Just one Bullet

Quelques heures plus tard, Castiel, après avoir paniqué une milliseconde en se réveillant et en se rendant compte qu'il était attaché dans un lieu inconnu, finit par reconnaître l'homme allongé dans le canapé miteux juste en face de lui. Il serra les mâchoires. Le sale petit...

- DEAN ! Hurla-t-il, furieux.

L'aîné sursauta au cri de rage et faillit tomber du canapé. Il mit du temps à se situer, mais, voyant la présence de Castiel chez lui, il se rappela et un sourire malicieux se fit sur ses lèvres.

- Salut, Cas, Fit-il, groggy.

- Salut ? Salut ?! C'est qui qui se trimbale avec un trophée, maintenant ? Éructa Castiel, ce qui fit rire Dean, à son plus grand agacement.

- Rho, c'est bon, c'est pas comme si je t'avais enfermé dans une cellule, non plus.

- Tu m'as attaché ! Fit le brun avec acidité.

- Ouais, et si tu continues je vais également te bâillonner. Répliqua le voleur, tout content.

Castiel grogna mais ne dit plus rien. Dean lui sourit et s'écroula dans le canapé, trop heureux de récupérer sa journée de sauna et sa nuit de balade à cheval. Castiel rejeta sa tête en arrière, la cognant contre le mur. Il regarda les menottes, constata sans surprise qu'elles lui appartenaient, puis il jugea la solidité du tuyau à laquelle Dean l'avait attaché. Il tira dessus expérimentalement... Ce truc ne bougeait pas d'un iota. Il réessaya, tirant de toutes ses forces... Mais rien.

- Tu te fatigues pour rien. Grommela Dean dans sa somnolence.

Castiel grogna et laissa tomber, se vautrant sur le sol, les bras relevés au niveau de sa clavicule. Il soupira et commença à fixer Dean. Il dormait paisiblement, roulé en boule sur le côté comme un chat. Castiel le voyait sourire de temps en temps, bouger un bras, replacer sa tête sur l'oreiller... Peu à peu, l'adrénaline s'étant libéré dans son corps par la réalisation qu'il s'était fait kidnapper se dissolut. Le sédatif que les Winchester lui avait donné faisait encore de l'effet. Il ferma donc les yeux, pensant brièvement qu'il n'avait décidément aucune crainte pour oser se rendormir, mais il laissa passer.

Il fut réveillé par Sam, qui était sorti de sa chambre avec un bras plein de plans et un sac en cuir suspect. Le cadet se stoppa net en se rappelant de la présence du shérif. Il se racla la gorge, regarda en arrière avant de zieuter son frère toujours endormi. Castiel haussa un sourcil en le voyant s'accroupir devant son frère qu'il secoua vigoureusement.

- Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a, Sammy ? Fit Dean d'une voix ensommeillée, arrivant à peine à ouvrir les yeux.

- Il faut que tu l'emmènes ailleurs, murmura Sam en faisant un coup de tête en direction du shérif.

- Mais j'ai sommeil, rouspéta l'aîné.

- Alors prends-le avec toi dans ta chambre.

- Pourquoi ?

- Je prépare... Tu sais quoi... Souffla tout bas Sam. On peut pas risquer que Castiel y voie.

- T'as qu'à y faire dans ta chambre, le coupa Dean en se réinstallant confortablement sur le canapé.

- Tu sais très bien que je n'ai pas assez de place dans ma chambre ! S'agaça Sam.

- T'as qu'à y faire un autre jour, n'en démordit pas l'aîné, décidé à rester sur le canapé pour pioncer.

- Très bien, alors quand est-ce que tu prévois de le rendre, dis-moi ? Demanda le cadet d'un air sarcastique.

- Jamais...

- Exactement ! Alors bouge, Dean ! Ordonna Sam, qui fut totalement ignoré.

Il secoua donc à nouveau violemment son frère, qui grogna et pesta.

- Dean ! Exigea-t-il en lui donnant des petites claques sur la joue.

- Ok, ok, finit par abdiquer Dean en s'asseyant laborieusement.

L'aîné des frères s'accroupit à côté de Castiel, clef en main.

- Qu'est-ce que vous manigancez ? Demanda suspicieusement leur otage.

- La libération des États-Unis d'Amérique ! Se moqua Dean en détachant Castiel.

Ce dernier se releva brusquement et tenta de repousser Dean, mais c'était mal connaître cet aguerri aux combats. Il fut en effet plus rapide et lui saisit les poignets qu'il bloqua d'une poigne de fer.

- Cassie... Se lamenta Dean en secouant la tête, leur nez se frôlant. Ne m'oblige pas à faire quelque chose que j'adorerais te faire.

