Hello, me revoilà rapidement pour la suite.

On m'a dit plusieurs fois que j'avais un don étrange, réussir à remonter le moral des gens mais aussi à le descendre en même temps. Ne chercher pas, moi même je n'ai pas trop compris mais cela viendrait de mon honnêteté à propos des gens et de ma façon un peu cru de le dire alors je suis obligée de faire attention, je n'ai que des sensible et hypersensible dans mon entourage...

Allez j'arrêtes de vous embêter, bonne lecture !


Chapitre 2 :

N'oubliez pas que les paroles que vous prononcez ont un impact,

Alors dites le bien, pas le mal.

O=*=O

Au matin, dans le lycée Stiles s'était permis de pousser un petit roupillon pour rattraper son sommeil, très, en retard.

Et là Stiles observait avec peine Scott qui tentait de tenir une discussion civilisée avec Allison. D'ailleurs ne semblait-elle pas plus réceptive aujourd'hui ?

Il soupira et reporta son attention sur Lydia qui les observait aussi.

- Et ? Tu sais quoi de plus sur la fille dont je t'ai parlé ?

- Elle vient de France comme Allison mais a vécut deux ans en Angleterre et une année en Irlande, bonne élève, déléguée trois années d'affilées, elle a fait partit du club de dessin durant toute sa scolarité, énonça Lydia en lisant sa petite feuille où des lettres noires se bousculaient avec beauté, même son écriture était parfaite.

- Mais tu n'as rien de plus que des infos scolaire ? Demanda dépité l'étudiant.

- Non, dit hautainement la blonde. Je ne suis pas agent secret, je ne peux pas savoir plus que ce qu'elle raconte sur internet ou aux gens.

Danny arriva près d'eux alors que Stiles fulminait, cette fille était pire qu'il n'avait pensé.

- Eh Danny ! S'exclama le fils du shérif au bout d'un moment. Tu as des nouvelles de Jackson ?

Lydia se renfrogna terriblement et Stiles sut qu'elle souffrait toujours du départ de son petit ami.

- Non, rien, répondit le jeune homme. C'est le silence radio depuis son départ.

- Bah, je suis sur qu'il est en train de courir dans un près vert au fin fond de la campagne, pour se ressourcer, dit Stiles à l'adresse de Lydia espérant que ses insinuations lui ferait monter le sourire aux lèvres.

- Si tu veux en savoir plus pour ne pas paraître complètement idiot quand tu la dragueras demande a quelqu'un d'autre ! Répliqua Lydia en allant vers Allison pour la tirer par le bras et aller manger.

- Tu sais mieux vaut lui parler sans trop te renseigner sur elle, ça pourrait la mettre mal à l'aise que tu sache beaucoup sur elle alors qu'elle ne saura rien sur toi, souffla Danny comme un conseil alors que Scott arrivait.

- Tu as quelqu'un en vu Stiles ? Interrogea le loup-garou les yeux écarquillés de curiosité.

- Mais non ! Pas elle ! S'écria le petit brun en levant les bras au ciel avant de réaliser qu'il avait dit quelque chose de douteux. Enfin j'ai personne en vu !

Scott et Danny échangèrent un regard entendu en se dirigeant vers la cantine pendant que Stiles fulminait en les suivant à la traîne.

Alors qu'ils entraient dans la cantine, l'étudiant vit la fille, Asriel, assise seule à une table un livre devant elle, un carnet de note juste à coté et une assiette à moitié vide oubliée.

Il resta un instant à l'observer. Les sourcils froncés ses yeux gravitaient entre son livre à la couverture noir et le carnet de note qu'elle ne cessait de remplir, elle mâchouillait parfois son stylo. L'étudiant gloussa alors qu'une image de Derek se superposait à la fille, un Derek qui portait la chemise blanche rentrée dans le jean noir moulant et les derby noirs d'Asriel, le pire étant d'imaginer Derek avec les ongles manucuré et verni en bleu avec un paquets de breloques au poignet. Son cerveau manquait visiblement de sommeil.

