Salut tout le monde. Je me rends compte que je prends largement mon temps pour écrire un chapitre et ce peu importe la fic… Il faudrait que je songe à me réimposer un rythme !
Je suis désolée si ce chapitre vous semble un peu mou mais c'est la mise en place, l'arrivée, alors il y a beaucoup de narration, ça devrait se dynamiser d'avantage au prochain chapitre mais là c'est la découverte. D'ailleurs si je fais des erreurs par rapport à ce que je raconte n'hésitez pas à me le dire !
/!\ Important : Quand c'est en italique les personnages parle en français, sinon c'est du japonais. A ce propos, les fautes quand Kalia parle sont volontaire ! On ne parle pas du jour au lendemain nickel une langue étrangère, j'espère arriver à effacer ça au fur et à mesure des chapitres le plus discrètement possible.
C'est tout, sur ce, bonne lecture !
Le moteur du taxi tourne encore, les paysages défilent et mes yeux sont lourds.
Je suis fatigué, il n'est que 9 heures du matin ici. Le temps de vol entre Japon et France est déjà très long mais en plus il y a le décalage horaire de 8h entre les deux qui n'aide pas. Heureusement pour moi je résiste bien face au sommeil. Vive les nuits blanches à surfer sur internet … Au moins je sais que je n'aurais pas de mal à dormir ce soir.
Je baille et aperçois enfin le panneau indiquant « Namimori ». Ces deux heures de taxi –de l'aéroport à ici- ne m'ont pas aidées à me maintenir éveillée. A tel point que le chauffeur doit me signaler que nous sommes arrivés pour que je remarque enfin que nous sommes à l'arrêt, face à une grande maison traditionnelle qui à dut subir quelques retouches je pense et qui est entourée d'un magnifique jardin.
Je m'étire un bon coup, histoire de me réveiller un peu, puis sort de la voiture.
Alors que le chauffeur m'aide à décharger mes valises du coffre, la porte d'entrée de la maison s'ouvre sur mon correspondant. Je n'ai eu qu'une seule photo de lui, d'ailleurs il faisait la tête dessus, mais je le reconnais sans problème. Une tête ronde avec une tignasse bien noire, un visage avec des traits assez fin et une expression… complètement inexpressive. Je pensais que c'était un effet de lumière sur la photo mais il a vraiment une peau très pale. Pour le reste je le découvre. Dans l'ensemble il est vraiment fin -je vais être jalouse- mais semble légèrement musclé –ok je le suis-, je le trouve plutôt beau garçon.
Une fois qu'il est arrivé à ma hauteur je remarque qu'il fait bien au moins 5 centimètres de plus que moi, et aussi que ses yeux font encore plus métallisés qu'en photo.
- Je vais t'en porter quelques-unes. se propose-t-il.
Bonjour à toi aussi cher correspondant c'est un plaisir de te rencontrer en chair et en os… J'aurais aimé lui répondre cela mais je suis trop fatiguée pour m'amuser à énerver quelqu'un alors je me contente de ceci :
- Merci.
Le chauffeur de taxis, ayant été payé, s'en va après nous avoir salués poliment, nous laissant tous les deux. Kyoya se dirige vers sa maison, je lui emboite le pas, les valises sont toutes en main donc pas besoin de faire un deuxième tour.
Je cligne des yeux plusieurs fois en entrant. Il y a un sorte de giclure rouge sur le mur droit de l'entré, quelque chose me dis que ce n'est pas du ketchup… Sur les deux murs –qui d'ailleurs sont bien abimés- on peut aussi remarquer plusieurs trous absolument pas naturel.
Je me déchausse s'en dire un mot puis suis Kyoya tout en me demandant ce qui a bien pu se passer ici. Je cligne à nouveau des yeux plusieurs fois en arrivant dans ce que je suppose être le salon.
C'est pas possible, je rêve. Je suis encore dans le taxi et je dors ! Ça peut être que ça !
