Bonjour tout le monde, voilà le chapitre 2 de la traduction de The Diary Of Nobody ! Il est même là un peu plus tôt que prévu d'ailleurs... Merci mille fois à tous ceux qui ont laissé une review ou qui ont mis cette histoire en favoris ou l'ont followé, je suis contente que le premier chapitre vous ai plu !

J'espère que celui-ci vous plaira, et encore une fois n'hésitez pas à me dire si il y a des fautes ou des choses qui ne vont pas, je les modifierai :)

Je vous laisse à votre lecture, on se retrouve en bas !

Disclaimer : je ne possède toujours pas Glee, ni même cette histoire.


Les poumons de Kurt lui faisaient mal, son cœur battait beaucoup trop vite, ses jambes étaient lancinantes, sa tête tournait et il n'en pouvait plus. Il n'arrivait plus à marcher correctement, ses jambes n'étaient pas assez fortes pour continuer, alors il se laissa tomber sur la neige près de la route, un endroit désert où il n'y avait absolument personne. Seulement quelques voitures qui passaient sur la route et l'herbe recouverte par la neige.

Kurt savait qu'il n'aurait pas dû partir du lycée comme ça, mais mon Dieu, il avait juste voulu s'enfuir. Il ne comprenait pas ces personnes. Toutes les coups et les moqueries n'étaient pas suffisants ? Non. Ils avaient dû envoyer un garçon mignon pour rendre Kurt heureux et moins méfiant pour pouvoir plus facilement l'écraser ensuite.

Il avait vu le film «She's all that», ou peu importe le titre. Il savait ce qu'ils voulaient lui faire, il savait comment ils voulaient que tout ça se finisse, et Kurt savait bien que cela ne se terminerait pas comme dans le film.

Il avait tellement couru qu'il avait l'impression que son corps entier allait exploser, ou imploser, ou peu importe. Il avait déjà vomi deux fois et il se sentait comme si son organisme allait complètement arrêter de fonctionner. Il n'arrivait même pas à comprendre exactement ce qu'il ressentait, son esprit était embrouillé, saturé de toutes les pensées et émotions qui le parcouraient - principalement la frustration. Il était frustré car il n'arrivait pas à remettre ses pensées à la bonne place, il avait l'impression de devenir dingue.

Après quelques minutes il réussi à se lever, ses jambes encore tremblantes, ses joues rouges, ses lèvres violettes et son cœur battant la chamade. Il se sentait vraiment mal, mais il s'était déjà senti encore plus mal auparavant, alors ça allait. Quand on vit constamment dans la peine et la douleur, on finit par s'y faire.

Il prit son vieux téléphone tout usé de sa poche et composa le numéro de Mary Margaret, puis attendit qu'elle décroche, des larmes continuant à rouler sur ses joue.

- Kurt ? Kurt ? Chéri, où est-tu ? L'école à appelé, qu'est ce que...

- Tu peux venir me chercher ? pleura-t-il.

- Bien sûr, mais où est-tu ? Qu'est ce qu'il s'est passé ?

- Rien mais je... sanglota Kurt Je ne sais pas où je suis.

- Tu peux demander à quelqu'un autour de toi ? demanda-t-elle doucement.

- Il n'y a personne autour. Juste des voitures. Je... je suis vraiment désolé Mary Margaret, je... j'ai vraiment essayé de rester au lycée, mais j'ai juste...

- Ça va, mon grand, soupira-t-elle. Tu peux me dire ce qu'il s'est passé ?

- Je – j'étais... Rien, rien n'est arrivé, mentit-il. Ne t'inquiète pas. J'ai juste – j'ai juste besoin que tu viennes me chercher s'il te plait.

- D'accord, alors regarde autour de toi si tu vois un panneau, ou quelque chose...

Kurt mit le téléphone en muet et continua de pleurer. Il récupéra son sac toujours sur le sol et marcha vers un panneau qu'il ne pouvait pas lire d'aussi loin.

- J'ai trouvé un panneau.

~OoOoO~

- Mon Dieu, Rachel, pourquoi dois-tu être aussi agaçante ? dit Blaine alors qu'ils marchaient vers le laboratoire de chimie, alors que quelques cheerleaders les suivaient à la trace.

- Hé, je dis juste que je ne veux pas que ce pédé ruine ta – notre réputation !

- Ne l'appelle pas comme ça.

Blaine s'arrêta au milieu du couloir pour interrompre Rachel, se tenant maintenant face à elle.

- Je ne savais pas que tu étais homophobe, dit-il en levant un sourcil. À notre ancien lycée, ton meilleur ami était gay et tu faisais partie du PFLAG*. Qu'est ce qu'il s'est passé ?

- Blaine, ce mec est une horreur, ok ? dit-elle, ignorant complètement ce que Blaine venait de dire. Reste loin de lui. Il va ruiner notre réputation. Il va tout ruiner ! Il est dégoûtant ! Il...

- Rachel ! hurla Blaine. Tu ne le connais pas, d'accord ? Arrête d'être cette salope qui juge sur ce qu'elle entends des autres. Tu agis comme ça depuis hier et je ne sais pas ce qu'il te prend, mais sérieux, arrête !

Il la laissa là et se précipita jusqu'à la classe, en donnant à la professeur un papier qui montrait qu'il était un nouvel élève.

- Monsieur Anderson, asseyez-vous là bas, lui dit-elle en pointant du doigt les deux seuls sièges vides à l'avant de la classe.

Tous les autres étaient occupés et tout le monde avait un binôme.

- Tu auras besoin d'un binôme, donc...

- Je peux être sa partenaire ! Offrit une cheerleader au fond de la classe.

- Non merci Brenda, ça ne sera pas nécessaire, dit la prof en soupirant et roulant des yeux. Blaine, ton binôme sera Kurt.

Cela ne pouvait être que le destin. Et Blaine aimait ce destin.

- Cette horreur, se moqua quelqu'un au fond de la classe.

- Vous savez... une chose que vous avez probablement oubliée chez vous en plus de votre livre de chimie, monsieur Garcia, est votre respect, dit la prof et Blaine lui sourit.

Il s'assit à la place qu'elle lui avait indiqué et se passa une main dans les cheveux. Il voulait bien paraître, car il savait que Kurt allait s'asseoir à côté de lui.

Mais il ne vint pas. Il ne le vit pas ce jour là, ni le jour d'après, ni le jour d'encore après, et cela contraria vraiment Blaine. Il voulait vraiment voir Kurt, et il ne savait même pas pourquoi.

~OoOoO~

- L'école a appelé, dit Mary Margaret lorsqu'elle vit Kurt rentrer bien après minuit.

Kurt sursauta et elle alluma la lumière. Il soupira en enlevant sa veste et posa ses clés sur la table près de la porte.

- Désolé, murmura-t-il.