Il s'approcha de la table d'Asriel et la héla, elle leva sur lui un regard supérieur, presque dédaigneux comme ceux que lui jetait parfois, souvent, Peter.

- Oh, tu m'en veux toujours pour l'autre jour ? Grimaça Stiles, Scott arrivant derrière lui.

- Non, souffla-t-elle enfin en cachant de son avant bras la couverture de son livre et son visage s'adoucit pour laisser apparaître un fin sourire.

L'étudiant s'incrusta à la table et Scott suivit malgré lui, mal à l'aise. Stiles fixa le fin sourire de la fille alors qu'elle rangeait son livre dans son sac se demandant si un Derek souriant aurait les même traits aussi serein.

Stiles réalisa alors que depuis qu'il l'avait bousculé dans les couloirs il ne cessait de la comparer à Derek, il se gifla mentalement tout en notant qu'il faudrait qu'il réfléchisse à cette obsession qui le prenait au sujet de l'Alpha.

- Et qu'est-ce que tu me voulais ? Interrogea Asriel.

- Euh … je sais pas, on peut pas juste faire connaissance ? Répondit le brun.

- Qui c'est ? Souffla Scott à son ami. C'est la fille sur qui tu a flaché ?

- Ah, oui désolée, marmonna l'étudiant en se grattant l'arrière du crâne et en ne prenant pas en compte la seconde phrase. Asriel, Scott mon meilleur ami. Scott, Asriel euh...

- La fille qu'il a bousculé dans le couloir, répondit à sa place la fille en tendant la main à Scott, faisant bruir ses bracelets doré, qui la serra par réflexe.

Le portable de Stiles vibra dans sa poche et il le sortit machinalement en enfournant un morceau de viande indéfinissable. Et, sous le regard amusé de la fille et inquiet de Scott il failli avaler de travers en voyant le destinataire du message qu'il venait de recevoir, son portable faisant quelques sauts périlleux avant qu'il le rattrape.

- Putain, Derek ma envoyé un message ! S'exclama-t-il les yeux écarquillés, ce qui lui donnait un air un peu débile.

- Qu'est-ce qu'il veux ? Interrogea Scott en lui prenant l'appareil des mains.

L'humain le récupéra tout aussi vite et fit la moue en voyant ce qu'il lui demandait.

- Il veux juste savoir si j'ai trouvé quelque chose sur … il se stoppa en fixant Asriel qui croquait dans une pomme en fixant ses ongles verni mais un sourire amusé lui montrait qu'elle écoutait. Enfin, tu sais quoi.

Le loup allait répondre par la négative mais un regard atterré de Stiles qui suivait presque le court de ses pensées lui fit comprendre qu'il parlait des meurtres causés par les Alpha.

Ils discutèrent tous ensemble quelques minutes mais Stiles s'agaçait de plus en plus puisque Asriel ne semblait pas d'humeur communicative, et encore moins à son sujet. Pas qu'il n'avait pas l'habitude de faire la conversation tout seul, c'est ce qu'il faisait tout le temps avec Derek mais il voulait des réponses au moins !

Stiles faisait tournoyer sa fourchette dans sa main en posant une énième question personnelle à Asriel, rien de gênant ou choquant à moins que dans son pays d'origine demander sa couleur préférée à quelqu'un était quelque chose de scandaleux, quand il ressentit la présence d'Isaac. Il retira son sac de la chaise près de lui alors que le blond arrivait et posait sa main sur la chaise en le regardant étrangement. L'humain sentait du stress provenir de son ami et aussi une grande faim.

Stiles jeta un regard au blond et soupira, résigné avant de lui tendre le seul truc potable de son repas, la boite de biscuit qu'il avait apporté pour ne pas mourir de faim.

Isaac tendit la main, attiré par cet alléchant en-cas mais il stoppa son geste alors à quelque millimètre de la boite.

- Comment tu as su ? Interrogea-t-il avec une tête étonné.

L'hyperactif chassa cette remarque de la main.