Honnêtement c'est presque impossible à décrire. La pièce est grande et c'est un véritable capharnaüm ! Si le parquet est épargné -niveau trou- les murs semblent encore avoir souffert et il y a deux fenêtres de brisées.
J'arrive à distinguer un canapé sous un tas de vêtements impressionnant ainsi qu'une télé en face… qui semble avoir été transpercé par quelque chose. Une bibliothèque où j'ignore comment quelqu'un pourrais trouver le livre qu'il souhaite dedans. Tout et n'importe quoi par terre… Seule la table un peu plus loin semble épargnée malgré le nombre de papiers étalés sur cette première.
Je ne parle même pas de la cuisine que j'ai cru entre-apercevoir. Mon correspondant ne semble absolument pas gêné, il me dit même :
- C'est un peu en désordre ne fait pas attention.
Je le regarde, les yeux en soucoupe comme si j'avais vu un elfe passer devant moi en faisant des claquettes sur le dos d'une licorne verte. Je ne peux m'empêcher de murmurer pour moi-même :
- Un peu ? Si ma mère était là elle ferait une crise cardiaque.
Il me jette un regard interrogateur, il n'a pas dû comprendre et c'est tant mieux.
Il m'emmène jusqu'à la pièce qui va me servir de chambre. Je soupire de soulagement en y entrant, elle n'est pas très grande mais a été épargnée. On y dépose mes affaires et Kyoya me fait signe. Je suppose qu'il veut me faire visiter le reste de la maison.
C'est le cas…
La tornade n'a pas épargné le reste de la maison. Il y a toujours autant de trous dans les murs, certaines salles n'ont plus d'électricité et la douche ne fonctionne plus –depuis ce matin apparemment. Il m'interdit d'aller dans deux pièces : celle de ses parents, qui ne sont quasiment jamais là apparemment, et la sienne. Bon je n'ai pas regardé en détail, j'en ai déjà suffisamment vu.
- Merci pour visite. le remerciais-je.
Il hoche la tête et pars vers le salon. De mon côté je décide d'aller m'installer dans ma nouvelle chambre.
Deux heures plus tard une odeur désagréable que je connais me parvient aux narines. L'odeur me rappelle la première fois que j'ai essayé de faire des cookies, j'avais failli mettre le feu à la maison…
Le feu !
J'ouvre à peine ma porte que de la fumée noire m'aveugle. Tout en me dirigeant comme je peux vers la cuisine j'ouvre les fenêtres –non cassées- sur mon chemin, évitant aussi le maximum de débris par terre.
- Saleté de steak je vais vous mordre à mort.
Où la phrase qui ne fallait pas dire, même si j'ai pas très bien compris la fin, alors que je venais d'atteindre la cuisine. J'ai éclaté de rire.
Kyoya était devant une poêle où se trouvait ce que je supposais être deux steaks, désormais carbonisés. Si ce n'était que ça ! Il était en train de « menacer » ces pauvres -ancien- bouts de viande avec ce que je suppose être un de ses fameux tonfas.
Je tousse et je pleure à cause de la fumée qui me pique les yeux mais je continue de rire. Mauvaise idée. J'ai à peine le temps de voir Kyoya se retourner qu'un tonfa me frôle et va se planter dans le mur derrière moi.
J'ai loupé plusieurs battements de cœur là, non ?
- Herbivore.
Euh… Traduction ? Merde, j'ai lu plein de fois ce mot, ça revenait souvent dans ses mails.
Pendant que je cherchais désespérément ce que signifiais ce mot je me faisais tuer par son regard. Puis sa signification me vint :
- J'ai image de personne qui aime manger de l'herbe ?
Je le vois arquer un sourcil, il semble surpris de ma réponse. Je ne peux m'empêcher de demander :
- J'ai dit une bêtise ?
Pas de réponse.
Comme aucun de nous deux ne bouge, que Kyoya n'a toujours pas arrêté le feu sous ce qui est carbonisé, je décide d'agir à sa place sous ses yeux suspicieux. Je vais simplement stopper le feu sous la poêle et ouvrir les fenêtres pour rendre l'air plus respirable.
