Je tiens avant tout à dire que les personnages ne m'appartiennent pas. Ils appartiennent à Marvel. De plus, je ne fais que traduire cette histoire, cette fiction étant celle de Jamie Hook

Titre original: Only The Good.

Auteur: Jamie Hook

Traductrice: NameIs.

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Seulement le bien

Deux semaines plus tôt.

Gretchen Mills avait travaillé dur toute sa vie. Ce qu'elle essayait de rendre chaque jour était la vie. Elle se fichait que ce soit la vie d'un chien, d'un chat, d'un homme, d'un mutant si elle était en danger, elle était prête à risquer sa vie pour la sauver.

C'est pourquoi elle était devenue médecin.

C'est pourquoi elle était debout en face d'un homme aux yeux du diable depuis que ces collègues avaient refusés de s'en occuper. Mais elle, elle le ferait. Que ce soit parce qu'elle avait un peu d'amour-propre et parce qu'elle avait ses résultats des tests dans ses mains.

« Alors, qu'est-ce que j'ai, doc ? », demanda l'homme avec un fort accent qu'elle ne put identifier, en toussant légèrement.

Gretchen serra les dents et serra le dossier dans ses mains au point que ses doigts devenaient blancs.

Elle détestait donner des mauvaises nouvelles.

« Je suis vraiment désolé, monsieur-». Elle jeta un regard au dossier dans ses mains. « -Black ». Elle mit en place des radiographies sur un projecteur. « Ce sont les radios concernant votre poitrine. », expliqua-t-elle.

« Oh. »

« Vous voyez le problème ? »

« Je suppose que ces petits trucs rouges n'ont rien à faire là. »

« Vous supposez bien. ». Elle essaya de ne pas grimacer quand il toussa encore. « Vous fumez ? »

« Toujours. »

« Notre problème vient de ça. ». Elle continua à observer les radiographies.

« Et quel est notre problème, doc ? », la pressa-t-il.

Gretchen grimaça à nouveau.

Elle détestait donner de mauvaises nouvelles.

« Vous avez des cellules cancérigènes dans vos poumons, Monsieur Black. », finit Gretchen maladroitement.

« Et bien. » Rémy LeBeau ne pouvait pas s'empêcher d'être étonné. Bien qu'il sache que ce serait une mauvaise nouvelle, il ne s'attendait pas à ça. Il s'était créé une nouvelle identité et était sortit de l'Etat pour se faire examiner. Il ne voulait pas qu'ils sachent qu'il était malade.

« Est-ce que c'est différent d'un cancer des poumons ? », demanda-t-il après quelques secondes.

« Ces cellules là sont assez rares et plus agressives. Elles se répandent plus vite. », expliqua Gretchen. « Malheureusement, vous avez déjà une quantité importante et mortelle dans vos poumons. »

« Ah. », laissa-t-il échapper, mélangeant un jeu de carte de façon experte avec ses doigts.

« Je vous conseille d'aller voir un professionnel, quelqu'un qui va vous faire de la chimio au de la radiat-», commença Gretchen.

« Non », Rémy commençait déjà à prendre son manteau.

« Pardon ? »

« Non. No. Nien. Jok. Nut. Ingeno. », répéta Rémy en plusieurs langues, déjà vers la sortie du cabinet. « Je ne veux pas. »

Gretchen resta un moment immobile puis le suivit vivement.

« Mr Black ! », appela-t-elle.

Rémy continua de marcher.

« Mr Black ! ». Elle lui barra la route.

« Que voulez vous ? »,exigea Rémy.

« Vous sauvez la vie ! », hurla Gretchen en français. « Mais vous rendez cela difficile Mr Black. Je vous en serais reconnaissante su vous m'écoutiez une minute ! »

Rémy la regarda étonné avant de hocher la tête pour qu'elle continue.

« La chimiothérapie n'a rien de dangereux. » commença Gretchen. « Si nous travaillons ensemble, vous pourrez dépasser tous ça. »

Rémy l'interrompit :

« Ma tante m'a toujours dit de ne pas parler méchamment à une dame, donc je vais me retenir pour l'instant, mais je veux que vous sachiez qu'il existe de belles manières de mourir. Mourir dans un lit n'est pas la façon dont je veux partir.

« La thérapie ne vous rendra pas faible ! », informa Gretchen alors qu'il recommençait à partir.

« Refuser ne me rendra pas plus faible non plus. »

« Qu'en est-il de vos proches ? » Elle essayait désespérément de trouver quelque chose.

« Ils ne seront pas. »

« Alors vous allez vous laisser mourir ? Parce que vous êtes trop têtu pour faire une thérapie ? »

« Dites-moi, », ricana Rémy. « Quel sont les taux de réussite de la chimiothérapie ? »

Gretchen se sentit rougir. Entre deux et quatre pourcent. Mais, c'était mieux que zéro. Cela donnait l'espoir. Elle crut comprendre que l'espoir était ce qui poussait les gens à se battre.

