DISCLAMER: VAMPIRE DIARIES ne m'appartient pas
Je remercie Alicaa18 et Ana pour leur commentaire, j'espère que ce premier chapitre vous plaira.
Ps: je recherche une Bêta pour ceux que ça intéresse laisser moi un message en pm
Mots: 4.005
mise à jour le 17/06/2014.
Merci à ma Bêta: Minashi
B.B Diarie's
Saison 1
1er
Une journée peu ordinaire
-« Pensez à dormir la nuit !» cria Alaric SALZMAN d'un ton accusateur en arpentant chacune des allées. Ce qui le navrait au plus haut point, était de nous voir tous sans exception couchés sur nos tablettes ; prêts à dormir durant ses heures. « Ce cours n'est pas une garderie pour nourrisson » « Alors concentrez-vous juste le temps qu'ils nous restent ensemble » continua-t-il en lâchant bruyamment une liasse de feuilles devant moi. Je n'avais plus aucun choix, il ne me restait plus qu'à me relever toute barbouillée. « Bien » sourit-il triomphant. A cet instant, bien que je l'adore en tant qu'ami ou figure parentale qu'il représentait jadis pour le groupe, dans son rôle de professeur, il me restait en travers de la gorge! Ses cours sont de véritables somnifères comme ceux des autres. Pourtant ce qu'il le différenciait c'était sa capacité à nous prendre pour ce qu'on est : des adultes ; il était assez cool en règle générale. Il est vrai qu'aujourd'hui, on était tous allés un peu loin. Je me sentais assez honteuse d'avoir ce comportement dans le cours de l'ex-tuteur d'Elena.
Habituellement, je suis fascinée par l'histoire, les mythes mais là il fallait avouer qu'il m'avait réellement perdue avec l'histoire de Mystic-Falls. Il en aurait été de même si on avait parlé de celle de ma famille. Quoique, j'aurais déserté ses cours. En effet, mon histoire me semble si obscure et souillée de sang ; j'étais aussi effrayée par elle que par les légendes urbaines que regorgeait cette ville de plus de 6000 habitants. Elle me faisait peur songeais-je en m'apercevant que je dessinais toujours le même signe sur mon cahier avec quelques variantes. La voix portante d'Alaric me fit encore lever les yeux de ma table et de mon cahier « Allez encore un petit effort, on y est presque » là je déraillais complètement en pensant à ces signes que je dessinais systématiquement et à ma lignée. Je devais arrêter ça tout de suite, alors je laissais mon crayon me glisser entre les doigts pour n'écouter que le cours et feuilleter brièvement ce qu'il nous avait donné.
« Alors qui aura le grand plaisir de me ravir de ses connaissances…. » « A moins qu'il y ait un ou deux volontaires » tout le monde détourna son regard « Ça ne m'étonne pas, par contre ce matin durant le cours de science, j'ai vu plein de mains se lever! Pourquoi ? »
-« A votre avis Monsieur Salzman » L'élève au style baba-cool était presque avachit sur sa chaise « quelque chose que tous les hommes aiment faire avec leurs petite-copines ».
-« Ah je vois ! Dommage, je ne suis passé que brièvement devant la porte ! Ça a dû être un sacré cours ! Je connais quelqu'un qui en aurait grand besoin» disait-il en grimaçant faisant croire qu'il parlait de lui.
-« Non monsieur vous n'avez pas besoin de ça » tout le monde rit.
-« Merci Tracy c'est gentil de ta part » dit-il en claquant ses deux mains « Maintenant que j'ai toute votre attention, reprenons le cours » les chaises commencèrent à grincer « Allez soyez sympa, juste pour quelques minutes » continua-t-il en revenant à son bureau tout en regardant sidéré le cadrant de sa montre, il lui restait moins de 5 minutes.
« Par exemple Bonnie ? » « Oui/non » le nez retroussé, je secouais la tête « C'est un non » « Alors qui d'autre » disait-il en tapant le poing sur son bureau « April ? » cette dernière lui rendit son sourire. Quelques-uns lui lançaient des bouts de gomme en l'insultant de fayotte. « April » l'appela Alaric pour la réveiller « Donnes-moi la date de la reconstruction de Mystic-Falls ».
