Voici la suite de Vive les Enfants ! En espérant que vous aimerez !

Catherine et Brass entrèrent dans la petite salle d'interrogatoire et allèrent s'asseoir Sara et sa fille. Puis, Brass prit la parole.

« Alors Allegra… comment ça va ? » demanda-t-il à l'intention de l'adolescente.

La jeune femme ne dit et jeta un regard à sa mère. Elle signa rapidement quelque chose. Tellement rapidement que Sara ne put saisir ce que sa fille lui voulait lui dire.

« Allegra, ma puce, je ne veux pas que tu signes. »

Pourtant, Allegra s'adressa encore à sa mère dans le langage des signes, mais plus lentement. Sara comprit ce que sa fille venait de lui dire. Elle jeta un œil à la fenêtre sans tain. Évidemment, elle ne pouvait voir ce qui se déroulait derrière le miroir, mais elle espérait que Gil ne s'y trouvait pas. Sara comprit qu'elle devrait faire la traduction pour Catherine et Brass.

« Elle va bien » répondit-elle à la place de sa fille.

Catherine jeta un bref regard sur Sara avant de reporter son attention sur Allegra. « J'aimerais mieux qu'Allegra réponde à nos questions. » dit-elle d'un ton suffisant.

« Allegra a eu un violent choc en découvrant son meilleur ami mort. Elle préfère utiliser le langage des signes pour communiquer. Je peux traduire. S'il te faut un traducteur officiel, va chercher Gil. » lança Sara sur le même ton que Catherine.

Les deux femmes se toisèrent pendant un instant. « Je peux te parler ? » s'enquit Catherine.

« Bien sûr » fit Sara, se levant.

Catherine fit de même et les deux sortirent de la pièce. Une fois à l'extérieur, Catherine lui demanda : « On va se chercher un café, tu veux ? »

Sara ne dit rien, mais suivit tout de même la rouquine dans les couloirs. Quand elles arrivèrent dans la salle de repos, Catherine adressa un regard sévère aux personnes présentes. Ces dernières se sentirent aussitôt de trop et sortirent sans demander leur reste. Catherine désigna une chaise à Sara et la brunette fit ce qu'elle lui demandait. Pour la forme, Cath sortit deux tasses pour faire des cafés. Dès qu'ils furent prêts, elle s'installa devant Sara et lui donna sa tasse de café fumante.

« Je t'écoute. » murmura Sara en ne quittant pas son café des yeux.

Catherine ne dit rien, fixant Sara, alors que celle-ci gardait obstinément la tête baissée.

« Oui ? » s'enquit-elle en relevant la tête vers Catherine. « Je croyais que tu voulais me parler ? »

« C'est exact. Je cherche à comprendre pourquoi tu agis comme ça avec moi. » la provoqua Cath.

« J'ignore de quoi tu parles Catherine. »

Sara releva enfin la tête et capta le regard presque meurtrier de son interlocutrice.

« Si tu travaillais encore avec nous, tu aurais demander un traducteur pour comprendre ce qu'elle disait. Mais on dirait que maintenant que tu es au centre de l'enquête, tu demandes… non, pardonne-moi, tu exiges un traitement de faveur. Et ce n'est pas parce que tu vas être la prochaine directrice de ce labo que tu le mérites ! » s'exclama Cath.

« Je ne reçois pas de traitement de faveur ! Et puis, tu considères bien ma fille comme suspecte sans preuve ! » rétorqua Sara, désormais en colère.

« Sans preuves ? » s'insurgea Cath. « Sans preuves ? Les cheveux trouvés sur le bureau, c'est pas une preuve ça ? »

Les deux femmes se levèrent debout l'une face à l'autre.

« Et qu'est-ce que ça prouve ? » répliqua Sara.

« Ce que ça prouve ? » répéta Cath. « Peut-être que ta fille a été sur les lieux du crime, Sara !? »

Sara protesta aussitôt. « Ça prouve seulement qu'elle a déjà été dans la chambre de Mario. Ils étaient meilleurs amis et en plus, ils étaient dans les mêmes cours. Elle faisait ses devoirs dans sa chambre. Les cheveux ont pu tombés là pendant qu'ils étudiaient ! Je ne crois pas que ses deux gars là étaient des bourreaux du ménage ! Et à ce que je saches, Allegra n'a pas dit qu'elle n'avait jamais mis les pieds dans la chambre ! » ajouta-t-elle.

