Réponses aux reviews :

Drayzy : Merci ! Effectivement, la mise en place prend un peu de temps (encore dans ce chapitre). Je souhaitais mettre l'accent sur l'état d'esprit des protagonistes :-)

LilyP. Wooz : Merci beaucoup ! J'espère que la suite te plaira ;-)

Maxine3482 : Oh merci ! La suite est là :-D

Message :

Bonjour à tous,

Voici le 2ème chapitre de cette fanfiction. J'espère sincèrement qu'il vous plaira !

N'hésitez pas à me faire part de votre avis et de vos remarques sur ce que j'ai posté jusqu'à maintenant, ça me permet de m'améliorer et de réécrire certaines parties si besoin :-)

J'ai hâte de vous lire !

Bien à vous,

BlackPony

o00o

Drago Malefoy rentrait tout juste à Londres.

Après la guerre, il retourna à Poudlard pour obtenir ses ASPICs. Et ce ne fut pas chose aisée étant donnée toute la rancœur qu'avaient la majorité des élèves envers lui. Il le savait avant d'y retourner et il le comprenait très bien. Comment pardonner à celui qui a tenté d'assassiner Dumbledore, le directeur le plus apprécié que l'école ait connu ? Comment oublier celui qui a fait s'introduire des mangemorts dans l'enceinte de l'école et mis la vie de chacun en danger ?

Cela le hante, encore aujourd'hui. Il est rare qu'il ne se réveille pas en sueur la nuit, revivant la bataille de Poudlard ou que son cœur ne manque pas un battement en croyant entendre les cris de Granger lorsqu'elle se faisait torturer par sa tarée de tante.

Car oui, il avait été un mangemort mais non, il ne cautionnait pas – ou plus – leurs croyances.

Lorsque le Seigneur des Ténèbres établit ses quartiers au manoir Malefoy en 1996, il sut qu'il ne pourrait pas échapper au funeste destin que son père avait tracé pour lui : devenir un mangemort et embrasser la cause. A peine sa marque lui fut-elle encrée dans le bras qu'il se savait déjà mort. C'est sa mère qui le fit tenir. Il la savait à la merci du Seigneur des Ténèbres et il savait aussi que s'il n'exécutait pas la tâche qui lui était incombée, elle allait souffrir et il ne pourrait jamais le supporter.

Alors oui, il était devenu un mangemort mais en aucun cas il en était fier.

Son père avait été emprisonné à vie à Azkaban, quant à sa mère et lui, ils avaient été acquittés, grâce au trio d'or qui avait témoigné en leurs faveurs lors de leurs procès. Il ne les avait pas revus depuis. Après tout, des années d'animosité ne s'effacent pas comme ça, il savait qu'il ne pourrait jamais devenir ami avec eux et n'en avait pas envie non plus, loin de là mais il ne saurait jamais assez les remercier pour ce qu'ils avaient fait pour sa mère et lui.

Après Poudlard, il avait entreprit des études de journalisme. Au lieu de colporter des idées archaïques et extrémistes, il se dit que raconter la vérité de la manière la plus objective qui soit serait un bon moyen de se racheter. Il entrevoyait enfin une sortie, une nouvelle vie s'offrait à lui. Malheureusement, son simple nom lui fermait toutes les portes.

Il prit alors la décision de partir explorer l'Europe pendant un an et de se mettre à son compte sous un pseudonyme : Elen Adams. Son statut de journaliste freelance lui offrait la possibilité d'écrire ce qu'il souhaitait et de vendre ses articles à distance aux journaux qui étaient intéressés. Il avait profondément changé depuis son départ et ses articles s'en ressentaient. Même s'il avait gardé quelques manières de son passé d'aristocrate et son esprit sarcastique inné, en parcourant le monde, il avait réellement pris conscience de la bêtise des idéaux que son père lui fourrait dans le crâne depuis son plus jeune âge. Quelle hérésie !