Le brun fronça les sourcils à la formulation puis se laissa entraîner dans une autre pièce plus petite sous l'œil attentif du cadet. Il dut reculer à l'aveuglette jusqu'à ce que l'arrière de ses genoux cogne contre quelque chose. Il couina lorsque Dean le poussa en arrière et grogna lorsqu'il se retrouva avec le poids du voleur sur lui, celui-ci s'étant laissé tomber également. Il eut juste le temps de constater qu'ils étaient sur une surface moelleuse, certainement un lit, avant que Dean ne le chevauche souplement, ses cuisses musclées venant encadrer son torse. Castiel haleta lorsque Dean bougea sur son bassin, l'imaginant le chevaucher une fraction de seconde... Puis il fut à nouveau menotté avant de s'en rendre compte... Son incapacité à donner le change lorsqu'il s'agissait de Dean était toujours aussi effarante...

- Ce sera plus confortable sur le lit, fit Dean en se penchant sur lui pour chercher quelque chose au sol.

- Où est-ce que tu vas dormir ? Demanda Castiel d'une voix tremblante, sentant le torse puissant de Dean si proche du sien.

- Sur le lit, répondit ce dernier en se relevant enfin, muni d'une chaîne et d'un cadenas.

- Mais qu'est-ce que ça fait ici, ça ?

- Tu veux pas savoir. Fit Dean, tout sourire.

Il entreprit de passer la chaîne dans les menottes puis derrière un barreau de sa tête de lit avant de relier les deux bouts du cadenas. Dean tira sur la chaîne pour tester sa solidité et approuva d'un hochement de tête. Castiel l'avait regardé faire et encore une fois, il était surprise de l'insouciance dont il faisait preuve. Soudain, une main vint relever son visage.

- Maintenant t'es à moi, shérif. Fit Dean avec un sourire en coin, se moquant de lui en utilisant son titre.

Puis il s'écroula de l'autre côté du lit, se roulant à nouveau en boule. Dean entendit Castiel batailler avec ses liens quelques minutes, adorant le son métallique stipulant qu'il serait toujours là à son réveil, puis il s'endormit l'esprit tranquille. Castiel grognait et gesticulait dans le lit, tentant vainement de se défaire de ses liens. Les barreaux en métal de la tête du lit étaient trop épais et solides. Il finit par soupirer et reposer ses poignets liés contre le matelas, ses mains arrivant au plus bas à ses clavicules. La position était inconfortable...

Il soupira à nouveau bruyamment, puis serra les dents en voyant que Dean n'avait pas bougé une oreille depuis le début. Il pesta et se retourna, se mettant dos à son kidnappeur afin de pouvoir mettre ses bras dans une position plus confortable, puis se mit à fixer le mur en bois. Il sentait qu'il allait rester coincé comme ça un long moment... Au bout d'une heure, à peu près, il commença à somnoler. Dean n'avait pas bougé depuis qu'il avait sombré dans les bras de Morphée. Il ferma les yeux et approfondit sa respiration, finissant lentement par s'endormir au bout d'une autre heure.

Dean fut lentement sortit des limbes par un doux son métallique. Il se tourna et ouvrit un œil paresseux, découvrant Castiel de dos. Il pouvait voir son épaule faire le même mouvement à répétition, le tout rythmé par le son rassurant des chaînes le gardant captif, près de lui. Il devait sûrement se frotter le visage dans son sommeil. Dean sourit et porta sa main à cette épaule, déposant le bout de ses doigts sur le shérif, qui arrêta immédiatement son geste. Il aurait dû lui retirer sa chemise. Il aurait comme ça pu directement toucher sa peau, qui gardait toujours cette teinte porcelaine malgré le soleil assommant. Mais l'un n'empêchait pas l'autre.

Il fit rapidement glisser sa main vers la hanche, se faufila sous le vêtement et l'empoigna tout en se collant au dos de Castiel. Ce dernier se raidit instantanément. Ce fait agaça particulièrement Dean, sans qu'il ne sache réellement pourquoi. Et c'en était au point où il se redressa subitement et força Castiel à se placer sur le dos. Il rencontra immédiatement ses yeux bleu surpris et bien réveillés. Dean sourit en coin et chevaucha souplement le brun qui déglutit.

- Qu'est-ce que tu fais ? Souffla ce dernier.

- Ne fais pas l'innocent, répondit Dean en saisissant d'une main la chaîne entre les poignets pâles pour plaquer les mains de son captif au dessus de sa tête.

- ... Je ne vois pas de quoi tu parles... Fit Castiel, mais son vis-à-vis sourit en le voyant haleter malgré lui.

- Je sais que tu vois parfaitement de quoi je parle. Ronronna le voleur en se baissant sur le brun, ses lèvres si proches des siennes... Ta manie de toujours te laisser faire quand il est question de moi, de toujours me laisser t'attacher et te dévorer des yeux.

- J'ai juste été surpris à chaque fois... Je ne pensais pas...

