Salut les girlz !
Comment vous allez bien ?
Tout d'abord, je tenais à vous remercier pour vos encouragements et vos réactions plus que positives ! Je dois dire que j'appréhendais un peu, vu le sujet abordé ! En parlant de sujet abordé, certaines d'entre vous auront sûrement remarqué que le thème de cette fiction est commun à celui du manga yaoi "Haru Wo Daiteita", que j'adore et que je ne saurai que trop vous conseiller. Cependant, c'est bien tout ce que ces deux "oeuvres" ont en commun : leur thème de départ. Je n'entends absolument pas plagier "Haru Wo Daiteita" et quand bien même je le voudrai, j'ai lu ce manga il y a plus de dix ans maintenant, alors je ne m'en rappelle plus tellement, pour être honnête :) !
Ces précisions étant apportées, place (déjà) à la suite !
Je compte sur vous pour faire péter le compteur de reviews en mon "absence", car je risque d'être moins active dans les semaines à venir, étant donné que j'ai un nouveau JRPG et comme vous le savez toutes, ces jeux-là, ça prend du temppppps !
Donc profitez bien de cet extra LONG chapitre avec plein de zboubi dedans !
A bientôt !
Comment s'était-il retrouvé dans cette situation, déjà ?
Ah oui.
Comme 95 % du temps, il n'avait pas réfléchi.
C'était l'un de ses plus gros défauts, de ceux qui énervaient constamment Satsuki. Aomine, lui, préférait se dire que son impulsivité faisait partie intégrante de son charme. Bien entendu, cela lui apportait plus de désagréments que de choses positives, notamment lorsqu'il était question de signer des contrats. C'était par exemple ainsi, qu'il avait accepté sans le savoir de se taper une (arrière) grand-mère de quatre-vingt six ans dans l'un de ses tous premiers films ! Si aujourd'hui l'anecdote le faisait beaucoup rire et que si c'était à refaire, il le referait sans hésiter - la vieille dame ayant surprenament été l'un des meilleurs coups de sa carrière – à l'époque, il n'avait pas fait le malin...
On est impressionnable, lorsque l'on a vingt ans...
Heureusement à présent, il pouvait compter sur Satsuki pour lui éviter ce genre de pièges et autres engagements discutables.
Et en cet instant, Aomine avait la même désagréable sensation.
Vous savez, ce picotement caractéristique, derrière la nuque, qui vous indique que vous venez de peut-être de commettre une erreur monumentale. Ce frisson qui vous parcourt la colonne vertébrale et remonte et remonte et remonte... vous glaçant le sang et la peau lorsque vous réalisez que le danger est imminent et que vous vous y êtes exposé de votre plein gré.
Oui, pas de doute, c'était bel et bien ce que ressentait l'acteur aguerri.
Et la cause de ce traumatisme se trouvait agenouillée devant lui.
C'était plutôt une vision agréable, certes. Surtout vu ce qu'elle s'apprêtait à faire, mais...
Un détail – et pas des moindres – chiffonnait Aomine.
Kagami était un homme.
Alors oui, cette réaction va sans doute vous paraître complètement conne, mais le brun venait tout juste d'en prendre conscience. Et pour lui, elle était LA la fameuse explication à sa panne sexuelle.
Et nulle part ailleurs, malgré le fait que ce handicap devienne de plus en plus récurent dans son travail quotidien...
Mais Kagami était jeune.
Or, comme tous les jeunes, il savait faire montre d'une volonté (ou plutôt, d'un entêtement) de fer. Comme tous les jeunes également, le tigre ne s'en laissait pas compter : non seulement il ne semblait pas DU TOUT impressionné par la taille du monstre qu'il avait sous les yeux (et dans la main...), mais de plus, sucer le premier venu dans les chiottes d'un bar sordide ne l'effrayait pas.
Aomine se demanda (par pure curiosité HEIN et NULLEMENT par jalousie...) si le jeune homme avait l'habitude de s'adonner à ce genre de... pratiques avec d'autres mâles. Evidemment, jamais il ne se laisserait aller à poser cette question au bel inconnu dont il ignorait encore le prénom...
« Qu-qu'est-ce que tu comptes me faire ? »
Aomine avait besoin d'être rassuré.