« Quand je mourrai, », gronda Rémy, comprenant son silence. « Ce sera à me manière. »

Gretchen n'aima pas entendre cela.

« S'il vous plait. » Elle fouilla des les papiers sur le bureau et prit des brochures. « Réfléchissez bien. » Elle lui tendit les papiers.

Rémy hésita un instant avec de prendre les papiers.

« Je vais y réfléchir. », mentit-il.

Gretchen soupira de soulagement.

« Je vous remercie. » Elle sourit, se dégageant de sa route.

Rémy hocha la tête et se dirigea vers la porte.

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Il était assis à l'extérieur du manoir pendant un bon moment, sur sa moto et en train de regarder le manoir. C'était vraiment un beau bâtiment. Il avait de la gueule. Il était vivant. Même de l'extérieur on pouvait entendre les cris et les hurlements qui faisaient penser l'Ecole Xavier était une maison. Chaleureuse et accueillante.

C'était sa maison. Sa famille était ici.

Rémy lâcha un soupir qui se termina en toux. Il descendit de sa moto, une autre de ces mauvaises habitudes qui pourrait le tuer, et se dirigea vers la porte.

« Gambit ! » Jamie le vit en premier, le visage heureux, quand il courut vers Rémy.

Rémy se mit à rire alors qu'il ramassait l'enfant et le portait jusqu'à la cuisine, le posant sur le comptoir pour qu'il soit bien en face de lui.

« Je t'ai manqué gamin ? », sourit-il.

« Ouais », Jamie se jeta dans ses bras avant de s'attaquer à lui par terre.

« Wow ! », toussa Rémy et se mit à rire en même temps.

Il détestait qu'il allait perdre ça.

« Où étais-tu ? », demanda Jamie quand il se fut calmé.

« Loin », sourit Rémy

« Je sais », souffla Jamie

« Je pense que la question qu'il faudrait poser est plutôt où n'est-il pas allé. » Piotr Raspoutine sourit alors qu'il marchait à côté de John Allerdyce, qui tout les deux, avec lui, étaient arrivés quand les Acolytes furent dissous.

« Pourquoi Petey ? », demanda Rémy, en se retenant de tousser. « Tu veux dire que j'ai été dans des endroits peu recommandables ? »

« Nous avons entendu pas mal d'histoires sur toi mon pote. », gloussa John. « Tu serais capable de tromper le diable lui-même. »

« Je suppose qu'il faut prendre en considération certaines choses. », murmura Rémy

« Quoi ? », demanda Jamie.

« Rien », sourit Rémy quand il redressa Jamie et se leva. « Maintenant, peut-on me dire où est ma Chérie, s'il vous plait. »

« Elle est parte se reposer », expliqua Piotr. « Elle avait l'air d'avoir mal à la tête. »

Rémy hocha la tête.

Monter les escaliers. La sensation de la rampe de bois sous sa paume montrait des années d'utilisation. Le souvenir de chaque matin quand tout le monde se bouscule dans les escaliers le fit se pencher un peu plus sur la rampe. Il pouvait voir des anciennes traces et des empreintes. Pourquoi n'avait-il jamais remarqué cela avant ? Pourquoi avaient-elles l'air aussi importantes aujourd'hui ?

Il fronça le nez, mécontent de toutes ses émotions à cause d'une rampe d'escalier.

Ses bottes frappaient le sol en un bruit sourd quand il allait vers la porte de Rogue, se demandant ce qu'il allait pouvoir lui dire. Il n'avait pas envie d'en parler. Il voulait juste être avec elle.

« Chérie ? », appela-t-il.

Il entra sans attendre de réponse. Il fut confus quand il vit que la chambre était vide, avant de comprendre. Il souriait, espiègle.

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Rogue était mignonne dans son lit. C'était un fait. Elle semblait être dans son élément, recroquevillé dans les draps rouges. Le blanc de ses cheveux éparpillé sur les oreillers contrastait avec la sombre ambiance de la chambre. Sa peau brillait dans l'obscurité.

Il se permit de glisser des mains dans ses cheveux, les dégageant de son visage et les plaçant derrière ses oreilles.

Il souhaitait qu'elle ouvre les yeux, afin qu'il puisse les voir. Qu'elle parle, pour qu'il puisse l'entendre. Mais elle dormait. Pour l'instant, il se contenta de la regarder. Sa main frottant des cercles sur ses bras et son dos, lui racontant des histoires sur ce que le grand Rémy LeBeau voulait faire, l'avenir qu'il voulait avoir.

« Je suis désolé chérie. », marmonna-t-il, se retenant de tousser.

Rémy se demanda pourquoi elle était allée dans sa chambre alors qu'elle était malade. Peut-être parce qu'elle savait qu'il allait prendre soin d'elle quand il la retrouverait ?

