Tout d'abord merci pour vos commentaires et la personne qui a mis l'histoire en favoris. Aussi je ne pourrais pas répondre directement aux commentaires donc je le ferais ici.
Guest: Merci.
ohio92: Merci beaucoup, les milles et une nuits et moi-même tâcheront à ne pas décevoir les lecteurs et de rendre différente l'histoire et on a pas mal d'idées pour cela. Aussi pour répondre à ta question, Shizuru fait tomber son sac car elle est surprise de voir quelqu'un arriver brusquement alors qu'elle se préparait à fuir.
lissliou: Merci, nous sommes ravis que ça te plaise^^. Et la suite est déjà là.
Newlightpacte: Merci. L'humour n'est pas encore présent, on essaye de mettre quelques bases à l'histoire avant. Mais connaissant ma coauteur ça arrivera rapidement.
#Chapitre 02: Le commencement du voyage#
"Haruka que faites-vous là ?'' Questionna Shizuru en souriant.
''Je pourrais vous retourner la question ?'' S'enquit méfiante la servante en observant les affaires qui gisaient sur le sol. Prise la main dans le sac, la jeune héritière se mit à rire doucement et s'abaissa tranquillement pour remettre ses affaires dans leur destination initiale.
''Euh...rien je...euh... mettais simplement des affaires dans ce sac...pour...pour donner aux pauvres." Bégaya la princesse à la chevelure ambre qui trouva n'importe laquelle excuse qu'il lui venait à l'esprit. Et elle se fit immédiatement aider à sa tâche par sa domestique.
"Vraiment ? Pourtant vous en avez déjà donné ce matin même. Et ne serait-ce pas des bijoux qui appartiennent à votre famille et vos vêtements de tous les jours ? Vous voulez réellement donner ces objets si précieux et inestimables ?" Répliqua intriguée son interlocutrice alors que son employeur souriait nerveusement.
"Euh... oui... enfin...c'est tout à fait légitime de partager ce qu'on a avec les plus nécessiteux. J'avais oublié ces affaires sans m'en rendre compte ce matin. Pauvre de moi…je suis tellement tête en l'air. Je dois y aller avant qu'il ne se fasse tard. Je vais les amener le plus rapidement possible à l'église." Déclara l'héritière de Windbloom qui essaya de paraître le plus naturel possible.
"Je vais y aller à votre place. Une personne de votre statut ne peut sortir seule du château. C'est beaucoup trop dangereux. Ou si vous le préférez, je peux demander aux soldats de vous escorter jusqu'au lieu désiré." Répondit la servante en prenant le sac mais la châtaigne ne le lâcha pas un instant comme si sa vie en dépendait.
''Ce n'est pas la peine Haruka, je te l'assure que je suis capable de me débrouiller toute seule. Je suis assez grande pour aller dehors.'' Déclara avec une grande fermeté la châtaigne en essaya de ramener son sac vers elle; toutefois sa servante l'en empêcha en le tira fortement en sa direction. Les deux entêtés ne lâchèrent pas le sac.
''Mais j'insiste. C'est même un plaisir, non un honneur pour moi de faire cette action si je puis vous être de quelques utilité.''
''Je cacherais mon identité en me déguisant, si c'est le véritable problème. Alors ne te fais pas autant de soucis.'' Contra obstinément la châtaigne qui se bagarra toujours pour sa possession.
''Mais si c'est moi qui dois y aller à votre place, alors ce ne sera pas la peine de prendre de telle mesure. Donc cela vous ait totalement bénéfique.''
''Bon ça suffit maintenant !'' Répondit exaspérée la fille aux cramoisis qui relâcha soudainement son bagage faisant tomber son domestique sur le sol. ''Kannin na Haruka…ce n'était mon attention de vous faire chuter.''
''Je le sais. Que se passe-t-il réellement hime-sama ?''
La princesse du royaume qui aida son amie à se relever, sut parfaitement que sa femme de chambre n'allait pas facilement céder à sa requête, elle se décida de fermer la porte de sa chambre pour avoir plus d'intimité mais surtout pour ne pas que des oreilles indiscrètes intercepte la discussion. Ainsi la future fiancée pourra parler librement à sa domestique de ses futurs projets.
"Je vais partir du château." Énonça le plus sérieusement du monde la future reine.
"Quoiii ! Que voulez vous dire par ''partir." Cria sous le choc Suzushiro.
