Note de l'auteur :

Je reprends pas mal d'élèments de l'histoire de la vraie Fairy Tail pour une bonne structure d'écriture. Le caractères des personnages seront quasi les mêmes et j'introduis de nouveaux personnages également.

Bonne Lecture.


- Chapitre I -

- Lucy-sama, vous êtes attendue dans le bureau de votre père.

Lucy adressa un bref regard à sa servante, Virgo, avant de déposer son bouquin sur le banc disposé dans un coin du jardin, à l'ombre d'un soleil ardent et se leva, remettant par la suite les plis de sa robe bleu ciel en place. La jeune soubrette lui fit la révérence avant de l'accompagner au lieu de rendez-vous et plus la jeune femme avançait dans cet immense couloir, plus elle avait du mal à respirer. Ce n'était pas la première fois qu'elle ressentait une telle pression de l'air, quelqu'un forçait la Lumière à devenir Obscurité et elle savait très bien de qui il s'agissait.

Devant la grande porte, la jeune maitresse posa une main sur l'épaule de sa domestique et s'adressa à elle avec fermeté.

- Je veux que tu rentres chez toi, Virgo.

Celle-ci battit des paupières comme perplexe mais ne laissa aucune autre expression passer devant la détermination de sa Princesse. La jeune femme aux cheveux roses et aux pupilles turquoise acquiesça d'un signe de tête avant de disparaitre comme par magie. Lucy posa sa main sur un trousseau de clés caché sous le jupon de sa robe percé discrètement afin de pouvoir y glisser les doigts en cas de besoin et la gorge serrée, elle entra dans l'antre de son Père.

Jude Heartfilia était debout derrière son propre bureau marbré au fond de la grande pièce spacieuse mais obscure qu'était son lieu de travail. En face de lui, de dos pour elle, un jeune homme brun de vingt ans peut-être, se tenait debout et était habillé d'une toge noire enroulée autour d'une robe tout aussi noire aux bordures dorées. Lorsque la porte se referma sur la jeune femme, l'attention des deux hommes se tourna vers elle et ce jeune homme au visage d'ange lui sourit, charmé, comme à chaque fois qu'il venait rendre visite à la famille Heartfilia, par la beauté de l'adolescente de dix sept ans aux cheveux d'or, aux grands yeux noisette et aux formes gracieuses, cachées derrière des robes plus somptueuses les unes que les autres.

Lucy, elle, resta de marbre et avança, confiante, vers cet homme pour le saluer d'une révérence parfaite mais il s'autorisa à la couper dans son élan pour lui prendre la main et y déposa un délicat baiser.

- Lucy-hime, salua-t-il après s'être relevé sans pour autant lui lâcher la main.

Il plongea ses yeux violets passionnés dans les siens et la jeune femme ne put le soutenir très longtemps. Etouffée par cet aura sombre que dégageait son invité, elle détourna le regard comme une jouvencelle embarrassée.

- Zereph-sama, n'oublia-t-elle pas de saluer de sa douce voix.

- Je venais prendre de vos nouvelles, comment allez-vous ?

- Je vais bien, se plia à répondre la demoiselle, toujours dans l'impossibilité de le regarder. Et vous-même ?

- Je suis de bonne humeur depuis que votre père a accepté de me donner votre main.

La belle aux longs cheveux blonds rattachés en un chignon chic eut du mal à assimiler l'information et adressa un regard choqué à son père qui semblait ravi. Après tout, qui ne le serait pas ? Sa fille unique allait devenir Reine du Royaume de Fiore et c'était très bon pour ses affaires. Il allait devenir encore plus riche et il deviendrait l'Humain le plus puissant de ce monde !

Lucy réagit comme l'avait prédit le Seigneur : Elle osa le regarder et ses magnifiques yeux s'assombrirent par la haine engendrée par cette merveilleuse nouvelle. Elle retira brusquement sa main et déclara d'une voix dure qui ne lui allait pas :

- Je préfèrerais mourir plutôt que de vous épousez !

Et elle sortit précipitamment de la pièce sous les protestations rageuses de son géniteur mais cela ne contraria pas le jeune homme qui souriait. Un sourire qui déformait son air angélique pour laisser entrevoir le véritable démon. Tout ce qu'il voulait, il se l'appropriait et Lucy Heartfilia était désormais sa propriété.


- Tu vas nous dire ce que tout ce que tu sais sur ces connards de Fairy Light, c'est clair pour toi mon pote ? Tu ne voudrais pas qu'on fasse de mal à ton petit chaton ?