Cependant, en toute logique, pas question pour le bleu de le laisser paraître. Se faire traiter de lâche ou de vieux con rétrograde en cet instant – celui où il s'apprêtait à recevoir la première pipe de sa vie faite par un homme – risquerait de tout gâcher. Et bien qu'il ne soit pas encore en mesure de bander, cette perspective désenchantait fortement Aomine, qui avait vraiment besoin de se vider la tête... et autre chose également, mine de rien.
« Tiens-toi juste tranquille et fais-moi confiance. »
« Désolé, mais je n'peux pas faire ça mec. » Trancha Aomine, méfiant.
« Et pourquoi ça ? Ne me dis pas que tu es trop vieux pour prendre ce genre de risques ! » Le provoqua sciemment Kagami.
Non, bien-sûr que non, il n'était pas question de cela ! Et vu la fortune qu'Aomine dépensait en crèmes anti-rides, que ce soit pour son visage ou même pour son... outil de travail, la star des Miracles avait HORREUR qu'on le traite comme un vieillard ! Et pourtant, force était de constater qu'il en était bel et bien un, du moins, au sens strict de la profession.
Un ancien.
Un vieux de la vieille.
Un vétéran.
Et ce sale mioche lui devait le respect !
Pas question d'avoir peur devant lui !
Aomine eut un rictus mauvais, se ressaisissant.
« Tsss... ! N'importe quoi ! Mais je m'demande juste si c'est une bonne idée de laisser un débutant jouer avec ma queue... »
« Je ne suis pas un débutant. » Assura Kagami en le fixant droit dans les yeux.
Le gamin avait un regard... percutant. Une flamme y brillait et dansait, indomptable.
« Je sais ce que je fais. Et pour ta gouverne, j'suis un pro, pas un débutant. » Rectifia t-il.
« Ah ! Encore mieux ! Tu es la pute du coin, en fait ! »
A ces paroles, la main chaude qui était serrée autour de sa hampe de chair se fit étroite comme un étau, arrachant même un grognement d'inconfort à Aomine.
« A ta place... je ferai gaffe à ce que je dis, quand la personne que tu es en train d'insulter est également celle qui tiens ta bite. Un malheureux accident est si vite arrivé. » Prévint Kagami.
« Enfoiré... »
« J'ai un nom, tu sais... Tu ne me l'as d'ailleurs pas encore demandé. » Sourit Kagami en secouant le sexe de son futur amant par jeu.
« Et à l'heure actuelle, je m'en branle. Enfin, façon de parler... J'te l'demanderai pt'être plus tard, si tu t'en sors bien. »
« Comme il vous plaira Majesté. »
Kagami lui adressa un sourire en coin, l'air de dire de façon malicieuse « ohhh mais après ce que je vais te faire, je suis certain que tu me le demanderas. »
Il ne pouvait même pas en être autrement.
Oui, cela ne faisait pas l'ombre d'un doute.
Le rouge entama d'ailleurs de se sucer l'index et le majeur joints, sous le regard suspicieux d'Aomine, qui veillait au grain. Et surtout, ne comprenait que trop bien ce que cela signifiait.
« Oh putain... t'as pas intérêt à faire ce que j'crois qu'tu vas faire... »
« Et de quoi s'agit-il, je te prie ? » Sourit encore une fois ce jeune insolent, comme si toute cette situation l'amusait.
« TU VAS ME FOUTRE TES DOIGTS DANS LE CUL, JE LE SENS ! » Cria Aomine.
Un peu trop fort.
Si bien que si quelqu'un d'autre avait également été présent dans les toilettes, il aurait forcément pris la fuite en entendant cela...
Kagami fronça un peu des sourcils, ne goûtant que très peu la réaction très exagérée d'Aomine.
« Oui et alors ? »
Non mais, il n'allait pas lui faire un tout un scandale JUSTE pour deux doigts dans le fion, quand même !
« Et alors ? » Répéta Aomine, incrédule, comme si ce n'était pas totalement évident.