- Enfin, je veux dire, tu es sûr ? Demanda Isaac avec une moue tristounette en pensant que Stiles se raviserait.

- C'est soit tu la prend maintenant, soit je te fourre ces délicieux biscuits dans la bouche jusqu'à que tu t'étouffe avec, répliqua Stiles tout de même irrité qu'il lui pique sa nourriture.

Mais bon, il avait la parfaite tête de l'enfant martyrisé et il devait s'avouer que c'était difficile de ne pas le materner.

Le blond hésita en rentrant la tête dans les épaules avant de lui accorder un sourire désolé pendant que son ventre criait famine.

- Derek ta envoyé un message, dit enfin Isaac la bouche remplit de biscuit et se détournant enfin d'Asriel que Stiles n'avait pas oublié de présenter cette fois.

- Oui, et puis ? Rétorqua sans comprendre l'étudiant.

- Il n'aime pas qu'on tarde à lui répondre. Après il est … grognon, expliqua le blond avec une grimace.

- Il est toujours de mauvaise humeur ! Répliqua Stiles. S'il croit que je vais lui obéir au doigt et à l'œil comme un gentil chien de compagnie il se fourre le doigt profond !

- Du calme Stiles, tempéra Scott. De toute façon tu m'as dit que tu n'as rien trouvé, tu peux bien lui dire.

L'étudiant jeta des regards outré à ses deux ami, les traîtres … et Asriel qui riait sous cape.

Finalement il tapa un message court au ténébreux Alpha qu'il avait bien envie de frapper aujourd'hui. Quoique il se serrait fait sûrement plus mal qu'au loup.

Une réponse de Derek vint à peine trente secondes après l'envoi de celui de Stiles

- Tout ce temps perdu pour un simple « non » … lut à haute voix l'étudiant. Quoi ?! Quel loup mal léché ! Tu veux une réponse et ben tu vas en avoir une !

Il tapa un long message ou il exprimait toute sa haine des loups-garous colériques et crasseux qui vivaient dans une maison tout aussi crasseuse avec pour seule compagnie un loup psychopathe qui ne buvait que « du café très serré » dixit le malade mental qui lui avait demander de lui rapporter un café comme si c'était sa tache la plus impérieuse.

Lorsqu'il releva la tête, la rougeur de ses joues dû à la colère disparaissant peu à peu, il vit Asriel qui cachait son grand sourire.

- C'est un enfoiré, donna pour seule explication Stiles.

Il jeta un regard à ses « faux-ami » dont l'un, blond et bien sculpté, fixaient Asriel comme si c'était un beau morceau de viande à graillé. Il n'avait visiblement pas assez mangé.

- Tu es foutu Stiles, souffla avec peine Scott alors qu'il lissait le message envoyé.

- Mais non, dit-il convaincu.

- Enfin, tu pourras toujours aller voir la « bête » si jamais, elle te tuerait beaucoup plus vite que lui, dit Scott en utilisant le nom de code stupide trouvé pour parler de la meute d'Alpha.

- J'en doute, maugréa Stiles en se rappelant ses rêves il préférait mille fois mourir de la main de Derek, même s'il doutait qu'il le tuerait vraiment, au pire il lui cognerait plusieurs fois la tête contre son volant.

Asriel remarqua le frisson qui parcourut le dos de Stiles à l'instar de ses deux amis.

- Quelle bête ? Interrogea Asriel en fixant les réactions de Stiles.

- Hum ? Répondit rapidement Isaac en avalant d'un trait sa bouchée. Il y a eu cinq meurtre depuis trois semaines, les policiers ont d'abord crut à une bête sauvage avant de se rendre compte de la présence de traces de chaussures.

- Ah, il y a un meurtrier qui rode dans le coin alors, grimaça-t-elle en attrapant son portable qui vibrait.

- Plusieurs même, continua Scott alors que la fille se levait.

- D'ailleurs, fais bien attention à toi, on ne sait jamais ce qui peut arriver, dit Isaac en la fixant alors qu'elle enfilait sa veste de tailleur gris et mettait son sac sur son épaule.