-« Je….. » j'entendais rire derrière-moi, je ne pus m'empêcher de me retourner. D'un simple regard, ces abrutis se turent. « Je…je.. » « Franchement je n'en ai aucune idée ».
-« Allez un petit effort, elle a un lien avec un point de vue historique/mystique de notre bon vieux beau état fédéral ? »
-« L'esclavage/la sorcellerie ? »
-« Exact, mais ça ne me donne pas la date April »
Dring.
La sonnerie enfin retentissait, personne n'attendit son aval. Il ne restait plus que lui et moi …Je le senti figé comme s'il était un peu sonné de voir à quelle rapidité ses jeunes élèves s'enfuyaient de son cours.
« Je crois que c'est un peu tard pour vous le dire mais à la semaine prochaine ; les jeunes », dit-il dans le vide, complètement démotivé. Il essaya en vain de marquer un panier avec son feutre Velléda mais manque de chance, il atterrit loin derrière le pot de stylos de son bureau. De mon côté lentement, je ramassais mon sac, rangeait tous ce qui se trouvait sur ma tablette. Avec la même lenteur, je me levais pour ensuite m'approcher de lui :
-« Rick ! »
-« Quoi ? » cria-t-il la tête légèrement tournée vers moi. Dès qu'il me vit son visage s'adoucit « Désolé Bonnie, j'ai eu une mauvaise journée »
-« Je comprends » Je rétrécissais la distance qui me séparais d'Alaric, pendant que lui se retourna complètement « on a tous une journée sans »« Ça ira mieux la prochaine fois »
-« Non, je ne crois pas » « ce sont tous des crétins des ignorants, ils s'en foutent des heures de travails que j'ai fourni pour ce cours » je fronçais les sourcils « Enfin pas tous »
-« On t'écoute tous » il me fit les gros yeux, je me rattrapais « Avec une oreille si tu préfères mais le constat est toujours pareil » « Tu es le meilleur professeur de tout le corps enseignant Rick »
-« Ici c'est professeur SALZMAN »
-« Désolée, professeur »je ne pus que baisser la tête c'était une mauvaise habitude de lui parler si familièrement, lui donner un surnom n'arrangeait pas les choses « Enfin bref, toujours est-il que c'est une réalité que tous les élèves t'adorent. Il faut peut-être revoir quelques petites choses » je sentais son regard me fixer avec intérêt. Ses yeux azurs me déstabilisaient. Il était si attentif à mes propos, que je me sentis misérable. Parce qu'il a su faire où j'ai échoué durant ces deux dernières heures. Alors ai-je le droit de lui donner un conseil ? Certainement pas mais je le fis quand même ! Je ne pouvais pas le laisser douter, croire qu'il était un mauvais enseignant. Ça allait peut-être à l'encontre de mon nouveau mode de vie, mais là c'était Alaric. La personne qui il y a de ça un an venait tous les soirs vérifier si j'allais bien. Je lui devais au moins ça « Peut-être que si tu veux capturer leur attention, notre attention, tu devrais rendre tes cours beaucoup plus attractifs » « Tu es un historien de génie, tu connais mieux que moi les vampires, sorcières et autres ! Mater des adolescents devrait être un jeu d'enfant pour toi»
-« Merci, mais je me débrouillerai très bien seul » « Tu peux partir »
-« Ok » Il s'était retourné, me donnant le dos« Ben bye »je le sentais braqué. J'ai dû surement employer des mots inadéquats pour qu'il le prenne aussi mal. Le mal était fait, je ne pouvais revenir sur le passé bien malheureusement.
-« Attends »
-« Oui » criais-je avec l'infime espoir qu'il ne m'en voulait pas.
-« Toi ça va ? »
-« Pourquoi cette question ? » demandais-je étonnée toujours dos à lui, n'osant pas lui faire face, je savais très bien ce qui m'attendait au fond de moi.