« Ah, je vois. Tu flippes vraiment, c'est ça ? »
« Ta gueule ! Ca n'a rien à voir ! »
« Hmm... je te comprends, tu sais. C'est normal d'être nerveux. Après tout, c'est la première fois qu'un mec va te sucer, n'est-ce pas ? Et te doigter aussi. »
« Tu devrais te sentir flatté, justement ! » Vociféra Aomine. « Et agir avec un peu plus de respect, face à un événement aussi exceptionnel ! »
« C'est vrai que j'ai de la chance. Je vais pouvoir assister à une véritable éclipse de LUNE ce soir... quelque chose qui n'arrive qu'une fois par siècle... » Se moqua Kagami en venant empoigner une fesse tentatrice. Une lune bien ronde et douce.
« Bordel de... ! Ne me touche pas le cul comme ça ! » S'excita à nouveau Aomine.
Ce qui lui valut un nouveau rire moqueur de la part de Kagami. Il allait sans dire qu'Aomine ne supportait guère que l'on se joue de lui. Pourtant... il en avait envie. Pas de se faire enfiler par les fesses hein, ça, non ! Mais... juste... juste... de voir ce dont Kagami était capable. Une telle confiance en soi était forcément justifiée et puis... toutes sortes de légendes urbaines couraient sur les pratiques sexuelles entre hommes.
Dans la profession, on les revendiquait comme étant meilleures, plus efficaces et si Aomine n'avait jamais été ni pressé, ni curieux de les tester auparavant pour se faire un avis (malgré les diverses propositions qu'il avait déjà reçues de la part d'autres acteurs...), c'était sans doute parce qu'il n'était pas tombé sur la bonne personne. Celle qui saura éveiller son intérêt.
Or, elle était peut-être là aujourd'hui, toujours les genoux posés au sol, à le dévisager avec cet air provocateur et la fougue de la jeunesse...
« T'as quel âge ? »
« Vingt-trois ans. »
« Non. Je veux connaître ton véritable âge, pas celui que tu donnes pour pouvoir entrer dans les bars ! »
Le rouge cligna des yeux un instant, surpris par la question et... par la déduction d'Aomine, puis, il donna quelques coups de langue taquins sur le gland du brun qu'il força à se dévoiler.
« Je ne vois pas de quoi tu parles... Hmm... »
« Si, tu le sais très bien, au contraire. » Insista Aomine, bras croisés sur son torse, comme pour se rendre plus impressionnant. (Vegeta style)
« Je t'assure que non. »
La main de Kagami s'activa sur la rondeur Aominesque, la malaxant férocement, tandis que ses deux doigts humides cherchaient leur chemin à tâtons dans le fossé qui séparait les deux globes de chair.
« N'essaye pas... de détourner mon attention... » Le mit en garde Aomine, sans toutefois bouger.
« C'est pourtant ce que je suis en train de faire, mais certainement pas pour la raison que tu crois... »
« Dis-moi juste la vérité. Il faut que je sache. »
« Pourquoi c'est si important que ça ? »
Les deux intrus trouvèrent leur cible, cerclant l'endroit délicatement comme pour en définir les frontières.
« C'est pas important... »
« Pourtant, tu insistes. Et c'est moi qui veux savoir à présent. »
Aomine ne se préoccupait déjà plus des doigts du tigre qui appuyaient contre la barrière musculaire pour la tester, sans toutefois la franchir. Son regard s'était fait happer par celui du rouge. Ce regard si fier, si sauvage... Si magnétique.
Irrésistible.
Un combat de regard s'était silencieusement engagé entre eux, aucun des deux hommes ne voulant prendre le risque de le baisser ou de s'écraser devant l'autre. Et malgré sa position soumise en apparence, Kagami ne lâchait rien, soutenant le regard d'Aomine sans flancher.
Ces deux prunelles bleues. Bleu électrique, comme un soleil de minuit. Si fascinantes, reflétant toute la prétention d'Aomine. Son côté narcissique et dominateur.
« Tu t'fais des idées. C'est juste que j'ai HORREUR qu'on me mente ! »
« Vraiment ? Alors dis-moi : tu préfères qu'on te mente ou qu'on te doigte, baby ? »
Baby... ? Non mais c'était QUOI ce surnom ridicule !? Et puis, des deux, le « bébé », c'était ce maudit rougeot, certainement pas lui ! Ce gamin devait encore porter des couches alors que lui, il chevauchait déjà sa mère ! … La mère du rouge, hein... (non parce que la phrase n'était pas très claire dite comme ça...)
