2.
Le manoir
Fleur marchait. Depuis combien de temps ? Elle ne le savait pas. Peut-être des heures. Elle continuait d'avancer, passant de sentiers à des routes, de paysages de champs à ceux de villages. Elle ignorait où elle allait. Elle s'en moquait bien de toute façon. Elle voulait simplement marcher. Marcher et oublier sa souffrance causée par ces maudits Weasley. Marcher et guérir. Sa souffrance physique n'était rien à côté de sa souffrance morale. Son cœur était brisé. En mille morceaux. Plus elle marchait et plus elle en voulait à ces sorciers. Elle en voulait à Molly qui lui avait claqué la porte au nez. Elle en voulait bien évidemment à Bill de lui avoir préféré une autre, une Irlandaise rencontrée au cours d'un de ses voyages. Mais au fond d'elle, elle en voulait surtout à Harry Potter. Tout cela était de sa faute. Et si seulement l'Avada Kedavra du mage noir n'avait pas ricoché et avait atteint sa cible, le tuant sur le coup : aurait-elle pu vivre heureuse et en paix aux côtés de Bill ? Elle devait toute cette souffrance, tout ce malheur dans son cœur à ce petit morveux de Harry Potter.
Fleur secoua vivement la tête. Non Harry n'était pas responsable. Elle ne devait pas penser cela. Il n'était qu'une énième victime de Voldemort. Le jeune élu n'avait pas demandé à avoir cette connexion avec Tom Jédusor il n'avait pas demandé à perdre sa mère et son père il n'avait pas demandé non plus à être l'élu, le seul pouvant vaincre le sorcier du mal. Harry voulait faire le bien. Il voulait débarrasser le monde de Voldemort. Donc non, Harry n'était pas la cause de son malheur. Et puis, il n'avait pas poussé cette Irlandaise dans les bras de Bill.
Non, Bill était le seul fautif dans leur histoire. Il avait choisi de céder aux avances de cette jeune femme, procréant avec elle l'enfant dont ils rêvaient tant. Ensemble. Il avait choisi de la quitter pour faire sa vie avec elle. Sans doute auraient-ils une belle maison avec de nombreuses chambres pour leur progéniture. Ils pourraient y inviter toute la famille Weasley. Elle imaginait déjà Molly assise sur le canapé face à une grande cheminée. Sur ses genoux, une petite fille rousse essayait tant bien que mal d'attraper les cheveux de la mère de famille en bafouillant des « Mie ! Mie » -sûrement voulait-elle dire mamie mais son jeune âge faisait qu'elle ne parlait pas encore assez bien. Elle voyait aussi Bill dans la cuisine, surveillant la cuisson d'un rôti. Deux bras passèrent autour de la taille du jeune homme. Alors la visage de Kathelyn se dessina dans les pensées de Fleur. Elle avait les cheveux roux, longs et bouclés. Ses yeux étaient vert comme l'émeraude. Ses lèvres pulpeuses donnaient envie de l'embrasser. Quand elle s'adressa à Bill, Fleur la dota d'une voix aiguë, au fort accent irlandais. Toute la famille semblait heureuse. Ron avait enfin du avouer ses sentiments à Hermione car cette dernière était assise sur ses genoux, câlinant son petit-ami. Il en était de même pour Harry et Ginny qui s'embrassaient à pleins poumons sur le houx installé près du sapin.
La jeune élève de Beauxbâtons s'arrêta quelques minutes, profitant de l'air frais qui fouettait son visage. Elle avait froid. Tout autour d'elle semblait si sombre, si glacial. Comme si elle venait de plonger dans un gouffre sans fin. Le soleil disparaissait peu à peu au loin, derrière les collines. Fleur sortit sa baguette magique qu'elle gardait toujours à l'intérieur de son trench-coat. D'un geste habile, elle murmura un « Lumos ». L'extrémité de sa baguette s'illumina alors d'une douce lueur bleue. Fleur reprit son chemin, utilisant cette lumière pour se guider dans l'obscurité naissante. Face à elle se dressait une immense forêt de pins. Elle décida de ne pas s'aventurer parmi les arbres et dévia son chemin, empruntant le petit sentier. L'espace d'un moment, elle voulut transplaner jusqu'à l'appartement mais elle était trop faible. Son corps refusait tout simplement de le faire. Elle reprit donc sa marche sans but précis.
