétendante, j'épouserai qui vous souhaiterez…
Nul n'est besoin de vous expliquer la joie immense de leurs parents, mais le regard empli de tristesse de sa sœur ainée. Elle savait qu'il aimait la reine plus que sa propre vie, et que jamais il ne parviendrait à l'oublier, ou en aimer une autre autant qu'il l'aimait, elle…
Ce fut très peu de temps après, peut-être quelques semaines, que la catastrophe eu lieu. Ses parents lui cherchaient toujours une future femme, alors ils allaient de maisons en maisons, de duchés en duchés, afin de discuter des termes d'un futur mariage.
Leur famille était noble, et, grâce aux Fernandez, étaient rattachés à un des plus grands duchés du pays, alors l'affaire ne fut pas bien difficile, mais il y eu bientôt trop de prétendantes, que le père entreprit de trier. Sa sœur s'était rendue au bal royal donné en l'honneur du retour et de la victoire du roi, avec son mari, Jellal. Lorsque le roi était revenu vivant, Grey n'avait pu s'empêcher de ressentir de la déception… désormais, il était tout ce qui l'empêchait de retrouver l'amour de sa vie.
Il regardait la lacrima, comme chaque fois que la reine faisait une apparition publique, pour pouvoir l'admirer plus que de raison. Une fois de plus, il vit le petit Silver, qui le passionnait tant. En effet, le bambin avait les mêmes yeux que lui, et Grey était empli de questions à son sujet… était-il le père de cet adorable enfant ?
Son unique nuit avec Mira aurait-elle été plus efficace que toutes celles qu'elle avait passées en compagnie de son mari ? Il l'espérait sincèrement, mais n'osait y croire vraiment. L'explication des médecins était claire et réaliste, même si lui et sa sœur cherchait à comprendre la nature de tels yeux. Ils étaient la marque des Fulbuster après tout…
Lorsque la femme qui hantait ses rêves fit son apparition, en compagnie de son mari et son fils, des larmes emplirent ses yeux. Elle était encore plus belle qu'avant, si c'était possible…
Son amour à lui n'avait fait que croître durant tout ce temps, et il lui était terriblement difficile de l'ignorer encore. Elle resta malgré tout assise, et, comme les lacrima-visions bougeaient beaucoup, il ne put passer toute la soirée à l'admirer. Par contre, il vit de nombreuses fois sa sœur et son beau-frère dansants joyeusement, heureux. Sa sœur s'en voulait terriblement de ne pas avoir épousé Jellal plus tôt, permettant à Grey d'acquérir le rang nécessaire pour demander la main de Mirajane à sa famille tyrannique…
Il entendit alors, via la lacrima, une série d'explosions, des bruits sourds, des cris, …
Il vit, par les fenêtres, des silhouettes armées sans uniformes courir vers la porte, qui tremblait sous la violence des coups externes. Les invités se plaquèrent contre les murs, les soldats prirent leurs armes en main, prêts à tirer sur les assaillants. Grey vit Jellal tirer Grey vers les tribunes arrières, éloignés de la menace. Des centaines de faux soldats entrèrent alors par toutes les issues, tirant au hasard, massacrant les invités, impitoyables. Alors, au grand désespoir de Grey, ils se tournèrent vers le Roi et la Reine, fusils en main.
Les cinq plus proches pointèrent leurs armes sur le couple royal, tandis que les autres visaient les lacrima. Les futurs meurtriers tirèrent, Luxus se positionna devant Mirajane, et ils s'effondrèrent au sol, suffoquant de douleur.
Grey poussa un hurlement de rage depuis sa chambre, désespéré. Il vit, du coin de l'œil, à travers ses larmes, sa sœur essayer de courir vers la reine mourante, Jellal l'en empêcher, puis les lacrimas furent brisées, après les acclamations joyeuses des tireurs.
Très peu de temps après, terrifiés mais indemnes, Erza et Jellal rentrèrent. La jeune femme se précipita dans les bras de son frère en larmes, et ils restèrent ainsi un moment. Enfin, la jeune femme se détacha, et Grey échangea avec son beau-frère une poignée de main virile, pour le remercier de l'avoir protégée. Enfin, il posa la question qui lui brûlait la langue.
- Comment… vous pensez que le roi et la reine vont s'en sortir ?, demanda-t-il d'une voix tremblante
Connaissant ses sentiments, Erza lui prit doucement la main, et Jellal soupira
- Honnêtement… les balles étaient chirurgicales. Le roi a essayé de sauver sa femme, mais vu son état, je pense qu'il n'a pas été assez rapide. Moins que les balles en tout cas. Je pense que… le petit prince va devoir monter très tôt sur le trône…
Le cœur de Grey s'emplit de douleur et il resta plusieurs jours enfermé dans sa chambre, sans que ses parents ne comprennent la raison de sa souffrance.
Trois semaines s'écoulèrent sans que personnes n'obtienne de nouvelles au sujet du couple royal. Silver avait été confié aux Dragneer, sous les bons soins de sa tante Lissana, et la garde y avait été fortement renforcée. Mais personne ne savait si Mirajane et Luxus allaient s'en sortir, ni même s'ils étaient toujours en vie.
Le dernier jour de la troisième semaine, les choses avancèrent…
Impressions, critiques, questions ? Je prend tout !
Qu'en avez vous pensé ? Avez vous aimé le PDV de Grey, en retrait de celui de Mirajane, ou bien préférez vous le PDV de Mirajane uniquement ?
Que pensez vous de ma manie à passer sur des faits en les décrivant de loin, sans les "vivre" ? C'est pour aller plus vite, car, il ne faut pas l'oublier, mes parties sont limités, 4 c'est déjà trop. Je ne dois pas m'éloigner du sujet principal, alors je survole certains événements...
Pour vous parler un peu des "Bonus" : cette idée m'est venue en me disant que c'était vraiment dommage de ne faire que survoler certains événements... J'ai pensé alors, potentiellement, faire des mini OS, des drabble, sur ces différents passage, plus ou moins importants. Comme, par exemple, des extraits de la vie d'Angel ou de Mira en tant que reines, comment Lissana a t-elle vécu ses fiançailles avec Natsu, comment Erza a t-elle rencontré Jellal, la première fois de Mira et Grey, la naissance de Silver, ... J'ai beaucoup d'idées, qui se présenteront sans doute sous la forme d'un recueil d'OS / drabbles. Donnez moi vos avis, et même vos propositions (si vous voulez en priorité un drabble plutôt qu'un autre...)
Bisous et à la semaine prochaine !