« Ce qui est sûr en tout cas... c'est que je déteste les freluquets dans ton genre... » Cracha Aomine, mâchoire serrée à en faire sauter ses plombages. « Ceux qui se croient tout permis, alors qu'il doivent le respect à leur aînés ! »
Aomine passa une main sous le menton de Kagami pour le grattouiller.
Non seulement il ne s'était pas rendu compte que le tigre l'avait pénétré digitalement, mais en plus, il bandait à présent...
Comme quoi, le rouge n'avait pas menti.
Pas sur tout, du moins.
Une autre chose sur laquelle le mensonge ne semblait avoir aucune prise était les foutues rumeurs qui animaient les plateaux de tournage.
Aomine ne faisait d'ordinaire pas tellement attention aux racontars. Certes, quand il était plus jeune (et influençable), il aimait bien être au courant de tout, en particulier lorsque ses collègues plus âgés et expérimentés vantaient leurs « meilleurs coups » en balançant les noms des actrices en question.
Mais avec le temps, la panthère avait appris à ne plus vraiment faire attention à ce que ses oreilles pouvaient capter, quand il avait le malheur de les laisser traîner dans les coulisses. A vrai dire, Aomine se moquait bien de savoir qu'un tel avait choppé une MST exotique, qu'un autre avait baisé six prostituées juste avant de venir sur le tournage et rebelote dans les vestiaires, mais surtout, il s'en tamponnait complètement le coquillard d'être au courant que le voisin se piquait la bite pour pouvoir continuer à bander, à l'aide d'un substance qui aide les handicapés physiques à avoir encore des érections, suite à des accidents corporels. Quoique... encore cette dernière information, bien que sordide, pouvait avoir son utilité, notamment lorsqu'Aomine était en concurrence avec l'un des acteurs en question pour obtenir un rôle important, dans un film à gros budget, mettant en scène LA starlette à la mode du moment.
Quoiqu'il en soit, habituellement, Aomine ne faisait pas attention à tout ce qui pouvait se dire dans la moiteur du moment. Ni même aux confessions de certaines de ses partenaires. Parce que les filles du milieu en connaissaient un rayon, pourtant ! De vraies commères ! Quoiqu'au Japon, c'était quelque peu différent... Du fait de leur supériorité numérique, les filles étaient moins choyées.
C'était les acteurs masculins, plus rares et donc, plus convoités, qui faisaient la pluie et le beau temps. Ailleurs dans le monde, Aomine ne doutait pas que c'était les nanas qui avaient le pouvoir et pouvaient briser la carrière d'un mec qu'elles ne jugeraient pas assez... « convainquant » pour elles, mais ici, au pays du Soleil Levant, c'était l'inverse. Voici pourquoi le brun ne s'était jamais senti inquiété par les « qu'en dira t-on », qui n'avaient aucune prise sur lui.
En revanche, Momoi s'y intéressait grandement, sûrement à cause de son boulot de manager. Elle restait à l'affût de tous les bons plans et de toutes les infos qu'elle pourrait ensuite retourner à l'avantage d'Aomine. Souvent, c'était d'ailleurs la rose qui l'incitait à écouter aux portes et à demander des anecdotes de tournage aux autres acteurs et actrices, tandis qu'elle même interrogeait les maquilleuses et le staff technique pour placer au mieux son poulain et faire en sorte qu'il occupe toujours le devant de la scène.
Et là, vous vous demandez sans doute où je veux en venir en vous révélant tout cela.
C'est très simple : comme je vous l'avais précédemment dit, Aomine avait maintes fois entendu ses collègues bisexuels faire les louanges du sexe entre hommes. Lui, n'y avait jamais vraiment prêté attention. Enfin, pas plus que cela. Mais force était d'avouer que la pipe que Kagami était en train de lui tailler entrait facilement dans le Top 10 de celles qu'il avait reçues de toute sa vie. Nan, nan, le Top 3 même... Et dire que le petit n'était même pas du milieu... (croyait naïvement Aomine...) Ca laissait rêveur...