Plus elle marchait et plus ses pensées se faisaient sombres. L'obscurité ambiante semblait atteindre son esprit et son cœur. Comme si le bien en elle s'échappait peu à peu. Elle avait l'impression d'entendre une voix qui lui criait de maudire Harry. De maudire les Weasley, ces incapables. Harry était responsable. S'il avait été tué à la naissance, jamais Bill n'aurait eu à rejoindre l'Ordre. Jamais il n'aurait eu à partir en Irlande. Ils auraient pu vivre heureux, enlacés dans leur appartement. Elle serait tombée enceinte. Une petite fille qu'ils auraient prénommé Alice. Elle aurait eu ses cheveux blonds mais le charisme de Bill. Mais bientôt le visage d'Alice disparut dans un nuage de poussière et laissa place au visage de l'élu. Il semblait heureux, triomphant. Elle le haïssait. De tout son corps et de toute son âme. Il l'avait rendu malheureuse. Pourquoi avait-il voulu entraîner tous les sorciers dans une lutte contre Voldemort ? Pourquoi Bill avait-il accepté d'aider ce morveux ? Harry n'était rien. Peut-être avait-il des capacités hors normes, remarquées par ses professeurs au cours de ses années à Poudlard, et puis ? Etait-il assez fort pour s'opposer à Voldemort ? Pour faire face à l'homme le plus puissant ? Faire face à la mort ? Non. Harry était faible. Il avait besoin d'entraîner dans sa chute de nombreuses personnes. N'y avait-il pas déjà eu assez de morts ?
Son esprit divagua et une forêt se dessina dans ses rêves. Au milieu d'une clairière, deux hommes se faisaient face. Elle n'eut aucun mal à voir qu'il s'agissait de Voldemort, dans sa longue robe noire, et Harry, dans son fameux jean et son t-shirt troué. D'un geste, le mage noir lança un Impardonnable, ôtant la vie au garçon.
L'image changea rapidement. Fleur atterrit dans le salon des Weasley. Elle était assise face à la cheminée. Bill la rejoignit, un petit paquet dans les bras. Leur fille. Son fiancé se pencha alors pour l'embrasser avant de lui donner l'enfant qui gazouillait.
C'était donc ça sa vie sans Harry Potter ? Une vie de bonheur ? Loin des combats quotidiens ?
Elle sortit de ses pensées en heurtant une grille métallique gelée la séparant d'une demeure. Comment était-elle arrivée face à ce manoir ? Elle ne le savait pas. Et de toute manière, elle ne voulait pas le savoir. Que faire ? Passer la grille ou faire demi-tour ? Le froid qui enveloppait son frêle corps lui dit rapidement d'entrer, de chercher la chaleur d'un feu de cheminée.
Fleur enclencha la poignée puis poussa la lourde grille métallique qui grinçait. La faible lumière émise par sa baguette était dorénavant inutile. L'allée menant au manoir était éclairée par de nombreux flambeaux. Le manoir était une grande bâtisse sur deux ou trois étages à première vue. Ses murs étaient peints en noir. Aucune couleur visible. Les buissons disposés de chaque côté de l'allée augmentaient cette impression de froideur obscure. A qui pouvait bien appartenir un tel domaine ? Le bonheur semblait avoir quitté les lieux depuis bien longtemps. Le malheur y régnait. Le froid, l'obscurité, la peur. Fleur ressentait tout cela. Elle était effrayée mais pas découragée. Ses pensées sombres reprirent le dessus sur sa peur. Elle n'arrivait pas à penser à autre chose qu'à sa haine envers Harry et la famille Weasley. Même la douce Ginny ne trouvait pas grâce à ses yeux. Elles avaient pourtant été amies autrefois mais cela semblait loin désormais. La rousse n'était qu'une traîtresse elle aimait Harry, elle ne valait donc pas mieux que le sorcier.