Au fil des semaines, le journal de la Gazette du Sorcier était devenu l'un de ses clients réguliers et lui commandait des articles de temps à autres sur des sujets précis, dépendants de l'endroit où il se trouvait. Ainsi, il fut agréablement surpris lorsqu'un jour, il reçut un hibou en provenance directe de la Gazette qui lui offrait un poste permanent à leur siège londonien.

Drago y réfléchit un moment.

« L'offre tiendra-t-elle toujours lorsqu'ils verront qu'Elen Adams est en réalité… moi ? Et quand bien même ils voudraient toujours de moi, comment réagiront mes collègues ? Je serais sans doute le paria du journal… » avait-il raconté au barman du Green Devil, un bar à Absinthe au cœur de Prague. Le pauvre barman ne comprenait pas vraiment de quoi il parlait, aussi avait-il continué à le servir une bonne partie de la soirée en hochant simplement la tête à ce que Drago lui disait.

Il avait finalement accepté leur proposition et devait rencontrer le directeur de la Gazette la semaine suivante. Et puis, Londres lui manquait. Sa mère lui manquait. Et ses amis surtout : Pansy, Blaise et Théo.

Il avait donc envoyé un message à ses amis pour leur dire de préparer une fête pour son retour puis un autre au jeune homme à qui il avait sous-loué son appartement pour l'informer qu'il rentrerait plus tôt que prévu et qu'il devait prendre ses dispositions. Les bons logements se faisaient rares dans la capitale sorcière, aussi, ne pouvant se permettre de rendre son appartement ni de payer le loyer en plus de ses excursions, Blaise lui avait présenté un de ses nouveaux collègues qui avait l'habitude de bourlinguer de ville en ville, ne restant jamais plus d'un an au même endroit.

L'année était passée. Il était rentré. Il était de nouveau chez lui. Et il se sentait bien.

o00o

Cet après-midi là, Hermione n'arrivait pas à se concentrer sur la nouvelle réforme pour les droits vestimentaires des elfes de maison. Elle ne pensait qu'à la lettre qu'elle voulait écrire au 2B – ne connaissant pas son nom, elle l'appelait ainsi. Ses amies l'avaient encouragée le midi même, trouvant que c'était une excellente idée. Aussi, elle s'affala contre le dossier de son fauteuil, souffla un grand coup et, se redressant, mit son dossier en cours sur le côté de son bureau.

« Allez Hermione, tu es une grande fille, tu as de l'esprit, tu es intéressante, tu peux le faire ! » se dit-elle en guise d'encouragement.

Elle sortit un parchemin vierge de son tiroir et trempa sa plume dans l'encrier reposant à la droite de son sous-main.

Elle commença à écrire.

Hey 2B !

« Non c'est n'importe quoi ! » Dit-elle en rayant cette phrase d'une décontraction affligeante.

2B,

« Raaaah mais t'es débile, c'est pas possible ! Autant l'appeler Machin ! Hey Machin… » pouffa-t-elle en rayant son parchemin pour la deuxième fois.

Elle leva les yeux de son bureau et plissa les yeux, signe d'une réflexion intense, puis un sourire se dessinant sur ses lèvres, commença à griffonner doucement.

On ne se connaît pas, aussi je comprendrais que mon parchemin reste sans suite mais je tenais à te dire, n'ayant pas le courage de le faire de vive voix, que je te trouve charmant et que ce bel homme résident au 2B m'intrigue fortement.

Que dirais-tu de faire connaissance ?

4A

Voilà. C'était court mais on ne peut plus explicite.

Elle put se remettre à travailler sereinement maintenant que son esprit était libéré.

o00o

Drago venait de terminer de ranger sa valise et alla prendre une douche rapide. Il avait rendez-vous avec ses amis dans un bar qu'ils avaient l'habitude de fréquenter, pas loin de chez lui, avant qu'il ne quitte Londres.

De son côté Hermione venait d'entrer dans l'immeuble, se dirigeant vers les boîtes aux lettres, le cœur battant jusque dans ses tempes. Elle avança alors une main tremblante vers la boîte aux lettres du 2B mais avant qu'elle ne puisse aller au bout de son geste, sa voisine du rez-de-chaussée – une gentille vieille dame à la retraite – sortit de chez elle, en pantoufles roses à fleurs et s'approcha d'Hermione pour ramasser son courrier.

