Bonjour à tous !

Voilà finalement la seconde partie de cette petite histoire, j'espère que tout cela vous plaira.
J'ai expérimenté un type d'écriture plus sérieux pour cette fiction, parce que selon moi ce style correspondait davantage au caractère de Remus...
Brefouilles, voici le lemon ! (lui aussi assez sobre, mais rassurez vous je ne chaume pas dans mes autres histoires, eheheh... *se frotte les mains*)

N'hésitez pas à commenter, me dire si cela plait ou pas... On écrit assez peu sur ce couple, ce que je trouve dommage. :(

Bonne soirée !


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Talking to the Moon


De longs gémissements étouffés dans les oreillers.
Deux corps brûlants soudés comme pour ne faire qu'un.
Deux bouches pressées l'une contre l'autre se quittant seulement pour haleter.
Des dents plantées dans le cou de l'un, les doigts de l'autre serrés sur les draps.
L'odeur du sexe, de la sueur, des draps froissés sous eux.

« Ah… Ah! Ici… »

« Comme ça.. ? »

Sirius réitéra son mouvement et percuta de nouveau la prostate de Remus. Celui-ci ferma les paupières et rejeta la tête en arrière, s'agrippant davantage aux épaules de son ami.

« HAN ! »

Il les rouvrit pour lui adresser un sourire heureux, la respiration complètement erratique. Il voulait que Sirius y aille plus vite, plus fort… la sensation était tellement grisante !

Il sentit les lèvres de Sirius effleurer sa nuque, son lobe d'oreille…
Remus appuya son front dans les oreillers, la sueur perlant à ses tempes. Il entendait les cuisses de Sirius claquer contre ses flancs, chaque coup en lui était comme une explosion de sensations dans son antre, se répandant jusque dans son ventre et lui faisant tourner la tête.

Remus poussa un long soupir tremblant auquel Sirius répondit par un coup particulièrement profond, arrachant un cri de plaisir au professeur.
Sirius reteint un gémissement de bien-être lorsque Remus amorça timidement un mouvement de bassin et ils continuèrent ainsi, les ongles de Sirius ancrés sur les hanches de son amant.
Ses mains glissèrent sur son torse, virent malaxer les tétons durcis du châtain, les pincer et les faire rouler entre ses doigts.
Ils haletaient de concert, trouvèrent leurs marques, leur rythme devint saccadé, presque violent.
Seul comptait Remus s'empalant sur le sexe de Sirius, et Sirius cognant sa prostate à un rythme effréné.
C'était une terrible et délicieuse torture à laquelle les deux hommes ne tardèrent pas à succomber.
Le dos de Remus s'arqua tandis qu'il serrait douloureusement les dents pour ne pas s'adonner au cri de jouissance qui manqua de franchir ses lèvres. Au même moment, Sirius se cambra violement au-dessus de lui tandis que la jouissance le prenait et qu'il se déversait dans les entrailles de son amant.

« Hnnngh… »

Agités de délicieux spasmes, les deux trentaires s'écroulèrent sur le matelas en tentant de reprendre leur souffle.
Ils restèrent longtemps immobiles le temps de calmer leurs tremblements, et Remus glissa paresseusement sa main dans celle de Sirius qui entrelassa leurs doigts.
Ils étaient bien là, affalés entre les draps désormais froissés et dégageant encore l'odeur chaude de leurs ébats...

Finalement, le brun ouvrit la bouche.

- Maintenant j'ai faim.

- Tu penses peut être que je suis en état de te faire le repas ?

- Mais j'ai la dalle ! insista l'impitoyable fugitif en poussant mollement son Moony vers le rebord.

- Padfoot… grogna Remus accroché à son oreiller, le visage enfoncé dans le coussin douillet.

Il rit pourtant lorsque Sirius l'embrassa dans le cou, le chatouillant de ses longs cheveux.
Leurs regards se croisèrent et le châtin attira son ami dans un baiser lent rempli de tendresse. Cela eut le mérite de faire oublier sa faim à Sirius, qui se contenta de grogner de contentement avant de fermer les yeux.

- Sirius ? murmura soudain Remus, se tournant vers lui pour le sonder de son regard miel.

- Oui Moony?

- Tu m'as manqué.

Sirius sourit avant de déposer ses lèvres sur les siennes. Avaient-ils réellement besoin de se dire à quel point ils s'aimaient ?

- Toi aussi Remus.

Nouveau silence confortable.

- Est-ce que tu es… est ce que tu es en couple en ce moment ?

Remus secoua la tête, souriant.

- J'ai eu quelques aventures bien sûr, mais rien de très sérieux. On ne s'était jamais rien promis à l'époque, et je me sentais tellement seul…

- Je ne te demande pas de te justifier Moony, Rétorqua doucement Sirius en faisant glisser ses doigts dans le dos du châtain, Je voulais simplement savoir. Maintenant… sache que je n'ai pas couché avec toi, je... je t'ai fait l'amour.

Sa voix chancela légèrement. C'était vraiment lui qui disait des choses aussi niaises ? Quelle horreur… Mais c'est en voyant les yeux de Remus briller qu'il sut qu'il avait dit ce qu'il fallait. Il poursuivit sur sa lancée.

- Peut-être que tu voudrais bien de ton Padfoot en fuite en tant qu'ami mais aussi en tant qu'amant ?

Un poids pesa sur son estomac lorsque son ami fit mine de réfléchir, puis celui –ci lui offra un sourire rayonnant qui fit s'envoler toute peur de refus.

- Il nous aura fallu vingt ans.

- On aurait peut-être dû attendre un peu plus longtemps... Railla le brun avec un sourire sardonique en posant une main balladeuse sur les fesses du professeur.

- Sirius…

- Très bien j'arrête de plaisanter ! Mais c'est la première fois depuis Azkaban que j'ai le loisir de parler. Pas que je veuille entamer le sujet, Ajouta Sirius, se rembrunissant sous le regard curieux de son amant. Il avait peur que Remus ne prenne mal son refus de se confier..

Mais Remus était parfait. Il hocha simplement la tête, compréhensif, et se redressa pour s'asseoir au bord du lit. L'évadé pouvait ainsi observer à loisir la chute de rein ornée de cicatrices qui dorénavant lui appartenait. Remus était tout à lui.

Rien qu'à lui.

Celui-ci se retourna et lui sourit, interrompant ses pensées.

- Tu avais faim il me semble ?

- Je savais que tu ne me laisserais pas comme ça !

- Ne pense pas que je vais être le seul à travailler en cuisine.

Le professeur se leva, passa un caleçon sec et fit un geste de la tête à son partenaire.

- Et si nous discutions autour d'un chocolat bien chaud et bien sucré ?

- Comme au bon vieux temps ?

Sirius attrapa la main que Remus lui tendait et il fut attiré dans une nouvelle étreinte. Après ces douze années, il se sentait enfin aimé et en sureté. Il était certain que Remus veillant sur lui, rien de mal ne lui arriverait plus. Il était rentré chez lui.
Il était enfin à sa place.

- Non Sirius. C'est définitivement différent du bon vieux temps.


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Fin.

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