Et si… le téléphone d'Adèle n'avait pas sonné à ce moment fatidique? (Saison 8 – Episode 3/Les Héritiers)
Après le dîner avec l'équipe, durant lequel il n'avait pas réussi à la lâcher du regard, Thomas entreprit de remonter dans sa chambre. Adèle lui emboîta le pas alors que Jess et Hippolyte s'en donnaient à cœur joie avec les dernières bouteilles de vin. Elle voulait lui faire part de ses réflexions sur l'enquête.
"Ça ne peut pas être un hasard qu'on retrouve le même symbole sur cette jeune femme agressée et sur le portrait des Corbain. Ce sigle n'est utilisé qu'ici, dans cette propriété. Alors qu'ils la connaissent ou pas, en tout cas l'agresseur veut qu'on établisse un lien entre elles et eux", expliqua-t-elle.
"Je vais demander à Courtène qu'il fasse une petite enquête sur tous les employés du domaine. S'il est en état, parce que là il avait l'air bien parti". Ca la fit sourire. Et tout à coup elle se rendit compte qu'il n'y avait qu'eux, devant la porte de sa chambre. Paniquée, elle ne put dire que ça: "Je… je sais pas si Baransky est rentrée". Elle se rendit compte tout de suite que c'était plutôt osé, et que ça pouvait ressembler à une invitation.
Qu'elle ose lui dire, ça le choqua d'ailleurs. Parce que ça n'était pas dans sa nature. Mais il avait envie d'être là, avec elle, qu'ils aient même le château pour eux tout seuls. Il sourit et regarda si les autres ne remontaient pas puis accrocha à nouveau son regard.
Il fit deux pas en avant et elle un en arrière. Mais la porte close de sa chambre l'empêcha de fuir. En même temps, fuir était à l'opposé de ce qu'elle voulait faire à cet instant précis.
Il l'embrassa une première fois du bout des lèvres, avec beaucoup de douceur, avant de légèrement reculer son visage. Il voulait lui donner l'occasion de partir si elle le souhaitait. Mais elle ne le laissa pas s'interroger trop longtemps. Elle posa sa main sur sa nuque et à la seconde où ses doigts effleurèrent sa peau, il encadra son visage avec ses deux mains et l'embrassa langoureusement en la plaquant contre la porte de sa chambre.
Il allait passer une main dans le creux de ses reins et ouvrir la porte quand des rires montèrent de la cage d'escaliers. Jess et Hippo arrivaient. Avant qu'ils ne puissent les voir, Thomas embrassa rapidement une dernière fois Adèle et lui murmura "à demain". "Bonne nuit", lui lança-t-elle, avec toujours des papillons dans le ventre, alors qu'il rejoignait sa chambre. Elle entra dans la sienne et s'adossa à sa porte quelques secondes, le sourire aux lèvres.
Cette nuit-là, elle dormit comme un bébé. Et Baransky ne la dérangea pas puisqu'elle n'avait même pas dormi là…