Une fois l'allée parcourue, Fleur fut face à l'imposante porte en bois du manoir. Elle était ornée d'un heurtoir en bronze. Une tête de serpent dont la gueule, ouverte, tenait un anneau. Par politesse, Fleur l'utilisa pour toquer. Elle attendit mais rien. Personne ne vint lui ouvrir. Affamée et gelée jusqu'aux os, elle oublia quelques instants la bienséance et elle poussa la lourde porte de bois pour entrer dans le manoir. Elle se retrouva dans une grande pièce froid. Le sol était fait de marbre blanc, ce qui tranchait avec les murs noirs. Elle déposa son trench-coat bleu nuit sur un des portes manteaux de libre avant d'avancer timidement dans la pièce. Elle aperçut une cheminée du coin de l'oeil et se rendit devant. Ses mains près du feu, elle se délectait de la chaleur des flammes. Son corps reprenait peu à peu vie. Elle semblait revivre grâce au feu.
Quand elle fut assez réchauffée, Fleur entama la visite du manoir. Tout était calme. Le silence régnait. Dans la pénombre, Fleur arpenta les escaliers couverts de poussière. Le premier étage était composé uniquement de chambres, de bureaux et d'immense bibliothèque. Au centre de cette dernière se trouvait une table ronde. Sûrement était-ce une table de réunion. Sur la pointe des pieds, Fleur tendit son bras droit pour tenter d'attraper un livre de sortilèges. A bout de forces, le grimoire lui échappa des mains et tomba sur le sol dans un bruit sourd.
- Qui va là ? Demanda une voix grave alors que la porte de la bibliothèque s'ouvrit à la volée.
Fleur n'eut que le temps de sortir sa baguette, se mettant en garde. Face à elle, Lucius Malfoy se tenait fièrement. Tout se passa vite. Trop vite pour que Fleur ne comprenne réellement. Elle fut désarmée en seulement deux coups de baguette. La jeune blondinette était douée en sortilèges mais pas assez pour faire face à l'un des plus fidèles Mangemorts de Voldemort. Elle n'avait pas assez d'expérience ni assez de forces pour se battre à armes égales. Elle était épuisée. Son cerveau ne parvenait pas à réfléchir correctement. Les sorts s'emmêlaient dans son esprit. Elle mélangeait les gestes et les paroles. Cet état de fatigue favorisa Lucius, l'aidant à prendre le dessus sur l'élève de Beauxbâtons. Il affichait un sourire sadique. Comme s'il était heureux d'avoir face à lui la sorcière.
- Dis donc... On s'est perdu mademoiselle Delacour ? Vous venez chercher des informations pour l'Ordre ? Pour notre petit Harry Potter ? Ce petit morveux qui pense pouvoir vaincre notre maître. Que vais-je bien pouvoir faire de toi ? Te tuer ? Cela résoudrait tout. Tu ne pourrais pas dévoiler ce que tu as découvert à l'Ordre et cela montrera au maître que je le suis fidèle et dévoué. Allons-y. Cela sera rapidement, ne t'inquiète pas. Je suis assez doué pour ôter la vie aux sorcières dans ton genre.
La baguette du maître du manoir se leva. Fleur en avait le souffle coupé. C'était donc ça sa mort ? Elle était condamnée à mourir de par la main du père Malfoy ? Malgré tout, elle n'avait pas peur. Son cœur était brisé, comment pourrait-elle souffrir davantage ? Elle n'avait plus rien à perdre. Elle avait déjà tout perdu donc non, Fleur n'avait pas peur de mourir. Au contraire. Elle la voyait comme une sorte de libération. L'arrêt de sa souffrance.