- À moi ? Le coupa Dean. Juste comme ça ? Jamais ?

Soudain, le voleur se recula, se plaçant entre les genoux de Castiel qu'il saisit par les cuisses et tira brutalement à lui. Castiel hoqueta lorsque les liens le retenant se tendirent et lui maintinrent les bras relevés au-dessus de la tête.

- Han... Gémit-il doucement lorsque les deux mains maintenant libres de son tortionnaire passèrent sous sa chemise et prirent possession de son torse avec avidité. Non... Mentit fébrilement Castiel.

- Redis-le en me regardant dans les yeux, exigea Dean en remontant vers le brun, ses doigts jouant avec ses tétons.

- Je... Fit difficilement Castiel. Je... n'ai jamais... J'ai ja-HAn !

- Vraiment ? Se moqua Dean en allant lécher son cou. Alors que tu es si sensible à mon toucher ?

Castiel se mordit les lèvres et pivota sa tête sur le côté dans un pur réflexe de refus. Mais Dean grogna face au cou offert inconsciemment et mordit dans la chair. Castiel hoqueta avant de gémir doucement, son corps frissonnant de part en part avec une intensité folle. Son ravisseur lécha consciencieusement la peau maltraitée, ses mains caressant maintenant amoureusement les flancs de Castiel.

- Tu étais tout le temps dans nos pattes, à prétendre vouloir nous attraper pour faire justice... Mais moi je sais ce qu'il en est réellement, murmura Dean dans son cou avant de se redresser pour le regarder dans les yeux. Tu ne voulais pas attraper Sam... Dès que t'as mis la main sur moi, tu l'as totalement oublié. Tu me voulais moi et seulement moi. Et pas pour les raisons que tu clamais. Continua Dean d'une voix malicieuse en se couchant sur le corps fébrile en-dessous de lui, le tenant par les hanches. Tu voulais admirer ton trophée, te rincer l'œil, poursuivit-il tout contre les lèvres du shérif qui serrait fortement les chaînes dans ses mains. Je sais que tu crevais d'envie de me rejoindre dans cette cellule. Et si tu l'avais fait... Grogna Dean, son souffle chaud et erratique heurtant la joue du brun qui restait obstinément fermé. Bordel, si tu l'avais fait, je t'aurais même laissé m'attacher de la façon dont tu l'es aujourd'hui, je t'aurais laissé me faire tout ce que tu voulais.

Castiel gémit, un son brisé sortant de ses lèvres. Serait-il entré dans cette cellule en sachant ça ? Assurément. Il avait eu des scrupules, ne voulant pas prendre avantage de la situation mais Dean était, semble-t-il, d'un calibre différent. Et maintenant, c'était lui qui était attaché et dévoré des yeux. Son ravisseur se redressa et le détailla tout en faisant monter et descendre ses mains sur son torse à moitié dénudé. Il attendait visiblement un accord de la part de sa proie, un signe, n'importe quoi pouvant faire enchaîner la situation sur quelque chose de bien plus plaisant. Mais rien. Castiel était toujours aussi tendu et regardait obstinément le vide.

- Comme tu veux, fit finalement le voleur en retirant ses mains et en se relevant souplement.

Castiel dut se mordre les lèvres pour ne pas gémir de frustration lorsque Dean s'en alla de la chambre, le laissant seul et désœuvré. Il rejeta sa tête en arrière en grognant et fermant fortement les yeux. Pourquoi avait-il refusé ? Alors même qu'il avait cet homme juste au-dessus de lui, bordel de Dieu ?! Il soupira en tirant sur ses liens qui, évidement, ne bronchèrent pas. Puis il se mit à regarder le plafond en écoutant les deux frères discuter de l'autre côté du mur.

- Je ne l'ai toujours pas entendu crier ton nom... Du moins pas autrement qu'avec colère, entendit-il dire le cadet.

- La ferme...

- J'ai perdu mon pari, alors...

- Quel pari ? Demanda Dean.

- J'avais parié avec Jo que tu lui sauterais dessus dès que l'occasion se présenterait...

- T'es sérieux ? S'exaspéra Dean.

- Bien sûr, elle est persuadée qu'il y a plus que la tension sexuelle entre vous.

- En quoi y aurait-il plus ? Grogna l'aîné.

- C'est exactement ce que je lui ai dit.

Castiel serra les mâchoires. Les sales petits... Si Dean ne comptait pas le baiser, s'il n'y avait réellement rien entre eux, alors il n'avait strictement plus rien à foutre ici !

- WINCHESTER ! Hurla-t-il à pleins poumons en donnant un violent coup à ses chaînes.

Quelques secondes plus tard, Dean ouvrait la porte de sa chambre. Il posa un regard dur sur lui depuis l'entrée.

