Bonjour le monde!
Voici le deuxième chapitre de cette histoire!
Alors tout d'abord: remerciement pour vos reviews et vos follows, ça me met tellement en joie! 3
Ensuite je m'étais dit qu'il fallait que je prévienne les gens qui me lisent: l'histoire de cette fic sert de forme pour un Johnlock, qui arrivera bah quand il arrivera. Bien que je vais tenter de gérer l'affaire que j'ai mis en place, la bouclée, la faire être cohérente et tout, le Johnlock prendra comme même une part hyper-importante! Voilà c'était pour prévenir!
Ce chapitre est donc la suite de l'enquête! De même que pour le premier chapitre le cimetière décrit est bien réel!
Enjoy!
Mardi
6h. John n'avait pas dormi et se trouvait obligé de se lever. La conversation tant redoutée allait avoir lieu et il n'avait pas hâte. Il descendit donc au salon, en caleçon, n'ayant rien d'autre à se mettre (et refusant toujours de porter les habits d'hier), et sans un regard pour Sherlock, allongé sur le canapé en position de réflexion, il se rendit dans la cuisine, préparer du thé. Ce manège, tellement habituel lui donnait l'impression de ne jamais avoir quitté Baker Street.
«-Bonjour John.-Sherlock s'était redressé sur le sofa et regardait son ami, inquiet-. Je suppose que tu n'as pas dormi. J'aurais aimé que le violon t'aide...-Ainsi il l'avait bien fait pour ça, John était touché-.
-Bonjour Sherlock. Ça ne m'a pas permit de dormir, mais j'étais apaisé, alors merci.-Se rendant soudain compte que sa nudité pouvait gêner Sherlock, il lui demanda-: Euh, tu pourrais me prêter une robe de chambre, ou quoique ce soit?
-Oui, oui bien sur, je reviens.»
Pendant que le détective se rendait dans sa chambre, John sortit deux tasses et prépara le thé pour son ancien colocataire et lui-même. Avant que Sherlock ne revienne, il avait déjà posé les tasses sur la petite table mais attendait la robe de chambre pour s'installer. Le détective entra dans la pièce, deux vêtements dans les mains.
«-Je ne sais pas laquelle t'ira, donc j'ai pris les deux, même si, sans vouloir te vexer...-Voilà qui changeait!-, elles risquent d'être trop grandes!
-Je m'en fous en fait, c'est juste histoire de...»
John haussa les épaules et attrapa la robe de chambre bleue avant de la mettre. Bien évidemment, elle ne lui allait pas, beaucoup trop grande, un peu serré, il faut dire leurs carrures était complètement opposées: l'un grand et fin, et l'autre plus petit et musclé. Mais il ne s'en formalisa pas, noua la ceinture et s'installa dans son fauteuil.
«-Comme il est trop tôt nous n'avons pas de nouvelle du carnage d'hier.-Sherlock avait prit la parole en premier, brisant le silence inconfortable-. Mais veux-tu avoir plus d'informations sur ce que j'ai vu?
-Le devrais-je? Ou plutôt penses-tu que je vais le supporter?
-Tu es fort, je le sais et je sais aussi que tu es en colère. Donc, oui, tu le supporteras car tu veux, autant que moi, boucler ce taré.»
John observa les réactions de Sherlock, il vit sur son visage, d'habitude neutre, passer une expression de colère froide. En fait, si le détective ne mettait pas en cause sa propre colère, c'était justement parce qu'il ressentait la même. Le médecin fit signe à son ami qu'il était d'accord pour qu'il donne ses impressions et celui-ci ne se fit pas prier, ravi de faire ce qu'il faisait de mieux.