« Putain... aaah... ouais... continue, t'arrête surtout pas... »
Comme pour montrer qu'il n'en avait pas l'intention, Kagami redoubla d'intensité dans ses vas et viens sur la chair pulsante, serrant davantage les lèvres pour verrouiller sa proie. Une main posée sur ses fesses (et non plus « dedans »), l'autre tenant toujours sa sucrerie et la massant énergiquement pour qu'elle ne fonde pas trop vite, Kagami avait creusé les joues pour en prendre le plus possible et surtout créer une impression de cocon protecteur.
Et c'était totalement ça.
Aomine se sentait prisonnier d'un écrin de douceur, chaud, doux et humide. Par moment, le tigre, fidèle à sa nature provocatrice laissait ses canines pointues venir égratigner la partie la plus vulnérable de son phallus. Phallus dont l'extrémité avait déjà commencé à suinter des larmes de plaisir pour le plus grand plaisir de Kagami, justement, qui le nettoyait avec sa langue gourmande.
Ayant depuis décroisé les bras, Aomine avait glissé une main dans les cheveux du plus jeune, les tirant sans ménagement lorsque Kagami effleurait un point trop sensible. Et autant dire que c'était souvent. Et que ce stratagème ne devait rien au hasard. Le tigre savait ce qu'il faisait, indubitablement. C'était un habitué, cela se reconnaissait à sa technique sans concession, sans détour, mais diablement efficace. Ni fioriture, ni imprécision. Kagami semblait privilégier le pragmatisme et la simplicité, les combinant en un cocktail redoutable.
C'était comme si le tigre savait où et quand appuyer à chaque fois et quel résultat en tirer. En tant qu'homme, il était évident que le rouge connaissait parfaitement l'anatomie masculine et celle-ci ne semblait avoir aucun secret pour lui, comme il l'avait d'ailleurs prouvé déjà deux fois. Avec cette fellation divine, déjà, mais surtout... à la manière dont il s'y était pris pour faire durcir l'objet de ses désirs.
Aomine n'avait pour ainsi dire rien senti, lorsque deux doigts inquisiteurs s'étaient aventurés en territoire ennemi. Après tout, il n'est pas de citadelle imprenable, comme on dit. Une fois dans la place, le rouge n'avait rien fait de spécial. Ou plutôt si. Etrangement, il n'avait pas cherché à étirer ses chairs ou à tester leur élasticité, à l'image de ce que l'on faisait d'ordinaire pour faciliter la sodomie. Non, là, le but semblait complètement différent, aux antipodes même. Il ne s'agissait pas de préparer Aomine à l'accueillir, mais bel et bien, à l'instar de ce que Kagami lui avait indiqué, de l'aider à avoir une érection.
Et le tigre avait tenu toutes ses promesses. Il avait vraiment des doigts de fée, car une fois de plus, Kagami avait su exactement où appuyer pour provoquer le résultat escompté.
Alternant succions et mouvements de langue sur son gland et particulièrement la fente présente au sommet de celui-ci, salivant abondamment pour aider le corps caverneux à coulisser dans sa caverne buccale, Kagami ne ménageait pas ses efforts.
Il fallait dire que... quelque part... la suite des événements dépendait directement de ses performances. En effet, Aomine ne voudrait pas aller plus loin si Kagami se montrait médiocre, alors qu'à l'inverse si le rouge lui faisait suffisamment forte impression, le brun serait plus enclin à se laisser aller totalement. Dans l'esprit de Kagami, c'était aussi simple que cela. Ses précédentes expériences avec des types se revendiquant exclusivement hétéros le lui avaient prouvé et Kagami nourrissait de grands espoirs quant à Aomine. Le plus difficiles à convaincre faisaient souvent les meilleurs amants. De ceux qui veulent tout découvrir, tout donner, tout recevoir...
La fatigue commençait cependant à se faire ressentir dans sa mâchoire, tandis qu'il faisait tournoyer sa langue sur la tête rosée du membre. Aomine avait un goût de sel. De sel et de savon bon marché. Mais ça ne dérangeait pas Kagami, bien au contraire. Le côté un peu « sale » de la situation l'excitait et son entrejambe commençait à en subir les conséquences. Douloureuse et enflée. Il enfonça ses doigts dans les muscles fessiers d'Aomine, continuant à laisser remonter son autre main le long de la lance ardente du brun pour lui prodiguer un massage, alors qu'il était en train d'avoir des crampes à la bouche. Mieux valait ne pas insister et prendre le relais manuellement.