- Le couvre feu ici pour les adolescents est dix neuf heures, tu le sais. Tu es le plus vieux, et tu dois te montrer exemplaire ! Aussi, dois-je te rappeler que tu travailles ici ? demanda-t-elle en croisant les bras et fronçant les sourcils. Les enfants n'ont pas arrêté de demander où tu étais pendant l'heure des jeux. Tu leur a manqué. Je n'ai même pas pu les emmener au parc vu que tu n'étais pas là pour m'aider.

- Écoute, je...

- Kurt, je comprends tes difficultés, avec ton trouble bipolaire et tout ça. Je t'assure, je comprends, mais cet endroit n'est pas seulement ta maison, c'est aussi ton travail ! Et ton travail, c'est de m'aider à m'occuper des enfants ici. On te paie pour une raison, Kurt, et si tu n'es pas là, nous devrons le déduire de ta paye...

- «Nous» qui ? Les autres ne viennent jamais !

- Kurt...

- Écoute, Mary Margaret, je suis désolé...

- Peux-tu au moins me dire où tu étais ? J'étais vraiment inquiète.

- À la librairie, soupira Kurt. Toute la journée. Puis j'ai mangé à McDonald's.

Mary Margaret expira longuement.

- Va dormir, Kurt.

- Tu es en colère ? demanda-t-il, inquiet.

- Non, sourit-elle doucement. Juste inquiète.

- À propos de quoi ?

- De toi qui ne vas pas au lycée pendant plusieurs jours puis disparaît soudainement et revient à deux heures du matin !

Kurt ne répondit rien et Mary Margaret s'éloigna en soupirant. Mais avant d'arriver dans sa chambre, elle se retourna pour dire quelque chose.

- Je t'aime, tu sais ? Tu m'aides vraiment beaucoup ici et... je ne sais vraiment pas ce que je ferais sans toi. J'étais juste très inquiète.

- Je t'aime aussi, lui répondit Kurt. Tu n'as pas à t'en faire. Je vais bien, mentit-il.

- Tu vas toujours au lycée demain hein ?

- Bien sûr, affirma Kurt.

- Bonne nuit, mon ange.

Kurt resta planté là quelques instants, jusqu'à ce qu'il entende la porte de Mary Margaret se fermer, puis il se précipita jusqu'à la cuisine, se sentant comme si quelque chose l'empêchait de respirer. Comme si il n'avait pas assez d'air. Comme s'il était en train de suffoquer à cause de la douleur qu'il ressentait dans son être entier.

Il s'était plus ou moins habitué à toute l'histoire du harcèlement au lycée, mais ce garçon, ce garçon en plus de le rendre un peu confus, avait donné de l'espoir à Kurt. Mais il se doutait que cet espoir allait rapidement être anéanti, et anéantir Kurt par la même occasion.

Kurt n'était pas allé allé au lycée pendant plusieurs jours, car il avait peur de retomber sur Blaine. Peur de l'apprécier, et d'être blessé à nouveau. Il avait peur. Il avait tout le temps peur. Mais il fallait pourtant qu'il retourne à l'école, et cela rendait Kurt anxieux.

Il soupira en entrant dans la cuisine, et jeta ses gants sur le comptoir. Il se frotta les mains pour se réchauffer et vérifia rapidement que personne d'autre n'était présent dans la pièce, mais malheureusement pour lui, il y a avait quelqu'un.

- Annie, qu'est ce que tu fais ici ? demanda-t-il à la petite fille assise sur le sol près du frigidaire et s'asseyant à côté d'elle.

Elle soupira et posa ses petite mains sur les épaules de Kurt.

- Je t'attendais, Kurtie, bailla-t-elle. Tu-tu n'a été pas là à l'heure d-des jeux, et j'étais triste.

Cette petite fille était adorable, et Kurt était trop fatigué pour corriger ses erreurs de grammaire.**

- Je suis désolé, Annie.

Il lui caressa affectueusement la tête et lui sourit.

- Je ne serai plus jamais en retard, promis.

- Promesse de petit doigt ? demanda-t-elle en montrant son petit doigt à Kurt.

- Promesse de petit doigt, rit Kurt en serrant son petit doigt avec le sien. Mais maintenant, c'est l'heure d'aller te coucher.

- Je ne veux pas dormir. On a pas joué aujourd'hui, je voulais jouer avec toi ! bouda-t-elle.

- Annie, va au lit, et on jouera demain, d'accord ? lui dit Kurt en tirant doucement ses joues. Maintenant fais-moi un bisou et va te coucher, petit ange.

Elle fronça les sourcils mais embrassa la joue de Kurt et se leva, restant toujours plus petite que Kurt qui était toujours assis par terre.

- Tu me promets que tu seras là demain pour le déjeuner ? demanda Annie alors qu'elle s'apprêtait à sortir de la cuisine.

- Je te le promet, Annie. Si tu vas au lit maintenant, je serai là.

- D'accord ! s'écria-t-elle avant de courir vers les escaliers aussi vite que possible.

Kurt la regarda partir et inspira et expira profondément. Il essayait tant bien que mal de ne pas pleurer parce que, dieu, si cette petite savait ce qu'il était sur le point de faire, elle pleurerait sûrement et serait triste. Mais Kurt ne pouvait plus le supporter. Il ne pouvait plus supporter la douleur, la peine, la frustration, la colère, et par dessus tout, sa solitude.

Et ce qu'il voulait vraiment, c'était mourir. Et la seule raison pour laquelle il n'allait pas se suicider, c'était pour les enfants. Ils étaient déjà trop bouleversés par leur propre situation, et sa mort les dévasterait encore plus. Alors il préférait souffrir en silence et laisser les enfants être heureux, et rester seul dans sa douleur.

Kurt se releva, et prit son porte-clés de sa poche et déverrouilla le placard de la cuisine habituellement fermé à cause des enfants. Il chercha à l'intérieur, mais ne trouva pas ce qu'il cherchait. Il n'y avait pas de couteaux. Absolument aucun.

Kurt soupira de frustration, et il referma le placard furieusement – mais doucement pour ne réveiller personne. Il le re-verrouilla et commença à chercher les couteaux dans le reste de la pièce.

Il ouvrit chaque tiroir, placard, armoire et tout ce qu'il pouvait dans la cuisine, mais il ne les trouva nulle part. Il était sûr que c'était Mary Margaret qui les avait caché, comme elle le faisait à chaque fois. Elle savait lorsqu'il allait essayer de se faire du mal, elle le savait toujours.

Mais Kurt en avait vraiment besoin. Il avait besoin de ressentir quelque chose qui n'était pas la douleur dans son cœur ou sa solitude. Il voulait cette douleur autre part, une douleur qu'il pourrait contrôler. Il voulait sentir sentir quelque chose de différent, il avait besoin de se couper.

Kurt finit par abandonner ses recherches dans la cuisine, et alors qu'il retournait dans sa chambre, il décida de chercher autre part... dans la chambre de Mary Margaret. Il savait qu'elle ne fermait pas sa chambre à clé au cas où l'un des enfant faisait au cauchemar ou si quoi que ce soit arrivait.