Elle lui offrit un sourire avant de reprendre son expression … dénué d'expression et de s'arrêter près de Stiles.

- Je dois y aller mais ça me ferait plaisir de parler à nouveau ensemble, et puis j'aimerais bien en savoir plus sur cette « bête » et tu semble bien au courant.

L'étudiant acquiesça et attendit qu'elle se soit éloignée avant de se retourner vers Isaac et de lui poser une question.

- C'était quoi ça ?!

- Ça quoi ? Répéta-t-il.

- Ça ! Le fait de ne pas la quitter des yeux, soit dit en passant ont aurait dit que tu voulais la bouffer, et cette mise en garde contre la meute ! On aurait dit un fou, bien capable de commettre ces cinq meurtres.

Isaac allait rétorquer mais Scott secoua la tête puis acquiesça à sa question muette.

- Je sais pas, avoua-t-il. Elle avait une odeur incroyable, et je suis sûr que les Alpha la sentiront à un moment ou un autre alors elle est en danger.

- L'odeur ? J'ai juste trouvé qu'elle sentait le parfum, menthe et miel je pense, dit Stiles.

- Oui, je n'ai pas trouvé quelle était marquante comme odeur, celle d'Allison est dix fois plus attirante, rétorqua Scott.

- Stop ! S'écria Stiles en se levant, sentant l'air s'échauffer. Chacun aime l'odeur de qui il veux, c'est pas mes oignons vos trucs zarb de loup en rut. Alors maintenant ciao, je vous laisse vous bouffer le nez sans moi ! A demain pour notre briefing surnaturel !

Oo-*-oO

Ce samedi au lendemain du cinquième meurtre l'étudiant fit l'effort de sortir de son capharnaüm … sa chambre d'adolescent, et conduisit sa Jeep jusqu'à la vieille allée de la maison des Hale pour participer à la réunion commune, ils faillaient absolument qu'ils entreprennent quelque chose contre les Alpha ou se serrait eux qui en pâtiraient.

L'humain posa à peine un pied sur le sol humide de ce mois de septembre que Derek apparut, Isaac se tenait en haut du perron et Peter était adossé au chambranle de la porte, hésitant entre l'amusement et l'indécision, Scott observait de la fenêtre, un air coupable et inquiet peint sur le visage.

Tout de suite Stiles ressentit un mélange déconcertant de sentiments, il fronça les sourcils devant l'air angoissé d'Isaac et la mine déterminé de Derek cachant un abattement que l'humain ne sut pas à quoi associer.

- Ça ne sert à rien de descendre, tu remontes immédiatement, dit durement le brun en cuir en s'avançant vers lui, la mâchoire crispée.

Stiles sentit son cœur se serrer, Derek ne lui avait jamais parlé comme ça. Pas avec cette intensité de tristesse, comme si les mots qu'il allait prononcer lui était arrachés de force.

- Pourquoi ? Demanda Stiles ressentant une puissante curiosité pour savoir ce qui mettait les loups-garous dans cet état.

- Nous n'avons pas besoins de toi, répliqua sèchement l'Alpha. Retourne chez toi.

L'hyperactif resta figée un instant au contraire de ses habitudes, ne réalisant pas trop ce qui ce passait. Ils étaient dans cet état fébrile seulement parce qu'ils n'avaient pas besoin de lui aujourd'hui ? C'était … déconnecté de toute logique.

- D'accord, répondit Stiles en haussant les épaules. Alors on se verra au prochain entraînement -il observa la meute et rajouta- enfin comme vous voulez.

- Non, tu ne comprend pas, grinça Derek entre ses dents son agitation intérieure coupant le souffle à Stiles. Nous ne voulons plus te revoir aux entraînements ou aux réunions.

- Nous n'avons pas besoin qu'un humain faiblard et gémissant traîne dans nos pâtes, secourra Peter en voyant que Derek s'était stoppé et que Stiles ne bougeait pas.