Catherine eut un rire ironique. « Bien sûr, elle ne dit rien. Comment pourrait-elle nous l'avoir dit? »

Sara bouillonnait intérieurement. « Allegra est une fille sensible, elle n'a pas eu la vie facile. » dit-elle.

« C'est sûr que de ne pas connaître son père n'arrange pas les choses. » fit remarquer hargneusement Catherine.

« Qui te dit qu'elle ne connaît pas son père ? » s'exclama Sara, irritée.

« Elle le connaît ? Quelle surprise ! »

Sara allait se lever et sortir de la pièce, mais quand elle entendit la réplique cinglante de Catherine, elle se tourna vers elle.

« Qu'est-ce que tu insinues, Catherine ? »

« Je ne sais pas… » fit Cath en haussant les épaules. « Peut-être que rien ne t'obligeait à rester fidèle à Gil, après ton départ ? »

« Qu'est-ce que Gil vient faire dans notre discussion ? » s'écria férocement Sara.

Catherine s'approcha d'elle et se posta de l'autre côté de la porte.

« Peut-être parce que tu as brisé le cœur de Gil sans le savoir ? Partir comme ça, sans avertir, sans nouvelles. Ça l'a détruit, beaucoup plus que tu penses. Il t'aimait et il t'aime encore, ça se voit dans ses yeux. Seulement j'ai l'impression que tu ne l'aimais pas autant que lui t'aimait. »

Sara reçut la remarque comme une gifle. Elle se rappela, couchée dans la voiture de Natalie, blessée. La tueuse aux maquettes lui avait dit que Gil ne l'aimait pas autant que Ernie Dell l'avait aimé, elle. Sara ferma les yeux, sentant les larmes montées. Catherine savait-elle de quoi elle parlait ?

« Tu crois que ce fut facile pour moi de partir ? Tu crois que je suis partie à la première difficulté? Tu crois vraiment que je n'ai pas essayé de rester ici ? Tu ne crois pas que je suis moi-même brisée le cœur en partant ? » Une larme fit son chemin sur sa joue, prouvant la sincérité de ses paroles. Elle continua. « Catherine, je ne pouvais pas rester, c'était trop dur. C'est pour ça que je suis partie. Ce n'est pas Gil que j'ai quitté. C'est Vegas. »

Catherine regarda Sara sans comprendre. Soudain, la rouquine sentit qu'il y avait plus que l'enlèvement. Autres choses avaient blessés Sara. Mais quoi ?

« Tu sais, Nick a survécu à son enlèvement sans tout plaquer. Greg, quand il a été battu et laissé pour mort, s'est relevé et il a continué à avancer. Pourquoi toi, il a fallu que tu plaques tout à Vegas et que tu partes ? Je comprends que ce que tu as vécu est tragique, mais pourquoi les autres ont continués à avancer et pas toi ? Expliques-moi ça ! » Catherine avait parlé avec douceur pour la première depuis le début de la discussion. Désormais, elle voulait comprendre.

« Sais-tu ce que j'ai traversé Cath ? Est-ce que tu sais comment a été mon enfance, mon adolescence ? As-tu jamais pris la peine de savoir pourquoi je ne parlais jamais de ma famille ? Pourquoi j'ai tout plaquer à Frisco pour venir ici ? »

« Non » reconnut Catherine. Elle baissa la tête, désolée. Que s'était-il passé dans la vie de Sara de si grave ? « Mais j'aimerais comprendre… »

Sara désigna la chaise à côté d'elle. « Ça risque d'être long. » Les deux femmes s'assirent sur les chaises qu'elles avaient occupées plus tôt.

« Tout a commencé quand j'étais jeune… Je vivais avec mes parents, Laura et John Sidle et mon frère Ben. Tout allait bien, jusqu'au jour où mon père perdit son travail. On manquait d'argent et mon père a commencé à boire pour oublier ses problèmes. Il passait ses journées à boire, boire, boire et encore boire, étendu sur le canapé du salon. Un jour, boire ne devint pas suffisant pour oublier ses problèmes. Dès que ma mère, mon frère ou moi, on faisait quelque chose qui n'était pas correct, il nous battait. » Sara prit une pause et vit l'expression outrée de Catherine.