Alors il se déplaça sur la pointe des pieds jusqu'à sa chambre qui était au rez-de-chaussée, et ouvrit sa porte tout doucement pour ne pas risquer de la réveiller.

Alors il se rappela. Ses lames. Deux mois auparavant, elle avait prit les lames de Kurt avec lesquelles il se coupait avant. Peut être qu'elle les avait gardé... Ou peut être pas.

Mais il avait juste besoin de trouver quelque chose avec quoi se couper. Kurt renifla accidentellement un peu trop fort, et il entendit Mary Margaret soupirer dans son sommeil. En une seconde, son cœur commença à battre beaucoup trop fort, et il eut l'impression qu'il allait sortir de sa poitrine, mais Dieu merci, Mary Margaret ne se réveilla pas.

Kurt commença par ouvrir le premier tiroir d'une vielle commode en face de son lit, mais il ne trouva que des vêtements, alors il le referma. Il ouvrit alors le suivant, et encore celui d'après. Il devenait de plus en plus frustré à force de ne rien trouver dans les tiroirs, jusqu'à ce qu'il ouvre le dernier. Et à l'intérieur de celui-ci, il aperçut une petite boîte. Il haussa ses sourcils et sourit victorieusement. C'était tellement cliché. Il secoua la tête et ouvrit la petite boîte. Il y trouva quelques paires de boucles d'oreilles et un foulard, mais en dessous de tout ça se trouvaient deux petites lames.

Kurt inspira profondément et expira, prit les lames et remis la boîte à sa place. Il se précipita hors de la chambre de Mary Margaret et courut jusqu'à la salle de bain commune à l'étage, ne se souciant même plus d'être entendu par quelqu'un.

Il entra dans la salle de bain et verrouilla la porte derrière lui. Et mince, si quelqu'un avait besoin d'utiliser la salle de bain, il en avait plus besoin qu'eux.

Il se déshabilla entièrement et prit une petite serviette de bain dans l'un des placards, et il marcha doucement jusqu'à la douche la plus éloignée. Il plaça la serviette pliée sur le sol dans la douche, s'assit dessus et fit couler l'eau. Il soupira doucement, appréciant l'eau chaude sur sa peau. Il prit alors l'une des lames, et avant de commencer à couper son poignet, il s'arrêta une seconde. Il n'allait pas se raviser, loin de là, mais il se rendit compte que s'il se coupait à cet endroit là, Mary Margaret allait le voir. Alors il décida de couper ses jambes, à la place.

Il n'avait encore jamais fait ça auparavant, mais à ce moment, cela lui sembla la meilleure chose à faire. Kurt étira ses jambes blanches et les observa un instant. Il détestait ses jambes ; à vrai dire, il détestait tout chez lui. Son cœur battait la chamade et sa tête le faisait énormément souffrir.

Mais il commença une première entaille. La sensation du métal coupant sa peau lui donnait la chair de poule, faisait se fermer ses yeux. Comme si une douleur qu'il se faisait volontairement ressentir pouvait cacher toutes ses autres douleurs.

Puis il continua. Une seconde coupure sur sa cuisse, puis une autre juste à côté. Il continua comme cela durant plusieurs minutes, mettant toute sa colère dans les coupures qu'il se faisait, alors qu'il pleurait de plus en plus fort. Kurt aimer pleurer dans la douche, car de cette manière il ne sentait pas les larmes couler sur ses joues, il pleurait sans le sentir.

Il regarda le sang d'un rouge criard qui coulait le long de ses jambes, et l'eau qui le nettoyait avant qu'il ne se propage de partout. Sa tête lui faisait de plus en plus mal, ses yeux et ses lèvres étaient gonflés, et ses jambes le brûlaient horriblement.

Alors Kurt finit par s'arrêter, et il regarda ce qu'il venait de faire. Il avait écrit le mot MONSTRE sur sa jambe avec des coupures, en lettres capitales et avec encore d'autres coupures tout autour.

Un monstre. C'était ce qu'il était, et il savait qu'il méritait tout ce qui lui arrivait. Il commençait à se sentir vraiment fatigué, et l'état de ses jambes commençait un peu à l'inquiéter, alors il s'arrêta.

Il éteint la douche et pressa la serviette contre sa jambe jusqu'à ce que le saignement s'arrête, et à ce moment, il remarqua à quel point il pleurait. Il prit une autre serviette qui appartenait à quelqu'un d'autre et s'enroula à l'intérieur, ne se souciant même pas de savoir si cette serviette était sale.

Ce soir là, Kurt s'endormit avec des pensée qu'il n'avait même cru qu'il aurait un jour. Des pensées qui, pour une fois, ne le rendaient pas triste. Des pensés qu'il n'aurait jamais cru lui donner du courage, même si ce n'était qu'un tout petit peu. Il pensait à Blaine. Il ne savait pas pourquoi, mais il avait en quelque sorte hâte de le revoir le lendemain, même si c'était juste pour le regarder de loin.

~OoOoO~

- Bonjour, bébé.

Blaine fut réveillé par Rachel, qui s'était endormie avec lui la nuit passée, et qui malheureusement, était toujours là. Et lorsqu'il sentit la douleur atroce dans sa tête, il se souvint immédiatement de sa provenance.

Blaine détestait avoir la gueule de bois – en même temps, pour qui est ce que ce n'était pas le cas ? Cela avait juste été une nouvelle journée habituelle au lycée, après laquelle il était allé boire lorsqu'il avait commencé à penser un peu trop à Kurt.

Il se leva, ignorant complètement sa petite amie et marcha jusqu'à sa salle de bain. Il verrouilla la porte, et mit la douche en marche, pour que Rachel pense qu'il était en train de se doucher. Mais comme il le faisait à chaque fois, il s'assit juste par terre pour réfléchir.

Ces derniers jours, tout ce à quoi il avait pensé était Kurt. Il ne comprenais pas bien pourquoi, mais il était en quelque sorte inquiet pour lui. Il semblait tellement fragile et maigre, que cela donnait presque envie à Blaine de le protéger. Mais il ne l'avait pas vu au lycée pendant neuf jours – oui, Blaine avait compté les jours - , alors... quoi ? Blaine rit presque en se rendant compte à quel point il devenait pathétique. Il se demanda une nouvelle fois pourquoi il s'inquiétait tellement pour un gars qu'il ne connaissait même pas, un gars qu'il était en plus supposé détester.

Mais il ne pouvait pas détester Kurt. Il était tellement magnifique, trop magnifique pour être haï. Il se fichait de ce que les autres pouvaient bien penser si ils les voyaient ensemble. Il n'arrivait pas à faire sortir Kurt de son esprit, et s'il s'avérait que Blaine avait en réalité une sorte de béguin pour Kurt, eh bien tant pis, il suivrait son cœur là où il l'emmènerait, et il espérait que cela serait à un bon endroit.