- Relâche-moi ! Ordonna le brun en fusillant du regard son ravisseur qui haussa un sourcil.

- Ou sinon quoi ?

Castiel resta bêtement la bouche ouverte sans rien trouver à dire d'intelligent.

- Je... Eh bien...

- ... C'est bien ce qu'il me semblait, fit Dean avant de fermer à nouveau la porte sous les yeux écarquillés du brun.

- Sale petit... Commença à jurer Castiel avant de jeter ses jambes hors du lit afin de donner un violent coup de pied à la table de chevet qui alla se fracasser contre le mur.

- Non mais ça va pas, la tête ?! Hurla Dean en déboulant dans la chambre.

- Ou sinon je pète tout ! Répliqua enfin Castiel en donnant un puissant coup de pied dans le pied de la table de chevet, le fracassant net.

- Mais arrête ! Ordonna le voleur en chopant le bras de son captif pour le balancer sur le lit.

Castiel grogna et se débattit comme un sauvageon, mordant, griffant et gesticulant dans tous les sens alors que Dean parvenait difficilement à l'immobiliser de son poids. Dean jura et se pencha en avant en apposant une de ses mains sur son flanc douloureux qui venait de recevoir un coup perdu. Et de là, Castiel le malmena.

Le brun lui donna un autre coup de genou dans le dos, l'envoyant s'écraser contre son torse. Castiel avait ainsi pu le saisir par le col, le retourner à l'aide d'un coup de bassin pratiqué et le plaquer sous lui malgré les menottes, ayant assez de leste. Dean saisit les poignets le retenant tout en sentant deux cuisses musclées encadrer ses flancs et un fessier prendre place sur son entre-jambe.

- Ne m'oblige pas à faire ça, Dean, murmura Castiel en enroulant fermement ses mains autour du cou de Dean qui le regardait intensément.

- Tout va bien, Dean ? Entendirent-ils Sam par la porte encore ouverte.

L'aîné ne répondit pas tout de suite, ses yeux fixé dans ceux d'un bleu céruléen. Castiel se mordit la lèvre. Dean allait appeler son frère et ils allaient ensuite faire un feu de joie avec ses os.

- Tout va bien, Sam. Fit Dean, contre toute attente.

Castiel fronça les sourcils en penchant la tête sur le côté. Croyait-il réellement qu'il n'était pas une menace ? Qu'il n'était pas capable de mettre fin à sa vie ? Dans ce cas-là, il le prenait à la légère. Et alors qu'il s'apprêtait à mettre à exécution sa menace, il sentit les mains de Dean remonter le long de ses bras, atteindre son torse et saisir le col de son haut qui fut déchiré avec violence. Castiel hoqueta et sentit immédiatement après ces mêmes mains griffer doucement son torse en le dévalant. Ses doigts se resserrèrent un peu autour de la gorge de Dean lorsque son corps en trembla. Le voleur sourit face à sa réaction et se cambra tout en allant fermement saisir les hanches de Castiel qui haleta puis gémit doucement en sentant Dean lui donner de petits et sensuels coups de reins.

Mais qu'est-ce qu'ils faisaient ? Ils étaient censés être ennemis et se vouer une haine sans faille. Ils n'étaient pas censés nourrir davantage encore la tension sexuelle présente entre eux... Castiel se mordit les lèvres. Il se mentait à lui-même. Depuis le premier jour où il avait vu Dean, à la seconde où il avait compri qui il était, il avait su qu'ils finiraient comme ça, à baiser ensemble dans les râles d'un plaisir sauvage. Si bien que lorsque Dean déboucla sa ceinture, il ne fit rien. Que lorsqu'il ouvrit son pantalon, il se lécha même les lèvres. Que lorsqu'il enroula ses doigts autour de son sexe, il gémit d'une voix rauque en rejetant la tête en arrière.

- Dean, han Dean... Commença-t-il dans une douce litanie en accompagnant les mouvements de la main de son ravisseur de petits coups de reins passionnés malgré toute la réticence dont il devrait faire preuve.

Dean sourit en coin en dévorant des yeux le torse ondulant de Castiel qui avait toujours ses mains enroulées autour de son cou. Soudain, le bruit d'une porte se claquant les firent se déconnecter un peu l'un de l'autre, Sam ayant dû en avoir marre de les entendre. Et subitement, le shérif desserrait son emprise et se laissait aller, écrasant ses lèvres contre celle de Dean qui gémit fébrilement en allant encercler de son autre bras le dos de Castiel. Ce dernier investit sa bouche de sa langue, allant chercher sa compagne tout en gémissant sous la masturbation administrée par le voleur. Puis Dean le griffa dans le bas du dos, laissant des estafilades brûlantes, faisant fortement gémir le brun qui, pris de frénésie, entama un déhanchement endiablé contre lui.