« Le jour de mes neuf ans, je suis arrivée de l'école bien après l'heure permise. Je ne voulais pas rentrer chez moi, parce que je sentais qu'il me ferait la peau. Finalement, quand je suis rentrée, mon père m'attendait avec la batte de base-ball. Il voulait me donner la raclée de ma vie. Ma mère a réussi à lui dire de ne pas le faire, parce que c'était ma fête. J'étais supposée être heureuse ce jour-là. Cependant, elle était tellement nerveuse qu'elle a laissé brûlé le gâteau de fête. Alors, mon père a sorti de nouveau la batte. Ma mère a pris le couteau à côté d'elle sans réfléchir et elle l'a poignardé. Encore et encore. Sans arrêt. »

Elle ferma les yeux, l'image du corps de son père lui revenant sans cesse en tête. Elle ne pleurait plus et elle avait fait la paix avec son passé. Seulement, ce moment restait un mauvais souvenir.

« Je me souviens que la marre de sang grossissait à vue d'œil, jusqu'à ce qu'elle touche mes pieds. J'ai aussi été sali par le sang de mon père. Ma mère a dû frapper quinze à vingt. C'est vraiment quand elle a été certaine qu'il était mort qu'elle a arrêté de le poignarder. À ce moment-là, elle a relevé la tête vers mon frère et moi. Elle s'est mise à pleurer. »

Sara inspira profondément et baissa la tête. Elle ne voulait pas voir l'air catastrophé de Catherine.

« Évidemment, la police est arrivée peu après. Ils ont arrêtés ma mère et nous ont envoyés, Ben et moi dans des familles d'accueil. J'ai vite été séparé de Ben. J'ai fait familles d'accueil en familles d'accueil. J'étais solitaire, préférant mes livres aux autres enfants. Je me suis vite retrouvée dans un centre pour adolescents. J'y ai vécu de l'intimidation, du rejet. Je me faisais voler mes livres. Quand j'ai eu dix-huit ans, j'ai enfin pu sortir de cet enfer. J'ai travaillé, j'ai étudié et je me suis démené pour être accepté à Harvard. Quand je suis arrivée là-bas, j'ai vite été confronté à la réalité. »

Elle s'arrêta et prit une gorgée de café. « Même si j'avais réussi à me rendre là, il y avait toujours ceux qui venaient de familles riches qui me regardaient de haut. Cependant, je les ai ignoré et j'ai travaillé fort. J'ai réussi à les surpasser avec mes notes. Puis, un jour, une de mes amies, qui étudiaient pour devenir CSI, m'a traîné à une conférence sur l'entomologie. Elle disait que c'était un tremplin pour entrer dans ce milieu, à cause que celui qui le donnait était un des meilleur CSI des États-Unis. Je me souviens bien que j'ai énormément protester. Je voulais devenir physicienne et certainement pas CSI. »

Elle eut un rire ironique et but encore un peu de café avant de poursuivre. Catherine souriait également, à présent. « Si j'avais su… » fit Sara. « Évidemment, c'était Gil qui donnait la conférence. Je me souviens encore… Je me suis installé au côté de mon amie et il est arrivé. Il s'est présenté et il a commencé à parler. Il parlait d'insectes. Aussi drôle que ça puisse paraître, c'était passionnant. Au bout d'une demi-heure, tous ceux qui m'entouraient c'était endormi, mais moi j'écoutais attentivement. C'était simplement captivant. Après une heure, j'ai réalisé que ce n'était pas seulement le sujet qui m'intéressait, mais également la personne qui en parlait. »

« Coup de foudre… » murmura Catherine.

« Tu ne crois pas si bien dire… » acquiesça Sara. « Je le regardais parler et j'étais simplement fascinée. Il parlait avec tant d'aisance, avec certitude. Il était passionné et c'était visible. » Elle inspira. « Après un moment, je crois que je suis devenue la seule à écouter dans la salle et j'ai l'impression qu'il le savait. Il me regardait et c'était comme si le cours n'était que pour moi. Il me regardait dans les yeux et à cet instant, j'ai pris conscience de la magnifique couleur de ses yeux. » Catherine eut un rire.

« Quoi ? » s'enquit Sara.

« On dirait que tu vas te mettre à baver… » commenta Cath.

