Chanson : Se souvenir des belles choses - Gaëtan Roussel
Disque « La mécanique du coeur » de Dionysos
Barcelona - Les Plastiscines
Song for Jedi - Dionysos
(Euh, oui, j'ai décidé de vous donner les chansons qui m'inspirent quand j'écris, c'est une vieille habitude que j'ai quand j'écris..)
Merci à aux reviews que j'ai reçu, c'est toujours sympa de recevoir des encouragements :)
Choix N°1 : Aide ou ignorance ?
Drago déambule, seul et perdu dans l'immense Poudlard. Il fait un temps paradisiaque dehors et il aurait sans doute mieux valut qu'il soit dehors, à profiter du soleil, à se prélasser dans l'herbe douce et à jouer avec ses camarades. Mais il n'en a pas envie, il n'en éprouve, de plus, aucunement le besoin. Il continue à marcher, les jambes raides, la mâchoire contractée. Il semble si tendu et marche sans regarder autour de lui, certain déjà de la direction qu'il veut prendre. Sa cape vole contre ses chevilles et ses bras son raide, dans la prolongation de son corps. Il continue à avancer, dépasse la Grande Salle, monte deux par deux les marches de l'immense escalier de l'entrée et continue à monter toujours plus haut dans son école, son refuge. Il marche tant et si vite qu'il ne remarque pas une deuxième personne qui ne devrait pas être là. Cette personne marche en face de lui, dans la direction inverse. C'est Hermione Granger, la Gryffondor. Elle déambule tranquillement, s'apprêtant à rejoindre ses amis dans le parc et voit Drago Malfoy arriver en sens inverse, rapide et raide. Elle trésaille parce qu'elle sait ce qui l'attends quand il va la voir mais elle serre les dents et avance, un immense livre coincé sous son bras, une allure fière sur le visage. Elle refuse de se pousser, attendant qu'il le fasse et continue à marcher. Sauf qu'il ne l'a pas vu, trop pris dans ses réflexions tortueuses et ils se percutent violemment. À cause du choc, Hermione est propulsée par terre, les feuilles qu'elle a coincé dans la couverture de son livre volant au quatre coins du couloir. Drago tombe aussi mais se relève si vite qu'elle se demande si ça n'a pas été une illusion que de le voir au sol. Il lui lance un regard tellement sombre qu'elle sent ses entrailles se rétracter dans son abdomen.
« Fais un peu attention où tu marches, sang-de bourbe, crache-t-il. Tu n'as donc pas vu que tu étais sur mon chemin ?
- Si, rétorqua Granger en se levant, sonnée mais sûre d'elle. Mais c'était à toi de te pousser, tu ne connais pas la galanterie ?
- Avec les femmes, oui, pas avec les gamines! »
Il lui tourne le dos et s'apprêtent à s'en aller mais Hermione n'a pas dit son dernier mot. Elle en a marre d'être humiliée, marre d'être considérée comme une moins que rien. Elle agrippe le bras du Serpentard et avant qu'il ne proteste lui coupe la parole.
« Tu n'es qu'un petit con prétentieux, Malfoy, s'énerve-t-elle. Tu te crois supérieur à tout le monde mais tu es la fiente de Poudlard, la personne la plus exécrable qui puisse jamais exister ! Tu te prends pour le centre du monde, pour un prince mais tu n'es rien, rien qu'un pion minable et sans importance. Tu te prélasses dans des privilèges qui n'auront qu'une durée limité dans le temps. Tu ne mérites pas même la vie tant tu es inutile. Je ne devrais pas gaspiller ma salive pour toi mais je n'en peux plus. Je ne supporte pas que tu te leurres de la sorte alors écoute-moi -écoute-moi bien pour la première fois de ta pitoyable vie -, je te hais, Drago Malfoy. Et un jour tu payeras pour toutes la méchanceté que tu as pu montrer. »
La jeune fille est essoufflée. Elle suffoque parce qu'elle n'a pas respiré une seule fois tout du long de sa tirade. Le rouge au joue, elle garde le regard au sol. Malfoy l'attrape par le poignet et la frappe au visage. Elle tombe de ton son long dans le couloir quand une personne fait irruption.
« Que vois-je ? Caquette une voix bien connue du Serpentard. Un combat Gryffondor Serpentard ? Quel originalité, par Merlin ! Et évidement, vous ne pouviez pas vous disputer dehors mais non, vous vous sentez obligés de pourrir mon couloir...