"Chut ! Ne criez pas aussi fort. On va vous entendre dans tout Windbloom.''
''Je vous prie de m'en excuser mais les circonstances prêtent à mon emportement.''
''J'en ai conscience que ce que je viens de vous apprendre peut vous surprendre.''
''C'est le cas.''
''Vous me connaissez depuis que je suis toute petite, et vous êtes la personne en qui j'ai le plus confiance, mais je ne peux rester ici, plus maintenant."
"Pourquoi ?" Demanda surprise la confidente.
"J'étouffe…j'ai besoin de vivre par moi-même et ici ça m'est tout simplement impossible.''
''Que voulez-vous dire ?''
''On veut m'imposer de force un mariage avec un homme que je n'aime point et vous connaissez cette personne, c'est Reito Kanzaki."
"Reito Kanzaki ? Vous parlez du prince d'Altai ? Pourtant c'est un gentil garçon, très poli, d'une belle apparence et d'une très grande éducation. Pourquoi êtes-vous si opposé à ce mariage si avantageux ? Il à l'air d'être quelqu'un de bien et c'est un très bon parti pour être votre futur mari et le roi de Windbloom, il n'y a pas mieux.'' Questionna intriguée la blonde.
"C'est vrai, il tellement parfait que je suis totalement folle de refuser une telle proposition...mais je n'ai aucun sentiment amoureux envers lui et je n'en aurais probablement jamais. Je ne sais pas si je pourrais supporter de me marier non pour mes sentiments, mais pour le bien de nos deux pays. J'ai conscience que c'est totalement égoïste de ma part de penser d'abord à mon propre bonheur, qu'a celui de mon futur peuple; qui croit aveuglement en moi et mon jugement pour je ne sais quelles raisons. Mais si j'accepte docilement cette mascarade, alors je ne pourrais plus jamais être heureuse."
"Mais princesse, vous savez pertinemment que c'est votre rôle.''
''Oui j'en ai grandement conscience...je ne peux y réchapper et je dois m'y résoudre; c'est ma destinée en tant que Fujino mais je veux vivre quelques instant libre et sans penser aux attentes des autres, comme je l'ai fait durant toute ma jeunesse. Sourire et faire beau dans le paysage. Je veux faire autre chose de plus gratifiant. Après mon voyage, je reviendrais de nouveau dans le château de mes parents et je me marierai avec Reito sans émettre la moindre plainte. Mais je vous en conjure, aidez moi s'il vous plaît. Je veux vivre pour moi même pour une fois, même si c'est un court instant. Je suis prête à vous implorer s'il le faut."
La jeune demoiselle aux rubis s'apprêtait à se mettre à genou, cependant son fidèle serviteur l'arrêta à temps.
"D'accord je vais vous aider, mais promettez moi sur votre honneur que vous reviendrez dans quelques jours au royaume.''
''Trois semaines.'' Demanda avec une étincelle d'espoir la buveuse de thé.
''Une semaine.''
''Quinze jours.'' Implora Fujino en faisant une tête de chien battu et la femme de chambre défaite par une telle ténacité n'eut guère le choix que d'accepter.
''D'accord, mais pas plus.''
''Oui !''
''Vous devriez toutefois écrire une lettre à vos parents de vos attentions, pour ne pas qu'ils s'inquiètent pour vous. Mais si je pense malgré tout que ça n'apaisera aucunement leur crainte.''
''Oui, il en va te soit que je les préviendrais. Merci beaucoup Haruka.'' Sourit l'héritière de Windbloom en serrant dans ses bras son amie qui soupirait.
''Vous savez que vos parents seront aux aboies lorsqu'ils apprendront que vous n'êtes plus là et feront tout leur possible pour vous retrouver. Ils lèveront même une armée pour vous débusquer de votre cachette.''
''Je le sais bien. C'est parfaitement compréhensible de leur part. Mais je ferais tout pour ne pas que nos soldats puissent me retrouver. Je vais profiter de cet instant inné de liberté pour voir comment vit mon peuple et des pays voisins, ainsi je pourrais à l'avenir leur offrir ce qu'ils ont réellement besoin. Je ne peux les aider si je reste toute la journée assise sur un trône les regardant de haut dans mon château doré avec toutes cette abondance luxe et confort qu'ils ne pourront s'offrir. Ou même être auprès d'eux, seulement lorsque je paraderai avec des soldats entourés à mes côtés quand il y aura des cérémonies officielles.''
