Hi, everybody !

Comment ça va, à la maison ? Bon, vous avez été trop mignons avec vos reviews, alors j'ai décidé de prendre un moment et d'écrire et d'encore écrire la suite d'une fic qui va virer à l'obsession avant la fin de la fin de la fin. Enfin bref. Je vous dis tout de suite : Je n'ai aucune idée de comment cette fiction va finir. Je n'ai même pas vraiment de scénario. Si ça part trop en cacahuètes, aidez moi !

Bon, et puis en soi, ça me fait trop bizarre d'être un vendredi soir un mercredi soir. Vous comprenez ? Comment ça non ? Mais... Si... Je veux dire... Je suis en week end, quoi. Comment ça, on s'en fout ? Bande d'ingrats.

Nisash : Contente que tu aimes, j'ai adoré l'écrire, littéralement.

Ewa : Oui, ça durera mais peut-être pas dans le sens que tu veux. On verra bien, mais moi je vais m'éclater !

Voilà, rien de particulier à écrire.

Bonne lecture !

Bouy'.


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L'Ankou Malefoy... Il avait oublié ses lunettes au fond de son sac et ses cheveux étaient soigneusement attachés dans son dos. Ses cheveux. Il n'y avait rien d'autre qui ait plus d'importance que ses cheveux sur cette terre. Il tuerait pour ses cheveux. Personne ne touchait à ses cheveux, personne. Il disait que c'était son dernier point commun avec son père, que l'histoire des Malefoy était contenue dans ce paquet de poils et il psychotait dès que des ciseaux apparaissaient dans son champs de vision.

Pourtant personne n'irait se moquer de lui. Jamais. Tout simplement parce que Malfoy et Potter, à eux deux, avaient les moyens de vous faire regretter le jour de votre naissance. Eux, on ignorait encore pourquoi ils n'avaient pas fini à Serpentard en première année. Ils étaient des connards de première catégorie. Du genre à rester dans l'ombre, à attendre le moindre faux pas de leurs cibles. De véritables enfoirés. Alors quand on voyait le duo rassemblé, on déglutissait et on s'écartait. Prestement.

Une seule faiblesse. Une seule ouverture et ils arrivaient pour vous saigner à blanc. Mais toujours avec ce sourire dérangeant et cet humour potache. Parce qu'ils ont beau être des enfoirés, ils étaient sympas. Et c'était ça le pire. Ils vous empêchaient littéralement de les détester. La poufsouffle soupira et s'écarta. Comme les autres.

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Le professeur n'était pas encore arrivé quand il arriva en classe. Albus l'attendait déjà à sa place, le regard inhabituellement noir. Pour dire, il avait même tiré sa baguette, l'air de peser le pour et le contre. Et la cause se révéla dès que Scorpius glissa une fesse sur la chaise.

"Salut la Pédale !"

Scorpius toussa. S'il ne se la fermait pas très vite, Potter Junior allait craquer. Il faisait même preuve d'un self contrôle plus qu'admirable vu comment le sang battait ses tempes. -Détail troublant, c'était exactement la même veine qui palpitait chez son frère quand il allait se jeter sur quelqu'un.-

"Je disais à ton petit copain là, que vous avez quand même du culot de demander à de vrais hommes de vous respecter. Sérieux, vous croyez quoi ? On va pas laisser des tapettes faire la loi."

Hum... Le Serdaigle était moins agacé qu'intrigué. Est-ce-que cet imbécile était suicidaire ou s'imaginait-il juste qu'au vu de leur prétendue sexualité révélée, ils allaient d'un coup fondre en larmes et partir se cacher ? Eux ?

"Franchement, je comprends pas les gens comme vous. Vous avez bien caché votre... Problème. En même temps, vous aviez raison, sinon on vous aurait forcément craché à la gueule plus tôt."

Ok. Il n'y avait plus un bruit dans la salle et rien, non mais vraiment rien, n'empêchera à ce Serpentard de se manger ses dents. Les deux amis se toisèrent, firent un discret signe de tête.

"Quoi, de la connivence entre folles, maintenant ? Vous répon..."

Et ce fut à cet instant précis que le premier sort le toucha. Le deuxième suivit peu après et le gamin était au sol avant d'avoir assimilé le choc. Albus et Scorpius se dressèrent face à lui, baguettes aux poings et un affreux sourire aux lèvres. L'autre déglutit. Il allait comprendre sa douleur.

"Stupéfix !"

"Wingard..."

"POTTER, MALEFOOOOOOOOOOOOY !"

Les deux se regardèrent. Merde. Un regard derrière eux montra une Minerva McGonnagal apparemment atteinte de rage vu la bave qui ornait son menton. Oups.

"CASSONS NOUS !"