- Blaine, bouge-toi, on va être en retard au lycée ! cria Rachel en tapant à la porte. Blaine leva les yeux au ciel et sauta dans la douche.

~OoOoO~

- Alors, les vacances de Noël arrivent bientôt, où est ce que tu veux aller cette année ? demanda Rachel à Blaine alors qu'ils étaient en voiture pour aller au lycée. Il avait plus ou moins ignoré tout ce qu'elle avait dit durant le reste du trajet, mais elle venait d'attirer son attention.

- Je veux rester ici, répondit Blaine, en se demandant où Kurt allait aller.

- Pourquoi ? demanda-t-elle en fronçant les sourcils d'un air outré. Tes parents vont en Amérique du Sud, mes parents vont en Europe, et tu penses que je vais rester ici avec toi ?

- Noël n'est pas censé être un truc de famille ? Pourquoi est ce qu'on voyage tout le temps à cette période ?

- Je suis juive, et Noël est vraiment n'importe quoi.

Elle ignora simplement ce qu'il avait à dire, et continua à parler d'un stage de cheerleader ou peu importe quoi.

Sur les neuf jours où Kurt n'était pas venu en cours, il en avait passé trois à l'attendre sur le parking du lycée, espérant qu'il se montrerait. D'accord, peut être que c'était flippant, mais il voulait vraiment, vraiment revoir Kurt. Et ces jours là, après qu'il n'ai pas vu Kurt arriver, il était même allé le chercher à l'intérieur du lycée, sans le trouver non plus.

Mais ce matin là, il n'eut pas à aller le chercher, car la première chose qu'il vit en garant sa voiture, fut Kurt qui était poussé par d'autres élèves.

- Hé, hé ! hurla Blaine en sortant précipitamment de sa voiture jusqu'à l'endroit où se trouvait Kurt. Qu'est ce vous faites, putain ?

- Hey, Anderson ! Le salua l'un des gars en tendant son point à Blaine – attendant certainement qu'il lui en tape cinq – mais Blaine l'ignora.

- Laissez-le partir.

Il poussa le garçon qui tenait Kurt par le col loin de lui et frappa son bras, alors que Kurt était toujours près de la benne dans laquelle il était sur le point d'être jeté.

- C'est quoi ce bordel, qu'est ce que vous faites ? redemanda Blaine.

- Whoa, Anderson, tu aides le monstre du lycée ? Sérieux mec, qu'est ce que toi tu fais ?Je pensais vraiment que tu était cool, se moqua le gars – Franck ? Blaine s'en fichait.

- Je le suis ! Et c'est pour ça que je t'ai arrêté, cria-t-il. C'est n'importe quoi.

- Il doit payer, Anderson ! dit un autre gars, sonnant légèrement comme un imbécile.

- Payer pour quoi ?

- Pour être cette petite tafiole qu'il est.

Ce même gars essaya d'attraper Kurt une nouvelle fois, mais Blaine le repoussa.

- Il est aussi inutile qu'une merde, continua-t-il, avant que Blaine ne commence à le menacer du regard.

- Blaine, qu'est ce qu'il se passe ? demanda Rachel en arrivant derrière Blaine, suivie des cheerleaders qui passaient leur temps à la suivre. Tu n'as pas verrouillé la voiture, bébé.

- Ces mecs sont en train de s'en prendre à lui, pour aucune raison, lui répondit-il furieusement.

Rachel haussa un sourcil.

- Il y a une raison, dit-elle en poussant Blaine de son chemin pour se positionner en face de Kurt, qui tremblait comme une feuille. Oh, qu'est ce qu'il y a, pédé, tu as peur ? sourit-elle, et tout le monde rit autour d'elle.

- Rachel...

- Non, Blaine, le coupa-t-elle une nouvelle fois. Tu ne comprends pas, dit-elle plus fort, avant de se tourner vers Kurt et de hausser un sourcil. Tu crois que tu peux nous jeter ta poussière de fée dans la figure ? Tu ne peux pas.

Comme toujours, Kurt ne répondit rien. Il savait que discuter avec des idiots pareils ne servait à rien, et ils n'en valaient même pas la peine.

Elle donna un coup sur les livres que Kurt avait dans les mains pour qu'ils tombent par terre, et rit lorsque Kurt sursauta.

- Premièrement, arrête de respirer s'il te plait, genre, pour toujours. Et deuxièmement, ne t'avise surtout pas de t'approcher de mon petit ami...

- Rachel, arrête, laisse-le, intervint Blaine

- Blaine a raison ! s'exclama-t-elle, à la grande surprise de Kurt. Il ne vaut pas la peine qu'on gaspille notre temps pour lui. Allons-y, finit-elle par dire à ses amis, non sans avoir poussé une dernière fois Kurt contre la benne.

Rachel s'éloigna avec les autres joueurs de foot et cheerleaders, qui riaient et criaient tous comme des idiots. Mais Blaine resta là, à côté de Kurt. Il l'aida à ramasser ses livres par terre, les lui tendant avec un petit sourire.

- Tu vas bien ? lui demanda-t-il avec le regard le plus inquiet et concerné que Kurt n'avait jamais vu depuis la mort de ses parents.

- Ça va, répondit Kurt en hochant la tête, regardant les populaires s'éloigner. Je vais bien.

- Non, tu ne vas pas bien, protesta Blaine. Il allaient te frapper, hein ? Qu'est ce qu'ils te disaient ? Pourquoi est ce qu'ils te font ça ?

- Pourquoi ça t'intéresse ? demanda brusquement Kurt en fronçant ses sourcils.

- Je- je ne sais pas, répondit Blaine avec un gentil sourire. Je m'intéresse, c'est tout.

- Mais pourquoi ?

Blaine haussa simplement les épaules.

- Merci de m'avoir défendu, finit par sourire Kurt en essayant d'arranger ses cheveux et d'enlever la poussière de la benne dans son dos. Vraiment, merci.

Il hocha la tête et commença à s'éloigner, mais Blaine le suivit jusqu'à l'intérieur du lycée.

- Qu'est ce que tu as maintenant ? lui demanda-t-il alors que Kurt s'arrêtait à son casier.

- Euh, anglais avancé, répondit-il doucement en prenant un livre de son casier avant de le fermer. Il se sentait bizarre d'avoir soudainement de l'attention.

- Cool, moi aussi, sourit Blaine. On peut s'asseoir à côté.

Hum.. pourquoi est ce que tu veux t'asseoir à côté de moi ? demanda-t-il en serrant fermement ses livres contre sa poitrine, et étant encore plus surpris par ce qui venait de sortir de la bouche de Blaine, mais se sentant tout de même content et flatté.

- Je, je ne sais pas, je... je le veux juste.

Je t'apprécie.