- Lewis, fait Hermione d'une voix sombre en se relevant grâce au mur.
- Oh, pas la peine de te relever pour moi, Granger. Tu aurais du rester par terre, c'est ta place, non ? »
La Gryffondor lui lance un regard noir et, sans une autre parole, elle attrape son livre et s'en va, laissant les feuilles volantes dans le couloir, refusant de rester une seconde de plus en compagnie de ces deux ordures. Jenna tourne alors son attention vers Drago, son meilleur ami et fronce les sourcils.
« Cette fille ne méritait pas que tu la frappe aussi violemment, Drago, commence-t-elle d'une voix posée.
- Tu n'étais pas là, murmure-t-il d'une voix caverneuse. Tu n'as pas entendu ce qu'elle a dit.
- Tu te trompes ; je suis là depuis le début. J'ai tout entendu. Et ne dis pas qu'elle a tord. Tu te comportes comme un prétentieux et un con, ni plus ni moins.
- Alors si tu penses comme elle, hurle Drago. Pourquoi tu ne pars pas avec elle ? Laisse-moi, Jenna, continue-t-il de crier alors qu'elle avance sa main vers lui. Ne me touche pas. Puisque tu me hais, comme elle !
- Ne sois pas stupide ! Je ne te hais pas, je te l'aurais fais savoir, Drago. Je t'aime, tu es ma seule famille.
- Peut-être qu'il est temps que nous arrêtions de nous voir, Lewis, lance-t-il d'un ton froid. Comme ça, peut-être que tu réaliseras qu'il n'y a jamais rien eu entre nous. »
Jenna reste stoïque, le visage fermé, les lèvres pincées tandis que Drago, dans un mouvement ample de cape disparaît derrière un mur. La Lewis lève les yeux vers l'immense fenêtre. Le temps est radieux pour un mois de mai. Elle fait planer son regard sur le sol et ramasse lentement les papiers abandonnés par Hermione. Quand elle arrive dans son appartement, elle les range dans son sac de cours pour le lendemain. Puis, un sanglot lui transperce le corps. Elle se recroqueville sur elle-même et se met à pleurer de grosses larmes. Elle a l'impression que son cœur a été arraché de sa poitrine. Elle prie pour que la douleur s'arrête mais sa blessure est cuisante, la tristesse la rongeant jusqu'à l'os. Ce soir, elle n'arrivera pas à dormir...
~.~
Quand Jenna cesse de pleurer, c'est déjà le matin. Elle voit le soleil se lever, au loin mais elle a froid et elle frissonne. Elle a froid malgré les grosses couvertures sur elle. Elle n'arrête pas de penser à Drago. Était-il sérieux ? Pensait-il vraiment ce qu'il avait dit ? Soupirant, Jenna se lève et va dans sa salle de bain. Elle se regarde et se trouve moche. Elle a les yeux rougis par les pleures et son nez est rouge à force de renifler. Elle s'enferme dans sa cabine de douche et s'assoit tandis que l'eau glisse sur elle. Elle a trop pleuré et aucune autre larme ne coulera de ses grands yeux à la couleur du miel. Elle est détruite mais il faut qu'elle se secoue et qu'elle aille en cours, pour ne pas attirer l'attention. Jenna Lewis a reçu les mots de Drago Malfoy comme une flèche en plein cœur et son monde semble s'émietter petit à petit. Elle inspire douloureusement, car même faire entrer de l'air dans ses poumons lui fait mal, et elle sort de sa douche, enfile son uniforme avant de filer vers sa petite cuisine. Un bref regard à sa montre lui indique qu'il lui reste dix minutes avant le début des cours. Elle s'accorde un petit café et sort du confort de son appartement. Les couloirs de Poudlard ressemblent à une fourmilières. Les élèves se poussent, s'empressent, s'interpellent dans un brouhaha indescriptible. Elle soupire imperceptiblement et avance, tête haute, démarche sûre et masque d'arrogance sur le visage. Et elle se met en route, fière, orgueilleuse. Jenna Lewis a une image a préserver, même si son cœur est en miette, même si son corps souffre le martyr. Elle avance et les autres s'écartent sur son passage, intimidée par cette fille magnifique. Elle se dirige vers le deuxième étage et s'adosse au mur de la salle de défense contre les forces du mal et attends patiemment que son professeur arrive. Ses condisciples de Serpentard se regroupaient devant la porte, lançant