Mais cela ne plut pas à Aomine.
« Oi ! Qu'est-ce que tu fous !? J't'ai pas d'mandé d'arrêter d'me sucer ! »
Décidément, l'égoïsme d'Aomine n'avait d'égal que sa beauté sauvage, insaisissable, bestiale presque...
Mais c'était le jeu et Kagami avait accepté qu'Aomine en fixe les règles.
Ou plutôt... le rouge acceptait de laisser l'illusion au bleu qu'il fixait les règles, nuances.
Jusqu'ici d'ailleurs, Aomine profitait plutôt bien de la situation, mais il était temps de passer à la vitesse supérieure, vu ce qu'il prévoyait pour la suite. Il serait en effet stupide de s'arrêter en sin bon chemin. Surtout avec Kagami et son... intéressant « pouvoir » sous la main. Ou plus précisément, à portée de queue... C'était pour Aomine la promesse silencieuse de pouvoir baiser toute la nuit à couilles rabattues et pour cause, le rouge lui avait prouvé qu'il possédait une technique capable de le revigorer en cas de panne.
Et puis, Kagami ne s'en était-il d'ailleurs pas vanté précédemment en prétendant être capable de lui « filer une trique d'enfer qui dure toute la nuit », selon ses propres mots ? Aomine était donc plus que pressé de vérifier ses dires étant donné que jusqu'ici, le roux ne l'avait pas déçu. Il s'était montré à la hauteur de ce qu'il avait clamé, alors pas question de s'arrêter de sitôt.
Demain, il aurait sans doute mal à la bite, mais ça en valait le coup ! Aomine allait d'ailleurs s'assurer que Kagami ait autant mal au cul, histoire de les mettre à égalité.
« Attends... ça n'va pas comme ça... » Interrompit-il Kagami, qui venait de le reprendre en bouche.
L'américain le lâcha à contrecoeur, haussant un sourcil. Il n'était ni dupe, ni tombé de la dernière pluie contrairement à ce que semblait croire son amant et il se demandait donc où l'homme mature voulait en venir.
« Tu fatigues et moi j'ai envie de jouir. » Lui asséna t-il de but en blanc.
Lassé, le brun ôta son préservatif. Ce n'était pas très hygiénique, ni même très prudent avec un parfait inconnu, mais Aomine avait besoin de plus de sensations.
« Qu'est-ce que tu proposes dans ce cas ? »
Il est vrai que Kagami était plus habitués aux amants qui éclaboussaient son palais en quelques vas et viens... mais après tout, Aomine était acteur, c'était son métier de se maîtriser et de faire en sorte que cela dure. Cela ne voulait pas dire qu'il ne prenait pas son pied et le tigre refusait de reconnaître cela comme un constat d'échec de sa part.
« Ouvre. » Ordonna t-il en désignant les lèvres gonflées et rougies de Kagami. Celle du bas portait toujours les stigmates de leur précédent baiser un peu trop virulent.
Un peu dubitatif, mais prêt à négocier, Kagami obéit.
Aomine en profita pour reprendre sa place habituelle au chaud.
« Ferme-la à présent et serre bien. »
Encore une fois, le tigre rouge se montra bien docile.
« Maintenant, respire par le nez, parce que je vais te baiser la bouche. » Annonça Aomine, OKLM.
Ce n'était pas une question.
De même, cette affirmation ne demandait aucune réponse particulière.
C'était juste une mise en garde, peut-être, précédée d'un conseil avisé.
Le regard agressif que lui jeta son homologue fit réaliser à Aomine qu'il avait bien compris le message et que, sans doute, cette outrecuidance porterait à conséquences. Aomine n'était pas contre la vengeance. De toute façon, n'est-ce pas un jeu de revanche qui s'était instauré malgré eux, depuis le départ ? « Je te pousse, tu me re-pousses, je te re-re-pousse... » et ainsi de suite. L'ordre naturel et logique des choses.
« J'te préviens... j'sais c'que t'as en tête, alors n'y pense même pas. Si tu essaies de me mordre la queue, j'ferai en sorte que ce soit la dernière chose que tu puisses croquer. » Le nargua Aomine, toujours aussi imbu de lui-même.
