Hello ! Oui oui je sais je commence déjà à être en retard mais j'ai des circonstances atténuantes (du genre TPE et devoir commun de maths :/)

Bref ma vie est passionnante.

Bon je vous laisse avec ce nouveau chapitre en espérant avoir un peu plus de retour, merci :)


1er janvier 2016

La tête lourde et la bouche pâteuse, je me trainais péniblement jusqu'à la salle de bain.

"Je ne bois plus jamais autant" me jurais-je.

Je m'observais quelques instants dans le miroir avant de passer une main sur mon visage et de m'appuyer au rebord de l'évier, pris d'un soudain haut-le-cœur. Ce que j'avais vu dans le miroir ne pouvait décemment pas être moi. D'immenses cernes violets prenaient beaucoup de place sur mon visage, ma peau me semblait jaune et mes lèvres tremblaient. Ne levant pas les yeux, je marchais jusqu'à la piscine olympique qui me servait de baignoire et fit couler de l'eau brulante dedans.

C'est alors seulement à ce moment-là que je me rendis compte qu'il y avait beaucoup de soleil dans la salle de bain. Beaucoup trop. Je levais les yeux vers la pendule. 16h06. J'avais dormi toute la journée. Et personne n'avait vérifié que je ne sois pas mort. Merci les gars. Sympa.

Serrant les dents de colère je me déshabillais et plongeais dans mon bain. L'eau brulante détendit mon corps contracté de toutes parts. Je fermais les yeux et posais ma tête sur le rebord de la baignoire. Toutes les images de la fête me revenaient, plus ou moins violemment.

Comme si je n'étais pas suffisamment en colère, trois coups se firent entendre de ma chambre. Je décidais de ne pas répondre. Je n'avais aucune envie de voir qui que ce soit. Les coups retentirent encore une fois. "Inspire, expire, inspire, expire" Me dis-je plusieurs fois. Je me sécher les cheveux avec la serviette tout en me dirigeant vers la porte. J'ouvrais la porte pour voir Silva, la gouvernante.

-Bonjour Nicolas. Comment vas-tu ? Me demanda-t-elle, un plateau plein de nourriture dans les bras.

J'adorais Silva. C'était une femme de 50 ans, d'origine cherokee. Elle avait de longs cheveux noirs qu'elle attachait toujours en chignon. Ses yeux étaient ce que je préférais chez elle. Ils étaient noirs, mais viraient très facilement au chocolat chaleureux. Quand j'étais petit, elle me racontait les histoires de son peuple. Elle avait toujours été comme une mère pour moi, surtout depuis que ma maman soit décédée quand j'avais 4 ans. Silva était un ange. C'était la seule à qui je ne cachais rien. Enfin presque rien. J'ouvrai la porte en grand et la laissais entrer avant de faire une grimace.

-Sincèrement ? Dis-je un brin sarcastique.

Elle ne répondit pas jugeant inutile de continuer sur ce terrain-là. Elle passa ma chambre au rayon x et aperçut les cadavres des bouteilles. Elle me regarda avec un air désapprobateur mais ne répliqua pas. Elle commença à ramasser les affaires que j'avais envoyé valsé la veille. Elle ne me jugea pas, mais je savais qu'elle n'aimait pas que je boive autant. Je me baissais à mon tour et ramassais des objets tombés au sol. Pas la peine qu'elle fasse tout, toute seule.

-Tu veux en parler ? Questionna Silva.

-Parler de quoi ?

-De ce qu'il s'est passé avec la jolie brune, Avalon.

-Comment tu es au courant ? Fis-je, surpris.

Silva réprima un éclat de rire devant ma tête (qui devait en valoir son pesant de cacahuètes). Avec un sourire, elle me répondit.

-Elle t'attend dans le salon. Elle a appelé pour s'excuser mais comme tu ne répondais, je l'ai fait à ta place et je l'ai invité à venir. Elle est vraiment désolée, mais c'est à elle de te le dire. Je vois bien que tu fulmines de rage, mais, laisse-la s'expliquer...

-J'ai déjà entendu ses explications ! Je ne veux plus rien savoir de cette garce !

-Nicolas ! S'écria la gouvernante. Tu n'as pas entendu les explications qu'elle m'a donné, tu ne peux pas le savoir. Je t'ordonne d'aller la voir. Elle a fait une erreur certes, mais ce n'est pas une raison pour la traiter comme tu l'as fait !

