Hello, me revoilà avec le deuxième chapitre. Je voulais déjà vous remercier pour les reviews et les favoris, ça me fait vraiment plaisir de voir que cette histoire plaît jusqu'à présent du moins :)

Donc j'ai oublié de le préciser dans le premier chapitre mais cette fiction est un peu une sorte de rencontre H50/Hunger games, vous allez assez vite comprendre. Je préviens quand même :) Et puis je ne sais pas si je devrais mettre le Rate M... j'hésite un peu, c'est vrai que c'est assez violent...

Nadriss : Merci beaucoup pour ton review, je peux pas te répondre autrement du coup je le fais ici, c'est tout à fait ça, Kono est la lumière dans le premier chapitre, reste à voir si elle le restera ou non. Et je te remercie pour tes compliments. J'espère que la suite te plaira et que tu resteras tout aussi captivée.

Mayaluna, merci encore pour tes corrections et ta patience :) ( filez voir son oneshot, allez zou...)

Suspendus depuis des heures, sans que personne ne réapparaisse, Steve quantifiait les dégâts qu'avaient causés ses tortionnaires sur Kono. Son corps était parsemé de contusions. Les lacérations le long de ses cuisses ne laissaient à Steve aucun doute quant aux tortures qu'elle avait dû endurer. Depuis des heures, elle retenait des gémissements de douleur - le sel s'étant imprégné sur ses plaies - elle ne pleurait plus, elle ne bougeait pas, mais ne dormait pas pour autant. Steve se maudit, il maudit le monde entier, il maudit cet homme qui l'avait blessé. Elle ne lui avait plus adressé la parole depuis le baiser qu'ils avaient échangé, elle s'était contentée de s'enfermer dans son mutisme. Elle était trop fière pour se plaindre, pour crier, pour pleurer. Oui, Kono souffrait mais plutôt mourir que de le montrer à qui que ce soit. N'y tenant plus, il l'appela doucement. La jeune femme sursauta, entendre sa voix l'avait propulsée à nouveau à la réalité, une réalité douloureuse et sans pitié.

- Je suis désolé Kono, je ne voulais pas t'effrayer. S'il te plaît accroche-toi à moi !

- Je ne pense pas que ce soit une bonne idée Steve !

- Kono… je t'en supplie… je veux t'aider !

- Alors fais ce que je t'ai dis tout à l'heure, c'est tout ce dont j'ai besoin.

- C'est un ordre Kono ! Accroche-toi à moi ou je te jure que c'est moi qui vais le faire ! cracha Steve sur un ton qui reflétait toute sa peur, sa colère et sa frustration.

Il fallut plusieurs balancements à Steve avant que la jeune femme ne s'exécute et qu'ils ne soient à nouveau l'un contre l'autre. Il posa délicatement un baiser sur son front, avant d'y poser le sien. Ils restèrent ainsi à se regarder, leurs respirations se mélangeant. Steve brisa le silence le premier.

- Je suis désolé Kono

- Ne fais pas ça ! Ne t'excuse pas ! Tu es là au même titre que moi.

- Non, c'est faux, ils t'ont fait du mal à cause de moi

- Steve, je t'en supplie…Murmura-t-elle la voix rauque. Arrête.

- Ferme les yeux quelques instants, repose-toi contre moi.

Les paupières de la jeune femme ne tardèrent pas à se fermer, la fatigue physique et psychologique qu'elle endurait depuis des jours avait puisé la moindre parcelle d'énergie dont elle était dotée. Vidée de toutes ses forces, elle s'endormit contre Steve, malgré les chaînes, malgré la douleur, simplement bercée par les paroles de jeune SEAL.

- Je vais nous sortir d'ici Kono, je te le promets. Et une fois tout ça terminé, je t'emmènerai au restaurant, on mangera pour dix, je te raccompagnerai chez toi et sur le pas de ta porte Kono, je t'embrasserai comme il se doit pas par peur, ni pour faire un échange discrètement, non seulement parce que on en aura envie.

Elle ne l'écoutait plus. Peut être était-ce une bonne chose. Il n'avait tout simplement pas pu empêcher le flux de paroles, coulant comme une source d'eau. Ce soir, il les libérerait, il sauverait Kono et s'assurerait que plus jamais la jeune femme ne serait blessée.