- Mais je vous ai toujours aidé, et je suis le seul à pouvoir utiliser les petits trucs magiques de Deaton répondit Stiles en haussant les épaules et il sentit que sa réponse agitait encore plus les loups, ses sourcils se froncèrent encore plus. C'est à cause de mon dernier message ? Ça ta énervé à ce point ?

- Tu vas partir, siffla Derek entre ses dents. Tu ne nous apporte pas assez pour être important à la meute et la rendre plus forte. Les humains ne servent à rien.

Stiles accusa le coup, les yeux de Derek s'étaient teintés de rouge alors qu'il prononçait les derniers mots. Il était assez bouleversé pour perdre son contrôle.

L'adolescent chercha du regard celui de Derek comme pour obtenir une confirmation, il était tellement choqué qu'il n'arrivait même plus à déterminer les sentiments de tout un chacun.

Mais lorsque l'Alpha croisa son regard, ses orbes bleues étaient polaires, empreintes d'une rage qui fit reculer l'hyperactif. Il attrapa sa portière et l'ouvrit inconsciemment, il ne savait pas trop comment réagir, tout cela lui semblait hors de son univers, déconnecté de lui.

Il hésita une seconde et jeta un nouveau regard à Derek, là il vit un éclat brillant, et à nouveau il se reconnecta à la réalité et sentit la douleur de Derek, l'effort que ces mots lui avait coûté mais il ne savait pas pourquoi.

Stiles referma la portière près à avoir une explication avec les loups-garous quand il aperçut Lydia qui sortit de la maison et qui fut rattrapée par Allison. Peter leur jeta un regard mauvais et crispa les poings.

- Alors comme ça les humains ne servent à rien, répéta Stiles d'une voix froide que les filles ne purent entendre de leur place.

- Stiles, gronda Derek.

- Non ! Vous me jouez votre petit manège de loups-garous borné et supérieur qui n'ont pas besoin d'aide, OK j'accepte ! Mais que quelques minutes après je vois gambader Lydia et Allison dans ce qui te sers de maison alors non, je ne comprend pas. C'est quoi ce putain de bordel !

- Ça fait plusieurs fois que l'on vient, expliqua Lydia en haussant les épaules. Les loups sont trop idiots pour tout faire tout seul alors ont est bien obligé de réfléchir à leur place.

Stiles regarda sans comprendre Lydia, la colère montait comme un feu dormant dans ses veines inhibant ses aptitudes à décortiquer les sentiments des gens. Mais ce n'était pas sa faute à elle, elle n'avait sûrement rien entendu de la tirade théâtrale de Derek.

- Stiles, dit à nouveau Derek en se rapprochant pour se tenir face à lui, il n'aurait même pas fallut un bras tendu pour qu'ils se touchent, avant de dire d'une voix de basse dure que seul les garous purent entendre. Je vais reformuler : tu n'est rien pour la meute.

Cette fois Stiles sentit son cœur se stopper un instant et s'il aurait été en pleine possession de ses moyens il aurait vu l'éclat de douleur que cela engendra chez Derek et les autres loups, mais il ne le vit pas et pour décharger la colère qui se frayait un chemin ravageur dans son esprit il serra le poing et frappa Derek en plein sur la pommette. Le loup recula même sous le choc et Stiles n'attendit pas plus longtemps pour remonter dans sa voiture et démarrer sans accorder un regard à ses amis.

Pendant ce temps Derek se retourna avec colère vers Lydia.

- Pourquoi tu es sortit ? Cria-t-il.

Pas démontée pour un sou elle haussa les épaules, tapotant sur les touches de son portable pour envoyer un message, avant de répondre.

- Il ne serrait pas partit si tu malmenait juste un peu ses sentiments en parlant des humains, il est trop gentil, dit-elle face au regard sombre de l'Alpha. Il fallait le mettre assez en colère pour … qu'il fasse ceci -et elle montra du doigt la peau qui devenait bleuté puis violacé et jaunâtre sur la joue du loup-garou à mesure qu'il se soignait. Mais ne t'inquiète pas, il finira par te pardonner. On pardonne toujours à ceux que l'on aime, souffla-t-elle avec mélancolie.