''C'est louable de votre part. Mais ça toujours été ainsi de génération en génération. Vos parents et arrières grands parents et tout vos ancêtres ont toujours régi de cette façon.''
''Alors j'y remédierai pour changer les choses. Et cela pour le bien de mes sujets qui primera toujours avant le mien.''
''C'est comme vous le souhaitez. Mais si vous partez, nous devrons tout d'abord protéger votre identité, et trouver un endroit sûr pour vous réfugier lors de votre fuite, car je désolé de vous le dire princesse mais vous n'avez rien d'une roturière. La vie à l'extérieur du château n'est pas que de liberté. C'est difficile d'être un non noble; l'argent, la vie et le confort ne sera pas le même que vous avez toujours eu dans votre vie au château. Donc vous pouvez toujours changer d'avis, il en est encore temps."
"Je le sais mon amie, mais peu importe. Ma décision est déjà prise, alors je vais y aller de ce pas. Merci d'avoir toujours été auprès de moi, je m'en rappellerai toujours de votre loyal fidélité et je vous en récompenserai soyez en sûr." Finit la jeune demoiselle en tenant des ses mains celle de la femme de chambre.
La châtaigne s'apprêtait à partir mais la femme de chambre l'arrêta en se mettant devant son chemin.
"Ara, je croyais que vous acceptiez ma décision." Dit grandement désappointée la buveuse de thé.
"Je l'accepte je vous l'assure, mais je ne peux vous laissez y aller seule. Je vais donc vous accompagner. Car à l'extérieur c'est dangereux, surtout si vous êtes seule et sans aucune protection. Et je ne peux nullement l'accepter.''
''Mais…''
''Pas de mais…c'est une de mes requêtes pour vous laissez partir.''
''D'accord, je n'ai guère le choix.''
''Attendez moi ici un instant. Je ne serais pas longue, je vais aller chercher des provisions pour notre voyage; je reviens immédiatement. Pendant ce temps, écrivez une lettre à vos parents afin de les avertir de votre résolution."
Haruka s'en alla de la pièce quant à l'héritière, elle alla à son secrétaire et écrivait sur un bout de parchemin les raisons de son départ et son retour imminent dans les quinze jours. Puis lorsqu'elle eut fini sa femme de chambre revint, avec un sac bien fournit de vivre et elle apporta des vêtements à Fujino.
"Hime-sama, il vaudrait mieux que vous portiez ces vêtements, ils seront plus confortable pour un voyage à pied et vous paraîtrez comme une personne du peuple. Et enlevez tout objets ou bijoux qui révéleraient de quelques façons votre identité." Conseilla Suzushiro.
Shizuru se changea rapidement par des habits plus simples et les deux protagonistes partirent aussitôt du château sans se faire remarquer par les gardes qui surveillaient la demeure.
Les deux femmes se retrouvaient maintenant sur une route escarpée et elles se dirigèrent vers la forêt de Windbloom pour aller aux Ariès.
Elles arrivèrent à l'entrée de la forêt et elles entendirent des bruits effrayants. Les deux filles se mirent à trembler de peur mais elles continuèrent à parcourir la forêt inamicale. Plus vite elles auraient traversée cet endroit boisé, plus vite elle serait en sécurité. Après plusieurs heures de marche, les deux compagnons de route s'arrêtèrent pour faire une pause et elles se mirent à boire de l'eau dans leurs gourdes pour se désaltérer de leur périple. La servante de la princesse sortit une carte du sac et examina l'itinéraire à prendre.
"Fujino-sama nous devons nous dépêcher, il fera bientôt nuit et nous devons nous arrêter dans un village pour nous trouver un lieu afin de faire une halte."
"Oui tu as raison et Haruka, tu devrais cessez de m'appeler princesse ou hime-sama, sinon mon identité sera compromise."
"Je suis désolée princ...Shi...Shi...zuru." Bafouilla la blonde pas du tout à l'aise avec cette familiarité.
Se remettant péniblement en chemin, les deux novices aventurières virent apparaître un groupe de bandit qui furent armés jusqu'aux dents.
''Tiens, tiens mais qu'avons-nous là les amis ? Quelque chose de très intéressant.'' Enonça une voix, c'était celle d'une femme aux iris jades qui se détacha du groupe, celle-ci joua avec un poignard et elle se mit à sourire sournoisement en voyant les jeunes femmes.
