Deuxième jour de la Zervis Week, je sens que je vais avoir du mal à tenir le rythme...mais bon, je vous laisse avec ce ficlet plutôt court


Le vent soufflait dans ses cheveux, la seule chose qui ne mourrait pas à son contact. Et il en profitait, de cette dernière chose qui ne tomberait pas après sa rencontre, il s'extasiait à chaque brise qui le frôlait. Il rêvait, rêvait à ce passé qui aurait pu différer, rêvait à des actions différentes, rêvait à une autre vie.

Y pouvait-il quelque chose ? Sûrement. Pouvait-il y changer quelque chose ? Bien sûr que non. Le passé était passé, et rien ne pouvait le modifier, même lui. D'autres avaient essayer, avaient réussi, mais lui savait qu'il ne pourrait rien. Aussitôt serait-il entré en contact avec quelqu'un des temps ancien, que cette personne serait morte comme toutes les personnes autour.

Il avait défier les dieux, et quels dieux ! Ceux qui avaient laissé son petit frère trépassé alors qu'il n'avait pas vécu. Quels dieux faisaient ça ? Quels dieux pouvaient laisser un si petit être partir ? Alors ils les avaient défier.

Ils avait tenté de le faire revenir par tous les moyens, inventant mille et une façon de lui redonner vie. Échanger son corps avec celui d'un autre, remonter le temps et bien d'autres… Son insolence lui avait valu cette malédiction qui le rongeait de l'intérieur tel un cancer, qui lui collait à la peau depuis des centaines d'années. S'en débarrasser ? Impossible. Et puis, cette « maladie » lui avait donné quelque chose d'inestimable qu'on avait refusé à son frère, le temps.

Il l'avait pris, ce temps. Il avait créé des monstres, des démons pour le tuer. Jusqu'à créé le « Démon Ultime », celui qui pourrait mettre fin à ses jours comme l'indiquait son nom : E.N.D.

Un démon, à qui il avait donné vie, ou plutôt redonné vie puisqu'il était fait à partir d'un corps à l'origine mort, un corps qui signifiait bien plus pour lui que pour les autres : le corps de son propre frère.

Une ironie du sort sûrement, il avait réussi à faire renaître son propre sang pour le faire couler à nouveau. Une farce en quelque sorte, par les mêmes dieux qui l'avaient abandonné.

Voilà pourquoi malgré tout, il ne regrettait pas ce qu'il avait fait, tous ses péchés l'avait mené à son objectif. Qu'importe, les obstacles franchit, et les morts, il savait que sinon il n'y serait jamais arrivé.

Et puis il l'avait rencontré, elle. Ses cheveux blonds, ses yeux verts, sa robe virevoltante, ses petites ailettes, sa bonne humeur, son sourire, son amour. Parce qu'il l'avait aimé, elle, comme jamais il n'avait aimé quelqu'un, elle l'avait peut-être aimé en retour, qui sait ? Lui avait été fou d'elle, avait été calmé dans ses bras, avait pleuré avec elle, avait partagé sa folie avec celle qui l'avait écouté, celle qui lui avait tout donné, jusqu'à sa vie.

Parce qu'il lui avait pris, cette petite flamme qui brillait dans ses grands, cette petite flamme qui faisait d'elle quelqu'un de vivant, il l'avait volé. A elle, à la personne dont il croyait ne plus pouvoir se passer, il l'avait tué.

Alors, il ne pouvait pas dire s'il voulait tout recommencer, recommencer c'était ôter la vie de son petit frère, celui qui n'avait rien demandé et faire vivre celle dont il avait été fou amoureux. Donc non, il ne pouvait tout simplement pas. Parce que c'était son passé.