- Putain ! Grogna Dean entre deux baisers sulfureux, faufilant maintenant ses mains sur les fesses de Castiel qu'il accompagna dans son déhanchement charnel.

Le brun grogna et rompit le baiser, emporté par la sensation du sexe dur allant se frotter avec force contre le sien et des mains exigeantes forçant une friction encore plus appuyée.

- Oh ouais ! Chevauche-moi, Cas, grogna Dean d'une voix rauque. Libère la salope qui est en toi et empale-toi sur ma queue.

Castiel ouvrit instantanément ses yeux, qu'il ne se souvenait d'ailleurs pas avoir fermés, et stoppa tout mouvement. Il fronça les sourcils devant Dean qui le fixait avec un sourire pervers. Soudain, il se recula fortement mais les chaînes le retenant prisonnier claquèrent et l'empêchèrent de s'enfuir, le faisant grimacer de douleur lorsque les anneaux de métal s'enfoncèrent dans ses poignets. Mais qu'est-ce qu'il faisait ? ... Il était réellement en train de... Puis il vit Dean souffler d'agacement avant d'être repoussé sans douceur sur le côté. Castiel s'effondra sur le matelas et vit le voleur sortir du lit sans lui jeter un regard puis sortir de la chambre en claquant la porte derrière lui... Il resta plusieurs minutes hébété, ne sachant que faire...

Il avait clairement aimé sentir les mains de Dean sur son corps, mais ses paroles... Ses paroles lui avaient rappelé en pleine face qu'il n'était certainement qu'un coup prestigieux pour le voleur... Il grogna et se prit le visage dans les mains en comprenant qu'il ne voulait pas être si peu pour lui. Dans quelle merde noire s'était-il foutu, bordel ?!

Il entendait par moment les deux frères parler... Sinon, ils étaient silencieux la plupart du temps. Castiel somnolait à nouveau, l'ennui et l'immobilité le gagnant, lorsque la porte fut de nouveau ouverte. Il vit Dean se rapprocher de lui avec une assiette à la main et des couverts. Castiel se redressa, s'adossant aux barreaux et saisit l'assiette tendue. Dean le fixait, attendant qu'il commence à manger... Castiel s'exécuta, mis mal à l'aise par ce silence lourd.

- … Ta jument va mieux ? Demanda-t-il, plus pour cacher sa gêne qu'autre chose.

- Beaucoup mieux.

- ... Je vois... Souffla Castiel.

Dean le regardait batailler un peu, obligé de garder l'assiette proche de lui à cause de ses mains attachées.

- ... Je comprend la nécessité de ces derniers vols, pour ta jument, mais pas des autres vols, reprit Castiel.

Dean ne cilla pas, continuant de le détailler comme s'il était un mystère à déceler...

- ... Tu voulais juste te faire la belle vie avec ton frangin, hein ? Demanda-t-il avec plus de hargne, cette fois, agacé du mutisme de son ravisseur. Voler l'argent des honnêtes personnes pour te payer des vacances. C'est pour ça que vous mettiez parfois plusieurs mois avant de refaire un braquage. Vous devriez avoir honte de voler des gens ayant trimé pour obtenir le peu qu'ils ont juste pour...

Soudainement Dean le saisis par les cheveux et tira brutalement sa tête en arrière, faisant gémir le brun.

- Les seules personnes capable de mettre de l'argent en banque sont les moins que rien qui sont nés avec une cuillère en argent dans la bouche, grogna Dean. Et tu le sais !

Puis il repoussa d'un mouvement brusque l'assiette que tenait toujours Castiel, le contenu se répandant au sol. Il chevaucha ensuite les hanches du brun qui gémit fébrilement en sentant une autre main venir saisir sévèrement sa mâchoire, le pouce posé sur ses lèvres.

- Aucun d'entre eux n'a trimé pour cet argent, aucun d'entre eux n'a le mérite d'avoir réussi leur vie. Ils ont simplement été putain de chanceux d'être nés dans une famille riche. Fit Dean, son regard intransigeant n'acceptant aucune contradiction. Alors ne vient pas me parler d'honnêtes personnes lorsqu'ils laissent crever ceux n'ayant rien mais qui partagent tout de même leur peu de ressource avec d'autre personnes dans le besoin, cingla Dean. Ma famille faisait partie de ces gens.

Castiel écarquilla les yeux. Il ne s'était jamais demandé comment était la famille de Dean, jamais demandé comment était sa vie avant...

- On avait trois fois rien, notre activité principale était de survivre au jour le jour et de se juger heureux si on parvenait à avoir un demi-repas par jour. Pendant que nous on cherchait par tous les moyens comment se faire un peu d'argent, je voyais ces fils de riche snobinards qui se pavanaient avec des costumes dont le prix nous aurait fourni de la nourriture pour toute la famille et à tout les repas pendant plusieurs mois ! Cria Dean, hors de lui, resserrant inconsciemment sa prise sur les cheveux noirs.