Oo-*-oO

Stiles roula aux limites de la vitesse autorisée jusqu'à la ville voisine pour décharger sa colère qui menaçait de le faire exploser. De quel droit le loup mal léché au regard bleu s'autorisait-il à dire ça ?

Ses pensées défilaient à toutes allures, il n'arrivait pas à se fixer sur quelque chose de précis.

Il avait mit la musique à fond espérant que cela calmerait ses nerfs qui pulsaient finalement tout aussi sourdement que les basses de la chanson.

Il ralentit à l'entrée de la ville et se rendit vers son garagiste habituel, autant profiter de ce coup de sang pour aller récupérer les pièces de rechanges commandées pour sa Jeep et qui patientaient depuis près de deux semaines. A sa décharge Stiles avait été trop occupé à tenter d'aider sa … la meute de Derek avec les Alpha et de passer le reste de temps qu'il avait à essayer de dormir un peu sans se mettre à voir un groupe d'Alpha bodybuildé chasser une pauvre victime qui avait sentit un peu trop bon pour son bien.

Stiles ne resta pas longtemps au garage et lorsqu'il sortit de là il percuta franchement quelque chose, ayant la consistance d'un mur, qui le fit tomber sur les fesses à cause de la force de l'impact. Il releva la tête pour tomber sur une main tendue, il l'attrapa par pur réflexe avant d'observer la personne bousculée et que ses yeux atterrissement sur des boucles blondes parfaites. L'étudiant resta quelques minutes bouche bée en fixant son vis à vis qui lui adressa un sourire contrit.

- Ah, bah ça, souffla l'hyperactif. Salut Erica … mais d'où tu sort, enfin où tu étais pendant ces quatre mois ? Nan, mais franchement quelle idée de disparaître comme ça sans donner de nouvelles ?!

- Salut Stiles, répondit la jeune louve. Moi aussi ça me fait plaisir de te revoir.

- Ah bon ? Tu blague pas ? Interrogea-t-il en entendant la sincérité dans sa voix et en oubliant pour quelques instants la scène passé plus tôt avec la meute.

- Et si on allait prendre un café, ou un coca vu que je sais que tu ne jure que par les trucs sucré, dit-elle en se détournant un peu pour qu'il le suive sûrement.

Stiles acquiesça trop étonné pour réussir à remettre ses idées en place, il mit juste ses pièces à l'abri dans la Jeep et la suivit dans un petit Café avec un air rétro super classe dont Stiles rabattit les oreilles sensibles d'Erica.

Alors qu'un silence tranquille avait prit place où Stiles fixait la petite cuillère qui tournait sans interruption dans la tasse de café en se disant que, vraiment, les loups-garous avait une relation spéciale avec cette boisson Erica s'éclaircit la gorge avant de commencer à raconter sa petite escapade qui avait tout de même duré quatre mois.

- Tu sais quand je suis partit avec Boyd au début on pensait qu'ont allaient voyager un peu, voir le monde et retourner ici pour terminer nos études parce que être loup-garou ne nous dispense pas de terminer le lycée, dit-elle en faisant toujours tourner sa cuillère, sa tête reposant sur sa main.

- Alors, c'était bien ce rapide tour d'Amérique ? Coupa Stiles.

- Oui, dit-elle en souriant. Mais être loin de la meute était plus difficile qu'on le croyait. C'était presque … douloureux, physiquement.

- Mais les oméga et les loups-garous qui veulent fonder une nouvelle meute sont obligés de quitter leur ancienne, dit Stiles.

- Oui, alors ont ne comprenaient pas trop ce qui se passait jusqu'à qu'on se rendent compte qu'on pensait à la meute exclusivement composée de loup-garou, alors qu'il y avait un dernier membre dont ont ne pensaient jamais, expliqua-t-elle en l'observant d'un regard pénétrant.