"VOUS N'AVEZ PAS INTÉRÊT !"

Trop tard. Plantant là baguettes, dignité et courage -inexistant, par ailleurs-, nos deux héros se carapatèrent à toute vitesse, en poussant quelques hurlements censés faire s'écarter les gens et en agitant les bras comme des moulins à vent. Leur directrice allait les tuer.

"ICI !"

"CAUSE TOUJOURS, VIEILLE BIQUE !"

"MALEFOY !"

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Ils vont se faire tuer. Ils vont se faire tuer. Ils vont se faire tuer. Ils vont se faire tuer. Ils vont se faire tuer.

"On va se faire tuer. On va se faire tuer. On va se faire tuer. On va se faire tuer."

"Ta gueule Malefoy, j'arrive à rien."

Scorpius ouvrit une nouvelle fois la bouche -pour protester cette fois-ci- quand Potter se redressa avec un jappement de joie, percutant violemment le nez de son meilleur ami au passage.

"AÏE !"

Oui bah, il avait pas à regarder par dessus son épaule, il détestait ça.

"Putain, l'enfoiré, il m'a cassé le neeeeeez !"

"Langage, Malefoy !"

Scorpius fit la grimace et marmonna encore quelques mots que son ami fit mine de ne pas avoir compris.

"Regarde moi ça, Scorp' !" il exulta en ouvrant grand la porte du coffre fort. "On est sauvés !"

Le blond jeta donc un coup d'oeil à l'intérieur avant de pâlir considérablement. Il le savait, ils étaient foutus.

"Potter... Juste pour être sûrs... Ce sont des bonbons ?"

"Oui !"

Le sourire colgate, version Albus.

"Potter."

Le ton était mortellement sérieux, signe de l'énervement du placide Scorpius.

"Potter, on a des bonbons. On a juste des bonbons pour survivre à un siège tenu par une directrice bien trop vieille pour encore exercer. Des bonbons. Pas d'armes de destruction massive, pas de sortilèges, rien. Des bonbons."

"Ouais..."

"ET C'EST POUR CES PUTAINS DE BONBONS QUE JE VIENS DE RISQUER MA PEAU ?"

"Mais des bonbons à la pomme !"

Le regard sans équivoque de son vis à vis indiquait bien qu'il en avait strictement rien à faire.

"Potter, juste que ce soit clair. On est dans la salle sur demande. On est coincés là parce que si jamais on met un orteil dehors, McGonnagal nous chope et nous fait regretter d'avoir un jour voulu voir comment c'était à l'extérieur de l'utérus de notre mère. "Albus grimaça. Il n'avait pas envie de penser aux organes génitaux de sa maman. "Mais pourtant, en toute connaissance de cause, tu m'as convaincu d'aller te chercher ce coffre fort, au péril de ma vie. Tu as dis que son contenu pourrait nous être utile. Très utile même. Moi, comme un imbécile, je te crois. J'y vais. Je risque ma vie. J'ai du semer l'autre folle au moins une bonne douzaine de fois. Et quand je reviens, tu passes dix minutes à forcer la serrure. Pour des bonbons ?"

"A LA POMME !"

Bon techniquement, les nerfs du Serdaigle ont lâché. Il avait déjà du mal à ne pas laisser sortir la bordée de jurons qui lui encombrait la bouche, on ne peut donc pas lui tenir rigueur du fait qu'il se soit jeté sur le rouquin pour lui faire avaler ses dents. Pas de baguette, pas de sorts, juste un poing qui s'abat sur un visage trop souriant avec une telle violence qu'il lui en déchausse une molaire. Albus fut plaqué au sol par le poids vengeur de son meilleur ami et fut immobilisé avec une facilité déconcertante. Dire que c'était lui le plus musclé des deux...

Quoiqu'il en soit, Scorpius se figea en le voyant ainsi, abandonné à sa violence et ils restèrent un moment immobiles, partageant un souffle court et un coeur qui bat. Partageant un regard troublé et un besoin lancinant. Et puis Scorpius libéra un poignet. Albus ne bougea pas, les yeux verts soutenant les yeux gris avec un sérieux inhabituel. Et sans même y réfléchir, Scorpius caressa un instant la joue rosée. Et les lèvres. Les lèvres pleines, rougies, brûlantes et oh combien désirables. Lèvres qui s'entrouvrirent avec un soupir d'aise. Et Albus... Lui arracha littéralement la main.

...

AÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏE ! Mais il était malade ce mec ! Scorpius ravala son cri en tirant sur ses doigts comme un forcené. Lâche ça, lâche ça on a dit ! Et lorsque,dans un couinement viril, il réussit enfin à se libérer, ce fut pour voir s'étirer un sourire sinistre sur les lèvres qu'il admirait y a pas cinq minutes.