Sara reprit contenance. « Bon, j'évite de te le décrire, je crois que tu le connaissais déjà bien à ce moment-là… Tu dois te souvenir de quoi il avait l'air. »

« En effet, je le connaissais. Et je me souviens surtout qu'il était déprimé quand il est revenu. Il passait son temps dans son bureau, à parler au téléphone, à envoyer des courriels. Je me suis demandé ce qui s'était passé pendant ce séminaire, mais il ne voulait rien dire. » expliqua Catherine.

« En tout cas, à la fin de la conférence, je me suis levé et je suis allé le voir. Je lui ai posé une tonne de questions. Après un moment, il a compris que j'en avais encore et il m'a proposé d'aller boire un café. C'est là qu'il m'a dit que je serais sans doute une bonne CSI… C'est aussi là que j'ai changé d'idée pour ma carrière. Il a passé quelques jours en ma compagnie là-bas, puis il est reparti pour Las Vegas. » Sara fit un grand sourire et ne dit rien pendant un moment, plongé dans ses souvenirs. « J'ignorais que je venais de vivre le moment le plus important de ma vie. Ça a changé ma vie, ma rencontre avec Gil. »

Elle poursuivit donc le récit de sa vie. « On s'appelait régulièrement, on s'envoyait des messages. J'ai commencé à travailler à San Francisco, comme CSI. Quand il m'a appelé ici, pour l'enquête interne, je n'ai pas hésité, parce que j'attendais ça depuis longtemps. J'ai tout abandonné là-bas, parce que je n'avais rien qui me retenait. Je n'avais pas réellement d'amis, pas de petits-amis. Tout ce que je voulais, c'était être à ses côtés. Je m'imaginais… Dans mon rêve, j'arrivais à l'aéroport et je débarquais de l'avion. Il m'attendait, je me jetais dans ses bras et on s'embrassait. Ils se marièrent, eurent beaucoup et vécurent heureux… » murmura-t-elle, ironiquement.

« Évidemment, ce fut tout le contraire. J'ai débarqué de l'avion et un policier m'attendait. Il m'a emmené sur la scène de crime de Gil. Et là tout a déboulé. J'étais si contente qu'il me demande de rester. J'ai vite déchanté. Premièrement, il m'ignorait. Ensuite, on se vouvoyait. Je l'appelais Grissom. Crois-le ou non, mais à Frisco, on faisait pleins de sortie. Il m'emmenait au restaurant, on discutait de toutes sortes de choses. Il était doux et attentionné. Ici, il était marié à son travail et cette réalité me faisait souffrir. » Sara soupira bruyamment.

« Tu connais la suite… Quand enfin on a été ensemble, il y a eu son congé sabbatique d'un mois. À ce moment-là, j'ai vraiment cru que vous aviez tous compris, mais non. Et puis, il y a eu mon enlèvement. Je me souviens que sous cette voiture, cette nuit-là, j'ai compris que j'avais vécu avec des fantômes depuis le meurtre de mon père. Quand je suis revenue au labo, j'ai essayé de me faire croire que j'irais mieux, que tout s'arrangerait. Évidemment, tout allait de pire en pire. Quand j'ai revu Hannah, je n'étais plus capable de continuer à Vegas. Je devais vraiment m'éloigner. Mais une chose est sûre, je suis restée tant que j'ai pu. »

Elle but une autre gorgée de café. « Je pleurais dans le taxi qui m'emmenait à l'aéroport. J'imaginais Griss prendre ma lettre et la lire. Je savais à quel point il serait triste que je ne lui en aie pas parlé avant. Je sentais cependant que si je lui avais fait part de tout ça, il m'aurait empêché de partir. Or, j'avais besoin de tous régler par moi-même. De faire la paix avec mon passé. Je suis allée voir ma mère. »

Catherine acquiesça. « Gil nous l'avait dit. »

« C'est le dernier contact que j'ai eu avec lui. Il y a quinze ans… » dit Sara, songeuse. « Ensuite, je suis partie à Boston, j'ai été rejoindre mon frère. Il venait de se marier, sa femme étant enceinte. Je ne suis pas restée. C'est à ce moment que je me suis rendue compte que j'étais également enceinte. J'ai paniquée. »