Au centre de la pièce morne, attaché sur une chaise, se trouvait un jeune homme amoché et sali par les quatre malfrats qui le malmenaient depuis qu'ils l'avaient capturé quelques minutes plutôt. Le « chaton » pleurnichait le nom de son ami, lui aussi saucissonné pour qu'il ne puisse pas prendre la fuite et l'un des hommes le menaçait avec une épée, titillant son ventre avec la pointe cuivrée.

Le jeune homme resta calme et silencieux mais son regard était sévèrement en colère. Les quatre zigotos n'y prêtaient aucunement attention et continuaient à jouer les caïds. L'un deux le frappa sur la joue et il sentit le choc passer. Un liquide visqueux et chaud s'engouffra dans sa bouche et le recracha vivement mais avec le sourire.

- Qu'est ce qui te fait rire, hein ?

- Même pas mal, provoqua le prisonnier, toujours souriant.

- Il se moque de nous ! Rugit celui qui tenait le chat en joue.

- Tuons-le, on n'en tirera rien… Décréta un autre.

- Une petite frappe, continua le jeune homme, le regard braqué sur celui qui l'avait frappé. Allez quoi, t'as rien dans le pantalon ?

Le malfaiteur riposta à ses provocations d'un grand coup de poing dans la mâchoire et le détenu bascula lourdement à terre.

- Et là ?! Ça te va enfoiré ?!

Le rire de l'« enfoiré » résonna dans la pièce et firent trembler de rage ses occupants. Les quatre acolytes en même temps se jetèrent sur leur victime et le chat d'un pelage bleu improbable hurla de terreur…

Mais au lieu du drame sanguinolent, tout se passa très vite. Une explosion balaya les quatre type qui se retrouvèrent les quatre fers en l'air et le jeune homme, à présent, debout, sans aucune attache, se précipita vers son ami pour le libérer.

- Ca va Happy ?

- Aye sir… Répondit-il en se jetant sur lui, la larme à l'œil. Natsu, je suis tellement désolé ! Si je ne mettais pas fait capturer, tu… J'ai bien cru que…

Le garçon lui tapota gentiment la tête et lui sourit, ce qui rassura le chaton.

- Ce n'est pas grave, Happy. Il m'en faut plus que ça ! Allez, on y va !

Les deux comparses se dirigèrent vers la sortie de la vieille bâtisse ou ils étaient enfermés mais les quatre bourreaux s'étaient relevés et ne semblaient pas d'accord pour les laisser partir. Natsu se mit en garde, prêt à se défendre et sentit l'excitation naitre au coin de son estomac lorsque qu'il vit le premier de ces types se jeter sur lui avec brutalité. Bien entendu, ce n'était pas une bagarre ordinaire puisque l'homme, plutôt rapide dans ses mouvements, n'était autre qu'un mage et utilisa son pouvoir : « des flammes ténébreuses » qui se projetèrent sur le jeune garçon. Le Lanceur de flammes crut à la victoire, tout comme ses amis, mais les flammes disparurent comme aspirer par un puissant tourbillon invisible.

- Ton feu n'est pas terrible au gout mais merci pour le repas, mec ! Fit joyeusement Natsu, en s'essuyant la bouche avec le revers de sa manche.

- Quoi ? Il l'a vraiment mangé ?! S'écria l'un d'entre eux qui n'en croyait pas ses propres yeux.

- C'est… C'est impossible ! Balbutia le mage de feu, totalement pétrifié.

- C'est un monstre ! Cria un autre, tout aussi apeuré.

- J'en ai entendu parler ! S'exclama le dernier, celui avec une épée. Ce pouvoir, ces cheveux roses, son écharpe en écaille… C'est la Salamandre de Fairy Light !

Natsu eut un sourire mi- amusé, mi- fier. Il faisait toujours cet effet à chaque fois qu'ils croisaient des ennemis et ne s'en laissait pas mais Happy le ramena à la raison en couinant qu'ils n'avaient pas vraiment le temps de s'amuser avec eux. La Salamandre, revigoré par son repas insolite, s'attela alors à la tâche et se jeta dans le tas, profitant de leur absence de combativité pour prendre sa revanche. Après quelques coups de poing enflammé, les hommes se retrouvèrent une nouvelle fois sonnés à terre…

- Des petites frappes… Se plaignit le jeune homme aux cheveux étonnement roses avant de regagner la sortie.

Dehors, au cœur d'un petit village, les deux amis se retrouvèrent dans la nuit noire et Natsu prit la peine de recouvrir son visage ensanglanté avec son écharpe avant de se fondre dans la masse sombre dans la plus grande des discrétions. Happy, qui n'était pas un chat ordinaire, s'envola vers le ciel pour avertir son ami, au cas où des ennemis viendraient à croiser leur route qui leur permettrait de s'échapper de cet endroit.

