2. The Sorting and the New 'Friends' : La cérémonie d'entrée et les nouveaux 'amis'
Le faiseur de baguettes leur lança un regard étrange quand ils essayèrent leur baguettes. Tom trouva la sienne aussitôt et agita la bâton de bois d'if en l'air avec un satisfaisant frémissement. « Vous ne serez pas un utilisateur de magie timide, » dit Garrick Ollivander alors que Tom faisait jaillir des étincelles. « Les gens qui sont attirés par l'if ne le sont jamais. » Il jeta un coup d'oeil à Harry. « D'ardents protecteurs, d'autre part. »
« Harry n'a pas besoin de protection, » dit Tom avec une dédaigneuse torsion des lèvres. Il n'aimait pas ce faiseur de baguettes avec ses regards appuyés et son attitude qui semblait affirmer sa connaissance de noirs secrets. Le magasin sentait la poussière posée sur la poussière, et les choses oubliées depuis longtemps. Tom voulait déterrer chaque chose cachée et l'apprendre. Il voulait emplir la moelle même de ses os avec la magie qui sifflait et palpitait sous chaque ombre. Il ne voulait pas écouter des marmonnement sur le fait qu'Harry puisse être un client difficile. Il n'aimait pas les suggestions de la faiblesse d'Harry. Aucun de ses amis ne saurait jamais être décrié ainsi.
Harry pouvait ne pas avoir besoin de protection, mais Olivander avait raison, il eut besoin de bien plus de temps pour trouver sa propre baguette. Bâton après bâton crachotait et mourrait dans ses mains jusqu'à ce que tous les trois commencent à devenir nerveux. Enfin, Ollivander descendit une boîte et la tendit avec un de ses profonds froncement de sourcils. Tom voulait effacer cet air de son visage et laisser une traînée de sang derrière lui.
Que cette baguette fonctionne finalement n'y changeait rien.
Harry sourit, cependant, et une traînée de brillantes étincelles illumina l'air. « Je pense que c'est celle-là, » dit-il. « Elle semble juste. »
« Intéressant, » dit Ollivander.
Tom regarda l'étiquette de la boîte : houx/phénix. « Qu'est-ce qui est si intéressant à propos du phénix ? », demanda t-il. « La mienne était du phoenix. »
« Je connais chaque baguette dans mon magasin, » commença l'homme et Tom plissa les yeux. Il détestait quand les donneurs de leçons commençaient avec cet air impassible qui laissait tout le monde savoir qu'ils se pensaient ô combien importants. Cet homme savait-il que tout le monde saignait de la même manière ? « Le phénix qui a donné sa plume à cette baguette n'en a donné qu'une seule autre. Celle dans votre baguette. »
« On se correspond, » dit Harry avec une joie apparente. Il agita sa main vers Tom et les petites étincelles apparurent de nouveau.
« En effet, » dit Tom. Il aimait cette confirmation qu'ils devaient être ensemble, et réussit même à forcer un sourire à l'intention d'Ollivander tandis qu'il sortait des pièces du sac que Dumbledore lui avait donné et payait la note. Il n'y en restait plus beaucoup quand il eut fini, mais ils avaient gardé les baguettes pour la fin et avaient déjà livres et robes enfouis dans des sacs et leurs chaudrons donc à partir de là tout ce qu'ils avaient à faire était aller à la gare et fuir Londres et Wool et Mrs Cole.
Harry se chargea de sa lourde pile d'affaires et regarda à travers la fenêtre du magasin. d'autres familles se déplaçaient dans la rue, robes se balançant, des enfants tenus par la main. Cela semblait irréel. C'était tous les contes de fée devenus réalité avec des chapeaux pointus et un vrai gobelin qui avançait en se dandinant et deux hommes se disputant bruyamment à propos de quelque chose appelé Quidditch. Une équipe avait triché, l'un affirmait, en utilisant des Veela pour enchanter leurs opposants.
« C'est magique, » dit Harry. Il avait été frappé d'une crainte révérencielle au moment où ils étaient entrés dans l'avenue enchantée.
« Ça l'est, » agréa Tom. Il ne voulait pas dire là où Ollivander pouvait l'entendre qu'il avait lu de nombreux contes de fées et savait que la magie n'était pas seulement des licornes et des étincelles. En fait, ce n'était généralement pas joli du tout. Il y avait une raison pour laquelle des personnes avaient inventés d'innombrables charmes pour éloigner la magie. Il y avait une raison pour laquelle les gens craignaient les sorcières. Il finit par dire, « Ça l'est vraiment, » tandis qu'il attrapait sa propre lourde charge et ouvrait la porte de la hanche. « Train ? »
« Train, » agréa Harry.
