Hé bien voilà, après réflexion et rares inspirations, j'ai décidé que ce one-shot se transformé en plusieurs sur le même thème que le couple de Sexy Rabbit and Ungry Samouraï, dont la limite ne sera jamais fixée~ Merci pour vos reviews qui motivent et bonne lecture j'espère. ^^

PS: Leurs enfances, qu'ils auront de commune, est inventée.


Disclaimer : Personnages appartenant à D. Gray-man créés par la mangaka Katsura Hoshino.


« Here we go again

I kinda wanna be more than friends

So take it easy on me

I'm afraid you're never satisfied. »

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Brutal tenderness

« T'es qu'un humain, tout aussi égoïste que les autres. Ne vas pas croire que tu vaux mieux qu'eux, parce que tu fais parti des pires...! »

Mon cœur battait vite, trop vite. Je demeurais droit et immobile comme un piquet, les bras le long du corps. Et je le regardais ainsi, abasourdi, la bouche légèrement entrouverte sous la surprise, comme si il me semblait avoir été sur le point de réaliser une chose qui pourtant était l'évidente même. Yuu...

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Je le plaquais un peu trop brusquement contre le matelas, ayant atteint ma limite. Yuu grimaça au contact de mon corps sur le sien, sûrement dû à quelques plaies mal cicatrisées. Toutefois, il n'était nullement surpris, habitué à mon comportement désinvolte. Il s'était fait une évidence et éprouvait quelque chose pour moi, « quelque chose » parce que je n'avais nullement l'idée de quoi il s'agissait... Amour? Haine? Dégoût? Pitié? Du fait qu'il tenta de me repousser, pour la forme et donc sans réelles convictions, il céda bien rapidement. Tandis que une le tenait au niveau des hanches, mon autre main défaisait déjà le haut de son manteau, puis de sa chemise. Ma langue s'aventura donc une instant sur son cou pour descendre sur sa clavicule. Mon rythme cardiaque monta vite en flèche, déjà excité à l'idée de le toucher comme il me plaisait.

« Tu es vraiment insupportable, grogna-t-il, capricieux mais déjà capitulant.

-Je le sais bien. »

Cela faisait deux mois. Deux mois sans le voir, sans le toucher, deux mois où d'autres personnes sans intérêt avaient pris sa place. N'était-ce pas normal que je lui dise bonjour à ma manière après un si long moment? Il laissa s'échapper un nouveau grognement quand je le retournais sur le ventre pour lui embrasser la moindre parcelle de peau nue qui s'offrait à moi. Je l'entendis soupirer doucement et deviner que ses yeux si noirs s'étaient fermés sous un certain bien-être. Je me redressais légèrement pour défaire la boucle de ma ceinture.

Malgré ses plaintes, il ne dit que rarement non et pour cause, c'est uniquement de sa faute si on en est là maintenant, c'est lui qui a fait le premier pas.

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Depuis tout jeune déjà, je me surprenais à gémir son prénom... Yuu. C'est si mignon, la sonorité est si douce... Malgré tout, il préfère « Kanda », plus rocailleux. Suis-je le seul a être encore en vie malgré mon utilisation, presque abusive, de son prénom? C'est que je suis une exception alors. Et j'aime ça.

Il me bloqua contre le mur et appuya son bras tendu contre ce dernier alors que je ramené les miens contre moi, apeuré. Son regard perçant en incohérence avec son visage d'enfant m'observait, quelques secondes qui me parurent de longues minutes. Pourtant, il ne faisait rien de spécial, m'avait juste pris à part et demeurait immobile. C'est bien cette situation si anodine qui avait le don de me faire perdre tout mes moyens. L'enfant aux allures japonaises en face de moi se mit à sourire discrètement, avec un certain air moqueur.

« Tu es un vrai pleurnichard.

-Eh? Ce n'est pas vrai...! »

Et il vint m'embrasser doucement l'une de mes joue humide de larme que je n'arrivais pas à faire cesser. Un baiser simple, mais qui durait. Je restais ainsi, fermant les yeux de toute mes forces et m'accrochais timidement à sa tunique, me laissant totalement faire. Un geste aussi affectueux de sa part avait le don de secouer quelqu'un, en l'occurrence moi, moment très mal choisi. Il était mon ainé de seulement trente-cinq jours si le hasard avait voulu que nous ayons « naquit » la même année. Nous aurions dû avoir la même mentalité d'enfant de dix ans et pourtant, il était tout le contraire de ce que j'étais: courageux, fier, débrouillard.

« Yuuu... » Gémis-je malgré moi.

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Je suis maintenant en position assise dans ce lit depuis plus d'une heure, mes coudes s'appuyant sur mes genoux. Le soleil ne s'est pas encore levé totalement et une lumière pâle inonde cette chambre si glauque. Je me remets en question... Question assez ridicule quand on la prononce à haute voix, alors autant la garder pour moi. Suis-je accroc à Yuu? Ce mec au caractère si chiant, associable, froid, grossier dans ses paroles mais d'une beauté divine. Oui, lui, ce type qui n'arrête pas de me faire souffrir intérieurement dès lors que ses violences physiques ne m'ont plus fait aucun effet. C'est officiel: je suis un gros masochiste. Je m'attache aux personnes qui me méprisent, y voyant là comme une sorte de jeu, de défis personnel. Suis-je capable de faire craquer quelqu'un seulement avec mon physique et des paroles en l'air? Totalement, je peux même me qualifier sans me vanter de champion en la matière.

« Si tu t'emmerdes, personne ne te retient. »

Je pivote ma tête vers lui, toujours couché mais bel et bien réveillé. Nos regards se rencontrent, sans émotion. Il se redresse doucement et s'installe sur son flanc, avec pour appuie son coude, son visage aux traits si parfaits posé dans sa paume. L'ai-je réveillé malgré mon silence religieux? Je l'observe calmement tandis qu'il hausse un de ses fins sourcils, interrogateur. Toi, c'est toi que je voudrais voir me retenir.

« Yuu, qu'est-ce que je fous ici? »

Sa réponse mis du temps à venir.

« C'est toi qui est venu, tu as eu ce que tu voulais, tu ne crois pas que c'est gonflé de ta part de me demander ça?

-J'en suis désolé, mais je suis sincère dans ma question. »

Le japonais prit un air encore plus grave qu'il avait jusque là et, à ma grande surprise, posa ses lèvres sur les miennes. Simplement, sans les presser et nous demeurions immobiles. C'est comme si mon cœur venait de foncer et de s'écrasait contre un mur qui se trouve être ma cage thoracique. Je tiens fermement les draps dans mes poings pour m'empêcher de rendre le baiser plus brutal et de sombrer dans une passion sans limite dont je ne serai plus maître. Plus tard, il faudra que j'ai la même réaction: froisser du papier sur lequel sera marqué ton nom. Je ne bougeais pas d'un poil lorsqu'il rompit le contact, me tourna le dos et s'installa à nouveau sur son oreiller, ses cheveux sombres étalaient sur le tissu d'un blanc immaculé, faisant contraste. Je penchais légèrement ma tête en arrière sans le quitter du coin de l'œil.

C'est une réponse.