« Oh bonsoir Miss Granger ! Le travail est fini pour la semaine, hein ? » dit-elle avec un sourire et un regard bienveillants sur le visage, propres aux grands-mères que l'on aime tant.

« Bonsoir Madame Robson. En effet, je vais en profiter pour me reposer un peu »

Elle se déplaça légèrement sur la gauche pour la laisser passer, les joues aussi colorées qu'une prune dirigeable et prit son temps pour relever son courrier, attendant que sa voisine rentre chez elle.

Une fois seule, elle souffla lentement et glissa sa lettre dans la fente de la boîte du 2B.

Un sourire de soulagement sur les lèvres, elle monta les escaliers qui la menaient chez elle, en entendant une porte au rez-de-chaussée s'ouvrir puis se fermer. Elle se dit qu'elle avait eu le timing parfait : 30 secondes de plus et elle était prise en flagrant délit !

Drago se dit qu'avec 30 secondes de moins, il aurait pu rencontrer un nouveau voisin, l'entendant marcher dans les escaliers. Il avait dû y avoir du changement dans les résidents depuis son départ mais il se comptait chanceux car il avait toujours entretenu de bons rapports avec ses voisins, malgré sa piètre réputation. Madame Robson, vieille dame habitant au rez-de-chaussée comme lui, avait pris l'habitude de lui demander de venir soigner son chat lorsqu'elle rendait visite à ses enfants, chose qu'il faisait avec plaisir. Il ne l'aurait avoué sous aucun prétexte mais il adorait les chats.

Il se dirigea vers la porte de l'immeuble pour rejoindre ses amis, passant devant les boîtes aux lettres, quand, soudain, il fit demi-tour, sans trop savoir pourquoi. Il ouvrit alors sa boîte, la 2B et vit un morceau de parchemin plié en deux, seul dans cette boîte vide.

Il le prit, le déplia et au fur et à mesure de sa lecture, un grand sourire étira ses lèvres. A peine était-il rentré qu'il avait déjà une prétendante ! Il avait effectivement croisé quelques personnes inconnues en arrivant mais il n'y avait pas prêté attention.

Oui, Drago se comptait chanceux.

Il reposa le parchemin dans sa boîte aux lettres et partit rejoindre ses amis. Il ne savait pas qui était cette 4A – ou ce ? Il espérait tout de même que c'était une voisine – mais il comptait bien lui répondre dès le lendemain.

o00o

Le lendemain matin, Hermione fût réveillée par de grands coups sur sa porte, puis une voix tout aussi forte lui intima d'ouvrir la porte en urgence. Hermione venait tout juste de se lever. Elle était encore ensommeillée, dans son pyjama, les cheveux plus en bataille que jamais. Elle se dirigea d'un pas traînant vers la porte d'entrée en baillant et l'ouvrit.

Ginny entra comme une furie dans l'appartement d'Hermione, un paquet de viennoiserie dans une main et 2 gobelets de café latte fumants dans l'autre.

« Tu ne devineras jamais ce qu'on nous a annoncé au boulot hier soir ! » lui dit Ginny en allant poser le petit déjeuner sur l'îlot de la cuisine.

« Hmmm Hmmm ? » lui répondit Hermione en se frottant doucement les yeux.

« Elle a accepté de venir travailler à la Gazette, Hermione ! Elle a dit oui ! Tu te rends compte ?! » s'exclama Ginny tout en déballant le sachet de viennoiseries, un sourire béat sur le visage.

Hermione fronça les sourcils, essayant de chercher dans sa mémoire à quel moment son amie lui avait parlé d'une femme à qui l'on avait proposé de venir travailler à la Gazette du Sorcier, sans succès.

« De qui parles-tu, Ginny ? » finit-elle par lui demander.