Silva n'élevait que rarement, pour ne pas dire jamais, la voix sur moi. Seulement, quand elle le faisait, il y avait toujours une bonne raison. Avec un soupire résigné, j'attrapais un débardeur noir, ainsi que ma chevalière tête de mort en argent avant de sortir. Je descendais les marches lentement. Je n'avais pas envie de la voir. Je pouvais toujours sortir par la porte de derrière et aller faite un tour avec ma Harley-Davidson, mais si je le faisais, Silva m'en voudrait. Je poussais un second soupire résigné et entrais dans le salon. Avalon se tenait là, assise, perdue dans ses pensées. Elle avait un carnet et un crayon à la main et semblait esquisser le vase qui trônait sur la table basse. Elle ne m'avait pas vu. Je me raclais discrètement la gorge et attirais son attention.

-Bonjour, dit-elle, les jours rouges.

La gêne et la honte se peignaient sur son visage. Elle semblait redouter ma réaction. Avais-je été si agressif pour lui faire peur ? Je m'approchais d'elle et m'assis sur la canapé l'air de rien. Quoi ? Il était hors de question que je fasse le premier pas ! Et puis quoi encore ! C'était elle la fautive...bon bon okay.

-Bonjour. Répondis-je amer.

Elle referma son carnet et le rangea dans son sac. J'aurais aimé voir des dessins. Elle tordait ses mains, signe de nervosité.
-Tu avais quelque chose à me dire ? Demandais-je, un peu durement.

Avalon commença à parler, tandis que moi j'écoutais. Je ne savais pas vraiment quoi dire, elle semblait tellement sincère. J'avais presque envie de la croire, et de ne plus être en colère après elle. Lorsqu'elle eut fini de se confondre en excuses, elle baissa la tête, des larmes perlant au coin de ses yeux. Elle n'avait cessé de répéter qu'elle n'avait pas voulu me faire du mal et que pour rien au monde, elle ne voulait de perdre. Je n'arrivais pas à savoir pourquoi elle disait ça après quatre ans sans se parler mais je pense que comme moi, elle n'avait jamais oublié ce qui nous avait lié étant petits. D'un certain point de vue je n'avais rien fait non plus pour rester en contact .

Je ne savais pas quoi penser. Jamais personne ne m'avait demandé pardon de cette manière. Elle semblait vraiment vouloir se faire pardonner.
Voyant que je ne répondais pas, Avalon se leva et commença à sortir du salon. Je me relevais d'un bond et me postais devant la porte.
-Je peux savoir où tu vas ? questionnais-je.
-Je m'en vais. Je ne te demande pas de me pardonner, car je sais ce qu'a le goût d'une trahison et ce que j'ai fait en est une. Je m'en veux sincèrement mais je comprendrais que tu refuses mes excuses. Je n'aurai pas dû te mentir. Je n'ai jamais eu l'intention de te pousser à quoi que ce soit et j'ai vraiment apprécié de parler avec toi. J'ai apprécié que tu prennes ma défense face à Jackson. J'ai apprécié que tu es voulu m'embrasser. J'ai apprécié que tu m'écoutes maintenant. J'ai apprécié toutes les fois où j'ai surpris ton regard sur moi. J'ai apprécié tous les moments passés avec toi. Je regrette vraiment. Je n'ai jamais voulu te faire de mal.
Elle avait sortie toute sa tirade d'un coup, me regardant dans les yeux, sans flancher. Elle était sincère je le voyais bien. Mais est-ce que je serais sincère avec elle ? Et avec moi ? Avalon me plaisait plus qu'un simple flirt. Je la connaissais depuis que nous avions sept ans. Je ne la détestais pas en réalité. Je pensais qu'inconsciemment, j'étais amoureux ? Moi amoureux ? Pourtant que pouvait être ce sentiment de bien-être quand je la voyais en face de moi, les yeux brillants, alors qu'elle me fait ses confessions ? Je ne ressentais ni haine, ni colère, juste du bonheur et du bien-être. Est-ce cela qu'être amoureux ? Est-ce vouloir tout faire pour que l'autre aille bien ? Est-ce l'envie de taper ce qui pourrait lui faire du mal ? Est-ce vouloir être le seul ?
Si c'est cela, alors oui. Je étais amoureux d'Avalon Green.
Et lorsque je rencontrais ses yeux vert d'eau, inquiets et tristes, je levais ma main et caressais sa joue. Avalon ouvrit la bouche mais ne dit rien. Je me rapprochais d'elle et posais mon autre main sur sa joue, la regardait quelques instants et l'embrassais.


Bien vous êtes toujours la ? Cool !

Ce chapitre n'a pas été relu par ma bêta donc excuser moi pour les fautes. (signalez-les moi si vous en voyez, merci)

Sur ceux je vous dis à samedi pour le dernier chapitre de cette ficlette.

Baiser :)

Tori.