…
Tom maintint un sourire légèrement mielleux sur son visage jusqu'à ce qu'ils aient trouvé la plateforme, soient montés sur le train, soient arrivés en Ecosse, rament à travers le lac. Le château était imposant, les lumières vacillaient, et l'air lui-même avait goût de tout ce qu'il voulait. Cet endroit avait du pouvoir et du prestige. Dumbledore, mains croisées devant lui, observait assis les étudiant de Première Années qui étaient menés à l'intérieur. Une sorcière avec un haut chapeau les informa des règles et des Maisons et Tom étudia la verrue sur son menton et la manière dont elle envoyait sa tête vers l'avant comme un pigeon se dandinant dans les rues de Londres. Elle n'était pas même aussi dangereuse que Mrs Cole, magique ou non. Qui plus est, son explication du système de Maisons semblait lamentablement insuffisante. Peut-être que les gamins arrogants autour de lui, ceux qui avaient grandis avec des parents et suffisamment de nourriture, croyait ce genre d'inepties que votre Maison était votre famille. Un garçon qui avait grandi avec des chambres partagées et les brutales hiérarchies d'une institution ne pouvait pas être tout à fait aussi naïf. Dans chaque groupe ils y avait des attaquants et des attaqués.
Lui et Harry se tinrent debout tandis que les étudiants était appelé un par un, alphabétiquement, par nom de famille, à se percher sur un tabouret et poser le vieux Choixpeau sur leurs têtes. Quand 'D' vint et passa sans qu'Harry soit appelé pour son tour, Tom fronça les sourcils.
Malfoy, Abraxas alla à Slytherin.
Nott, Thoros alla à Slytherin.
Quand ce fut son tour, le Choixpeau ne toucha pas même sa tête avant d'annoncer, « Slytherin » également et il descendit d'un saut du tabouret et traversa le Hall, soudainement beaucoup plus large qu'il ne l'avait semblé quand il se tenait dans la masse de Premières Années attendant leur tour près de la porte d'entrée, et se glissa sur le banc de la table des Slytherin. Malfoy hocha la tête dans sa direction en un geste vif essayant d'être plein de confiance et n'y arrivant pas, et Tom hocha la tête en retour avant de se tourner pour observer le reste du tri se dérouler.
Un par un, les étudiants furent appelés, et un par un placés, jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'Harry. « Harry » dit le professeur tenant le chapeau. Elle semblait troublée de n'avoir aucun nom de famille à appeler, et ses yeux louchèrent encore plus et sa tête s'agita tandis qu'elle lançait un regard noir au petit garçon qui grimpa sur le tabouret.
Tom se demanda si la hauteur du tabouret était choisie. L'école voulait-elle qu'ils se sentent petit et maladroits lors de leur première, toute première introduction à cet endroit ?
Harry attendit simplement qu'elle pose le chapeau sur sa tête, et Tom tenta de ne pas retenir sa respiration. Effectivement cela prenait plus de temps que pour les autres étudiants, mais juste alors qu'il commençait à prendre peur que le chapeau annonce que celui-ci n'avait de place nulle part, il appela « Mieux vaut être Slytherin », et Harry glissa du tabouret et s'avança pour le rejoindre.
« Presque un Chapeauflou, » dit Nott quand harry s'assit en face de lui. Il avait une légère moue méprisante sur son visage trop fin pour être beau. « Pourquoi n'as-tu pas de nom ? »
« Il a un nom, » dit Tom d'une voix basse.
Harry pencha seulement la tête sur le côté et regarda Nott avec la même expression vide et froide qu'il avait utilisée avec Dennis. « Je suis orphelin, » dit-il. « Je n'avais pas de papiers. »
« Tu n'as vraiment pas de nom de famille ? » demanda Malfoy.
Tom se dit que cela aurait déjà dû être évident pour tout le monde, et il pouvait sentir son dos se raidir alors qu'il se préparait à se battre, mais Harry ne fit que hausser les épaules et se servit un peu de nourriture de celle qui était disposée au centre de la table. « Tu as remarqué ça, n'est-ce pas ? » demanda t-il. « Tu dois être l'intelligent du lot. »
« Je suis un Malfoy, » dit-il avec une arrogante fierté.
Harry se tourna vers Tom. « Il a des papiers, » dit-il en un bruyant chuchotement. Nott ricana et, quand Malfoy lui lança un regard noir, le couvrit d'une toux.