-Tu fais souvent brûler ta nourriture ?
Je loupe d'autres battements de cœur, son deuxième tonfa me frôle. Kyoya va le récupérer puis se retourne pour me mitrailler du regard.
- Parle de ça à quelqu'un et je te mords à mort.
- Hein ?
J'ai mal compris ? J'ai encore des progrès à faire en japonais. De gros même.
Kyoya continue de me fusiller du regard. Honnêtement je ne sais plus quoi faire pour apaiser la situation. Il a l'air très énervé et à mon avis ce n'est pas une bonne idée de se fâcher avec lui, surtout dès le premier jour.
Je cherche désespérément une idée en regardant tout autour de moi, la première qui me vient à l'esprit est celle-ci :
- Je peux faire la cuisine si toi veux.
Et hop un sourcil relevé ! Il continue de me regarder mais a rangé ses tonfas je ne sais où. Je prends ça pour un moment de réflexion personnelle. En tous cas, s'il me fixe comme ça à chaque que je dis ou fais quelque chose de travers ça va vitre être lourd, je risque aussi de m'énerver rapidement je pense.
- Très bien.
Il s'en va.
D'accord. Je suppose que ça veut dire oui. Une minute ! J'ai aucune connaissance en cuisine ! Qu'est-ce qui m'a pris de proposer ça, bon dans un sens j'ai pas trop envie de manger du cramé tous les jours.
Alors que j'allais l'appeler j'entends la sonnerie au niveau de l'entrée retentir puis quelqu'un entrer juste après. Par curiosité je vais voir.
C'est une femme, dans la trentaine, brune, japonaise vu les trait de son visage. Elle porte une tenue qui semble être faite pour être salie. Elle soupire en retirant ses chaussures puis relève la tête, me remarquant ainsi. Elle a l'air surprise.
Je la salue poliement pendant que Kyoya arrive à sa hauteur. Il semble lui donner des ordres auxquels je ne comprends rien, il finit par se tourner vers moi pour me dire de qui il s'agit :
- Femme de ménage. Je vais faire ma ronde.
Heureusement qu'il l'a dit en français je ne crois j'aurais pas compris qui c'était sinon.
Il part et mon regard se pose sur la femme, j'ai d'un coup beaucoup de respect pour elle. S'occuper de cette maison ne doit pas être simple. Elle se présente :
- Je suis Ishii Asako. Je passe 3 fois par semaine. Ne vous occupez pas de moi.
Le temps que j'assimile la nouvelle elle a déjà commencé. 3 fois par semaine ? Comment il fait pour mettre autant de bazar en si peu de temps ?
Alors que je tentais d'imaginer comment une chose pareille était possible un détail bien plus important me revint : J'allais devoir faire la cuisine pendant tout mon séjour.
Je rejoins donc ma chambre pour en sortir mon ordinateur portable. Pour m'envoyer des mails il doit bien avoir internet chez lui, non ? Non. Ce mec est un mystère complet. Bon je craquerais le réseau internet des voisins plus tard. Pas question de passer un mois sans internet ! Bref, je suis censée faire comment moi maintenant ?
Je sors en soupirant de ma chambre et croise alors Asako, elle est train de ramasser les débris dans le couloir. J'y pense, c'est peut-être elle ma solution.
- Heu, pardon ?
Elle relève la tête, me regardant avec surprise, apparemment étonnée que je lui parle.
- Oui ?
Je cherche mes mots quelques secondes avant de lui expliquer :
- J'ai dit Kyoya que je m'occupe de la cuisine pendant mon séjour ici. Je ne connais pas ce que lui aime et je ne suis pas très… utile ? En cuisine. Vous pouvoir m'aidez ?
- Je peux. A condition de m'aider à nettoyer ce qui s'appelle la cuisine dans cette maison.
- Merci.
Je soupire de soulagement. Elle jette le sac plein de débris dans un coin et me rejoint. Je n'avais pas vraiment fait attention à son état à cause de la fumée tout à l'heure.