- Qui ? Allison ? C'est parce qu'elle sortait avec Scott, ça doit être ça.

La jeune fille gloussa et remit une mèche de cheveux en place en le regardant d'un regard pétillant.

- Toi, sombre idiot.

- Quoi moi ? Rétorqua Stiles ne comprenant réellement pas.

- On a rencontré des gens, des humains, pas tout à fait normaux même sans côtoyer une meute, dit Erica. Ils avaient certaines … aptitudes.

- Et ? Quel rapport avec moi ?

- Boyd a fait la remarque que ce qui réussissait à tenir la meute liée quand ont était là, ce n'était pas Derek ou même Scott mais toi. Scott est ton meilleur ami et il t'écoute, Jackson joue les mec adulé et la terreur du lycée mais il ne ta jamais vraiment fait de mal physiquement, Peter est … un brin fou mais il n'a jamais osé te frapper où te mordre sans ton autorisation -Stiles se demanda si l'ancien Alpha lui avait parler de la fête ou il avait failli être transformé-, Derek t'accepte et tu le calme considérablement de ses mauvaises pensée, quoi qu'il en dise. Tu es le pilier de la meute.

- Pfff … n'importe quoi, maugréa l'étudiant en craquant en minuscule morceau un cure dent en bois. Ils m'ont dit que je ne servait à rien.

- Quand ? Demanda la belle blonde en fronçant les sourcils.

- Pas plus tard que ce matin, soupira l'étudiant ne sachant pas trop pourquoi il se livrait ainsi à Erica. Allison et Lydia étaient là aussi.

- Ce n'est pas normal, souffla-t-elle son nez en trompette adorablement retroussé. Ils t'ont dit quoi ?

- Que je ne leur servait à rien, moi le misérable humain, répondit amer Stiles. Aucun autre loup n'a démenti Derek.

- Ce n'est pas vrai Stiles, dit avec tellement de douceur la blonde que Stiles releva la tête pour la regarder dans les yeux, elle n'était jamais aussi compatissante. Ils tiennent à toi au point de te mentir pour t'éloigner et ainsi te protéger, porter l'odeur d'une meute alors que les Alpha rode n'est pas le meilleur des gages de sécurité. Les loups s'en prennent toujours au plus vulnérable dans la meute adverse.

- Au plus faible, Lydia et immunisée, Allison sait se battre, répondit machinalement Stiles pourtant éberlué par les mots d'Erica qui semblaient de plus en plus vrai à mesure qu'il se remémorait la scène plus tôt, le regard coupable de Scott et Isaac et celui douloureux de Derek. Et ? Depuis quand vous êtes revenus ? Demanda l'étudiant pour changer de sujet.

- On est revenu aux alentours depuis un mois, dit la blonde.

- Un mois ? Et vous n'êtes pas aller voir Derek ? S'indigna Stiles pour mieux se claquer mentalement en se disant que les problèmes de la meute ne le concernait pas vu qu'ils n'avaient pas besoin de lui.

- Eh non, ont ne pouvaient pas, dit-elle en prenant une gorgée de café. La meute d'Alpha bloque le passage, c'est pire qu'un mur impénétrable. C'est une barrière de griffes et de crocs prêt à nous déchirer si on approche trop près.

- Diviser pour mieux régner, murmura Stiles en s'adossant au siège et en levant la tête vers le plafond. Pourquoi ne pas avoir envoyer un message à Derek ?

- Derek habite soit dans une maison délabrée, soit dans un bout de métro moribond, comment tu veux lui faire passer un message ?

- Tu sais avec une petite chose d'environ cette taille -il fit un vague geste avec les mains- avec un sorte de truc qu'on appel un répertoire de contact et avec lequel on appel des gens.

- Derek à un portable ? Demanda avec étonnement Erica et Stiles se rappela la date à laquelle le loup avait décidé d'investir dans ce merveilleux prodige de la technologie.

- Oui, il en a un depuis qu'il a comprit que les conversations pas hurlement interposés n'étaient plus à la mode depuis la fin des dinosaures, répliqua Stiles en faisant rire la blonde.