Alors que résonnaient dans l'atmosphère pesante les premières lettres de l'Avada, une voix haut perchée stoppa Lucius dans son élan. Fleur rouvrit les yeux, posant son regard azur sur une femme qui se tenait aux côtés de Malfoy. La main de cette dernière venait de baisser sa baguette, l'empêchant de lancer n'importe quel sort sur la jeune femme. Ses longs cheveux de paille d'un profond noir ébène tombaient sur ses épaules, couvrant par endroits son visage. Elle n'avait rien de beau. Au contraire, elle était plutôt laide. Laide et effrayante. Fleur fut parcourue d'un frisson face à l'image de terreur renvoyée par la femme. Mettant de côté son angoisse, l'ancienne fiancée de Bill Weasley plissa les yeux pour reconnaître la femme. Bellatrix Lestrange. La Mangemort préférée de Voldemort, celle qui s'était échappée d'Azcaban, se tenait face à elle, les yeux grand écarquillés.
- Mademoiselle Delacour. La plus brillante des élèves de Beauxbâtons. Celle qui a représenté son école lors du Tournois des Trois Sorciers. Quel honneur de vous rencontrer. Je vous imaginais plus... plus... je ne sais pas. Plus quelque chose à vrai dire. Oh mais je vois. Une peine de cœur.
Fleur fronçait les sourcils en sentant une sorte de présence dans son cerveau. Les mains posées sur sa tête, elle essayait de lutter contre cette présence mais rien n'y faisait. Elle ne parvenait pas à contrer cette puissance.
- Bill Weasley t'a trompé... Une Irlandaise. Beurk ! Ces filles n'ont aucun savoir vivre.
- Bella qu'est-ce que tu fais ? Elle vient ici pour chercher des information pour l'Ordre. Il nous faut la tuer ! Répliqua Lucius dans un grognement.
- Non ! Surtout pas, s'exclama-t-elle. Surtout pas Lucius. La tuer serait gâcher un potentiel énorme voyons. Fleur Delacour est une élève brillante, surdouée. Nous pourrions peut-être utiliser ce potentiel à des fins... maléfiques
- Mais elle sert le bien ! Je te rappelle qu'elle est fiancée à ce traître de Weasley ! Jamais elle ne voudra rejoindre les forces des ténèbres !
- Crois-tu cela ? Lucius, cette petite est plus faible qu'un animal blessé. Elle déteste les Weasley. Oh ! Et voilà qui est intéressant, s'amusa Bella en lisant dans l'esprit de la jeune femme. Elle aimerait voir le jeune Harry tué par le maître. Tout cela pourrait résoudre ses problèmes. Mais oui ma chérie, tu as raison. Harry est responsable de tous tes malheurs. C'est par sa faute que tous ces gens ont péri. Ils vous envoient à la mort alors que lui reste sagement en arrière, ordonnant sans jamais prendre de risque. Harry n'est qu'un lâche.
Et Fleur s'évanouit.
Quand elle se réveilla, Fleur était allongée dans un superbe lit au milieu d'une pièce dont les murs étaient couverts de tentures sombres. Sa main gauche glissa sur son visage. Où était-elle ? Que faisait-elle ici ? Elle semblait différente de d'habitude sans savoir pourquoi.
Lentement, elle s'assit sur son lit. Elle s'assura qu'elle allait bien, tâtant chacun de ses membres afin de voir s'il ne lui en manquait aucun. Elle prit alors le temps de détailler la pièce qu'elle imaginait comme étant sa chambre. Près de son lit, sur sa table de chevet, deux petits cadres en bois étaient disposés. Le premier contenait une photo de deux personnes. Ils étaient enlacées et semblaient très amoureux. Dans le second, Fleur put voir une autre photo de ses deux personnes. La femme tenait un bébé dans ses bras. Une petite fille blonde aux yeux bleus. Elle avait les mêmes yeux que Fleur.
- Ce sont tes parents ma chérie, expliqua la voix d'une femme aux long cheveux blancs. Deux Mangemorts fantastiques. Mais ils ont été tués par une famille de rouquins misérables. Les Weasley. Nous n'avons rien pu faire. Ces crétins leur ont lancé des sorts avant de les torturer jusqu'à l'épuisement. J'adorais Pietra, ta mère. Elle était comme une sœur pour moi. Alexander, ton père, était plus réservé mais tout aussi gentil. Ils me manquent un peu plus tous les jours tu sais...