-« Ecoutes Bonnie » disait-il en déposant le stylo qu'il avait fait jadis tombé « Tout le monde » « enfin presque. Comme certain, j'ai remarqué que tu prenais tes distances » « Tu es de plus en plus discrète réservée et de plus en plus épuisée »
-« Ca fait partie de mon caractère »
-« Etre paresseuse aussi » je soupirais à ce mot« Enfin, tu sais ce que je veux dire ! Elena s'inquiète et moi aussi » à ce prénom je fermais mes mains en poings, la jointure de mes doigts se firent presque violette « Tu t'es bien trop renfermée, ce n'est pas bon de tout garder pour soi, il faut que tu parles à quelqu'un »
-« Tu n'as pas pris mes conseils en considération, alors j'en ferai autant »
-« Bonnie » il me vit commencer à partir « Attends, ne le prends pas comme ça » sans même un regard, je poursuivais mon chemin.
-« A la semaine prochaine professeur » je l'avais mauvaise. Comment avait-il osé me faire la morale. Il n'avait pas le droit. Personne n'avait le droit de juger ce que je pensais être bon pour moi. Rick avait fauté aujourd'hui, plus rien ne sera comme avant à partir de l'instant où je sortirai de cette salle.
….
Arrivée à mon casier, je soufflais. Je sentais des yeux me fixer sans relâche de nouveau. En ouvrant mon casier, ce regard perçant se fit beaucoup plus vigoureux plus troublant et interrogatif. Cette insistance me désarma.
Oui je l'étais profondément. Doucement je pivotais en direction de cette fameuse personne. Au fond de moi j'étais soulagée, ce n'était que Stefan puis agacée qu'il se soucie encore de moi. Je n'avais nul besoin de sa protection. Et en y réfléchissant bien, qui d'autre pouvait me scruter ainsi.
J'aurais dû le savoir que c'était lui en face de moi. Et comme à son habitude, il parlait avec Elena. Sans le vouloir mon regard dévia, je pouvais constater grâce à sa gestuelle qu'elle était fébrile. En cet instant j'avais terriblement envie d'être un vampire….non une petite souris pour savoir quel était l'objet de leur discussion et surtout pourquoi Elena paraissait si fatiguée et éreintée. Mais je ne le pouvais pas, alors je fis avec les moyens du bord, j'essayais de lire sur les lèvres de Stefan. Il le remarqua, nos yeux se sont encore rencontrés. La deuxième sonnerie retentit pour me rappeler que si je ne me dépêchais pas vite, je serai encore en retard à mon dernier cours de la journée. Oubliant ce qui venait de se passer ici, automatiquement je verrouillais mon casier sous le regard inquisiteur de Stefan.
Une heure plus tard, toujours au même endroit au millimètre près, la même scène se déroulait devant mes yeux. Je ne pouvais toujours pas détacher mes yeux du couple que formaient Elena et Stefan. L'un en face de l'autre, il semblerait que l'état anxieux d'Elena s'était nettement empiré. Cette fois-ci Stefan était au petit soin pour sa belle, il lui enlevait soigneusement les cheveux collés sur ses joues en arborant un sourire pincé.
Egale à moi-même, ma curiosité s'agrandit, je voulais connaître le fin mot de cette histoire. Comme tout à l'heure, je le fixais croyant bêtement pouvoir lire en Stefan. Or, il était le plus énigmatique des deux SALVATORE. Enfin, c'était ce que je m'évertuais à me persuader pour ne pas m'attarder sur les conneries de ce crétin de Damon.
Qu'est-ce que je faisais encore…je me souciais encore d'elle. C'était plus difficile que ce que je croyais de m'éloigner d'eux mais surtout d'elle. Mais pour mon bien, pour ma santé mentale, je devais réussir. Alors, je fermais les yeux, inspira puis expira avant d'ouvrir mon satané casier et de ranger les livres inutiles pour les révisions de la semaine prochaine. C'était ça mon objectif, penser à moi et mes études puis prendre mon service de vendeuse au sein d'une librairie atypique spécialisée sur les mythologies grecques, la sorcellerie…
De leur côté, le quater-back et la chef par intérim des Cheerleaders continuaient à discuter. Sentant encore ma présence autour de lui, il parcourra le couloir du lycée de son regard vert, tandis que moi, j'étais sous le point de partir mais quelqu'un venait de m'accaparer. Je levai alors mon menton, mon professeur de Littérature était devant moi cherchant en vain à retrouver mes ex-amis. Déçue et résignée je lui rendis son sourire ennuyée. Je ne les voyais plus. J'ignorais totalement la scène de larmes qu'Elena offrait à tout monde.