- Il revient dans environ une heure. C'est le temps qu'on a pour nettoyer et préparer quelque chose. m'indique Asako.
J'hoche la tête et on se met au boulot, elle me dit de faire la vaisselle et qu'elle s'occupe du reste. J'y passe une demi-heure. Certains « truc » son tellement incrusté que je dois frotter comme une folle pour enlever la crasse.
- Il fait jamais la vaisselle ?
- Non.
Sérieux ?
- C'est vous qui faites alors ?
- Seulement quand j'ai un peu de temps sur la fin.
Je comprends mieux l'entassement, avec le boulot qu'elle a déjà à effectuer elle ne doit pas avoir le temps pour ce genre de choses. En tout cas, Asako n'a pas chômé pendant ma vaisselle. Elle a regroupé tout ce qui trainait sur les meubles pour les mettre sur la table. Jeter tout ce qui doit l'être, un sac entier pour cela d'ailleurs. Nettoyer –désincruster- tous les meubles de la cuisine et les plaques électriques. Lorsque j'ai fini ma part de travail elle regardait à l'intérieur du frigo –pas très rempli- et à en sortir des aliments.
- Bon on devrait être capable de faire quelque chose correctement. Lorsque tu es dans l'urgence fais simple. Du riz et de la viande suffise avec lui. Toujours saignante la viande par contre, compris ?
Réception des informations effectuées. Analyse en cours. Compréhension des informations. Elle a dit ça trop rapidement à mon gout… Bon j'ai compris le plus important quand même. J'hoche la tête et on s'y met. Asako m'explique tranquillement comment faire. Difficile de faire plus simple, mais sachant que j'ai cuisiné que des pâtes dans ma vie c'est très bien qu'elle m'explique. J'en profite pour en apprendre plus sur elle :
- Ça fait longtemps que vous ici ?
- 3 ans.
- 3ans ? La maison a toujours été aussi…
Elle soupire.
- Malheureusement oui.
- Ces parents sont là jamais ?
- Ils reviennent de temps en temps mais toujours à l'improviste.
- A quoi ?
- Par surprise.
- Ah ! Donc ils savent pour la maison.
- Non.
- Non ?
- Non.
- Comment ça ?
- Tu verras peut-être.
Elle parle autant que son employeur celle-ci… A moins qu'elle ait juste peur que je reparle de notre conversation avec Kyoya après :
- J'ai pas l'intention de parler nos conversations à Kyoya vous savez.
- Vraiment ?
- Oui.
Dans le mille ! L'adulte qui a peur de l'ado, c'est pas mal ça. Je me demande pourquoi… Quelque chose me dit que je vais l'apprendre pendant mon séjour.
Préparer le repas a pris 15 minutes. Nous laissant donc le temps donc le même temps pour finir de nettoyer et ranger le reste. L'ambiance entre nous s'est améliorée d'un coup et nous avons pu parler tranquillement. J'ai l'impression que l'image que je lui donnais a changé.
Au moment où la cuisine ressemble enfin à une cuisine j'entends un craquement sinistre et sonore.
- C'est quoi ça ?
- Ah, il est rentré.
Un cri de douleur suit mais Asako ne semble pas surprise. Au contraire elle va mettre la table sans s'en préoccuper. Une fois finit elle soupire à nouveau devant ma tête inquiète.
- Tu t'y habitueras.
Je suis censé m'habituer à des cris de douleur quand mon correspondant rentre ? Original. Bref Kyoya est rentré pendant que j'étais perdue dans mes pensées. Je sursaute légèrement lorsque je vois qu'il est face à nous et qu'il mitraille du regard son employé. C'est quoi encore le problème ?
- Herbivore ton travail.
- Je me suis occupée de nettoyer la cuisine.
- Ce n'est pas ce que j'avais ordonné.
Oh. Visiblement je l'ai mise dans la merde. Il a l'air prêt à la frapper, faut que je rattrape.
- C'est moi qui lui a demandé.