Fleur restait immobile. Elle écoutait sans réellement comprendre. Sa tête était en feu. Elle n'arrivait pas à saisir les propos de la femme.
- Tu dois te sentir un peu perdue. Je vais tout t'expliquer.
Et la femme prit place auprès d'elle, sur le bord du lit. D'une main maternelle, elle caressa les cheveux de Fleur avant de venir embrasser son front en souriant finement. Elle lui expliqua que Fleur avait été victime d'une attaque par les Weasley, des sorciers rouquins. C'était eux qui avaient tué ses parents, quelques années auparavant. Ils n'avaient eu aucune pitié à les torturer jusqu'à leur dernier souffle. Et aujourd'hui, il voulait finir le travail en tuant la fille. Depuis le décès de ses parents, Fleur vivait avec les Malfoy quand elle n'était pas en voyage.
Elle se présenta alors en voyant la mine déconfite de Fleur. Elle se nommait Narcissa Malfoy, femme de Lucius Malfoy et mère de Drago Malfoy. Peu à peu les souvenirs revenaient à Fleur. Elle revoyait ses parents. L'attaque des Weasley.
Quand Narcissa fut sûre que sa petite protégée se souvenait de tout ce qu'elle venait de lui raconter, elle quitta la chambre pour la laisser se reposer. Elle fit face à Bellatrix Lestrange.
- Alors ?
- Alors je lui ai raconté tout ce que tu m'avais dit, lui assura Narcissa. Fleur pense que ses parents ont été tués par les Weasley et qu'ils ont voulu la tuer à son tour. C'est pour cela qu'elle se sent mal : l'attaque a été puissante et l'a mise K.O quelques semaines.
- Quand j'irai la voir, je lirai dans ses pensées pour voir si Fleur déteste les Weasley et le bébé Potter. Ce sont les conditions de la réussite de notre plan Narcissa.
- Ne t'inquiète pas. Mais laisse-la reprendre ses esprits pour la moment.
Des semaines avaient passé et Bill n'avait pas de nouvelles de Fleur. Il s'était rendu à Gringotts mais on lui avait répondu que la jeune femme n'avait pas mis les pieds à la banque depuis trois semaines. Une lettre de remerciements lui avait été envoyée à l'appartement mais ils n'avaient jamais reçu de réponse. Face à ce comportement étrange -Fleur ne quitterait pas son travail sans prévenir ses supérieur- Bill prit la décision de se rendre à leur ancien appartement. Il transplana, arrivant au milieu du salon.
Tinkiley était en train de ranger les bibelots. En se retrouvant face à son ancien maître, l'elfe s'inclina maladroitement.
- Le maître est revenu.
- Pas vraiment Tinkiley. As-tu des nouvelles de Fleur ?
- Mademoiselle Delacour n'est pas rentrée à l'appartement depuis qu'elle a reçu votre lettre. Je pensais qu'elle était partie en France pour revoir ses parents mais elle ne répond à aucune de mes lettres.
- Et qu'a-t-elle fait après avoir reçu cette lettre ?
- Elle est partie au Terrier pour voir votre mère. Ensuite je ne sais pas. Et depuis le Terrier, je ne l'ai pas revu...
Bill se mordit l'intérieur de la joue. Où pouvait bien être Fleur ? Que pouvait-elle bien faire ? Elle ne serait pas retournée en France sans prévenir l'elfe de maison. L'inquiétude grandissait en lui. Et s'il était arrivé quoique ce soit à son ancienne fiancée ? Il avait voulu la protéger à tout prix. Mais si en la protégeant, il l'avait mise en danger ? Oh non, il ne pourrait jamais se le pardonner. Il devait éclaircir le mystère de la disparition de Fleur. Pour cela, il devrait sans doute demander de l'aide à l'Ordre. Seul, il n'arriverait jamais à la retrouver.