Sherlock avait tout d'abord vu les mêmes choses que John, mais son esprit avait tout naturellement mieux analysé la situation. Pour le détective consultant, il s'agissait en effet d'un seul homme, sans doute entre 30 et 40 ans, très musclé, soit un sportif, car il avait dû déplacer tous les corps en peu de temps. Il avait eu, selon ses observations, 4h pour finir de s'occuper de l'enfant et amener tous les corps jusqu'au cimetière. En plus de cela, la cause de la mort n'était pas évidente, néanmoins, l'énucléation a été faite ante-mortem alors que l'ouverture, façon autopsie, et le retrait des organes avaient été fait post-mortem. Le tout paraissait fait de façon extrêmement chirurgicale, ainsi le tueur avait des connaissance en médecine ou en boucherie, et très froide, soit un homme qui ne ressentait rien pour ses victimes si ce n'est le plaisir qu'il avait à leur faire du mal et les tuer, comme en attestaient les trace de semence sur les corps. Il était aussi facile de supposer que les doigts de pied manquant devaient servir de trophée au tueur, mais Sherlock dût admettre qu'il ne comprenait pas pourquoi il n'avait pas pris celui de l'enfant, sachant que c'était le meurtre le plus jouissif pour lui.
John allait répondre à l'exposé de son ancien colocataire lorsque Mrs. Hudson entra dans la pièce, un plateau de thé entre les mains. Elle regarda son ancien locataire avec surprise.
«-John! Vous êtes ici?! Vous auriez du me prévenir si vous veniez!
-Désolé, je ne vous ai pas prévenu car ce n'était pas prévu, en fait je suis arrivé tard hier.-John se leva pour enlacer la logeuse après qu'elle eut posé le plateau-. Nous avons une affaire assez difficile en ce moment je n'étais pas en état, et je ne pouvais faire subir mon humeur à Mary.
-Et à moi ça te dérange pas!-maugréa Sherlock-.
-C'est pas pareil, et tu le sais!»
John se détourna de Sherlock et invita Mrs. Hudson à s'installer pour discuter un peu. La conversation dura longtemps et bien entendu aucun n'évoqua l'enquête de toute la matinée.
Le médecin se sentait détendu de laisser ses pensées s'éloigner autant de cette enquête horrifiante et, lorsque qu'il vit Sherlock recevoir et lire un message tout en blêmissant, il ne se doutait pas un instant que les choses venait tout juste d'empirer.
Le détective consultant se leva et fit les cents pas, semblant perdu et hésitant. Il jetait sans cesse des coups d'œil à John comme si il voulait lui dire quelque chose sans savoir comment. Le médecin avait rarement vu Sherlock comme ça mais il savait que cette forme de panique ne signifiait rien de bon.
«-Sherlock?-Le soldat se leva et se mit face à Sherlock afin de le forcer à le regarder-. Dis moi ce qui se passe, et ne m'épargne pas s'il te plaît.
-Eh bien... Tout d'abord... Le test ADN sur le sperme n'a, évidemment, rien donné, mais ils ont défini la cause de la mort: empoisonnement à retardement, sans doute pour garder ses victimes en vie le plus longtemps possible.-Sherlock fit une longue pause n'osant regarder John dans les yeux.- De plus... À l'instant même où nous parlons Lestrade et toute l'équipe sont au cimetière de Brompton... Il y a un deuxième carnage...»
John accusa mal le coup, son corps se mit à trembler et il chercha à tâtons son fauteuil afin de s'écraser dessus. C'en était trop cette fois-ci, la première scène avait déjà été insupportable mais là, rien que l'idée qu'il y avait une autre pile de corps dans un cimetière de Londres, le rendait juste malade. Il chercha à croiser le regard de Sherlock et vit qu'il était aussi troublé que lui. Cette enquête les rendait tout deux complètement dingues et pourtant, et cela les mettait en colère, ils avaient vu et connu pire. Alors pourquoi cela les atteignait autant?
«-John, il faut que j'aille sur place, pour voir si quelque chose est différent de la première fois.-Sherlock avait, pour une fois, la voix mal assurée-. Je ne sais pas ce que tu veux faire toi...
-Je-je t'accompagne, bien sur! Tu ne supporteras pas ça seul!-Soudain il réalisa qu'il n'avait pas été au boulot-. Ah! Avant je dois prévenir Mary et la clinique j'avais complètement oublié.