Tom sentit un sourire tirer ses lèvres vers le haut. Cela pourrait être amusant. « Est-ce tout ce que tu as ? » demanda t-il. Malfoy rougit violemment. Sa peau était si pâle, et ses cheveux presque blancs, et la couleur tachait sa peau sans merci. « je veux dire, c'est bien, je suppose. Si tout ce que tu as à offrir est ton nom de famille alors tu devrais en être fier. » Il attrapa les pinces et toucha un plateau de roulés. Il y avait beaucoup de nourriture ici.
« C'est une famille ancienne, » dit Malfoy.
« J'en suis certain, » dit Tom. « Ça doit être dur, cela dit. »
« Ouais, » agréa Harry.
« Ce n'est pas dur d'être un Malfoy, » dit le garçon. Sa voix était devenue juste assez puissante pour que les filles qui avaient été placées dans cette Maison l'entendent et elles se tournèrent vers eux avec curiosité. Son visage était devenu plus rouge encore sous leurs regards et Tom garda ses yeux fixés sur ceux, paniqués, d'Abraxas. C'était fantastique. C'était encore mieux que faire pleurer Dennis et Amy.
« Bien sûr que non, » dit Tom. « C'est simplement que… tu ne sauras jamais vraiment, non ? »
« Savoir quoi ? » Ce fut Nott qui demanda, et Tom soupçonna que son nom de famille était tout aussi illustre. Il fallait qu'il trouve un livre qui listait et expliquait toutes ces familles magiques. Mrs Cole avait une copie du Burke's Peerage et elle l'étudiait comme si en mémorisant les dates de naissance de la noblesse elle pourrait se transformer elle-même en une lady. Il aurait parié que ces sorciers snobs avaient quelque chose de similaire. Les gens adoraient aspirer à rejoindre leur classe supérieure.
« Tu ne sauras jamais si les gens t'apprécient pour qui tu es, ou parce que tu es un Malfoy, » dit Harry. Il réussit à tordre le nom en quelque chose d'infortuné comme un strabisme ou un bégaiement. Dans sa bouche Malfoy devenait quelque chose que les gens ne sauraient être assez gauches pour mentionner, mais utiliseraient comme le critère par lequel ils vous mesureraient et vous excuseraient. Il devenait un handicap.
« As-tu vraiment la moindre valeur, » dit Tom, « ou te dit-on que tu en as à cause de ton nom de famille. » Il haussa les épaules. Le directeur avait commencé un fastidieux discours leur souhaitant à tous la bienvenue à un nouveau trimestre, et il prétendit prêter son attention à l'homme. Il s'assura de ne pas regarder directement Dumbledore, bien qu'il puisse sentir l'homme les regarder et lui et Harry avec cette inquiétude troublée, faussement paternelle.
Le dîner vint et passa, et les discours, et les admonestations d'être au meilleur de leur comportement cette année et d'appliquer leur esprits aux tâches qui les attendaient. Un homme jovial avec un veston vert qui formait un renflement au-dessus d'une vie entière d'indulgences rejoint les étudiants de Slytherin tandis qu'ils marchaient en direction de leur dortoir.
« Malfoy, eh ? » dit-il en serrant l'épaule du garçon d'une main. « Je suis Horace Slughorn, votre Chef de Maison. Heureux de vous avoir ici. Votre nom de famille vous précède. Nous attendrons de grandes chose de vous, mon garçon. De grandes choses. »
Malfoy lança un regard furtif à Tom et Harry. Tom se contenta de lui sourire et il détourna les yeux, ses épaules s'affaissant. « Merci, monsieur, » dit-il à Slughorn. « Je ferai de mon mieux. »
Il ne semblait absolument pas heureux.
…
La chambre était outrageuse. Malgré les fauteuils en cuir et le mur de verre qui donnait sur le lac sombre dans le chambre commune des Slytherin, malgré les quantités astronomiques de nourriture au dîner, malgré tout le bois massif sur chaque mur qu'ils avaient dépassés, Tom n'avait pas complètement cru combien cette école de sorcellerie était riche jusqu'à ce qu'il voie sa chambre.
Quatre lits, chacun à baldaquins atteignant le plafond, chacun avec de lourds rideaux verts que l'on pouvait tirer autour de soi pour créer un sentiment d'intimité. Il parcourut d'une main les pieds de lits sculptés, prenant soin de ne pas révéler combien il était admiratif. L'orphelinat avait eu trois chambres à coucher, une pour les enfants assez jeunes pour être encore dans un berceau, une pour les filles, une pour les garçons. Il avait passé chaque nuit dont il se souvenait dans un lit étroit qui se tenait en face d'une rangée identique de lits étroits. Leurs matelas fins se cachait sous de fines couvertures. Les armatures en métal peintes s'écaillaient sur le sol. Pas ici. Personne n'avait jamais souillé ce bois avec de la peinture. On pouvait s'enfoncer dans ces lits. Il espérait qu'il arriverait à dormir sur quelque chose d'aussi différent.
