Pov Angie

« L'air était lourd, il faisait sombre, très sombre. J'étais plongée dans l'obscurité totale, le sol où ils m'ont jetés il y a de cela des heures peut-être était gelé. J'avais peur, j'étais terrorisée. Cela faisait des heures que l'image du corps de Mike désormais sans vie, le regard vide tourné vers moi revenait sans cesse dans ma tête, faisant ainsi couler mes larmes. Ils l'avaient abattu de sang-froid quand ils ont appris qu'il ne leur était d'aucune utilité. J'étais désormais seule face à ses monstres, torturée.

La porte s'est ouverte, laissant entrer mes ravisseurs. L'un deux me retira le bandeau placé sur mes yeux, afin que je puisse voir la tête de ses pourritures. Ils me regardaient, un sourire malsain sur leur visage. C'est alors que leur chef m'empoigna violemment les cheveux, me rapprochant de son répugnant visage.

_ Alors, ma jolie. Prête à me donner ce que je veux ?

Pour toute réponse, je lui crachai au visage. Je préférais mourir plutôt que de lui obéir.

_ Oh, je vois que tu as fait votre choix. Emmenez-la dans la salle de torture. Je me ferais un plaisir de t'entendre crier de douleur, ma jolie.

Et ils me saisirent pour une énième heure de souffrances. »

Je me réveillai en sursaut, le visage en sueur. Encore ce cauchemar, toujours ce traumatisme incessant. Je me dirigeai vers la cuisine, fatiguée par la nuit agitée passée. Cela faisait quelques jours que je refaisais ces mêmes rêves, que je me remémorais ces évènements en boucle. 2 ans étaient passés depuis et je n'arrivais pas à enlever ces souvenirs de ma tête. ILS avaient tout essayé pour m'aider, mais rien ne marchait. L'image de Mike me hantait encore, nos souvenirs ensemble refaisaient surface de temps à autre. C'était presque insupportable.

En me servant une tasse de cappuccino, je me regardai dans la glace mes cheveux bruns-or étaient toujours aussi assortis avec mes yeux ambre et mon teint doré. Je sortis de ma maison pour prendre le courrier lorsque des bruits de voitures me firent lever la tête. Plusieurs hommes en sortirent, l'air grave. L'un d'eux s'avança devant moi, retirant ses lunettes noires.

_ Bonjour, Mlle Gabrietti. Je me présente, agent Coulson du SHIELD...

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que je reculai précipitamment vers ma porte, provoquant alors une réaction en chaîne de tous les autres individus présents. Ils eurent tous le réflexe de porter leur main sur leurs armes. À cette réaction, l'agent Coulson se retourna vers ses collègues, le regard détendu.

_ Allons repos, agents. Mlle Gabrietti n'est pas une menace. Lâchez vos armes.

Ils s'exécutèrent et baissèrent leurs armes. L'agent Coulson se retourna alors vers moi, l'air apaisé.

_ Veuillez nous excuser, Mlle, mais vous devez nous suivre. Notre Commandant, Nick Fury m'a envoyé vous chercher il souhaiterait s'entretenir avec vous.

_ Serait-ce une de ces invitations que l'on ne peut refuser ?

_ Je le crois bien, oui.

Je laissai alors échapper un long soupir.

_ Bien... entrez le temps que je me change.

Je laissai rentrer cet agent du SHIELD dans mon séjour, où je m'éclipsai pour me préparer. Ne sachant quoi mettre, je m'habillai d'un jeans sombre, d'un bustier blanc et d'un manteau court noir, retroussé vers les manches. Le tout était accompagné d'une paire de bottines en cuir aux lacets blancs. Une fois prête, je le retrouvai dans le séjour il était resté là, tranquillement assis sur mon canapé. Je m'installai alors en face de lui.

_ Je suppose que vous avez sûrement des interro-

_ Comment Fury a-t-il fait pour me retrouver ?

_ Nous avions perdu votre trace i ans vers le comté de Winchester. Nous vous avons retrouvé vers Harlem hier soir. Le Commandant m'a aussitôt envoyé à votre rencontre.

_ Et pourquoi Fury a besoin de moi, agent Coulson ? Je suis sûre que vous le savez.

_ Cela concerne le projet Phœnix.

Un silence demeura alors dans la pièce. Puis, après une longue hésitation, Coulson reprit la parole.

_ Mlle Gabrietti, je sais que tout cela vous tombe dessus, mais il faut me croire. Vous devez à tous prix me suivre au quartier général du SHIELD.

_ Et pourquoi devrais-je vous croire ?

_ Car il en va de la sécurité nationale. Nous sommes entrés en phase 7.

Il sortit un dossier de son manteau et me le tendit. Je l'ouvris et je l'étudiai un instant.

_ L'Initiative Avengers ? Qu'est-ce que c'est ?

_ C'est un groupe de super héros. Chaque membre a préalablement été étudié et sélectionné. C'était en quelque sorte notre projet de la dernière chance, si nous devions entrer en phase 7. Bien sûr, vous comptiez parmi les tous premiers membres.

Je feuilletai les pages du dossier il semblait regrouper plusieurs noms. Mon nom y figurait en tête de liste avec d'autres dont certains qui m'étaient d'ailleurs assez familiers : Tony Stark, riche inventeur, désignation Iron Man, Natasha Romanoff, ex espionne russe et agent du SHIELD désignation Black Widow et l'agent Clint Barton, désignation Hawkeye.

_ Et en quoi puis-je vous être utile ? Je ne vous serais d'aucune utilité au sein de cette... « équipe ».

_ C'est là que vous vous trompez, Mlle Gabrietti. Vous êtes l'élément le plus important du groupe. Votre présence est bien plus vitale que celle de tous les autres voici d'ailleurs l'une des raisons de ma présence.

Il me tendit une enveloppe contenant divers photos portant sur une personne en particulier. C'était un jeune homme ténébreux à la peau étrangement pale et aux yeux verts émeraude. Il était vêtu d'une sorte de costume médiéval vert et tenait un sceptre en or dégageant une étrange lueur bleue. Il émanait de lui une aura inquiétante, menaçante même. Je levai alors les yeux sur l'agent Coulson.

_ Qui est-ce ? Demandais-je.

_ Il se présente comme étant Loki, un Dieu du royaume d'Asgard. Nous ne savons pas encore ses réelles intentions, mais nous pouvons être sûrs d'une chose : il ne vient pas en amie. C'est pour cela que nous avons besoin de tous les moyens nous permettant de riposter face à cet individu. Il a déjà détruit entièrement une de nos bases à Santa Monica. Voilà pourquoi il est vital que vous acceptiez et vous nous suiviez au QG du SHIELD. Alors, que décidez-vous ?

Je considérai un instant l'homme de la photo. Son regard, sa posture, ses yeux : tout semblait confirmer qu'il ne venait pas ici en ami. L'agent Coulson avait raison sur un point : nous étions passés en crise. Je ne pouvais me résoudre à laisser cela se produire,

_ Soit, je viens avec vous.