Il se tourne vers moi et me fixe, il attend visiblement que j'explique. Bon je suppose que je dois me lancer alors :
- Euh… Eh bien… J'ai besoin que la cuisine soit propre pour… cuisiner. Donc euh… j'ai demandé à Asakao-san m'aider à rendre propre.
Il semble se calmer et réfléchir, il me fixe encore quelque secondes avant de retourner vers Asako et lui ordonner :
- Tout à intérêt à être finit à votre départ.
- Je l'aiderais c'est à de moi cause.
- Non.
- Quoi ?
- Tu n'as pas à l'aider, elle est payée pour ça.
- Mais !
- Non.
J'avais déjà compris avant de venir qu'il avait une personnalité du type : bien chiant, mais à ce point-là ça dépasse ce que je pouvais imaginer. J'ai aussi un sale caractère et foi de Kalia je vais lui faire comprendre ! Nan mais oh ! C'est pas mon père ! Je l'aide si j'ai envie !
Je fais la tête durant tout le repas. Heureusement pour lui il ne s'est pas plaint de ce que « j'ai » préparé, j'aurais pété un câble sinon. Je débarrasse la table puisqu'il ne semble pas vouloir le faire. Je vais au moins alléger le travail d'Asako quand Kyoya est là.
Une fois cela fait je retourne dans ma chambre dans l'intention d'aller craquer la connexion internet de la maison d'à côté, tache étant devenue une question de survie depuis mon arrivée. Une maison sans internet au Japon c'est déjà original mais qui, en plus, à son habitant qui a une correspondante qu'il à contacté par un site internet là je demande explication.
Ma meilleure amie m'ayant déjà montré comment faire, une fois seulement, je prends un peu plus d'une heure à retrouver comment faire. Bon attention à ce Kyoya ou les voisins ne le remarque pas, à mon avis ils n'apprécieraient pas.
Je passe ensuite voir Kyoya dans le salon. Il est désormais habillé de son uniforme, j'avais oublié qu'il ratait une matinée de cours pour m'accueillir. De ce qu'il m'a expliquer il est le devenu les sous-directeur du collège Namimori et suit ses cours de lycéen à distance. Pourquoi il continue à mettre l'uniforme du coup, j'en sais rien. Je lui dis ce que je meurs d'envie de faire depuis que j'ai posé les pieds au Japon.
- Kyoya je sors.
Je le vois se figer et me regarder, une pointe d'étonnement mêlée à de l'énervement est visible dans ses yeux. C'est bon, qu'est-ce que j'ai encore dis comme bêtise ?
- Hibari.
Hein ? Pourquoi il me dit son nom de famille ?
La petite ampoule dans ma tête s'illumine. J'ai compris
- Ah désolé, France on a pas l'habitude de dire le nom de famille pour se parler. Ca fait étrange.
Il pourrait pas parler au lieu de toujours mitrailler les gens du regard sérieux ? Il était plus causant par mails. J'attends encore un peu qu'il ne retourne à ses activités. Bon. Visiblement je peux continuer de l'appeler par son prénom. Enfin je suppose…
Je pars donc me balader, la ville est assez grande mais il y a peu de chance que je me perde. Je repère rapidement deux trois magasins qui ont l'air sympas et surtout l'épicerie la plus proche. Je remarque aussi quelques personnes étranges, par exemple un gars avec une chemise à motif de vache se faisant courser par une fille tenant dans ses mains des plats à l'allure étrange qui avait l'air furieuse.
Plus tard, en passant par une zone résidentielle, j'ai réussi à faire un bond d'au moins un mètre à cause d'une explosion qui venait de la maison devant laquelle je passais. Je crois que je vais éviter de repasser par-là dans l'avenir.
Finalement je finis par arriver à un petit parc, je décide de flâner un peu dedans. Le terrain est presque vide, il y a juste un petit garçon de 8/9 ans a vu d'œil, il porte une grande écharpe et joue dans le sable.
Je vais m'asseoir sur un banc pas loin et profite du calme. D'ailleurs ce calme est plutôt étrange, je m'attendais à voir plus d'enfant ici vu l'heure. Puis je me souviens qu'on est lundi et en période scolaire, donc logiquement cet enfant devrait être à l'école.