- Hun...

- Alors quand Maman est tombé gravement malade, son corps étant trop faible, incapable de combattre l'infection, mon frère et moi on a pas hésité une seconde. Ces charognards nous auraient même pas donné leurs chaussettes sales pour l'aider alors on a pris tout leur argent. Sourit Dean qui rapprocha son torse de celui du brun, maintenant muet et tremblant.

- …

- Mais il était déjà trop tard pour notre mère, s'assombrit Dean. Elle n'a pas réussi à reprendre le dessus, même avec les soins qu'on a pu lui fournir. Et Papa était fou de chagrin et a fini par se tuer, grinça t-il entre ses dents. Alors tu sais ce que j'en pense de la justice ? J'en pense que c'est des conneries. Et peut-être qu'on est allé trop loin en volant dès qu'on voyait un de nos proches dans le besoin, mais tu sais quoi ? J'en ai strictement rien à foutre. Tes copains pourraient arriver dans la seconde et me tirer une balle dans la tête que je n'aurais pas le moindre regret.

Castiel était captivé, transporté par cet homme à la lueur dure et décisive, implacable, inébranlable... Dean avait une prestance et une force à la fois époustouflante et euphorisante qui le laissait pantelant et à vif. Il ne pouvait s'empêcher de dévorer ses traits fins, son cou gracile et surtout ses lèvres pleines qu'il vit d'ailleurs s'étirer en un sourire vicieux. Soudain, celles-ci s'abattirent sur les siennes, jouèrent avec, les mouillèrent à coups de langue voluptueux. Des dents vinrent lui mordre doucement les lèvres, le firent gémir, haleter et se tordre de désir. Puis Dean rompit le baiser.

- J'étais sûr que tu comprendrais, ronronna-t-il tout contre ses lèvres, ses mains prenant place sur son torse musclé.

Castiel frémit lorsqu'elles passèrent dans son dos, Dean se rapprochant de lui et collant son torse au sien. Il se mordit doucement les lèvres tandis que celles du voleur se posaient délicatement dans la jointure entre son cou et son épaule. Ses mains à lui, toujours bloquées, ne pouvaient qu'empoigner fébrilement le devant du haut de son ravisseur. Ce dernier porta soudainement la main à l'arrière de sa propre hanche, en sortant un couteau affûté. Castiel se surprit à ne pas du tout paniquer lorsque la lame frôla son pectoral et sectionna le tissu de sa chemise foutue. Dean coupa chacune de ses manches dans toute leur longueur, retirant complètement le tissu des épaules de son captif.

- Tellement sexy comme ça, grogna le voleur d'une voix grave en dévorant son prisonnier des yeux.

Des cheveux noirs ébouriffés comme après une séance de baise intense, des yeux d'un bleu lagon bandant, des lèvres fines et rosées dessinées pour être étirées autour d'un membre dur, un torse et des épaules puissants ne donnant qu'encore plus la trique lorsque plaqués au matelas, un sexe qu'il savait doux et imposant, un bassin souple, des cuisses musclées, un dos fuselé, une peau douce et laiteuse...

- Bordel, t'es exactement mon type de mec, grogna fébrilement Dean en posant son front contre celui de son brun, qui le regardait faire avec étonnement.

Il s'était attendu à ce qu'il ne fasse qu'une bouchée de lui... Qu'il l'utilise à l'instant même.

- Dieu que je rêve de m'enfoncer dans ton petit cul, de te pilonner jusqu'à ce que tu ne puisses plus respirer, de te... Dean se stoppa, ferma fortement les yeux, se mordit les lèvres, à deux doigts de déchirer celles-ci. Tu ne pourrais même pas imaginer le quart de tout ce que je veux te faire subir.

- Hun... D-Dean... Fit Castiel d'une voix fébrile, son esprit s'emplissant d'images obscènes.

- Dis-moi que tu t'es déjà enfoncé des doigts en pensant à moi, fit-il d'une voix rauque en gardant ses yeux fermés, imaginant sans doute la scène.

Castiel rougit furieusement et sentit son cœur faire une embardée monstre.

- ... Je... Je me suis déjà... Bégaya le brun, le désir grimpant en son sein ainsi que les rougeur à ses joues. Déjà enfoncé des doigts en... en imaginant que... que c'était ton sexe... Finit-il dans un souffle à peine audible, croyant à peine à son aveu honteux.

- Bordel de merde, grogna Dean en tirant sévèrement les cheveux de Castiel en arrière.

- HAn !

- Demain soir. Je te donne jusqu'à demain soir pour être prêt à réellement recevoir ma queue en toi, Castiel, prévint Dean. Je ne pourrai pas me retenir plus longtemps.