La voix de Kono surprit Steve Perdu dans ses pensées, il n'avait pas vu le temps passer. Elle n'avait pas bougé, son visage niché contre son torse. Lorsqu'elle parla, ses lèvres charnues frôlaient douloureusement la peau du jeune lieutenant.

- Tu ne peux pas me sauver Steve ! Et tu le sais.

- Je ne te laisserai pas Kono

- Nous ne passerons même pas la porte si je viens avec toi…

- Alors nous n'irons pas plus loin. Mais il est hors de question que je t'abandonne ici, que je continue à vivre en pensant que tu es restée pour que je puisse fuir Kono. Alors ce soir, lorsque je te donnerai un ordre précis Kono, tu m'écouteras. Tu n'essaieras pas de rester, de te sacrifier parce que je te jure que si tu ne serais-ce qu'essaie de le faire, je m'assoirai au milieu du couloir et attendrai la mort !

- Tu es l'homme le plus honnête et stupide qu'il m'ait été donné de rencontrer Steve McGarrett.

Le jeune homme eut un rire triste. Il déposa un baiser sur la tête de Kono et lui retourna le compliment. Encore une fois, et pour la dernière espéra Steve, la jeune femme lâcha sa prise alors que les chaînes, dans un claquement, l'accueillaient se riant de leur situation.

Quelques heures s'étaient écoulées avant que la porte de leur cellule ne s'ouvre à nouveau, laissant filtrer, l'espace de quelques secondes, un courant d'air. Ce n'était pas l'homme à la balafre, mais seulement trois de ses sous fifres. Ils portaient un bac d'eau ainsi que des vieux chiffons. D'abord intrigué, Steve finit par comprendre ce qu'ils étaient venus faire. Sans aucune délicatesse, ils détachèrent Kono qui, aussitôt, percuta le sol, ses jambes ne la supportant plus. Un des chiffons fut posé sur son visage, la faisant soudain réaliser ce qu'elle allait subir, pourtant elle ne broncha pas.

- Ne faites pas ça ! gronda Steve d'une voix grave et dénuée de toute clémence. Je vais tous vous tuer, un par un…

Ses paroles furent accompagnées par les rires joyeux des trois malfrats, tandis qu'ils vidaient des seaux d'eau sur la jeune femme.

A court d'oxygène, la jeune femme tenta d'inhaler un peu d'air. Elle ne réussit qu'à obtenir une rasade d'eau glacée brûlant sur son passage jusqu'aux poumons tous les organes qu'elle avait touchée. Elle dû contenir les cris de douleur qui ne feraient qu'accélérer sa noyade. Elle ne pouvait pas s'échapper, elle était entourée d'homme armés, ligotée comme un animal, ses jambes même l'avaient abandonnées. Alors, elle pensa à se laisser mourir. A prendre une grande respiration, et laisser la froideur l'envelopper. Elle songea quelques instants à la quiétude qui régnerait alors, à la souffrance qui cesserait. Oui, Kono aurait pu se laisser mourir si l'image du commandant McGarrett n'était pas apparu dans son esprit, faisant ainsi résonner les paroles qu'ils lui avaient dites quelques heures plus tôt, les promesses qu'il lui avait faites et fait tenir. Kono ne pouvait pas mourir, aussi séduisante que l'idée puisse être, elle ne le pouvait pas. Elle s'apprêtait à se débattre lorsqu'elle sentit que non loin derrière elle, un corps venait de tomber sur le sol. Il ne lui en fallut pas plus pour que d'un violent coup de coude elle brise la rotule de l'homme qui la torturait depuis quelques minutes. Elle ne bougea pas, mais compta les corps qui, les uns après les autres, percutaient le sol, dans le silence le plus total : un, deux, trois. Elle laissa échapper l'air qu'elle avait inconsciemment retenu durant ces quelques secondes. Avec aisance, elle fut libérer de ses chaînes. Elle retira vivement le tissu qui lui cachait le visage avant de prendre de grandes respirations. Le souffle court, elle plongea son regard dans celui de son patron. Debout, la surplombant de toute sa grandeur, il avait des airs de dieu, de sauveur angélique que la vie, par ces épreuves, avait sali.

- Accroche toi à moi !

- Je peux marcher !

- Kono, tu te souviens de ce que je t'ai dit tout à l'heure ? C'est l'ordre auquel tu dois obéir !