- Et bien, tu ne devrais pas, avertit-il Blaine. Il vont finir par te traiter exactement de la même manière que moi s'ils nous voient ensemble, soupira-t-il.

- Eh bien, je suis inscrit dans le club de boxe ici, et j'y suis depuis que je suis en septième année***, alors je pense que je peux gérer quelques moqueries, sourit-il en prenant quelques livres de Kurt.

- Que...

- Je peux t'aider avec tes livres ? demanda-t-il.

- Tu sais que je suis gay, hein ? demanda Kurt. Les gens vont penser que...

Kurt, l'arrêta soudainement Blaine en plein milieu du couloir, regardant intensément les magnifiques yeux bleus de Kurt. Je me fiche de ce que les gens pensent.

- Bien, sourit-il. Car ils vont beaucoup penser.

- Allez, allons en cours d'anglais, rit Blaine.

- Oui, répondit Kurt en hochant la tête.

Il souriait un peut trop, il avait peur d'effrayer Blaine. Il essayait de ne pas paraître trop enthousiaste par le fait qu'il allait s'asseoir à côté du garçon le plus mignon de la terre.

- Allons-y.

~OoOoO~

Kurt était vraiment effrayé par Blaine, qui essayait de se rapprocher de lui par tous les moyens possible. Il avait même demandé à Kurt son numéro de téléphone, c'était tellement bizarre. Personne n'avait jamais fait ça, et pourtant, Kurt appréciait tout cela. Il aimait l'attention que Blaine lui portait.

Peut être que c'était une blague, peut être qu'ils allaient finir par s'en prendre à lui, mais il s'en fichait. Blaine était sympa. Blaine traitait Kurt comme un être humain normal, comme un gentleman même. Kurt l'appréciait. Oh, pas comme un petit ami, non, il savait que Blaine était hétéro. Quoi que... à bien y penser, il n'avait jamais affirmé cela... Bon dieu, Hummel, il a une petite amie ! Tellement mignon, avec une petite amie, mais alors pourquoi est ce qu'il flirtait avec Kurt ? Car c'était du flirt, n'est ce pas ? Kurt n'avait jamais vraiment flirté avec qui que ce soit auparavant, alors il ne savait pas si Blaine flirtait vraiment avec lui ou s'il était juste gentil. Peut être qu'il appréciait Kurt, peut être... Non, certainement pas. Personne n'avait jamais aimé Kurt – en même temps pourquoi l'aimeraient-ils ?

- Alors, est ce que quelqu'un sait qui a écrit «La Lettre Écarlate» ? demanda la professeur à la classe.

Et comme d'habitude, Kurt connaissait la réponse. Et comme il le faisait à chaque fois, il l'écrivit sur son cahier et ne dit rien, pendant que tout le monde tentait de deviner la réponse – et échouait misérablement.

- Je n'y crois pas, soupira la prof. C'est Nathaniel Hawthorne.

Kurt entendit Blaine décaler sa chaise, mais il ne fit rien. Il avait peur que Blaine ne commence à le détester comme tous les autres, alors il ne voulait prendre aucun risque. Il allait la fermer et apprécier la compagnie de Blaine, tant que ça durait.

- Alors, est ce que quelqu'un connait un autre livre écrit par Nathaniel Hawthorne ? demanda la prof ensuite.

Comme la fois précédente, Kurt écrit le nom de tous les livres de l'auteur qu'il connaissait, et se rendit compte qu'il y en avait beaucoup.

- Madame Athmore ? entendit-il Blaine appeler la prof.

- Oui Blaine ? Tu connais la réponse ?

- Non, mais Kurt la connait, continua-t-il.

Kurt rougit tellement fort qu'il avait l'impression que ses joues allaient entrer en ébullition. Son cœur commença à battre plus vite et ses mains tremblaient. Il essaya désespérément de trouver un endroit où se cacher, mais malheureusement, il n'en trouva pas.

- Eh bien, Kurt, pourquoi ne nous la ferais-tu pas partager ?

Elle sourit gentiment à Kurt, car il était probablement le seul élève de sa classe qui connaissait la réponse à une de ses questions.

- Je... je...

D'une certaine manière, Kurt avait encore perdu la parole, alors Blaine parla pour lui. Il prit le cahier de Kurt et le montra à la professeur.

- Il connait toutes les réponses, regardez.

Elle prit le cahier qu'il lui tendait et sourit largement lorsqu'elle découvrit chaque réponse écrite.

- C'est très bien, Kurt. Tu auras des points en plus sur la note du semestre.

Quelques élèves au fond de la classe protestèrent et Kurt se renfrogna.

- Il y a un problème ? demanda la professeur.

- Ce mec est un monstre, il a sûrement copié les réponse autre part, répondit une fille blonde au dernier rang, et avant que Blaine ne proteste violemment, la prof repris la parole.

- Eh bien, pour votre information, Kurt a les meilleures notes de toute la classe, sourit-elle.

- C'est quand même un monstre, continua-t-elle en jouant avec ses cheveux.

- Ferme-là, intervint Blaine.

- Ah, parce que maintenant tu défend le pédé de service ? Tu en es un, toi aussi ?

Blaine releva ses sourcils et roula des yeux, et la fille tendit son majeur à Kurt, comme s'il avait fait quelque chose de mal.

- Ça suffit, s'interposa la professeur. Quinn, au bureau du principal ! Tout de suite !

Kurt soupira, sachant que cela se retournait contre lui plus tard.

- Quoi ? Mais j'ai rien fait ! protesta Quinn.

- Tu utilises des mots inappropriés en classe et tu offenses l'un de tes camarades de classe.

- Ce n'est pas un camarade de classe, juste un...

- Quinn, allez !

Peut importe, marmonna-t-elle avant de sortir rapidement de la classe, non sans avoir donné un coup dans la jambe de Kurt au passage.

La prof rendit le cahier à Kurt son cahier et continua :

- Donc comme je disais...

- Ça va ? murmura Blaine à Kurt.

- Je vais bien, sourit Kurt en hochant la tête.

- D'accord.

Blaine rendit son sourire à Kurt et lui prit sa main sous le bureau. Et ce geste, aussi petit soit-il, donna à Kurt de l'espoir. L'espoir que Blaine l'appréciait peut être. Mais savait que cet espoir allait rapidement être anéanti, comme c'était toujours le cas. Toujours.

~OoOoO~

Tout le monde le fixait. Pourquoi est ce que tout le monde le fixait ? Se demandait Kurt alors qu'il entrait dans la classe de physique. Ils le fixaient, mais pas comme d'habitude. Ils le fixaient comme si il était encore pire que ce qu'ils ne pensaient. Et cette fois, ils ne prenaient même pas la peine de masquer les expressions dégoûtées sur leurs visages. Même ceux qui ne le regardaient pas d'habitude le faisaient cette fois là. Et maintenant, sans Blaine, Kurt ne se sentait plus du tout protégé. Il ne savait pas vraiment pourquoi, mais il se sentait encore plus vulnérable qu'avant. Il se sentait nu sans Blaine à ses côtés, désespéré.