"Un partout, balle au centre."

Il l'a mordu. Il l'a mordu. Le Serdaigle prit une grande inspiration, histoire de pouvoir l'agonir d'injures sans s'étouffer au passage. Potter lui fit son sourire le plus suffisant. Le sang allait couler ce soir, tout le clamait. Scorpius se craqua la nuque quand Albus cracha un glaviot ensanglanté. La bataille allait commenc...

"MALEFOY, POTTER, RENDEZ-VOUS, VOUS ÊTES CERNES !"

L'Ankou en tomba littéralement sur le cul. Son coeur venait de s'arrêter, il en mettrait sa main à couper. Il entendait plus son coeur battre, bordel ! Potter était à peine en meilleur état, la main sur la poitrine et le souffle coupé. Ils l'attendaient pas, celle là...

"SORTEZ LES MAINS EN ÉVIDENCE ET IL NE VOUS SERA FAIT AUCUN MAL !"

Elle s'était crue dans une série policière ou quoi ? Les deux garçons se regardèrent encore un instant, silencieux.

"Bon." finit par déclarer Albus. "Puisqu'on est coincés dans cette salle pour un petit moment encore, laisse moi manger mes bonbons et réfléchir à un plan."

"Ca pourra pas être pire de toute façon." soupira Scorpius.

Oh, comme il se trompait ! Et oh, comme il l'ignorait !

o.O.o

Rose inspira. Expira. Elle plissa étroitement les paupières, fronça une fois ou deux son nez, s'attirant les regards inquiets des Serpentards autour d'elle. Puis, elle braqua des yeux tout simplement terrifiants sur son interlocuteur :

"Répète ce que tu viens de dire. Lentement."

L'autre déglutit. La chaise était un peu dure ou c'était lui ?

"La cible... A intercepté le Caméléon. Il est... En semble... Amoureux ? Du Caméléon."

"Où est l'intéressée ?"

Toujours cette voix. Calme. Professionnelle presque. Et avec ce petit tremblement annonciateur de tempête.

"A l'infirmerie."

"Oh."

Bien. Et pourquoi, si c'est pas trop demander ? Son regard se fit si acéré que l'autre manqua de prendre ses jambes à son cou. Avec un courage presque gryffondorien, il resta là, les fesses soudées à sa chaise.

"Il semblerait que le Caméléon ait la baguette un peu trop sensible."

Oh. Bien, bien, bien. Il doit y avoir une explication totalement logique. Il fallait que James Potter note la présence du Caméléon. Pire, il fallait qu'il en tombe amoureux. Il y a forcément une explication logique au fait que l'imperturbable Caméléon ait pété un plomb et l'ait envoyé à l'infirmerie. En réalité, elle ne voulait même pas savoir ce que son imbécile de cousin avait fait pour la mener à de telles extrémités.

Albus et Scorpius devaient être encore en train de cavaler dans tout le château, poursuivis par une directrice en furie et Rosie senti quelque part que la situation commençait à lui échapper. Merde. Elle soupira, oubliant un instant le sorcier mal à l'aise en face d'elle.
Puisqu'elle ne pouvait plus compter que sur elle même, elle allait devoir sans doute rendre une petite visite de "courtoisie" à son cousin préféré.

o.O.o

"Je t'aime."

Le Caméléon tourna vers le Gryffondor un regard inexpressif. On parlait d'une professionnelle, capable de contrôler la moindre de ses émotions. Le... L'accident de tout à l'heure ne devait en aucun cas se répéter. On parlait d'une professionnelle, une espionne. Si elle était le bras droit de Weasley, c'était pas pour rien.

...

"Qu'est ce que vous fichez dans mon lit ?"

"Je t'aime !"

Et James lança son regard le plus énamouré, celui qu'il a surnommé dans sa tête "le piège à nana". Elle, elle cligna des yeux devant l'air résolument con de son vis à vis.

"Sortez de mon lit."

Pourquoi, mais pourquoi avait-il fallut qu'elle soit une telle quiche en sortilèges ? Hein ? On peut lui dire ? Parce qu'elle ne comprenait plus. Elle était en sixième année et elle était incapable d'envoyer quelqu'un à l'infirmerie sans l'accompagner.

"JE T'AIME !"

Le tranchant de sa main s'abattit sur la carotide du garçon, lui coupant le souffle juste assez pour qu'elle puisse articuler, violente :

"De. Hors."

James déglutit, mal à l'aise. Apparemment, elle avait l'air plus difficile à séduire que les autres.

"Mais je..."

"Pas un mot ! Si vous ne voulez pas que je vous défenestre, surtout ne dites pas que vous m'aimez et sortez de mon lit !"