Elle lui en était cependant redevable, elle n'aurait jamais pu marcher dans cet état, courir était hors de question, cependant, elle ne le lui aurait jamais avoué. Elle se contenta d'amasser les armes des gardes sur le sol devant l'air étonné de Steve. Elle se laissa faire lorsqu'il se baissa pour la porter. L'arme à la main, Kono était prête à tirer à vue, ils n'étaient pas là pour faire dans les sentiments, bien au contraire. Ils passèrent ainsi la porte de leur cellule.

- De quel côté ? Murmura Kono

- Gauche, j'ai senti le courant d'air tout à l'heure. Je vais devoir courir Kono, tiens toi bien d'accord ? On va sortir d'ici tous les deux, ou pas du tout.

- Je te couvre !

- Je sais, tu le fais toujours.

Les kilomètres de tunnels défilaient devant eux, ils marchaient depuis une bonne heure sans qu'à aucun moment quelconque résistance soit faite. Déshydratés, exténués, ils ne virent pas tout de suite ce qui annonçait la fin de leurs souffrances.

- Steve, devant nous !

L'espoir ravivant le peu de force dont il était encore doté, Steve se précipita vers la sortie. Kono visa le verrou et d'une seule balle pulvérisa la dernière entrave qui se tenait entre eux et la liberté.

La lumière du soleil les aveugla durant quelques minutes, s'attendant à l'obscurité de la nuit. Kono somma Steve de la reposer, il fallait fuir le plus loin possible. Dès que les pieds de la jeune femme foulèrent le sol, les deux jeunes gens se mirent à courir, droit devant eux, se griffant aux arbres, crochant leurs pieds dans des racines. Ils tombèrent à plusieurs reprises pourtant, ils se relevaient aussitôt pour reprendre leur course. Ils n'arrêtèrent pas, courant le souffle court, la vision déformée durant ce qui sembla être des heures. D'un accord tacite, ils semblaient agréer qu'il était préférable de souffrir durant quelques heures que retourner dans ses tunnels.

S'enfonçant toujours un peu plus dans la forêt, Kono heurta une racine de plein fouet. Déséquilibrée, elle percuta le sol humide, elle ne se releva pas tout de suite. Plongée dans la boue elle songea même à ne pas se relever du tout. Elle était à bout de force, ses jambes ne la supportaient plus, sa gorge encore endolorie des mésaventures précédentes traçait un chemin de feu jusqu'à ses poumons à mesure qu'elle respirait. Elle ne pouvait pas baisser les bras, pas maintenant, dans un demi cri, elle tenta de se relever, ne réussissant qu'à s'enduire un peu plus de boue sur le corps. Steve ne tarda pas à voler à son secours. Avec une délicatesse inouïe, il la souleva dévoilant ainsi les dégâts.

- Kono est-ce que ça va ?

- Non ! S'exclama-t-elle éparpillant rageusement la boue sur ses vêtements. Ça ne va pas Steve ! Rien ne va ! Je suis fatiguée, j'ai mal, on a essayé de me noyer, j'ai couru durant des heures et maintenant, qu'est-ce qu'il se passe maintenant ? Je tombe dans de la boue ! De la saloperie de boue ! Je ne sais même pas où nous sommes Steve ! Je connais Hawaïi sur le bout des doigts et je n'ai absolument aucune idée de l'endroit où on se trouve ! Alors ça ne va pas non ! conclut la jeune femme en ravalant ses larmes.

Durant quelques minutes le silence régna, Steve n'était pas un idiot, les heures de covoiturages avec Danny lui avaient appris une bonne chose, il était préférable de se taire dans ce genre de situation. Il se contenta d'approcher la jeune femme avant de la ramener contre lui, posant son menton sur le sommet de sa tête tandis qu'il lui caressait doucement les cheveux. Kono ne se débattit pas, au contraire, elle fondit en larmes, serrant encore un peu plus son étreinte. Elle était si fatiguée de tout ça.

- Je suis désolée Steve, je n'aurai jamais dû te répondre comme ça. J'étais simplement tellement…

- Ne t'excuse pas Kono, tu es la personne la plus courageuse que je connaisse, tu m'entends ! Bien d'autres auraient craqués avant.

- Toi tu ne l'as pas fait !