-John...-Celui-ci cru que son ami allait ajouter autre chose mais finalement il se détourna et alla dans sa chambre.
-Ah mince! Je n'ai rien à mettre!-Il se dit qu'il allait devoir remettre les vêtements détestés de la veille lorsque Mrs. Hudson, qu'il avait en fait oublié, prit la parole.
-John, lorsque vous êtes parti vous avez oublié deux trois habits, je les ai récupérés de façon à ce que Sherlock ne les détruise pas, je vais vous les chercher.»
Ainsi une heure plus tard, après un long trajet en taxi trop silencieux, il se retrouvait de nouveau dans un cimetière, la nervosité était décuplée par le fait qu'il savait ce qui l'attendait.
À Brompton, Greg les accueillit avec un regard inquiet, surtout envers John, et les mena derrière le caveau en forme de coupole au bout de l'allée.
Là-bas se trouvait de nouveau une pyramide macabre, mais qui n'était pas tout à fait la même que la dernière fois. En effet, si il y avait bien 23 corps comme pour Highgates, l'enfant était cette fois une petite fille, sans doute âgée de 10 ans. De plus, ce n'était plus les gros doigts de pieds gauche qui avaient été enlevés mais les pouces droits, n'incluant pas, encore une fois, la fillette au sommet.
John, en voyant tout ça se sentit bizarre, mais pas dans le sens mal, en colère et détruit de l'intérieur, mais plutôt vide, sans aucune émotion. Il ne comprenait pas d'où lui venait cette froideur le prenant au plus profond de lui-même, s'installant juste à côté de la colère qu'il éprouvait pour Sherlock.
Le détective, justement, n'était pas resté immobile comme son ami, il tournait et retournait autour de la pyramide cherchant le moindre petit détail, hurlant de rage à chaque fois qu'il pensait tenir quelque chose et qu'en fait il n'y avait rien. Il désespérait de trouver quoique ce soit qui pourrait lui être utile. Le tueur était extrêmement précis et doué, beaucoup trop. Il ne faisait pas d'erreur, même en laissant son sperme il savait qu'il ne risquait rien. Tout était planifié et ce, depuis vraiment longtemps. Sherlock attendait de pouvoir lire le dossier des autopsies afin de savoir de quand datait la mort de chaque personne, il était persuadé qu'il y aurait des correspondances entre les deux carnages. Mais il choisit de ne s'avancer sur rien, préférant les preuves à l'instinct.
Ils restèrent encore quelques heures sur la scène de crime, cherchant et répertoriant tout ce qui pouvait ressembler de prés ou de loin à un indice et s'échangeant des informations. Sherlock, pour une fois, devant la gravité de la situation, ne pouvait être autant arrogant que d'habitude et se pliait à l'exercice de partage d'informations sans vraiment se plaindre. John, quant à lui s'était assit à l'entrée du cimetière, attendant Sherlock pour rentrer. Il ne savait pas lui-même si il allait dormir chez lui avec Mary ou chez lui avec Sherlock. Dans les deux cas, il devrait passer à la maison pour récupérer des vêtements.
«-John!-Sherlock arriva derrière lui, une expression frustrée sur le visage-. On rentre!-Lui en tout cas ne semblait pas se poser de question sur l'endroit où irait le médecin cette nuit-.
-Enfin! Je veux passer chez moi pour prendre des affaires ce coup-ci.»
La décision s'était finalement prise instinctivement.
John se rendit compte, une fois de plus, qu'il ne ressentait plus rien envers l'affaire en cours. Il se sentait juste vidé. Le silence qui s'installa dans le taxi était devenu tellement banal depuis hier qu'ils ne cherchèrent pas à le briser.
Arrivant chez lui vers 17h, il se demanda si Mary était rentrée ou si elle était encore au cabinet. Il s'en voulu de ne pas se souvenir des horaires de sa fiancée, mais la porte était ouverte, elle devait donc avoir finit tôt.
«-Mary?! C'est moi!