« Ugh, » dit Nott en donnant un coup de pied la malle posée au pied d'un des lits. « Je ne sais pas pourquoi ils ne refont pas ces chambres pour en faire des une personne. »
« Partager forge le caractère, supposément. » dit Malfoy. Il ne semblait pas vouloir forger son caractère.
Harry trouva le lit qui lui avait été assigné et joua avec la lourde couverture. Une cheminée se trouvait sur un mur, et, bien que la grille soit sombre, elle promettait que la chambre ne serait jamais froide. À Londres, ils avaient dormi tout habillés en hiver, essayant de fuir le froid. Lui et Harry n'étaient pas les seuls garçons qui étaient allés se coucher ensemble, espérant que partager leur chaleur corporelle les aiderait à dormir. « Ça sera intéressant, » dit-il. « Mieux que la primaire, au moins. »
« Tu es allé dans une école ? » demanda Nott. Tom était sur le point de lui rentrer dedans pour expliquer que oui, même les orphelins étaient envoyés à l'école dans la Bretagne moderne quand il réalisa que l'autre garçon semblait plus envieux que suffisant. « Avec d'autres enfants ? »
« Pas vous ? » demanda Harry.
Malfoy secoua la tête. « Les sorciers ne le font pas, » dit-il. « Ce sont des gouvernantes. »
« Et ceux qui ne peuvent pas payer une gouvernante ? » demanda Tom. Il était possible que tous les sorciers soient aussi riches que ces deux-là, mais ça semblait peu probable. Quelqu'un devait bien grandir pour être cette gouvernante et allumer ces feux et faire la nourriture qu'ils avaient eu au dîner.
Nott et Malfoy parurent tous deux brièvement confus, comme s'ils n'avaient jamais considéré comment les autres vivaient. « Leurs mères, peut-être ? » finit par dire Nott. C'était à demi une question. « Est-ce que c'est important ? Nous sommes là maintenant. »
« Des classes magiques, » dit Tom. Il avait déjà vérifié que leur emploi du temps ne comportait pas de mathématiques. Il ne comprenait pas beaucoup de choses. Les sorciers semblaient être ignorants de l'histoire, la dissertation, et la rhétorique. C'était tout à fait étrange. « Bien que je suppose que vous deux serez plus avancés que nous grâce à vos gouvernantes et autre. »
Malfoy secoua la tête. « On ne peut pas faire de magie avant de venir à Hogwarts, » dit-il. « C'est contre les règles. »
« Les règles ? » demanda Harry. « Vous pouvez faire de la magie et vous vous souciez des règles ? »
« Eh bien, » dit Nott, « Ce n'est pas comme si on pouvait trouver une baguette tout seul. »
« Alors faites-le sans baguette, » dit Tom. Il réalisa seulement qu'il avait dit quelque chose d'étrange quand les deux garçons le fixèrent. Ils se regardèrent l'un l'autre, puis à nouveau lui, et leurs bouches étaient béantes.
« C'est contre les règles aussi ? » demanda Harry.
« Non, » dit Malfoy, le mot étiré en une longue phrase à lui seul.
« La magie accidentelle n'est pas si impressionnante, » dit Nott. « Tout le monde en fait, enfant. »
A présent ce furent Tom et Harry qui échangèrent des regards. Harry tendit le bras dans sa malle, farfouilla, et trouva une vieille Bible que Mrs Cole avait insisté qu'ils prennent avec eux. Il la tint là, droite, jusqu'à ce que Malfoy et Nott le regardent, puis la déchira en mille morceaux avec une phrase murmurée et une poussée contrôlée de sa volonté. Le papier se déchira seul en poussière qui explosa, la couverture produisant un bruyant crissement tandis qu'elle se réduisant en bandes de carton noir. Les garçons se détournèrent instinctivement, mains se levant pour protéger leurs yeux.
« Ce n'est pas accidentel, » dit doucement Tom dans leur silence choqué.
« Merde, » souffla Nott, aussi impressionné qu'effrayé. « Juste… merde. »
Tom manqua se lécher lèvres d'anticipation à combien cela allait bien se dérouler. Il était finalement à la maison, où il n'était pas anormal et où ils appréciaient son brio. Il ne pouvait que difficilement attendre les classes.