des regards craintifs à Jenna, chuchotant entre eux. Quand Drago arrive, accompagné de son meilleur ami Blaise, il ne lui accorde pas un regard. Il a revêtu son costume de prince des Serpentard. Jenna comprends bien que ce n'est pas maintenant qu'elle aura la réponse à ses questions. Le professeur Rogue apparait. Ils n'ont plus d'autre choix que de rentrer en classe. Drago ne lui adresse pas un regard de la journée. Journée qui paraît éternelle pour la jeune Lewis. Elle est fatiguée. Elle a froid. Elle se rend à la bibliothèque, épuisée et cherchant du réconfort dans cette pièce déserte et silencieuse. Elle se recroqueville contre un fauteuil moelleux et fouille dans son sac à la recherche de son livre de chevet du moment. Ses doigts rencontrent alors de pages de papiers qu'elle sort de son sac. Il s'agit des feuilles que Hermione Granger a oublié, la vieille, dans le couloir. Elle les contemple et se dit qu'elle ferait bien de lui rendre. Une choses attire alors son attention. Sur le parchemins, noircis de la petite écriture étriquée et sage de Hermione Granger était inscrit des milliers de sort de magie noir. Jenna en tombe des nues, et continue de lire. Mais c'est bien de la magie interdite, du moins au sorciers de premier cycle. Jenna lis longtemps quand une voix aigüe lui vrille les tympans.
« MES PARCHEMINS ! »
Une mains fines arrache les formules grouillant sur papiers, surprenant Jenna qui relève la tête et tombe nez-à-nez avec Hermione, rouge de honte, tremblante de rage.
« Tu étudies la magie noire ? Sérieusement ?
- Tu as lu ? Tu n'avais pas le droit !
- La magie noire, Granger ! C'est n'importe quoi ! Toute seule ! Tu veux te retrouver dans les premiers rangs quand ma guerre éclatera, juste à la droite de Voldemort ? Tu n'es pas aussi intelligente que tu le laisses croire ou quoi ? On ne t'a jamais dis que c'était dangereux de toucher aux affaires des grands ? »
Hermione passe du rouge au violet puis au orange à une vitesse incroyable. Jenna s'est levée pendant son monologue et se tient en face d'elle, les jambes écartées, énervée mais surtout choquée. Dans un grognement de rage, elle se laisse tomber sur la canapé, attrapant au vol les parchemins. Elle les parcourt rapidement des yeux, chuchote les formules avant d'arrêter son doigts sur un gribouillage en particulier.
« Le sort d'illusion, commente-t-elle plus pour elle-même que pour Hermione. Drôlement dur à maitriser mais quand il est sût, très utile. C'est plus de la torture que de l'attaque proprement dite, d'ailleurs. Redoutable quand il est utilisé par un mage très imaginatif ...
- Tu ... Tu t'y connais ?
- Évidement. Je faisais des recherches... Tu n'es pas la seule à fréquenter la bibliothèque, Hermione. Même si j'y suis beaucoup moins que toi.
- Tu pourrais m'apprendre ? »
Le regard ambre de Jenna toise durement Hermione qui, rouge mais sûre d'elle décide de mettre de côté son aversion pour la maison verte et grise.
« Pourquoi veux-tu apprendre la magie noire, Hermione Granger, meilleure amie du Survivant, de Harry Potter, prêcheuse du bien et la bonne magie ? Toi, la bonne élève qui lève la main la première dans son immonde costume de vierge effarouchée, qui veux tout faire mieux que les autres, la petite moldue étriquée dans ses idée préconçue et enfermée dans son confort personnel ? Toi ? Tu voudrais que moi, Jenna Lewis, l'exclue, la mauvaise, la sombre, la Serpentard Jenna Lewis je t'apprenne à utiliser un sort de magie noire à la porté des plus grands mages noirs ? Mais pourquoi ? Aurais-tu perdue ta bienveillance ou ta bonté sur le chemin de la perfection, Granger ? »
Hermione perds un peu de sa rougeur. Baisse la tête. Elle n'a pas été touchée par les paroles de Jenna car elle les a prononcé avec tellement de douceur que la Serpentard aurait pu ajouter n'importe quoi, la pire des insultes, la plus éhonté des provocations, la Gryffondor n'aurait pas réagit tant le son de sa voix était doux et plein de pitié. En Jenna un violent débat faisait rage.