Kagami fronça des sourcils, apparemment, cette dernière réplique ne lui plaisait pas, mais il était disposé à en prendre son parti malgré tout, comme il le prouva à Aomine en se remettant à sucer doucement le pénis chocolaté. On aurait dit un petit veau tétant le pis de sa mère, oui, Aomine avait de drôles d'analogie pour tout ce qui concernait le sexe, il n'empêchait que Kagami était très mignon ainsi.
Et surtout, parfaitement réceptif.
Aomine lui attrapa bien l'arrière de la tête pour lui faire comprendre que le message était passé et il attendit que Kagami s'immobilise à nouveau de lui-même, afin de s'enfoncer au maximum dans sa bouche moite.
Une fois en position, bien niché dans sa tanière accueillante, Aomine donna ses premiers coups de bassin secs. Un peu trop secs, puisque Kagami toussa, manquant de s'étouffer. Ce taré de brun voulait-il lui transpercer la gorge avec son arme !? C'était une demande légitime à se faire ! En tout cas, Aomine ne semblait absolument pas se préoccuper des difficultés de son partenaire. Au contraire, cela l'amusait même !
« Oh... va pas m'faire croire que t'as pas l'habitude de ce genre de trucs. Vu la manière dont tu m'as bouffé la bite tout à l'heure, je n'te croirai pas. A un moment, j'ai même cru que tu la prenais pour un burger... »
NOTEZ QUE CELA NE L'AVAIT POURTANT PAS EMPECHE DE LAISSER LA PARTIE LA PLUS VULNERABLE DE SON ANATOMIE AUX BONS SOINS DE KAGAMI, MALGRE CETTE ACCUSATION D'INSTINCT CANNIBALE SOUS-JACENT !
Notez également que Kagami préféra prendre ces insinuations pour un compliment.
Il soutint un moment le regard de son idole, avant de fermer les yeux et de ne se concentrer que sur sa respiration, comme Aomine le lui avait conseillé auparavant. Car malgré ce que pouvait en penser le basané, c'était bien la première fois que Kagami se livrait à une telle pratique. Bien entendu, le tigre était au courant de son existence, mais comme on dit, tout dépend de quel côté du bâton on se trouve... et le rouge n'avait jamais été du côté du receveur...
Aomine s'empressa de reprendre ses tentatives d'intrusion, avec plus de succès, cette fois. Peut-être parce qu'il se maîtrisait davantage, dans le but que Kagami ne lui vomisse pas dessus. Ahhh... sa grande bonté le perdrait un jour, c'était certain... Pas étonnant qu'elles se battent toutes pour coucher avec lui... dans la vraie vie, comme au boulot !
« N'oublie pas de reprendre ton souffle... inspire... profondément... ouais, voilà... comme ça, c'est bien... »
Kagami apprenait vite et il n'eut pas de mal à s'adapter au rythme imposé par Aomine, qui décida donc de lui faire un peu moins de concessions. Rares étaient en effet les nanas capables de le prendre tout entier et Kagami y parvenait presque. Les muscles de ses joues et de sa gorge semblaient étonnamment souples et malléables. Dans cette position, Aomine contrôlait tout. Le rythme d'abord, mais aussi la profondeur et il devait bien reconnaître que Kagami le comblait plus qu'aucune autre ne l'avait encore jamais fait.
Meilleur face-fucking de ma vie... Pensa l'acteur pourtant chevronné.
Une telle alchimie sexuelle... si prometteuse, cela aurait été dommage de passer à côté. Accélérant ses coups de butoir pour atteindre l'orgasme plus vite, il grogna de mécontentement en sentant que les ongles de Kagami venaient de mordre la peau de ses fesses. Et pour cause, le roux s'y cramponnait comme à deux bouées de sauvetage bien joufflues, sans doute dans une tentative désespérée d'essayer de contrôler un peu les ardeurs de son terrible et irascible amant, si empressé. Mais c'était peine perdue. Aomine se cambra et il enfonça davantage la tête de Kagami sur son membre pulsant, en manque de caresses. Que dire alors de celui de Kagami, qui le tiraillait franchement à l'heure qu'il était ?