-« Tu verras tout ira mieux »
-« Comment ? » demanda Elena à bout de nerf.« le problème ce n'est pas qu'on ne fasse plus de soirées pyjama ou des journées shopping ; ça je m'en fous » Elle essuyait son nez du revers de sa main tremblante « c'est que je ne reconnais plus ma meilleure amie » « Je ne sais plus qui elle est, elle s'éloigne de moi.. » elle n'arrivait plus à parler tellement la douleur que provoquait le manque de sa meilleure amie la submergeait « Je n'en peux plus, je ne peux plus supporter l'ignorance qu'elle porte à Caroline et moi. Encore, je peux tenir une semaine un mois mais pas Care….» «Stefan….. » sa voix se fit de plus en plus inaudible « Je ne peux et ne veux vivre sans elle » « Caroline devient folle, elle croit que Bonnie déteste ce qu'elle est devenue » « Qu'elle ne l'aime plus » « Dis-moi ce que je dois faire »
-« Je sais »
-« Non tu ne sais pas » tout le monde vit Elena éviter Stefan, plonger rageusement ses doigts dans sa longue chevelure brune.
-« Si, alors calmes-toi » « On nous regarde bizarrement »
-« Je m'en fiche » « Tout ce que je veux, c'est ma meilleure amie »
-« Allez viens »
-« Non » Elena se débattait, ne voulant pas que Stefan la prenne dans ses bras, puis à bout de force, elle se ramollie entre ses bras « je veux que tout redevienne comme avant »
-« Je sais, j'aimerais pouvoir…. »
-« Non » Il sentit l'index d'Elena sur ses fines lèvres « Ne dis pas ça, je ne peux pas te laisser penser une chose pareille » « dans l'enfer qu'est ma vie, tu es bien la seule chose positive, Stefan » « Crois- moi » disait-elle pour le convaincre mais en vain. Il n'en croyait pas un mot « Je t'aime plus que tout Stefan » elle ramena son visage vers le sien, le forçant à laregarder « Tu n'as pas le droit de baisser les bras, pas maintenant » il soupira
-« Ok »à son tour il la força à poser sa tête sur son torse « On trouvera une solution, je te promets ensuite on s'occupera de nous » lui ne la vit pas fermer les yeux, mais Damon oui. Je le vit arriver en face de moi juste quand le professeur s'excusait allant à la rencontre d'un de ses collègues.
Damon lui portait un regard inquiet. Jamais il n'avait vu cette dernière aussi mal en point et mal fagotée. Vêtue tout de noir : veste très ample, pantalon déchiré et bien trop large et ne parlons pas de son haut qu'elle portait depuis trois jours. Elena faisait peur, mais ce n'était pas le plus important.
-« Stefan ? » ce dernier se retourna et Elena chassa ses larmes puis s'éloigna de lui « Nous avons un problème ».
De mon casier, je pouvais assister à la scène jouée par ce foutu triangle amoureux. Aucun d'entre eux ne se doutait que la seule présence de Damon créait un malaise profond chez moi. Mon sang ne fit qu'un tour, mes nerfs étaient tendus, mes poumons et mon cœur adoptaient une cadence effrénée. Il m'était impossible de rester dans le même endroit que lui, mes douleurs rejaillissaient. Les petites taches dans mon cou, devenaient de plus en plus douloureuses. Damon me faisait incroyablement mal. Je n'avais pas le choix, je devais être le plus loin possible de lui. Dans mon état actuel, je pouvais sans hésitation le tuer. Mais pas ici, pas devant tout le monde.
D'un pas rapide, je me dirigeais vers la sortie sans les regarder passant à leurs côtés. Mais une chose à laquelle je ne m'attendais surtout pas arriva, Damon me bloqua le chemin.