-Ah! John tu es là! J'allais t'appeler justement, j'étais inquiète avec tout ça, je suppose que c'est votre affaire qui est parue dans les journaux ce matin?»
Elle s'avança pour embrasser John, qui malgré lui eu un mouvement de recul et marmonna un «désolé, j'me sens pas bien» avant de la contourner pour aller faire du thé. Sherlock et Mary se retrouvèrent alors seuls, se regardant et partageant, sans un mot, leur inquiétude, pour l'homme qui était, pour chacun, le plus important dans leur vie.
Il se dirigèrent dans le salon et le détective entama la discussion, il appréciait Mary autant qu'il pouvait apprécier quelqu'un:
«-De quoi parlais-tu par rapport aux média? Cela me surprend qu'elle est déjà filtrée.
-Eh bien dans les journaux ce matin, ils parlaient d'un carnage à Highgate, plusieurs corps retrouvés par des jeunes. J'ai pensé que c'était votre genre d'affaire.
-En effet, il s'agit bien du cas sur lequel nous travaillons.-Tout deux remercièrent John lorsqu'il arriva avec le thé-.
-C'est une horreur.-John essayait de transmettre un sentiment qui ne venait pas-. Je ne comprend pas comment quelqu'un peut vouloir faire ça. Tu n'imagine pas, ma chérie, à quel point les journaux doivent réduire l'abomination que c'est. Pire! On revient de Brompton, il y a une deuxième pyramide.- à la grande surprise de ses vis-à-vis il esquissa un sourire-. Je sais déjà le titre de l'article pour le blog: Les Cimetières aux Pyramides. Je trouve ça parfait.»
Sherlock et Mary en face, ne comprenaient pas le comportement de John. C'était, comme le regrettait parfois Sherlock, un homme de sentiments et en ce moment, il ne semblait n'être que l'ombre de lui-même. Il semblait froid quasi indifférent. Sherlock l'avait vu plus encore que la fiancée de son ami, depuis hier où il avait hurlé sa colère sur Anderson, il n'était plus le même. Il n'avait pas dormi certes, mais le matin même il s'était retrouvé en caleçon devant lui sans que cela ne paraisse le gêner lui si pudique, il n'avait pas non plus hésité sur le fait qu'il allait passer la nuit à Baker Street, comme si tout était aussi simple. Et il y avait cette froideur qui émanait de lui. Violente et douloureuse pour ceux qui ne le connaissaient pas comme ça.
L'affaire sur laquelle ils étaient été beaucoup trop dure et était en train de détruire leur John.
Après s'être expliqué avec Mary, il suivit Sherlock dans un taxi les menant jusqu'au 221B Baker Street. Et sans manger, sans un mot ils se séparèrent, John allant dans sa chambre et Sherlock restant dans le salon.
John dormi un peu plus cette nuit-là, peut-être une heure, mais ce n'était pas à cause des cauchemars qu'il ne trouva pas plus le sommeil. En effet, c'était plutôt l'absence de ceux-ci qui inquiétait le médecin et l'empêchait de mieux dormir.
Ainsi, tout comme la veille il resta là regardant le plafond et écoutant une fois de plus le violon à l'étage du dessous.
Mais cette fois-ci rien n'était comme la veille. John se sentait apathique. De plus il avait un très mauvais pressentiment quant à la suite des événements. Demain portait le risque de découvrir à nouveau un de ses massacres et il ne savait pas si il serait capable d'en supporter un de plus.
Voilà! J'espère que ce chapitre vous a plu, à vrai dire je me trouve moi même un peu plus hésitante... Je sais pas...
En tout cas si il y a encore des fautes dîtes-le moi!
J'avais dit que l'écriture venait facilement, et je me suis trompée^^ Donc ce sera bien tous les dimanche soir à partir de maintenant, ça me laisse le temps d'écrire (en une journée environ) et de passer le reste de la semaine à me relire continuellement ^^
AH! Et si j'ai des reviews je mettrais les réponses dans l'en-tête à partir du prochain chapitre!
Pleins de Beuzous!
Takie!