Piquée par la curiosité je m'approche doucement et m'accroupie à côté de lui. Il sursaute en me voyant, il a l'air effrayé, je me demande pourquoi. Je fais si peur que ça ?
- Tu n'es pas à l'école ?
Son regard change, il semble plus calme depuis qu'il m'a littéralement dévisagée pendant que je lui ai posé cette question.
- Non, je ne vais pas à l'école.
- Ah ? C'est étrange.
- Tu n'y vas pas non plus apparemment. me répondit-il en haussant des épaules.
Je pouffe légèrement, il marque un point. Il recommence à faire je ne sais quoi avec le sable mais fronce les sourcils.
- Je suis française. Ici pour un mois. Je vais au collège la semaine prochaine.
- C'est ce que je pensais, tu as un accent étrangé. me sourit-il. J'aime bien les français, ils sont gentils.
- Tu connais des français ? Tu essayes faire quoi ?
- Oui certains m'ont aidé lorsque j'ai eu des problèmes en Italie. J'essaye de faire un tunnel.
- En Italie ? Je vais aider je sais faire.
- Oui je suis italien, pas japonais. Merci.
- Oh. De rien, j'ai habitude des enfants, ma mère est nourrice. Tu t'appelles ?
- Fûta de la Stella. Et toi ?
- Kalia Lemaitre. Je suis ici depuis aujourd'hui.
- Bienvenue au Japon. me sourit-il encore.
- Merci.
Sur ce je me mis à aider Fûta à faire son tunnel. On dirait vraiment un garçon simple, calme, sage et gentil, je me demande bien quelques types de problèmes il a bien pu avoir en Italie.
Quoi qu'il en soit on a fini par faire plein d'autre construction avant que je m'en rende compte, je ne pensais pas m'amuser comme ça. On a aussi continué à discuter un peu de tout et de rien. Il me corrige lorsque je fais dans erreurs quand je parle, je pense avoir faire quelque progrès grâce à lui.
Finalement d'autre enfants ont fini par arriver et ont leur a laissé la place.
- Merci Kalia j'ai passé un bon après-midi grâce à toi.
- De rien je me suis bien amusée aussi.
- Comme je t'aime bien j'ai envie de t'aider, pose moi une question, n'importe laquelle. Je pourrais peut-être y répondre.
Une question ? Je ne sais pas. Ah tiens si j'ai une idée et ça m'aiderai vraiment.
- Je pense que toi puisses répondre mais… Quel plat Hibari Kyoya aime le plus ?
- Hibari ? Tu le connais ? semble-t-il surpris.
- C'est mon correspondant je t'ai un peu parlé lui. lui expliquai-je en me grattant la joue.
- Vraiment ? Wah ! Je ne savais pas qu'il avait une correspondante. Pour ta question j'ai déjà fait un classement là-dessus.
- Un classement ?
- Oui je suis capable de faire n'importe quels classements, et ils sont à 100% fiable. Il suffit que j'entre en contact avec la planète ranking.
Et il me dit ça tout sourire, je crois que je retire ce que j'ai dit plus tôt sur lui, ce gosse est carrément bizarre. Gentil mais bizarre.
- Attends je vais chercher où je l'ai marqué.
Je le vois donc sortir un énorme… livre ? Cahier ? Encyclopédie ? D'où est-ce qu'il sort un truc aussi gros ? Ah j'oubliais… Bienvenue au Japon Kalia, pays de l'étrangeté. Bon ça dépasse l'entendement là.
- Ah voilà c'est ici. Son plat classé n°1 est le hamburger.
- Le hamburger ? Tu es sûr ? demandai-je étonné.
- Aucun doute. Tu peux me faire confiance là-dessus.
- D'accord. Merci.
- Je dois partir, la mama doit m'attendre. Au revoir Kalia-onee-san.
- Au revoir Fûta.