-« On a besoin de toi »
-« Vas en enfer Damon, sorts de mon chemin sinon je te crame le peu qui te reste de cervelle »
-« Maintenant Miss Bennett n'a plus peur de montrer ces petits dons magiques devant tout le monde » me narguait-il doucement « On dirait qu'il y a de l'évolution dans l'air »
-« Ne…me tente pas» disais-je en avançant vers lui. Damon riait vert tellement surpris par mon audace. « Tu ne sais pas à quel point, j'imagine tous les jours que tu t'écroules devant moi de douleur jusqu'à épuisement… puis boom plus de Damon Salvatore à Mystic Falls » Là il ne rigolait plus, Stefan le vit aussi. Avant qu'il ne s'emporte, le benjamin des Salvatore s'interposa entre Damon et moi.
-« Ça suffit » « Vous pouvez agir calmement pour une fois, on n'a réellement pas besoin de ça »
-« Nous ? » riais-je étonnée que je fasse partie de leur plan « Je ne fais plus partie des vôtres »
-« Ca l'on l'avait compris » « Mais là, tu n'as pas le choix » « Je ne te donne pas le choix » Je le regardais de bas en haut en train d'avancer vers moi dangereusement bien que Stefan fasse blocus.
-« Tais-toi Damon »
-« Merci Stefan »
-« Ok débrouilles-toi avec elle » Il ne regardait plus que Stefan « mais fait vite, blondie la tigresse ne pourra pas indéfiniment attendre »
-« Quoi ? » « qu'est-ce qui se passe avec Care » demandais-je à Stefan pour attirer son attention. Il était bien trop inquiet de l'état d'Elena.
-« Elle a encore rechutée » expliqua Stefan d'un ton grave en tournant sa tête vers moi, son frère et Elena s'étaient déjà éclipsés « Maintenant, elle attaque en plein jour » continua-t-il sombrement. Je ne pus qu'hocher la tête, les lèvres serrées les yeux très expressifs, je craignais le pire. Bien trop surprise et inquiète, je ne pus faire plus « Elena pense…que seulement toi peux la raisonner »
-« Non » répétais-je sans cesse en secouant la tête « Toi tu es mieux placé, tu es déjà passé par là ! Tu sais comme c'est dur ou Damon, mais pas MOI »
-« Elle a besoin seulement de sa meilleure amie, celle avec qui elle pouvait parler de tout sans être juger » « Celle qui en un seul regard pouvait la rassurer » « C'est de toi dont je parle » argumenta-t-il en réduisant l'espace entre nous ; il ne le savait pas mais à ce moment-là, il me faisait réellement peur « Bonnie, tu m'écoutes ? »Je relevai la tête « Est-ce que tu comprends l'urgence de la situation »
-« Désolée mais je ne suis plus cette personne »dis-je en le regardant une dernière fois avant de partir. Impuissant il se contenta de me regarder prendre mes jambes à mon cou. Très vite, il emprunta la porte de sortie. Mais contrairement à elle, il alla jusqu'à la voiture de Damon.
-« C'est beaucoup trop tôt pour elle » déclara Stefan à une Elena déconfite, elle posa ses deux mains sur son visage. Ils étaient tous trois dans une impasse.
-« Ça fait deux ans !»
-« Et alors, on a tous notre façon d'encaisser, d'aller de l'avant »Stefan défendit Bonnie
-« Je ne suis pas d'accord, regarde nous et Elena » « On a tous perdu énormément et on continu à se battre » « Bonnie est simplement lâche »
-« Damon s'il te plait arrêtes » il tourna la tête vers Elena «on devrait mieux trouver une solution pour que Caroline arrive à se contrôler »
-« Tu sais que j'ai raison ! Bonnie doit se remplumer un peu, sinon, elle ne fera jamais long feu dans notre monde»
-« Non »
-« Avoue-le ! »
-« Stop ! » « On ne peut pas tous être comme toi Damon » « Regardes moi… je guéris encore de la mort de mes parents, la perte de mon oncle John, d'Isobel »« Maintenant si vous m'excusez je vais rentrer à pied au manoir ça me fera du bien »
-« Non…non, Elena…. » elle empêcha Stefan de protester en l'embrassant puis prit le large.