Quelqu'un lui lança une boule de papier et il tressaillit. Tout le monde rigolait et il ne comprenait pas pourquoi, alors il fit juste ce qu'il faisait tout le temps. Il s'assit à sa place habituelle au premier rang, ferma ses yeux, et s'imagina être autre part. Une endroit agréable, calme, sans de stupides ignorants. Mais aujourd'hui, peut importe où Kurt s'imaginait être, Blaine était là avec lui.

~OoOoO~

Le cours d'histoire était ennuyeux. Terriblement ennuyeux. Kurt n'était pas là, alors c'était ennuyeux. Il comptait les secondes avant la pause de midi, pendant laquelle il pourrait voir Kurt. Pourquoi pensait-il autant à Kurt ? Il n'arrivait pas à le faire sortir de son esprit. Est ce que c'était ça d'être amoureux ? Était-il amoureux ? Non, pas déjà. Est ce que ça voulait dire qu'il était gay ? Oh mon dieu, et si c'était ça ? Et si son père ne l'acceptait pas ? Et si...

- Blaine ? l'appela Rachel pour la dixième fois, maintenant un peu plus fort pour que Blaine lui réponde.

- Quoi ? répondit-il aussi fort qu'elle, faisant se retourner le professeur, mais qui l'ignora. Mr Schuester était gentil.

- Alors, chuchota-t-elle, tu as entendu ce qu'il s'est passé ?

- Quoi ? demanda-t-il, déjà ennuyé.

- Le pédé flippant a envoyé Quinn au bureau du principal tout à l'heure.

- Je sais, j'étais là, et...

- Tu y étais ? Super, alors tu sais ce qu'il s'est passé, sourit-elle. Donc, nous allons lui envoyer quelques slushies dessus à midi et peut être même de la peinture dans son dos, débita-t-elle toute excitée.

Blaine était sur le point de protester, mais il se ravisa et préféra faire quelque chose de plus intelligent.

- D'accord, répondit-il tout en prenant son téléphone de son sac. Compte sur moi.

~OoOoO~

A Kurt :
Ne vas pas à la cafétéria à midi. Rejoint-moi dans le parking :) -B

A Blaine :
Quoi ? Pourquoi ? -K

Peut être que c'était un plan contre lui ! Kurt fronça les sourcils et regarda l'heure sur son téléphone. Cinq minutes avant la pause de midi. Que voulais faire Blaine ? C'était un coup monté à coup sûr ! Kurt avait eu raison, Blaine le piégeait. Mon dieu, non. Toutes ses espérances encore anéanties. Merde. Mais pourquoi est ce que Blaine l'aurait défendu en face de ces imbéciles pour ensuite le piéger ? Mais peut être que ce n'était pas le cas...

A Kurt :
Fais-moi juste confiance. S'il te plait. -B

A Blaine :
Ok. -K

Alors la cloche sonna et tout le monde sortit en trombe de la classe. Mais Kurt resta assis quelques instants, se demandant s'il devait ou non aller rejoindre Blaine. Mais il finit par décider de donner une chance à Blaine, et si c'était un coup monté, eh bien il n'aurait qu'a courir, peut être appeler la police...

Kurt se leva et se dirigea vers le parking du lycée où Blaine lui avait dit d'aller, et il était là, dans sa veste de l'équipe de football et lunettes de soleil sur le nez, son corps reposant contre sa voiture. Il sourit grandement lorsqu'il vit Kurt arriver et lui fit un signe de la main, avant de se diriger vers lui pour le serrer dans ses bras, mais Kurt le repoussa rapidement.

- Tu es fou ? Lui demanda-t-il en essayant de ne pas parler trop fort.

Blaine haussa ses sourcils.

- Quoi, qu'est ce qu'il y a ?

- Me serrer dans tes bras ici, c'est comme demander à être tué ! Les gens vont croire que tu es gay !

Blaine sourit et s'approcha de lui, avant de réaliser qu'ils étaient vraiment très proches, mais il s'en fichait, il aimait bien être près de Kurt.

- Primo, il n'y a personne ici, lui dit-il en riant légèrement. Et secundo, je me fiche de ce que les gens pensent.

A ces mots, Blaine prit brusquement Kurt dans ses bras, et il toucha involontairement son cou de ses lèves. Kurt lui sourit lorsqu'il s'éloigna.

- Alors... Pourquoi est ce que tu m'as dit de te rejoindre ici ?

- Eh bien, je pensais que toi et moi pourrions aller manger au Olive Garden ? Ou là ou tu veux.

- Es-tu en train de m'inviter à manger avec toi ? demanda Kurt avec un regard suspicieux.

- C'est tout à fait ça.

Blaine ouvrit la porte côté passager de sa voiture et invita Kurt à y entrer avec un sourire.

- S'il te plait ? demanda-t-il lorsqu'il vit que Kurt ne bougeait pas.

- Tu me promets que ce n'est pas un coup monté ?

- Promis.

- D'accord. Kurt hocha la tête.

Lorsqu'il se déplaça pour entrer dans la voiture, ses hanches frôlèrent celles de Blaine, et il ressentit quelque chose, mais il décida de l'ignorer et sourit à Blaine qui était déjà assis sur le siège côté conducteur.

- Alors, où allons-nous ?

- N'importe où.

~OoOoO~

- Où vas-tu ? demanda Rachel à David Karofsky alors qu'il s'éloignait de leur table.

- Acheter quelques slushies pour la tafiole, il sera là lorsque je reviendrai.

- Oh, est ce que je pourrais y aller avec les filles plutôt ? Pour que je sache où aller si un jour je veux m'énerver contre quelques losers, sourit-elle.

- D'accord, c'est juste derrière la rue.

~OoOoO~

Rachel avait changé. Elle était dans cette école depuis deux semaines et elle avait changé. Elle n'était pas cette fille superficielle lorsqu'ils étaient à L.A. Elle avait toujours supporté les homosexuels et à L.A., son meilleur ami était gay. Mais comme elle l'avait toujours dit : tu dois obligatoirement changer pour survivre dans un nouvel endroit.

- Ok, donc je pensais faire une fête chez moi pour l'anniversaire de Blaine, dit Rachel aux deux cheerleaders qui l'accompagnaient. Et vu qu'on est voisin avec Blaine, on pourra aller chez lui si on veut s'amuser un peu, vous savez ?

- C'est une excellente idée, dit Quinn à Rachel avec un grand sourire et les mains sur ses hanches.

- Totalement, affirma Brittany.

- Vous n'allez pas croire ce qu'il s'est passé ce matin, dit Rachel alors qu'ils arrivaient à la porte du lycée. Blaine était...

- Oh mon dieu, regardez ça ! intervint brusquement Quinn en pointant de son doigt Kurt et Blaine, qui étaient dans les bras l'un de l'autre sur le parking.