Le shérif gémit fébrilement et longuement, les yeux mi-clos, le désirs vrillant ses organes internes. Dean ricana, murmurant qu'il s'y voyait déjà et se recula subitement, fuyant quasiment la chambre, laissant Castiel seul avec une érection brûlante. Il gémit de dépit et tenta d'atteindre son membre, mais ses mains étaient attachées bien trop court pour ça. Il se coucha donc sur le ventre et commença à se déhancher furieusement contre le matelas.

Il était rouge de honte. Jamais dans toute sa vie il n'avait démontré un tel besoin primaire de sexe. Jamais il n'avait ressenti le besoin impérial de jouir dans la seconde, d'avoir un membre dur enfoncé profondément en lui ! Il se mordit fortement les lèvres, empêchant tout son d'en sortir. Son pantalon ouvert par Dean descendait sur ses cuisses dans ses mouvements brutaux. Il grogna d'agacement et retira laborieusement ce dernier avec ses pieds avant de reprendre son déhanchement contre le matelas. La friction était plaisante, le faisait frémir et gémir langoureusement mais c'était très loin d'être suffisant. Il geignit de frustration et tira violemment sur les chaînes qui l'empêchaient de se soulager. Finalement, après maints mouvements furieux, il retrouva un esprit plus ou moins clair et décida de prendre son mal en patience. Il se rassit difficilement, ses liens rendant la tâche ardue, et s'adossa à la tête de lit.

Castiel resta il ne savait combien de temps à essayer de calmer sa libido juste avec ses pensées. Il s'était mis à somnoler, l'inaction le rendant totalement hagard, mais les mini-rêves qu'il avait eu ne l'avaient pas du tout aidé. Il se força donc à penser à autre chose. Que faisait Gabriel ? Est-ce que des personnes le cherchaient ? Que faisait Dean ? Préparait-il avec son frère un autre hold-up ? ...

Dean inspectait Impala qui broutait tranquillement dans le pré sec. Elle allait beaucoup mieux, sa respiration était revenue à la normale lorsqu'elle ne faisait pas d'effort. Il flatta son encolure et embrassa son museau lorsqu'elle releva la tête pour le regarder. C'était un soulagement qu'elle ait eu les soins à temps, elle... Il avait parlé de sa mère à Castiel... Il ne parlait d'elle à plus personne depuis des années et pourtant il avait parlé de sa mère à Castiel... Il souffla en continuant de grattouiller sa jument. Castiel qu'il avait entendu gémir juste avant de partir de la maison. Il déglutit et porta une main à son entrejambe intéressée au souvenir. Il avait entendu son lit grincer en rythme avec ses gémissements de luxure pure. Il avait dût faire preuve de tout son self-control pour ne pas débarquer dans sa chambre et aller prendre ce qui lui appartenait. Mais son esprit n'avait pas voulu le lâcher depuis, lui fournissant des images alléchantes à souhait.

Il voulait Castiel chauffé à blanc, totalement débridé et sans gêne.

Lorsqu'il eut finit ses corvées du jour, le soleil commençait à baisser sur l'horizon. Il croisa son frère étant allé faire une course dans le village d'à côté et entra à sa suite dans la maison silencieuse.

- Sa disparition commence à se faire connaître, fit Sam. Quand comptes-tu le laisser partir ?

- Demain soir.

Sam hocha du chef et retourna à ses occupations. Dean ne pouvait plus attendre de rejoindre le brun. Il le trouva assis sur le lit, sa tête pivotée sur le côté se redressa lorsqu'il ferma la porte derrière lui. Castiel le fixait intensément. Il était à cran, n'avait pas pu relâcher la pression et avait devant ses yeux un Dean qui retirait sensuellement son haut, dévoilant son torse à ses yeux gourmands. Castiel déglutit en pliant les genoux lorsque son ravisseur déboucla sa ceinture et abaissa son pantalon et son sous-vêtement dans le même mouvement. Lui même ne portait plus qu'un sous-vêtement...

Dean lui fit un sourire ravageur en se rapprochant du lit, son regard ne quittant jamais le brun. Il posa un genou sur le matelas, dévoilant sans pudeur son membre érigé, ce qui fit frémir Castiel. Ce dernier observa l'homme totalement nu s'allonger confortablement à ses côtés et fermer les yeux. Castiel sentait son cœur battre la chamade, sa peau s'humidifier de sueur, son bas-ventre se réchauffer. Mais Dean ne faisait rien, respirait calmement, s'offrait simplement à son regard avide. Regard qui revenait très souvent sur ce sexe à demi-dur... Comment faisait-il pour dormir avec une érection pareille ? Se demanda Castiel au moment où Dean porta la main à son membre, commençant une lente masturbation.