- Je crois que tu l'as assez bien décrit tout à l'heure. Tu as été torturée, tu as réussi à tuer deux de nos assaillants, et tu as même trouvé le temps de nous offrir un moyen de s'enfuir. Mes tortures étaient tout autres.

- Quelles étaient-elles ?

- Avoir à te regarder souffrir sans que jamais je ne puisse faire quoi que ce soit. Allez viens, il doit y avoir une source d'eau près d'ici si le sol est aussi mouillé…

Il ne leur fallut que quelques minutes de marche pour trouver une étendue d'eau douce. Cachés dans les feuillages, ils ne risquaient donc pas d'être repérés. Steve aida la jeune femme à s'approcher de l'eau. Il tenta de la prendre dans ses bras pour la mener dans l'eau mais fut rapidement réprimandé.

- Je peux me débrouiller Steve ! C'est rien, si je la pose délicatement sur le sol je n'ai pas mal.

- Tu es sure ? La jeune femme hocha la tête. Très bien, je vais essayer de nous trouver un endroit où dormir cette nuit pendant que tu te laveras, je n'irai pas très loin. Si tu as besoin de quoi que ce soit, appelle moi d'accord ?

- Oui, boss.

- Steve. Corrigea-t-il.

Lorsque Steve réapparut au bord du lac, il s'était écoulé une heure entière. Il ne lui avait pas fallu longtemps pour trouver un endroit suffisamment caché et sûr mais il avait voulu l'aménager le plus possible, pour que la jeune femme soit confortable. Il avait ainsi fabriqué une tente de fortune à l'aide de feuillages et de branches. Les nuits étaient chaudes, ils n'auraient donc pas froid. L'esprit ailleurs, il ne la vit pas tout de suite. Elle lui tournait le dos, offrant à son collègue une vue à couper le souffle. Sa peau délicatement dorée par le soleil, était embellie par les milliers de paillettes d'eau, il parcourut son corps des yeux avant d'atteindre sa chute de reins, là où on pouvait deviner le galbe de ses fesses. Il resta ainsi à l'admirer quelques secondes avant qu'une vague de culpabilité ne l'envahisse. Il ne devrait pas être là, il ne devrait pas ressentir ce genre d'attraction pour Kono, pas ici, pas au travail, jamais. Il revint donc sur ses pas, et faisant office d'annonce, se racla la gorge. La jeune femme sursauta légèrement.

- Oh tu es déjà là ? Je suis désolée je n'ai pas vu le temps passer, avoua la jeune femme.

La nuit était tombée lorsque les deux jeunes gens s'installèrent autour d'un feu sans fumée, afin de ne pas attirer l'attention. Kono avait profité de l'absence de Steve, parti se laver à son tour, pour cueillir quelques fruits dans les alentours afin qu'ils puissent ingérer quelque chose, aussi maigre cela eut-il été. Le regard de Steve était porté sur la jeune femme et elle su dès l'instant même où elle croisa son regard ce qui hantait ses pensées.

- Je vais bien Steve, mes blessures ne sont pas…

- Laisse moi les voir, je t'en supplie Kono murmura-t-il les traits tirés par l'inquiétude.

La jeune femme acquiesça, un mouvement presque imperceptible, pourtant, le lieutenant s'approchait déjà, et avec son approbation, souleva le T-shirt de sa recrue. Il passa ses doigts examinateurs sur les plaies de la jeune femme, Il tâta ses côtes, à la recherche d'une fissure. Il en trouva deux. Continuant ainsi son inventaire, les traits du jeune homme se durcissaient à mesure que le compte croissait. Tâtant une énième blessure, Kono posa sa main sur celle du jeune lieutenant. Steve délaissa un instant la plaie pour porter son attention sur la jeune femme.

- Je vais bien Steve. Ce n'est rien de grave… essaie-t-elle de le rassurer en lui caressant la main

- Bien sûr que si Kono. Mais ils vont payer pour ça. Il embrassa délicatement la main de la jeune femme avant de continuer. Il faut que l'on soigne ces plaies. Demain j'irai chercher des plantes antiseptiques, j'aurai dû y aller aujourd'hui, je…

- Steve, pour le moment, ce dont j'ai le plus besoin c'est n'est pas de plante, simplement de sommeil.