Rachel regarda dans la direction que lui indiquait Quinn et vit Kurt en train d'enlacer son petit ami. Mais pas comme un câlin d'ami, plutôt comme...

- Cette salope ! hurla-t-elle d'un voix aigüe.

- À ta place, je serai prudente, dit Quinn. Je parie qu'il essaie de convertir Blaine.

Rachel était emplie de fureur et de colère, mais elle fit de son mieux pour se calmer, car elle savait que le meilleur remède contre la colère était la vengeance.

- Oh chérie, non, sourit Rachel. Parce que s'il essaie, je ruinerai sa vie.

- Alors tu ne vas rien faire ? Il est en train d'enlacer ton mec !

- Tu es forte, Rachel. Si j'étais à ta place, je serai en train de pleurer, dit Brittany.

- Certaines personnes disent que lorsque tu entres en contact avec un pédé, tu en deviens automatiquement un aussi, déclara Quinn en mâchant son chewing-gum d'une irritante manière.

- Blaine ne se transformerait jamais en pédé, Quinnie, soupira Rachel en regardant Blaine sortir du parking.

- Mais sérieusement, tu ne vas rien faire ? questionna Quinn. Regarde, ils partent !

- Ne racontez ça à personne, dit Rachel avec un sourire à ses amies. Si vous le faites, je me devrais de ruiner vos vies aussi.

Son sourire était le plus méchant qui soit. Oui, Rachel Berry avait le pouvoir de ruiner la vie sociale de quelqu'un.

- D'accord, mais pourquoi ? Karofsky et les gars pourraient lui botter le cul pour nous, dit Quinn.

- Non. Je veux lui botter le cul moi-même, répliqua Rachel avec un mauvais rictus.

- Vraiment ?

- Cette petite salope regrettera tout ce qu'elle a fait dans sa vie. Je ne lui laisserai pas une seconde de répit, rit-elle. Alors les filles, voilà notre mission : faire de chaque seconde de la vie de Kurt Hummel un enfer sur terre.

~OoOoO~

- Kurt, sourit Blaine.

Ils partageaient un plat de fettucine alfredo au Olive Garden, assis côte à côte, jouant à ce jeu que Blaine venait d'inventer.

- Ton tour ?

- Je n'aime pas ce jeu, c'est stupide, rit Kurt.

- Allez, s'il te plait, c'est simple, tu dois juste me demander quelque chose, puis je te demande quelque chose, puis tu me demandes quelque chose, puis...

- C'est bon, ça va, j'ai compris, sourit-il. Alors, ma question... hum, voyons voir... Kurt plissa ses yeux. Oh, je sais. Ok, alors, quelle a été la chose la plus stupide que tu ai faite étant enfant ?

- Ah ! Tu m'as sur ce coup, s'exclama Blaine en finissant de mâcher ses pâtes. D'accord, alors, vois Blaine Anderson, en deuxième année****, nouvelle école, nouveaux vêtements, dans la classe après le repas de midi.. J'avais bu deux petites bouteilles de jus de pomme et un gros repas ce jour là, alors devine ce qu'il s'est passé ?

- Quoi ? demanda Kurt, commençant à s'amuser.

- Je suis allé voir ma prof et lui ai demandé si je pouvais aller aux toilettes, et elle a refusé, alors tu sais ce que j'ai fait ?

- Dis-moi juste, rit Kurt.

- Je me suis pissé dessus devant tout le monde.

Kurt se mit à rire en même temps que Blaine, et ils rirent encore beaucoup, même si au fond ce n'était pas si drôle, mais ils se sentaient à l'aise l'un avec l'autre. Tous les deux continuèrent à rire jusqu'à ce que leurs yeux commencent à pleurer, et qu'ils soient hors d'haleine avec les joues écarlates.

- Oh mon dieu, haleta Kurt en buvant une gorgée d'eau. L'image que j'ai eu dans ma tête.

- Hé, ce n'est pas drôle de s'imaginer un enfant de sept ans qui se pisse dessus.

- Anthony fait ça tout le temps, rit Kurt, réalisant trop tard qu'il venait de parler d'un enfant de l'orphelinat.

- Qui est Anthony ? demanda inévitablement Blaine, toujours souriant.

- Anthony ? Oh, c'est … hum... Le battement cardiaque de Kurt commença à s'accélérer, il ne pouvait pas en parler à Blaine ! Blaine allait avoir pitié de lui, il se devait de mentir. C'est mon frère, finit par sourire Kurt.

- Cool, j'aimerai bien le rencontrer un jour, j'adore les enfants, dit Blaine en enfournant toujours plus de pâtes dans sa bouche.

- Hum, oui.

- Alors, mon tour... Donc, Kurt Hummel...

- Oui, Blaine Anderson ? répliqua Kurt avec un sourire en coin.

- A quoi... ressemble ta famille ? demanda Blaine en relevant ses sourcils avec un sourire.

Et voilà la question qu'il voulait absolument éviter.

- Oh, heu, ma famille... ,c'est juste une famille ordinaire... beaucoup de... heu, dîners de famille, et, heu... juste une famille normale. Une famille américaine tout ce qu'il y a de plus ordinaire, finit par répondre nerveusement Kurt.

- D'accord, rit Blaine.

- On devrait y aller, on va être en retard en chimie.

- C'est vrai que ce serait très embêtant, ironisa-t-il.

- Je ne peux plus me permettre de manquer des cours, ou ma... ma – ma mère ne sera pas contente.

Il avait presque laissé échapper autre chose de sa bouche.

- D'accord, mais seulement si tu me laisse payer le repas.

- Seulement si tu me laisse payer la prochaine fois, dit Kurt en haussant un sourcil.

Mince, pourquoi venait-il de dire ça ? Qu'est ce qui n'allait pas chez lui ? Pourquoi diable avait-il dit ça ?

- Oh. Blaine fit un petit sourire en coin. Alors il va y avoir une prochaine fois, hein ?

- Blaine, je suis désolé, je ne voulais pas...

- La prochaine fois tu paies, sourit ce dernier. Mais est-ce que la prochaine fois peut être demain ?

- Bien sûr. Kurt hocha la tête.

- Oh, en passant, tu es mon binôme de chimie.

- Hein ? demanda Kurt, soudainement plus nerveux.

- Mon binôme, mon partenaire de chimie ! C'est pas cool ? Un cours de plus ensemble !

À ces mots, Blaine sourit et envoya un billet de cinquante dollars sur la table. Il se leva et offrit une main a Kurt pour qu'il la prenne et se relève à son tour.

- Allons-y.

Kurt ne prit pas la main de Blaine. Il se leva simplement et marcha en passant devant Blaine. Ok, et la vérité était là : il avait peur. Peur de comment il se sentait quand il était avec Blaine, peur de la manière dont se comportait Blaine avec lui, peur que tout se finisse trop tôt. Peur. Il avait tout le temps peur.