« De Elen Adams, enfin ! Eleeen Adaaams ! Je t'en avais parlé pourtant… Je t'en avais pas parlé ? Et bien maintenant, je t'en parle : Elen Adams, célèbre journaliste indépendante, exploratrice des lointaines contrées, défenseuse de la veuve et de l'orphelin ! Elle va venir travailler à la Gazette du Sorcier ! Avec moi ! Enfin non pas AVEC moi mais avec moi quoi ! Je la verrais tous les jours ! J'ai tellement hâte de la rencontrer ! Je me demande à quoi elle ressemble… Sans doute une grande brune élancée… Je suis sûre qu'on va devenir de supers amies ! » finit-elle en mordant goulument dans son croissant.

Hermione regardait son amie avec une infinie tendresse. Elle adorait Ginny. Elle était fougueuse et passionnée, toujours enjouée et voyait aussi le bon côté dans chaque situation et dans chaque personne – à l'exception de sa supérieure. Ginny était formidable et elle était fière de l'avoir auprès d'elle.

« Mais attends » dit Hermione au bout d'un moment, « Qu'est-ce que tu fais ici un samedi matin ? Tu ne devrais pas être avec ton mari en train de te détendre ? »

« Si si ! Mais je voulais absolument t'annoncer la nouvelle ! J'ai dit à Harry que je partais prendre le petit déjeuner avec toi, ça lui laisse 30 minutes supplémentaires de sommeil… Et crois-moi, après cette nuit, il en a bien besoin » lui dit-elle en lui faisant un clin d'œil et en souriant de plus belle devant l'air faussement outré de son amie.

Après le départ de Ginny, en fin de matinée, Hermione se prépara et descendit à sa boîte aux lettres. Elle avait peur qu'il n'y ait pas de réponse du 2B mais elle ne tenait plus en place, il fallait qu'elle sache !

La main tremblante et le cœur battant à tout rompre, elle glissa sa clé dans la serrure et ouvrit la précieuse porte. Il y avait un parchemin plié en deux, comme celui qu'elle avait laissé la veille dans la boîte de son voisin ! Elle s'empara précipitamment du bout de papier, referma la petite porte à clé et remonta chez elle en courant. Elle voulait être au calme pour découvrir sa réponse.

Une fois dans son appartement, elle ouvrit le parchemin.

4A,

Je dois dire que je ne m'attendais pas à ton courrier, quelle agréable surprise !

J'espère ne pas t'offenser mais je ne vois pas qui tu es… Tu pourrais me donner un indice ?

En attendant de pouvoir te rencontrer, je serais heureux de faire ta connaissance.

Quels sont tes loisirs, tes passions ? As-tu des animaux ? Dans quel domaine travailles-tu ? Trop de questions ?

D.

Il avait une très belle écriture, fine et soignée, ce qui, selon Hermione, en disait long sur lui. C'était sans doute un homme d'une certaine classe, soigneux et appliqué.

Elle était aux anges ! Il lui avait répondu et rapidement en plus ! Et puis ce D... Denis ? Dean ? Damian ? Tout cela la grisait au plus haut point. Elle devait maintenant réfléchir à ce qu'elle allait lui dire ensuite. Elle comptait au départ l'inviter à sortir s'il avait répondu positivement à son 1er courrier mais elle se dit que faire connaissance par lettres interposées était finalement plus excitant.

D,

Je ne suis pas vexée que tu ne saches pas qui je suis. Discrète comme je suis, cela ne me surprend pas. Et non, tu ne me poses pas trop de questions, c'est plutôt… rigolo !

Voici mes réponses :

Tout d'abord, je suis passionnée par la littérature. Je pense même avoir plus de livres dans mon appartement que de vaisselle. J'aime aussi voyager dès que mon emploi du temps me le permet, ce qui malheureusement arrive rarement.

Ensuite, j'avais un chat depuis mes 12 ans, que j'ai malheureusement perdu il y a quelques années. Il avait un bel âge mais c'est toujours triste de perdre son compagnon, non ? Je ne me sens pas prête à adopter de nouveau même si le manque se fait de plus en plus ressentir.

Et pour finir, je travaille au Ministère de la Magie.

A moi de te retourner tes questions : Passion ? Animaux ? Travail ?