Mais qui prendra soin d'elle quand il ne sera plus là ?

Qui ?

Il se retira, loin du lit, s'arrêtant un instant quand elle s'agita, marmonna quelque chose d'incompréhensible, et se blottit à nouveau dans les oreillers.

C'était surtout ça qu'il ne voulait pas quitter.

Mais comme la plupart des choses dans ce monde, ce moment aura sa fin.

Il ôta sa veste et la posa sur la chaise, décidé que ce qu'il avait le plus besoin était de l'alcool et de l'action.

Il ne remarqua pas les brochures, qu'il avait mises dans la poche de son manteau, tombées par terre quand il quitta sa chambre.

« Où tu vas Gumbo ? », grogna quelqu'un derrière lui.

« Boire un coup dehors. » Rémy se tourna, souriant vers Logan. « Envie te joindre à moi ? », Rémy espérait sincèrement que l'homme refuserait. Il y avait des moments pour boire avec les copains, et il y avait des moments pour boire seul.

Logan sourit.

« Non, j'ai une séance dans la Salle des dangers avec les nouvelles recrues. »

« Ah », sourit Rémy en retenant une toux.

Logan devint septique au son de sa respiration sifflante, qu'il avait déjà remarqué avant mais qui était plus prononcée aujourd'hui.

« Tu vas bien Gumbo ? »

« J'ai la pèche, Monsieur Griffes ». Rémy tenta de sourire, maladroit.

« Hum ». Logan ne semblait pas totalement convaincu. Mais laissa le sujet tombé.

« Bon, je vais y aller. »

L'air frôla ses bras nus, quand il ferma la porte derrière lui, et pour la première fois depuis qu'il avait emménagé à New York, il accueillit le froid les bras ouverts. Il apprécia la chair de poule qui de dressait sur sa peau.

Il fronça le nez pour la troisième fois aujourd'hui.

Il n'aimait pas du tout cette nouvelle perspective que le cancer lui donnait.

Merde, il n'aimait tout simplement pas le cancer.

Il regarda ses mains et ne fut pas surpris de trouver un jeu de cartes dans une main et un parquet de cigarettes dans l'autre.

« Qu'est-ce que je vais faire de vous petits bâtards ? » Il prit une cigarette et la mis à ses lèvres, l'allumant avec ses doigts. Il alla vers sa moto toujours dans l'allée. Il croisa son reflet dans une fenêtre du manoir, la cigarette à la bouche.

« Quoi, tu pensais que j'allais arrêter parce que je vais mourir ? »

Il secoua tristement la tête quand il s'approcha de sa moto.

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« Gambit ? », appela calmement Piotr, ne voulant pas le déranger s'il dormait ou faisait autre chose. « Rémy ? » I hésita à rentrer dans la chambre.

« Rémy ? », répéta-t-il, quand il avança doucement dans la chambre.

Il marcha sur quelque chose.

Il baissa les yeux sur les papiers qu'il avait piétinés.

Rogue s'agita dans le lit de Rémy. Elle avait fait un beau rêve. Rémy était à côté d'elle, il lui parlait de son avenir. Leur avenir. Le concept semblait prendre place maintenant qu'elle contrôlait sa mutation.

« Rémy ? », appela-t-elle, à moitié endormi quand elle entendit du bruit à côté d'elle.

« Euh-». Piotr leva les yeux écarquillés, accroupi sur le sol en train de ramasser les brochures. « Non, ce n'est pas Gambit. ». Il essayait de cacher quelque chose derrière son dos. « J'étais-J'étais. », bégaya-t-il, en oubliant pourquoi il était venu dans la salle.

« C'est bon, » dit Rogue, trop fatigué pour voir la maladresse inhabituelle du Russe. « As-tu vu Rémy ? », bâilla Rogue, voulant lui faire part de son rêve.

Piotr réfléchit rapidement à propos des papiers dans son dos et à son meilleur ami.

« Non, », mentit-il. Le mensonge glissa sur sa langue avec une incroyable aisance pour quelqu'un qui ne mentait jamais. « Il n'est pas encore rentré. »

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« Hey, le mutant. », gronda l'homme à la gauche de Rémy, le distrayant pour la première fois de la bouteille de bourbon en face de lui. « Je t'ai posé une question, petit con. »

Rémy soupira et toussa.

« J'ai pas du entendre puisque j'étais occupé à vous ignorer. », grogna Rémy.

« Je t'ai demandé si tu voulais mourir, le monstre ! »

Un sourire sombre s'étira sur les lèvres de Rémy quand il termina sa bouteille et écrasa sa cigarette.

« Tu sais, », Rémy se tourna pour la première fois vers l'homme. « Mourir pourrait peut-être bien ce que je veux. »

Il frappa sa bouteille contre le comptoir du bar et la fracassa. Le bar était connu pour les anti-mutants que y venaient. Et comme il voulait se bagarrer.