Ils conduisirent jusqu'au lycée en parlant du genre de musique qu'ils aimaient, de films et séries, et Blaine réalisa à quel point lui et Kurt étaient semblables. Et il réalisa aussi à quel point il se sentait de plus en plus gay au fil de leur conversation. Non pas à cause de ce qu'il aimait, mais parce qu'il se sentait de plus en plus attiré par Kurt. Blaine n'aimait pas les étiquettes, mais il se collerait toutes les étiquettes qu'il faudrait pour être près de Kurt. Il se sentait le besoin d'être là, d'être enlacé par Kurt, de tenir sa main. Il ne savait pas pourquoi, mais il ressentait finalement quelque chose de bien, de bon, et il se fichait des conséquences que ça aurait. Il voulait être l'ami de Kurt, il allait être l'ami de Kurt, peut importe ce que pouvaient en penser les gens.

- Maintenant dis-moi la vérité. Pourquoi m'as-tu proposé de sortir pour manger ce midi ? questionna Kurt alors qu'ils se garaient dans le parking du lycée.

- Parce que tu es mon ami ?

- Je le suis ? demanda Kurt, surpris.

- Si tu le veux. Je t'apprécie, j'aimerai être ton ami.

- Vraiment ? Kurt haussa ses sourcils et sourit.

- Bien sûr que oui, affirma Blaine en hochant la tête.

- On se connait à peine, Blaine.

- Je sais, mais avant que les gens deviennent amis, ils sont d'abord des étrangers, sourit-il. Et je veux être ton ami.

- Est-ce que tu es gay ? demanda brusquement Kurt.

- Non. Je suis Blaine.

Kurt rit légèrement.

- Blaine, s'il te plait, dis-moi juste pourquoi tu m'as emmené dehors ce midi ? demanda sérieusement Kurt, et Blaine ne pouvait pas mentir à ce magnifique visage.

- Bien... Blaine prit une grande inspiration et attrapa la main de Kurt. Je ne t'ai pas emmené mangé juste pour ça, ok ? J'ai vraiment aimé mangé avec toi, tu es l'une des meilleures personnes qu'il m'ait été donné de rencontrer. Mais je t'ai aussi emmené manger dehors pour te protéger...

- Me protéger ? De quoi ? demanda brusquement Kurt en dégageant sa main de celle de Blaine.

Blaine soupira.

- Rachel m'a dit qu'ils allaient t'envoyer ces boissons glacées au visage et de la peinture aussi, et je ne pouvais pas les laisser faire... Je ne peux pas les laisser te faire du mal, Kurt. Plus maintenant.

Blaine fronça les sourcils et sourit tristement.

- Blaine, je vais te dire quelque chose, d'accord ? Quelque chose que tu dois savoir.

- D'accord, dis-moi. Tu – tu peux me dire n'importe quoi.

- Les fuir ne vas pas les faire s'arrêter. Au contraire, ça va empirer. Ce que je fais, et vais continuer de faire, c'est leur faire face. Laisse-les lancer ce qu'ils veulent sur moi. Je sais que les moqueries et le harcèlement seront toujours là. Alors il vaut mieux leur faire face que se cacher pour toujours.

- Mais Kurt, je ne veux pas qu'ils te fassent du mal ! Pourquoi les laisse-tu faire, tu ne peux pas juste...

- Blaine, ça va. Ce sont des connards, je me fiche complètement de ce qu'ils peuvent dire ou faire, mentit-il. Ce sont juste des ignorants, et quoi que je fasse, ça ne changera pas ça, alors la meilleure chose à faire, c'est leur face face.

Blaine lui sourit.

- Tu es vraiment courageux.

- Je ne suis pas...

- Si, tu l'es. C'est juste que tu le ne vois pas.

~OoOoO~

- Je ne peux pas croire que Blaine se soit assis à côté de lui, dit Quinn à Brittany en chimie lorsqu'elle vit Kurt et Blaine assis côte à côte au premier rang. Après ce que ce pédé m'a fait ? Blaine n'était-il pas supposé être notre ami ?

- Je suis sûre que la fée est en train de le convertir, compléta Brittany en jouant avec ses cheveux.

- Tu crois qu'on devrait parler à Karosky de ce qu'il s'est passé tout à l'heure ?

- Rachel nous a dit de ne pas le faire ! avertit Brittany. Et puis, ce n'est pas notre problème. C'est son petit ami à elle.

- Plus pour longtemps, je pense. Regarde comment cette tapette le regarde ! C'est comme si il voulait le bouffer ! Ne devrait-il pas payer pour ça ?

- Quinn, je crois que notre sujet d'expérimentation est vivant, dit Brittany en regardant l'ignoble substance pétillante qu'elles venaient de créer.

~OoOoO~

- Eh, je pourrais te ramener chez toi après les cours, si tu veux, proposa Blaine durant le cours de chimie, alors que Kurt était concentré sur ce qu'ils étaient censés étudier.

- Non, merci.

Kurt savait que si Blaine voyait qu'il vivait dans un orphelinat, il prendrait sûrement ses jambes à son cou. Il ajouta :

- De toute façon je travaille après les cours.

C'était vrai en quelque sorte.

- Je peux t'emmener au travail, alors, sourit Blaine, essayant d'obtenir l'attention de Kurt.

- Non merci, déclina Kurt, qui essayant de prétendre être concentré sur leur devoir.

- Pourquoi ?

- Je ne sais pas.

- Ok. Blaine hocha la tête. Tu veux venir chez moi demain ? C'est samedi.. on pourra boire du chocolat chaud et se mettre près du feu...

- Je ne sais pas Blaine.

Kurt était vraiment surpris par la proposition de Blaine. Jamais il n'était encore allé à la maison d'un ami, jamais.

- Allez, s'il te plait ! Ça sera cool, je pourrai te montrer ma collection de DVD, insista Blaine

- Je ne peux pas, Blaine, je suis désolé.

- C'est pas grave, tu pourras venir un autre jour.

Blaine savait ce que Kurt était en train de faire. Construire des murs, ne pas laisser Blaine entrer dans sa vie. Prétendre qu'il allait bien, mais Blaine savait que ce n'était pas le cas.

Et Blaine était bien décidé à faire tomber ces murs.


* PFLAG : Parents, Families and Friends of Lesbians and Gays

** Les erreurs de grammaires faites en anglais sont dures à retranscrire en français haha ^^

*** La septième année (7th grade) aux États Unis correspond à la cinquième en France

**** La deuxième année (2nd grade) aux États Unis correspond au CE1 en France


Et voilà pour ce chapitre ! (Et oui, je vous autorise à étrangler Rachel :') )

Je pense que le 3ème sera publié dans une semaine environ.

Voilà, encore une fois n'hésitez pas à laisser une review, elle font toujours très plaisir ! :)

A la prochaine !