J'allais oublier l'indice : je suis brune aux cheveux longs et j'ai les yeux noisette. Pas trop déçu ?

H.

o00o

Drago était sorti tout l'après-midi avec Blaise. Il devait renouveler quelques pièces de sa penderie, notamment pour son entretien avec le directeur de la Gazette du Sorcier qui avait lieu lundi, soit 2 jours plus tard. Malgré son calme apparent, vestige de son éducation aristocratique, il voulait mettre toutes les chances de son côté pour faire bonne impression.

Ça lui avait fait du bien de sortir avec son ami, comme au bon vieux temps. Il rentra, exténué, chez lui le soir, mais avait bizarrement eu un regain d'énergie lorsqu'il avait vu que sa correspondante – ou son correspondant ? – lui avait répondu. Alors il prit son courrier et tourna à gauche, après les boîtes aux lettres, dans le couloir menant à son appartement.

Une fois bien installé, il commença à lire la lettre du 4A et sourit en voyant ses réponses. « Pas vexée… discrète… C'est UNE voisine ! ». Il soupira de soulagement en s'enfonçant un peu plus dans son canapé en velours beige capitonné, les jambes étendues sur une table basse en noyer puis continua sa lecture.

« Plus de livres que de vaisselle… » Il sourit en levant les yeux devant lui. Il était installé face à une belle cheminée moulurée, entourée sur chaque pan de mur de deux grandes bibliothèques, pleines à craquer.

« Elle aime les voyages et les chats, mince… Elle a l'air parfaite »

Il continua à lire et s'arrêta sur son indice puis sur son initiale.

« H. » Il prit son menton entre ses doigts, « Hannah ? Haley ? Harper ?... » Tout ceci l'intriguait de plus en plus et il adorait ça.

Il prit le temps de ranger ses achats, nettoyer un peu son appartement et de se faire à manger avant de lui répondre. Vers 22h30 seulement, il s'assit à sa table de salle à manger, non loin d'une grande fenêtre et commença à rédiger son courrier.

Chère H,

Je dois t'avouer que je suis soulagé de savoir que tu es une femme – je me posais la question jusqu'à alors… – et également que je suis ravi de tes réponses, car les miennes sont quasi identiques, si ce n'est pour mon travail.

J'ai d'ailleurs un entretien important lundi pour un nouvel emploi. Des conseils à me donner pour rester calme ?

Sinon, d'autres indices sur toi ? Ta description jusqu'ici ne me déçoit pas, bien au contraire, je dois dire que j'adore les brunes. Et plein d'autres choses...

Dans l'attente de te lire une nouvelle fois...

Bien à toi,

D.

Drago venait de mettre la touche finale à son courrier lorsqu'il entendit de la musique très forte et de grands bruits sourds venant de l'appartement du dessus. Trop concentré sur ces activités d'avant, il n'y avait pas fait attention jusqu'à maintenant.

Avant de s'en aller, Eric l'avait prévenu que sa voisine allait organiser une fête ce samedi soir mais là, il était 23h passé et il savait qu'il n'allait pas supporter tout ce bruit bien longtemps. Il attendit un peu tout de même, mais arrivé minuit, il se demanda si le volume sonore n'avait pas augmenté ! Alors, n'y tenant plus, il se décida à aller dire sa façon de penser à cette charmante jeune femme, peu soucieuse du confort de ses voisins manifestement.

Il prit sa lettre pour la déposer dans la boîte aux lettres de H. au passage et commença à monter les escaliers.

Au même moment, Hermione, qui s'était retournée maintes et maintes fois dans son lit, excédée par ce bruit, sortit de chez elle en trombe, ne prenant même pas la peine d'enfiler une robe de chambre et descendit les escaliers.

Elle arrivait sur la dernière marche quand elle vit un homme arriver très rapidement sur le palier où elle se trouvait. Elle s'arrêta net avant de lui foncer dedans et au fur et à mesure que ses yeux le parcourait, ils s'ouvrirent de plus en plus grand : une peau diaphane, des cheveux blonds presque blancs, des yeux gris métalliques…

« Malefoy ? »

« Granger ? »