Elle tendit une main impérieuse vers lui et il observa sa paume avec incompréhension. Voyant le manque de réaction de l'humain elle sortit son portable et le secoua en lui jetant un regard amusé alors qu'il comprenait et réagissait en lui tendant son propre appareil.

Elle l'attrapa et resta un moment avec à faire courir ses doigts sur son appareil, prenant le numéro de Derek, quoique Stiles commençait à sérieusement douter.

- Qu'est-ce que tu fais ? Demanda-t-il finalement. Tu n'as plus de forfait alors tu profite de mon portable pour répondre à tous les messages que tu as reçu depuis ton départ ?

- Non, rigola-t-elle en lui rendant enfin l'appareil. Juste un petit cadeau.

L'adolescent fronça les sourcils avant de voir que quelqu'un lui avait envoyé un message.

- Tu as prit mon numéro ? Demanda-t-il abasourdis. Pour quoi faire ?

Elle haussa les épaules.

- Je t'aime bien, j'ai le droit d'avoir ton numéro, non ?

- Ah … euh oui, bien sûr. Et tu vas demander à Derek à pouvoir réintégrer la meute ?

Étrangement cela engendrait en lui des sentiments contradictoires, il était à la fois heureux et excité mais il se demandait si une partie de ces sentiments ne venaient pas d'Erica, et puis il était aussi triste, la blonde avait réussi à lui remonter le moral et semblait plus l'apprécier, alors quand elle rentrerait dans la meute elle n'aurait plus ces mêmes sentiments, puisque la meute n'avait pas besoin de lui.

- Oui … mais si ça ne te dérangerait pas ça serait cool si tu pouvais aller lui parler avant, lui dire qu'ont comptaient revenir mais que les Alpha nous en ont empêcher ? Interrogea-t-elle d'une petite voix.

Son cœur se serra, elle aussi l'utilisait comme un outil. Et quand elle n'en aurait plus besoin elle ferrait comme le reste de la meute avant elle, elle le jetterait et l'oublierait. Sa mâchoire se crispa et Erica se leva.

- Stiles. La meute entière tient à toi, je pense qu'ils ont préférés te faire souffrir, sentimentalement parlant, plutôt que tu risque ta vie avec eux, dit-elle doucement avant d'ajouter avec entrain. Bon, c'est pas tout mais j'étais venue acheter de la moutarde moi !

Stiles resta interdit une seconde avant de répéter.

- De la moutarde ?

- Oui, ça et le café ça fait un mélange plutôt -elle grimaça- dégouttant pour notre odorat sensible et ça permet de tenir éloigné les Alpha.

L'humain éclata carrément de rire et s'imaginant Erica et Boyd se mettre de la moutarde et ne se nourrir que de grain de café.

- Arrête, souffla-t-elle vexée. Ont est bien obligés de faire avec ce qu'on a.

Stiles hoqueta de rire, celui-ci se changeant plutôt en rire nerveux. Il était fatigué, on l'avait jeter de la meute comme une merde et Erica réapparaissait de nul part pour lui demander de l'aide à lui. C'était trop pour son petit corps d'humain.

La blonde se pencha vers lui et déposa un baiser sur sa joue pour lui dire au revoir le faisant se taire immédiatement.

- Ont a rencontré un français, donna-t-elle pour celle explication. J'espère qu'on se reverra vite, j'ai été contente de te revoir en tout cas. Et tu devrais faire soigner ta main.

Et la louve partit en laissant un adolescent stoïque qui jeta un coup d'œil à sa main gauche qu'il n'avait pas utilisé depuis qu'il avait frapper Derek, sans s'en rendre compte. Il s'était sûrement casser quelque chose, il fallait dire qu'il n'avait pas l'habitude de cogner des gens … et encore moins des loups-garous mal luné.

O=*=O


Voilà le deuxième chapitre livré rapidement pour vos beaux yeux ;p

La suite pour ... je ne sais quand.

Bye bye, Noiraudeur