Marchant comme une ombre à travers cette ville gouvernée par la peur, il eut du mal à ignorer la détresse de ces habitants et sentit son pouls s'accélérait brutalement. Avoir les sens anormalement décuplés, lui menait la vie dure en temps de crise, surtout quand il était fatigué et il était parfois difficile pour lui de réprimer cette rage envers leur bourreau, Zereph. Il avait cette envie de briser tous ceux qui appartenaient à l'ordre du Roi Maudit et dans cette ville, il y en avait des tas. Il devait absolument se reprendre ou cette envie de sang allait devenir réel…

Il s'arrêta dans une ruelle sombre et s'adossa contre le mur humide d'une maison pour reprendre sa respiration. Happy, qui le surveillait, le rejoignit, inquiet.

- Natsu ! Ça va ?

- Ouais… On est loin de la sortie ?

- A quelques mètres dans cette direction…, expliqua le petit chat bleu aux grandes ailes blanches en pointant sa patte dans la direction à prendre.

La Salamandre avala péniblement sa salive et inspira une nouvelle fois mais une odeur particulière s'engouffra dans ses narines. Un parfum fruité, celui d'une femme, et il était fortement imprégné par la peur. Une peur insoutenable qui se traduisit par des cris désespérés, non loin d'ici.

Happy sursauta alerté et n'eut pas le temps de comprendre ce qu'il se passait que Natsu était déjà parti à l'origine de ces hurlements déchirants qui retentirent à nouveau. Le chat ailé se précipita à sa suite et fut de plus en plus angoissé par la tournure que prenait la situation. Il connaissait bien son ami et jouer les héros lui ressemblait tant mais par les temps qui couraient, il pourrait très bien faire descendre s'il n'agissait pas prudemment.

- Natsu, attends-moi ! Suppliait le petit être bleu mais rien n'y fit, le garçon aux cheveux roses n'écoutait plus que son cœur.


Quelque part au sud de la ville de Délia, de nombreux hommes travaillaient sur un chantier de taille : Une Tourelle immense se construisait aux périls de leur vie à la « demande » de leur Roi.

Encore une Tour ?! S'exclama une voix sortie d'outre-tombe.

Eh oui, encore une Tour. Une femme appartenant à la Garde Royale ne pouvait détacher ses yeux bruns autoritaire de cette construction inachevée et serra un peu plus la poignée de son épée accrochée à sa ceinture. A chaque fois, c'était pareil. Tous ces souvenirs douloureux qui refaisaient surface…

Gerard… Pensa-t-elle, nostalgique.

Gerard ? Qui est Gerard, Erza ?!

Elle sortit de sa léthargie et grimaça d'exaspération.

Cesse de gueuler dans mes oreilles, Max, tu me fatigues !

Aye ! Désolé…

Ah les joies de la télépathie… Intervint une autre voix masculine.

Au lieu de dire des conneries, Warren, transmets le message au Boss ! S'irrita le dit Max.

C'est fait, mec. Je ne suis pas un glandeur comme toi…

Ah ouais ? Attends un peu que je te vois…

Ça suffit, soupira Erza, agacée. Restez en arrière, je vais faire un tour de plus près.

Tu es sûre ? Il y a des gardes partout !

Y'a des mecs de Phantom Lord aussi, rajouta Warren, inquiet.

Faites ce que je vous dis, conclut la jeune femme déguisée en garde.

Elle entendit les deux râler mais n'y fit plus attention. Comme tout bon garde, elle se tint droite et fière et avança vers la foule où se confondait adultes et enfants. Le bruit des chaines chuintait et les claquements des fouets provoquaient les gémissements des esclaves et des braillements pour les plus jeunes d'entre eux. Erza avala difficilement sa salive et son cœur cognait son angoisse contre sa poitrine. Cette peur que ressentaient tous ces gens, elle la connaissait parfaitement et elle savait qu'elle ne paraitrait pas longtemps comme un vrai surveillant. Ce qu'elle pouvait les détester…

- Hey vous là-bas !

La jeune femme ne s'arrêta pas toute suite, espérant que l'on ne s'adresse pas à elle mais l'homme la rattrapa essoufflé et posa une main sur son épaule pour la forcer à se retourner. Timidement, elle découvrit un beau jeune homme aux cheveux châtain mi- longs et aux traits enfantins, qui appartenait bien à la Garde Royale et Erza remarqua son écusson démontrant son grade de Lieutenant.