Je suis légèrement surprise, j'avais oublié qu'au Japon certain enfant appelais comme ça les plus grand qu'il appréciait. Cet enfant à beau être italien à la base, le Japon l'a quand même influencé.
Bon. Le hamburger. Ça doit pas être très compliqué à faire, hors de question que j'achète tout préparé, bizarrement je le vois pas manger des plats de ce type, alors je me fie à mon instinct.
17h. Ça me laisse largement le temps de rentrer, de regarder la recette sur internet, de faire les courses et de préparer le repas.
Je rentre donc, je trouve rapidement la recette mais beaucoup moins ce qu'il faut pour la réaliser. Je suis pas vraiment étonnée qu'il soit maigre maintenant, il n'y a quasiment rien niveau nourriture et avant mon arrivée tout devait finir carbonisé.
Je remarque une petite enveloppe sur la table ainsi qu'un mot laissé à côté, je m'empresse donc de lire.
De l'argent si tu as besoin d'acheter de la nourriture.
Hibari
Il l'a écrit en français pour être sûr que je comprenne. Heureusement parce que, si la compréhension orale est mon point fort, la lecture de kanas ou de kanji reste un défi pour moi. Oh bien sur ça commence à venir, d'ailleurs je compte bien m'améliorer à ce niveau grâce à ce voyage. J'ai même plutôt intérêt… Tout à l'heure dans la rue quelqu'un m'a demandé si j'allais bien, j'étais resté deux minutes à fixer une enceignes de boutique, je n'arrivais pas à la lire.
Les courses se sont bien déroulées mais, mine de rien, il est déjà 18h30 lorsque je reviens chez Kyoya. C'est là qu'un autre problème se pose : à quelle heure mange-t-il ? J'imagine qu'il suffit de demander. Ne sachant pas trop où il peut être je l'appelle.
- Kyoya ?
Pas de réponse je me demande si Ishii Asako est encore là.
- Asako-san ?
Toujours pas de réponse. Je range les achats et décide de fouiller la maison.
Ne trouvant personne je me dirige vers une des deux seuls pièces que je n'ai pas vues durant la visite de ce matin : sa chambre. Qu'il m'a interdit d'aller voir.
Tel est ma devise dans ces situations : Les règles n'ont-elles pas été créées pour être enfreinte ? De toute manière vu ma nature curieuse je n'aurais pas tenu un mois sans aller voir, autant que ce soit maintenant et puis si il est dedans c'est sa faute ! Il n'avait qu'à me répondre tout l'heure ! Oui je me cherche des excuses. C'est toujours dans ces situations que je parle seule :
- Je me demande pourquoi il m'a interdit d'y entrer.
Je pose ma main sur la porte.
- Peut-être que c'est juste le bordel et il a honte.
Je déglutis.
- Ou alors il y a des cadavres !
Je vérifie s'il n'arrive pas.
- A moins qu'il y entrepose des documents top-secret qu'il craint que je trouve !
J'écoute à la porte rapidement pour savoir s'il est dedans.
- Peut-être qu'il séquestre quelqu'un dans sa chambre !
Ne tenant plus j'ouvre d'un seul coup. Je ne peux alors que réagir comme cela :
- Gyaaahah !
Himlia : Aller savoir pourquoi mais je suis contente de m'être arrêter ici.
Hibari : Herbivore.
Himlia : D'ailleurs ce dernier passage n'existait pas dans ma version de base.
Hibari *sort ses tonfas*
Himlia : Je me demande d'où sort l'idée que j'ai eu pour sa chambre.
Tsunayoshi : Cette fille est suicidaire.
Himlia : Tiens d'ailleurs vous pouvez essayer de deviner cette fameuse idée ! Eh qu'est-ce que tu fais là, tu n'es même pas encore apparut dans l'histoire !
Tsunayoshi : Je passais dans le coin, mais t'inquiète pas je m'en vais avant d'être aussi mordu à mort.
Hibari : c'est une atteinte à la vie privé. Je vais te mordre à mort.
Himlia : Encore ? C'est une passion ? Ça serait vraiment sympas de laisser une review. Aller à vos claviers!
