Hep ! Voilà le deuxième chapitre. Et oui, tout aussi court. Je crois que je m'attache à ce format. :')

Merci Hime-Amande (oui, j'aime beaucoup les anciens Jeux, mais dans ce cas-ci, j'aime surtout Finnick :P), Berteen x (je t'ai déjà répondu ^^), KatnissLjay (ainsi que Cato et ses abdos), Lila B.W.H (meurciiii :D) et Leorette (j'espère ne pas te décevoir avec ce chapitre, car j'ai moi aussi décidé que Finnick et Annie se connaissaient avant ses Jeux :S) pour vos commentaires :D


Une tristesse veloutée


Père et fils se regardent longuement, silencieux.

– Tu l'as vraiment fait, lui dit l'homme d'une voix fatiguée.

Les émotions noires qui sont transmises contrastent violemment avec le décor de velours dans lequel ils se trouvent. Derrière la porte se tient un Pacificateur, la mine inexpressive et l'arme à la ceinture. Dehors, les bruits de la fête qui se prépare se font déjà entendre.

Ce soir, le district Quatre célèbre. Dans deux semaines, peut-être sera-t-il en deuil.

Le père se lève, soupire. Il sourit doucement, passe une main dans les cheveux de son fils toujours assis.

– Tu as la beauté de ta mère. Sers-t-en.

– Promis, lui répond le garçon, la gorge nouée.

Remplaçant le père entre Annie Cresta, la jolie fille avec qui il a eu les conversations les plus marquantes de sa vie.

Doucement, elle se love dans un fauteuil en face de lui, caressant l'accoudoir d'un bourgogne macabre.

– Combien de gens se sont assis ici pour ne revenir qu'en cadavres déchiquetés ? demande-t-elle d'une voix pensive.

Encore une fois, il s'étonne de ses remarques perspicaces.

– Ça ne sera pas mon cas, dit-il calmement.

Il se demande s'il dit cela pour la rassurer ou pour se rassurer lui-même.

– Ça vaut mieux. Tu ne veux pas me voir en colère.

Elle se lève, dépose un baiser sur son front. D'un pas gambadant, elle quitte la pièce sans un regard de plus. Il trouve que le monde est à l'envers. C'est lui, qui aurait dû lui donner une bise réconfortante.

Le beau jeune homme reste seul dans la grandiose pièce, un peu perdu. Il ne sait plus s'il doit être heureux ou triste, finalement. Laisser les gens qu'il aime derrière est plus douloureux qu'il ne le pensait.

Il serre le poing, prend une grande inspiration.

Les adieux sont déjà terminés.