- Vous êtes en service ? Questionna –t-il, décontracté.

- Eh bien… Essaya la jeune femme mais elle fut devancée pour cet homme apparemment pressé.

- C'n'est pas important, je m'excuserais auprès de votre supérieur ! J'ai besoin de vous pour une escorte. Suivez-moi.

Erza resta coite. Une escorte ? Ce n'était pas prévu dans son plan d'infiltration ! Elle regarda hâtivement à droite et à gauche les lieux étaient surveillés et elle pourrait s'attirer de gros ennuis si elle se mettait à filer comme une voleuse prise en flagrant délit. Piégée, elle n'avait pas d'autre choix que de le suivre…

Warren ! Il y a un changement de programme. Je vais rester un peu plus longtemps parmi l'ennemi…


Un train de marchandises a été détourné tard dans la soirée au nord-est de Magnolia. Les autorités pensent qu'il s'agit encore d'un coup de Fairy Light…

Gray eut un ricanement amusé en entendant la radio locale. Qui d'autre ? Les gens « normaux » avaient trop peur de la Garde Royale et de leurs chien-mages et Black Raven… Avec la dérouillée que ces idiots avaient prise récemment par Fairy Light, on n'entendaient plus parler d'eux pour le moment et ce n'était pas pour déplaire à Gray qui avait d'autres chats à fouetter. Black Raven était « soi-disant » une organisation bienfaitrice similaire à Fairy Light mais leur but était plutôt égoïste, personnel et spécialiste pour foutre Fairy Light dans la merde. Une vieille rengaine qui durait depuis bien des années, maintenant mais qui n'intéressait personne.

Le jeune homme aux cheveux brun corbeau se leva de son siège et traversa le wagon pour se rendre à l'arrière du train. Les mains dans les poches, il arriva dans le compartiment réservé à la nourriture et y retrouva de vieux amis.

- Alors belle prise ?

Kana Alberona, une jeune femme brune d'environ son âge, dix-huit ans, se tourna vers lui et roula des yeux en le voyant… En caleçon ?

- Gray, tes vêtements !

- Hein !? Quand… ?

Il se rhabilla plus vite qu'il ne s'était déshabillé et rougit en entendant le rire cristallin de l'autre jeune femme aux cheveux fuchsia, Cherry Brendy.

- Au lieu de divertir ces demoiselles, Gray, tu pourrais nous aider, grinça la voix de son ami d'enfance, Leon Bastia, quelque part au fond du wagon.

- Je suis assigné à la surveillance du train, je te rappelle, répondit-il, ennuyé.

- On ne dirait pas, souligna mesquinement le garçon aux cheveux gris hirsutes qui apportait une nouvelle caisse à vérifier pour Cherry.

Leurs regards se croisèrent et des éclairs auraient pu en sortir s'ils en avaient eu la faculté. Leur rivalité ne datait pas d'hier. Gray Fullbuster et Leon Bastia avaient été élevés ensemble au milieu de la guerre par leur maitre en Magie, Oul Milkovich, une experte reconnue en magie de création. Ces deux-là ont toujours rêvé la dépasser et pour cela, ne fallait-il pas commencer par battre son propre frère ?

- Vous êtes chiants les mecs, râla Kana en se servant un verre de saké. Leon, rhabilles toi aussi !

- Merde ! Se plaignit le mage, lui aussi victime de cette manie bizarre et chercha activement ses affaires.

- Euh…Tu ne devrais pas laisser Djumei-san faire tout le boulot, Gray-kun, intervint la belle aux cheveux roses avec inquiétude.

Un frisson parcourut l'échine du brun et arracha un ricanement à son rival fraichement habillé. Même l'Alberona avait arrêté de boire son verre d'alcool, s'imaginant le pire …

S'il y avait bien une personne à ne pas se mettre à dos, à part peut-être Erza Scarlett, c'était bien Djumei Lockheart. C'était l'une des mages les plus farouches de Fairy Light et c'était d'ailleurs elle, le maitre à bord de ce train. Dis comme cela, cela n'avait rien d'étonnant mais en voyant, les sueurs froides du jeune homme, qui repartit hâtivement faire son job, on pouvait imaginer que cette fille était soit un dragon, soit un démon. En somme, il n'y avait pas beaucoup de choix pour la définir.

- Allez au boulot ! S'empressa de dire Kana, qui n'avait qu'une seule hâte, celle de pouvoir boire tranquille à l'abri de leur chef d'équipe.


Chapitre "découverte" des protagonistes... et c'est pas fini !

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Merci, à bientôt !