"Ton nom."

Quoi ? L'espionne battit des paupières, perdue.

"Ton nom et je m'en vais."

"Je m'appelle Caméléon."

Son interlocuteur ouvrit de grands yeux devant le pseudonyme. Mais les yeux noirs de sa future conquête -du moins, l'espérait-il...- le dissuada de poser d'avantage de questions.

"Caméléon. J'aime bien."

Le regard qu'elle lui lança indiquait clairement qu'elle en avait strictement rien à foutre.

"Et pourquoi tu me suivais ?"

"Sortez de ce satané lit et allez vous coucher de l'autre coté de l'infirmerie ! Je peux vous jurer que ce n'est pas parce que mes jambes sont soudées l'une à l'autre que je ne peux pas vous amocher d'une telle façon que même votre propre mère vous désavouerait !"

"Hi, pas mon visage !"

Et James Potter sauta à bonne distance de Caméléon. Elle lui renvoya des iris brûlants de colère et lui tourna ostensiblement le dos.

"Mais diiis..."

...

Merlin. Si elle ne le tuait pas celui-ci, elle avait de la chance.

o.O.o

"J'ai trouvé !"

"C'est vrai ?"

"... Ah, en fait non..."

Et Albus se replongeait dans ses pensées, suçotant bruyamment ses bonbons. Scorpius soupira une énième fois et se leva dans le placard. -Sérieusement, la Salle sur Demande ? Ils avaient demandé un endroit où se cacher alors, POURQUOI UN PLACARD ?- Une énième fois, il inspecta les murs autour de lui, cherchant un possible passage secret. C'était bien leur veine. Ils avaient atterrit dans le seul placard sans passages secrets du château.

"J'ai trouvé !"

"C'est vrai ?"

"... Ah, en fait non..."

Et ça durait depuis des heures. Albus s'animait parfois, comme atteint par des éclairs de génie avant de réfléchir à son idée et de la classer FBI -Fausse Bonne Idée-, immanquablement. Le blond commençait à perdre patience, tassé comme il l'était dans son coin. Sa grande carcasse commençait à lui faire mal.

"Scorp'..."

"Quoi ?"

"Y a qu'un truc à faire... Se rendre..."

Et ça lui avait prit tout ce temps pour s'en rendre compte. En dix minutes, son ami avait déjà fait le calcul et essayé de lui expliquer son point de vue. Mais rien à faire, Potter allait trouver, Potter avait eu 142 au test de QI, Potter savait ce qu'il faisait. Abruti. Malefoy ouvrit la bouche, prêt à expliquer le fond de sa pen...

"Albus ?"

"Scorpius ?"

Leurs yeux s'écarquillèrent. C'était quoi, ce bordel ? Pouvait-on leur expliquer pourquoi -mais POURQUOI, sérieux !- leurs pères tapaient à la porte de la Salle sur Demande ?

"On sait que vous êtes là, les garçons... Sortez, on doit discuter."

On. On ? Depuis quand Papa Potter parlait-il en l'honneur de Papa Malefoy ? Depuis quand, merde ? Albus grimaça au son de la voix de son père.

"On est foutus."

"Ouais."

Et voilà, fin du chapitre !

Que vas dire Rosie à Caméléon et à James ? Surtout à James ? Comment les papas vont réussir à faire sortir les fistons du placard ? -Ahah, non, pas de double sens.- Dans le prochain chapitre, je pense mettre en avant l'affection entre Scorp' et Rosie -parce qu'au final, ils s'aiment...- On va retrouver un James complètement sur le cul, on va rencontrer le Severus Snape de leur génération, on va avoir droit à ce qu'il se passe pendant ce temps chez les poufpoufs si Shona se bouge le fessier. Et puis va y avoir Caméléon aussi, toujours aussi polie. Toujours aussi calme. Et on apprendra pourquoi elle a littéralement pété sa pile.

Y aura un petit coté sur Jonhson aussi -la dernière du groupe- et on parlera de la création de la mafia clandestine de Poudlard ! Enfin bref, plein de révélations en perspective !

Mais parlons un peu de ce chapitre :

Vous l'avez aimé ? Détesté ? Vous voulez faire des bébés avec ? M'immoler pour me punir d'écrire des trucs aussi stupides ? Pour me le dire, n'oubliez pas les reviews, ça vous prend même pas une minute et ça a le mérite de me faire sauter sur ma chaise.

Ah, et si vous cherchez des objets contondants à m'envoyer, n'oubliez pas : Evitez les patates, préférez les tomates ! -Ca fait quand même moins mal...-

C'est là que nous nous quittons.

Je vous aime tous, putain !

Blasphèmes et cornichons.

M'Adé.