Le brun haleta et sentit une bouffée de chaleur le prendre aux reins lorsqu'il entendit Dean grogner doucement, se donnant du plaisir juste sous ses yeux. Castiel crevait d'envie de le toucher mais Dean s'était mis loin de lui exprès. Il était donc condamné à le regarder sans rien pouvoir faire, ses mains tirant douloureusement et instinctivement sur ses liens. Dean était magnifique, fermant fortement les yeux pour mieux apprécier ses attouchements...

- Hun oui juste... Comme ça hnn, gémissait doucement Dean qui commençait à donner de faibles coups de reins dans sa main. Ohh Oui ! T'aime ça hein ? Hun. Je sais que t'aimes me sucer, Cas.

- Oh mon... Castiel plaqua sa main devant sa bouche, sa respiration se faisant laborieuse.

Dean imaginait qu'il le prenait en bouche... Il imaginait qu'il avait son membre entre ses lèvres et qu'il accélérait sa masturbation, gémissant de plus en plus fort, se voyant certainement en train de s'enfoncer entre ses lèvres et non sa main. Castiel gémit sans pouvoir s'en empêcher. Dean finirait par avoir sa peau !

- Oh putain ouais ! Je savais que tu HAn ! Serais doué, bébé ! Continua Dean, son bassin se déhanchant franchement, maintenant, enfonçant son sexe dans sa main à présent couverte de pré-sperme. HAN Je viens ! Grogna Dean en rejetant la tête en arrière. Avale ! Ordonna-t-il avant de jouir sur son torse en plusieurs jets de sperme.

Dean continua de se masturber à travers son orgasme qui l'avait fait se cambrer. Doucement, il relâcha son corps, rouvrit ses yeux qu'il pivota sur la personne à laquelle il venait juste de penser en jouissant. Castiel respirait laborieusement, ses mains tremblaient, son corps était tendu et luisant de sueur, ses lèvres rouges et gonflées, ses yeux braqués sur lui suintaient de désir. Soudain, il glapit dans un halètement et se retrouva allongé de tout son long, ses bras tenus au-dessus de sa tête. Son sous-vêtement fut retiré prestement et ses cuisses furent écartées et maintenues largement ouverte par deux grandes mains puissantes.

- HA ! DEAN ! Gémit fortement Castiel qui sentait déjà les larmes lui monter aux yeux.

Mais malgré qu'ils soient embués, il vit parfaitement son bourreau récolter de deux doigts son sperme sur son torse.

- Avale, ordonna Dean en portant ensuite ses doigts contre les lèvres du brun.

Celui-ci gémit fortement, chauffé à blanc, puis ouvrit les lèvres et prit en bouche les doigts qu'il lécha abondamment. Dean grogna et resserra sa prise sur la cuisse du brun qui le goûtait pour la première fois.

- C'est très bien, encouragea Dean avant de retirer ses doigts. Maintenant, à moi.

Castiel n'eut pas le temps de comprendre ces trois mots que déjà Dean s'était baissé sur lui et engloutissait son sexe gorgé de sang dans sa bouche.

- HAA ! Hurla Castiel en se cambrant fortement, ses mains faisant tinter les chaînes.

Dean empoigna fermement ses cuisses qu'il posa sur ses épaules tout en enfonçant le sexe de Castiel dans sa bouche. Celui-ci ne savait plus où donner de la tête. Il tirait avec la force du désespoir sur les chaînes l'empêchant de toucher son nouveau Dieu. Dieu qui lécha son gland avec gourmandise avant de le reprendre profondément en lui, poursuivant dans un rythme effréné.

- OH DEAN ! Plus, Dean ! Plus fort, Dean ! Pria Castiel sans réellement savoir ce qu'il priait exactement.

Mais Dean savait visiblement puisque la seconde d'après il enfonçait un doigt dans l'intimité de Castiel qui jouit instantanément d'un son guttural portant la syllabe de son nom. Dean avala le sperme délivré en continuant de masser d'une phalange les parois internes de Castiel, celui-ci respirant laborieusement, reprenant peu à peu le contrôle. Puis il se retira et se coucha à côté du brun pantelant. Il caressa son torse et son ventre en attendant qu'il se remette puis le poussa gentiment dos à lui afin de pouvoir se plaquer contre lui. Castiel tenta de saisir la main caressant son ventre mais le bruit métallique des chaînes se fit entendre et le stoppa net, le faisant grogner d'agacement. Grognement qui se changea rapidement en halètement lorsque Dean fit remonter une de ses jambes entre ses cuisses. Castiel frémit en sentant son bourreau lui mordre tendrement la nuque avant de reposer sa tête contre l'oreiller, sentant son souffle chaud. Le brun soupira et tenta de se relaxer, s'attendant à ce que Dean se déhanche contre lui à tout moment. Mais au bout d'une dizaine de minutes, il entendit son souffle profond stipulant qu'il s'était endormi.

À suivre...