Le regard fixé sur l'horizon, Steve était perdu dans ses pensées, il s'était désigné sans que Kono ne puisse le faire changer d'avis, pour veiller le premier. Les événements de ces derniers jours ne cessaient de le hanter. Il ne voulait pas dormir, à dire vrai, il savait qu'à l'instant même où ses yeux se fermeraient, l'image des atrocités dont avaient souffert Kono tourmenteraient son esprit. Kono avait souffert par sa faute, elle ne le savait peut-être pas, elle ne le saurait sans doute jamais. Mais si elle avait été prise pour cible, c'était pour l'unique et bonne raison que Steve, le seal, n'avait pas réussi à cacher ses sentiments à son égard. Se passant une main sur le visage, il soupira d'inquiétude, ils avaient marché une bonne partie de la journée et ils n'avaient pas reconnu quoi que ce soit. Tout autour d'eux n'était que forêts. A leur connaissance, il se pourrait qu'ils ne soient même plus sur l'île. Un mouvement à quelques centimètres de lui, le ramena à la réalité, il ne lui fallut que quelques secondes pour s'apercevoir que la jeune femme était à l'origine de ce bruit. Un sourire triste apparut sur son visage tandis qu'il lui ordonnait de s'approcher de lui. La jeune femme obéit, trop fatiguée pour prétendre que tout allait pour le mieux. Elle posa sa tête sur les cuisses du lieutenant, et ferma à nouveau les yeux, se laissant bercer par les murmures rassurants de ce dernier, tandis qu'avec une délicatesse presque douloureuse, il s'appliquait à lui caresser les cheveux.

Bonjour, bonjour petits dormeurs !

Kono se réveilla presque instantanément, son arme pointée droit devant elle, elle sondait les environs à mesure que son angoisse augmentait. Du coin de l'œil, elle perçut Steve, lui aussi l'arme à la main, elle n'avait donc pas rêvé, la voix qui l'avait arrachée de son sommeil était bien réelle. Avant qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit, la voix reprit.

Incroyable n'est-ce pas ? Oh détendez-vous un peu, je ne suis pas près de vous, je vous vois d'ici tout tremblotant… Vous ne pensiez tout de même pas m'avoir échappé si ? Je veux dire vous n'avez pas trouvé ça un peu trop facile ? Les couloirs déserts, personne à vos trousses ? Trop bien planifié tout ça….Cependant, je dois avouer que la partie où Kono décide d'exterminer la moitié de mon équipe, n'était pas réellement prévu mais enfin, c'était drôlement amusant aussi vous ne trouvez pas ? Mais j'ai trouvé bien plus divertissant ! Oh oui, voyez-vous, j'ai mis en place un jeu formidable pour vous. Un jeu sans aucune faille et aucun piège. Il est même d'une simplicité enfantine. Un rire guttural résonna dans la forêt, un rire qui donna à la jeune femme des frissons. Vous n'êtes plus seuls dans cette forêt, il m'a fallu des mois pour trouver les candidats parfaits et aujourd'hui, vous êtes tous prêts, mes dix participants éparpillés dans cette forêt. Malheureusement, comme dans tous les jeux, lorsque celui-ci touche à sa fin, il ne peut avoir qu'un seul vainqueur. N'est-ce pas amusant ? Se vanta-t-il en tapant des mains. J'ai disposé dix sacs un peu partout dans les environs, chacun d'eux contenant quelque chose de vital : Armes, nourriture, soins, couvertures… Il serait injuste de ma part de vous laisser ainsi sans aucuns vivres… et puis vous voir mourir de faim ou de froid n'est pas le but de tout ça… Je n'accaparerai pas votre temps plus longtemps. C'est à vous de jouer maintenant, tuer ou être tué mes amis, les dés sont lancés. Oh, j'oubliais, les perdants seront nommés à chaque coucher de soleil, vous pourrez ainsi compter le nombre d'obstacles restant entre vous et votre victoire.

Le silence se rabattit autour d'eux, ils ne bougèrent pas, ne parlèrent pas. Après quelques secondes, Kono relâcha la respiration qu'elle avait inconsciemment retenue. Lorsque leurs regards se croisèrent, ils n'eurent pas besoin de s'expliquer. Ils purent discerner très clairement la même pensée. Ils n'étaient pas libres, bien au contraire, ils étaient plus enchaînés que jamais.

Et voilà, suite jeudi après midi :) J'espère que vous avez appreciés :) Bisous