« Dois-je l'aider,quitte à m'ouvrir aux autres ou rester fermement campée sur mes positions ? »
« Je veux pouvoir les battre sur leurs propres terrains, souffle le jeune prude du bout des lèvres, comme si cet aveu lui brûlait la langue et lui retournait les tripes. Je refuse de croire qu'ils ont des pouvoirs que nous ne pouvons atteindre. Je... Je veux savoir à quoi m'attendre.. Et les surprendre. Je ne suis pas la petite gourde qu'on imagine qui je suis. »
Hermione plonge ses yeux noisettes dans ceux emplis de lueur dorée de Jenna, comme pour la persuader de ses dires. Un imperceptible sourire frôle les lèvres de Lewis quand elle se lève de son fauteuil. Elle a fait son choix. Le premier un temps soit peu dangereux depuis sa conception.
« Soit, Hermione Granger, je t'apprendrai. Viens à vingt heures précises dans mon salon, tu n'auras qu'à réveiller le tableau de l'Ignorant Endormi et donner ton nom, il te laissera entrer. Hermione... Tu es sûre de ce que tu veux faire ?
- Oui.
- Ça va être un long apprentissage. Je veux que tu écoutes ce que je te dise et que quand je t'ordonne quelque chose, du moins dans le cadre de ton ... éducation aux sciences occultes, tu m'obéisses dans la seconde et sans piper mot.
- Bien.
- Je veux aussi de toi une concentration sans faille. La magie noire est un poison, un écart et tu te retrouves imbibée. Paf, dans la casserole, sans un bruit, sans un sursaut... Par surprise. Et après, tu te retrouves à quatre pattes devant le Seigneur Noir parce qu'il est le seul à pouvoir t'apporter la dose de puissance dont tu as besoin.
- Je serais concentrée. »
Jenna sourit pour de bon sort de la bibliothèque.
« Je garde les parchemins, on commencera pas analyser tes recherches. Et sois à l'heure, j'aime la ponctualité ! »
La tonalité de son rire s'enfuit dans les couloirs. Hermione soupire. Elle a trouvé ce qu'elle voulait, même si passer beaucoup de temps avec cette fille lunatique l'embête, elle fera avec. Elle jette un regard anxieux autour d'elle pour voir si quelqu'un, à part les livres poussiéreux de la bibliothèque a entendu leur conversation. Elle sort sur la pointe des pieds, part le plus discrètement possible, sans se faire repérer, comme une souris ou une enfant consciente de faire une bêtise.
~.~
Jenna est rentrée directement chez elle. Elle n'a pas supporté l'hypocrisie qui règne dans la classe des Serpentard et s'offre donc le privilège de sécher le reste de sa journée. Une fois le tableau franchis, elle eu la surprise de trouver Drago Malfoy assis sur son canapé, dans un demi-sommeil, allongé sur le sofa écrue. Elle l'observe de loin et lui trouve une drôle de ressemblance avec les anges. Elle sourit. Passe sa main dans ses fins cheveux blancs. L'embrasse sur le front. Ses paupières papillonnes tandis qu'elle frotte les mains du jeune homme contre son visage.
« Jenna, soupire-t-il d'aise en empoignant son visage et en plaquant son front contre le sien. J'ai eu peur que tu m'en veuilles..
- Drago, éclate-t-elle de rire. Arrête la guimauve, on a plus cinq ans, on a pas à s'expliquer après s'être fait la gueule.
- Mais...
- Tututut ... Moi, en tout cas, je veux pas savoir.
- ... Comme tu voudras. Tant que je peux encore faire ça ! »
Il l'attrape par les hanches et ils roulent sur le tapis moelleux devant l'antre de la cheminée. Il la chatouille tellement que des larmes de rires perlent ses yeux. Son rythme cardiaque s'est accéléré et elle n'arrive bientôt plus à respirer correctement tant elle rit. Ils ne peuvent s'empêcher de se chamailler jusqu'à l'heure du diner. Jenna vire alors sans ménagement Drago de chez elle. C'est quand il disparaît au détour d'un couloir que Lewis se rends compte qu'elle ne lui a rien dit pour Hermione. Elle pince les lèvres et jure de le faire le lendemain. Ce soir, elle a une formation à commencer.
ça vous a plut ? :$
La suite arrivera dans un petit moment...
Ju. D