21h50
J'étais devant la porte de la librairie. Pendue à mon téléphone portable avec Sheila ma grand-mère, je n'arrivais pas convenablement à insérer la clé pour fermer la porte. Le sort s'acharnait sur moi quand le porte clé m'échappa des mains.
-« Merde !»
-« Qu'est-ce que tu dis »
-« Rien » dis-je en récupérant toutes les clés puis je cherchais celle de la porte « Grams, écoutes, je suis pressée »
-« pour rentrer ? Rassures-moi»
-« Non j'ai une course de dernière minute à faire puis je rentre »
-« Ca peut attendre demain »
-« Non ce soir »
-« Il est tard, et tu sais ce qui rodent la nuit»
-« Je sais et alors »
-« Bonnie, tu vas rentrer immédiatement, ne m'oblige pas à venir te chercher tous les soirs » « Je m'inquiète pour toi, je n'ai aucune idée là où tu passes l'entièreté de ton temps ».
-« Si j'avais un soucis, tu serais la première à le savoir » soupirai-je après avoir rangé la clé dans mon sac.
-« Alors dis-moi…. » « Qu'est-ce que tu fais tous les soirs depuis quelques semaines ? »
-« Sheila, je suis majeure » « Je fais ce que je veux »
-« Tant que tu es sous mon toit tu es sous ma responsabilité ma petite, je crois avoir le droit de savoir ce que tu traficotes dans mon dos »
-« Rien de bien répréhensible !» mentais-je à bout d'argument. Tant bien que mal j'essayais de me contrôler en appuyant ma main sur mon front pour éviter d'exploser
-« J'en doute »
-« Grams ! »
-« Je ne veux pas être le méchant flic Bonnie » « Comment veux-tu que je réagisse quand tu reviens toujours les vêtements sales, des feuilles dans les cheveux parfois toutes égratignées »
-« Je faisais mon jogging »
-« Sans tenue de sport ? »
-« Grand-mère ! » j'essayais de calmer le jeu « je te promets de revenir assez vite pour t'aider avec tes fichues potions »
-« J'espère »
-« Bin à tout de suite » je n'attendais pas sa réponse que je mis fin à notre conversation. Tous les soirs c'était la même rengaine depuis qu'elle avait pris sa retraite. Elle était encore plus sur mon dos . Ce qui avait plus tendance à m'énerver qu'à m'attendrir.
D'un pas déterminé, je rentrais dans ma petite « mini » noire. Je roulais en silence jusqu'à la lisière de la forêt. Il était bientôt l'heure.
Ravie, je levais mes yeux au ciel, le soleil laissait place à la lune. Les vampires allaient sous peu montrer leurs crocs et leur véritable visage. Dans ces moments-là, j'étais encore fébrile et morte de trouille mais j'avais besoin de me sentir en vie en cette fin de soirée. Alors avec ma main droite, je serrai très fort mon pieu imbibé de verveine. Attentive au bruit aux éléments tout autour de moi. Je devais faire corps avec la nature c'est-à-dire les arbres, la terre, l'eau, les minéraux. J'inspirais pour être en paix avec moi-même. J'ouvris les yeux lorsqu'un son se fit de plus en plus proche. J'étais prête à pouvoir exorciser encore une fois ma peur de ces abominations. Il y en avait un derrière moi, celui-ci semblait différent. Il avait une énergie hors du commun. J'avais l'impression qu'elle faisait corps avec mon énergie spirituelle. Intriguée, je pivotais vers cet être. Je ne m'attendais pas à faire face à une créature qui n'existait que dans les mythes.
Il était gigantesque, long, fort, des muscles incroyablement athlétiques, un pelage ivoire, et des iris couleur d'or. Il plongea son regard dans le mien et je restais figée.
Je ne savais plus quoi faire, il me déstabilisait. Il ne fit aucun geste brusque, il me fixa pendant quelques secondes avant de reprendre sa route. Je le laissais faire, bien trop apeuré et médusée pour le rattraper.
Une demi-heure plus-tard, je n'avais pas bougé, aucune sangsue n'était venue. Sans doute, ils avaient peur du loup. Enfin, je pensais que s'en était un !