Sara fixa sa tasse de café, ne souhaitant pas voir le regard que Catherine pouvait lui lancer. « Je suis partie à Phœnix. Pourquoi Phœnix ? Moi-même je l'ignore encore. Je n'avais jamais visité cette ville. C'était sans doute une façon d'avoir un nouveau départ, loin de mes souvenirs. J'ai été engagé par le FBI. J'ai accouché et j'ai commencé à élever Allegra, comme une mère célibataire. Tout allait bien, jusqu'à ce que je comprenne qu'elle était surdouée. À quatorze ans, elle était déjà rendue à postuler pour une université. Cependant, ce ne sont pas toutes les universités qui prennent des jeunes dans leurs cours. Il y en a peu. La meilleure étant Vegas. »

Elle se désigna de ses mains. « Me voilà ! » Elle fit un grand sourire et regarda Catherine. « À seulement quinze ans, je n'avais pas le choix de venir avec elle. Et puis, j'ai appris que j'avais été choisie pour diriger le labo. Et voilà que le meilleur ami de ma fille est assassiné. À croire que ça me rattrape à chaque fois que j'essaie de m'en sortir et d'oublier. »

Il y eut un silence qui accompagna la fin du récit de Sara. Cette dernière se demandait si elle avait bien fait de tout révéler à Catherine. Et Catherine… Et bien, elle s'en voulait pour toutes les remarques méchantes qu'elle avait pu lui faire. Sara n'était pas parfaite, et personne ne l'était d'ailleurs, mais sachant son passé, Catherine s'en voulait. Et elle pensa, pendant une seconde, ce qui se serait passé si Sara n'avait pas été une lectrice acharnée. Si elle avait préféré sortir avec des amis. Traîner dans les rues. Catherine était certaine que si Sara avait été ainsi, jamais elle ne serait devenu une CSI.

« Il faudrait faire… une perquisition chez toi. Seulement si tu es d'accord. À moins que tu ne veuilles attendre la commission rogatoire ? » demanda Catherine, en brisant le silence.

« Non, vous pourrez venir sans problème. De toute façon, vous ne trouverez rien, car Allegra n'a pas tuée Mario et Frank. »

Catherine n'émit aucun commentaire sur ce que Sara venait de lui dire. Cependant, elle murmura :

« Juste une question comme ça… Le père d'Allegra… »

Elle fut coupée par une exclamation provenant de derrière eux. « SARA ! »

L'ancienne experte se tourna, surprise. Quelle ne fut pas sa surprise quand Greg se jeta dans ses bras. « On se calme ! » s'exclama Sara.

Elle se leva et Greg, tout content de la voir, ne la lâcha pourtant pas. Derrière Greg, Nick et Warrick firent leur entrée, tout sourire.

« Mais qui voilà ? Est-ce vraiment Sara, ou je rêve ? » demanda Warrick.

Il s'approcha d'elle et poussa Greg. Il prit Sara dans ses bras et l'embrassa sur la joue. Nick fit de même après. Par dessus l'épaule de Nick, Sara vit Grissom entrer. Elle repoussa gentiment Nick et fixa pendant un moment Griss. Tout était silencieux et leur ami regardaient les deux adultes, se demandant ce qui allait se passer. Après un instant de silence, elle se déroba au regard de Nick.

Sara jeta un coup d'œil à sa montre et s'exclama :

« Ho mon dieu! Je suis désolée, mais je dois vraiment y aller ! Allegra doit m'attendre… Enchantée de vous avoir revu, tous, mais là, ma fille va me tuer si je vais pas la chercher ! »

Elle sortit de la pièce, sans leur laisser le temps de placer une phrase. Ils la regardèrent tous s'éloigner à grandes enjambées.

« Elle a vraiment changée… » murmura Gil.

Il n'eut pas besoin de voir le visage des autres pour savoir qu'ils pensaient exactement comme lui.

Un long chapitre, peut-être pour me faire pardonner pour le temps que prendra le prochain chapitre de Boum à être posté. Ne vous inquiétez pas, à la suite de la crêpe de Nath et du chat potté de Madame, je ne peux pas attendre trop longtemps. Il sera envoyé d'ici lundi prochain.

Marguerite06

N'oubliez pas les reviews et merci de me lire !

P.S. Le premier paragraphe du premier chapitre est écrit par quelqu'un d'autre. Son premier auteur, n'ayant pas le temps de l'écrire, a passé un avis pour savoir qui voudrait continuer cette fic. Je me suis jetée dessus, parce que j'adore écrire des fics. ( GSR, en plus…) Merci donc à Mylife84 de me laisser continuer sa fic !