Aomine ne tarda d'ailleurs pas à le remarquer étant donné qu'une des mains de Kagami avait lâché son cul pour venir libérer son propre fauve de sa cage devenue trop étroite. Mais n'aimant pas trop partager la scène avec un autre animal que le sien, Aomine l'en empêcha fermement. Pas question de laisser Kagami se satisfaire pendant qu'il lui faisait du bien. Pas question de lui accorder ce privilège. IL était celui qui commandait, IL décidait donc de ce que son partenaire avait le droit de faire ou non ! Et à vrai dire, voir un autre type se tripoter le zgueg devant lui, n'avait jamais été ni une source de fantasme, ni une source de motivation pour Aomine. Parfois, il arrivait que sur des tournages, ses collègues soient obligés de se masturber sur le même lit que lui pour pouvoir enchaîner la prise suivante et ça lui inspirait toujours le même dégoût. Oui, ça le mettait mal à l'aise, carrément...
Cependant, il ne pouvait nier que Kagami avait bien travaillé jusqu'ici et que même s'il devait être en train de prendre son pied à l'avoir en bouche, lui, le pénis le plus glorieux du Japon, Aomine se dit qu'une petite récompense pourrait l'aider à mettre encore plus d'ardeur à la tâche. En guise d'encouragements et pour lui signaler qu'il avait bien remarqué son problème entre les cuisses, Aomine se déchaussa et il appuya doucement la plante de son pied sur la source d'excitation de son compagnon.
Il pouvait presque sentir une bosse rouler sous son pied, tandis qu'il lui prodiguait un massage expérimental et brouillon, mais plaisant apparemment, puisque Kagami se mit à soupirer d'aise. Décrivant des cercles, Aomine testait différentes pressions, frottant le membre encore couvert de son amant. Le visage contracté de plaisir de Kagami était un véritable trophée et Aomine continua quelques temps sa torture... c'est-à-dire jusqu'à ce qu'une vague orgasmique le submerge et viennent littéralement remplir l'orifice buccal de Kagami. Son admirable générosité s'avéra payante, puisqu'il sentit Kagami se tortiller, rougissant, sous son pied, avant de lâcher prise également.
Difficile de crier la bouche pleine, alors le tigre laissa échapper un filet de semence encore chaude, tandis que dans son caleçon, ça devait être l'inondation aussi. Le malheureux essaya d'ailleurs de dissimuler sa gêne ET l'organe incriminé en posant ses mains sur son entrejambe qu'il serra. Mais la plat du pied légèrement mouillé d'Aomine était le meilleur des indicateurs sur ce qui venait de se passer.
« T'as joui rien qu'en me suçant... t'es vraiment une grosse salope en fait, gamin. »
Et comme pour rembarrer Aomine, le rouge lui fit l'affronter de cracher le liquide gluant qui baignait encore dans sa bouche jusque là. Au sol. À seulement quelques centimètres du pied d'Aomine. Pied toujours nu, je le rappelle. Il était donc passé à CA de se prendre un bukkake... ? Non, un bukkapied... peut-être ? Alors c'était ça, prendre son pied ? Ahaha !
Aomine voyait d'ici la scène : Demain, il rentrerait en trombe dans le bureau d'Akashi, sans prendre la peine de s'annoncer, comme à son habitude, et il clamerait fièrement : « Hey Akashi ! Ca y est, je l'ai trouvée l'idée qui va relancer ma carrière ! Une nouvelle pratique sexuelle : le bukkapied ! Ca va plaire à nos spectateurs, c'est sûr ! Ahhhh mais c'est du 100 %, tu vas voir, c'est hyper bien ! Carrément novateur ! Les fétichistes de panards vont A-D-O-R-E-R ! Y a moyen de lancer une nouvelle mode avec ça, c'est bizarre et crade juste comme il faut ! On va faire un tabac, j'te l'garantis ! »
… Nan... Akashi allait lui rire au nez et le traiter de fou, dans le meilleur des cas. Et dans le pire, le rouge allait demander à ce qu'on le foute dehors sans ménagement, à la moitié du discours...
Fier de sa prestation, Aomine ne laissa pas le temps à son cadet de se remettre, puisqu'il lui attrapa le poignet sans ménagement, tirant dessus pour lui incomber de passer en position debout.
Mais en faisant tout de même attention de ne pas lui faire mal.
« Hey ! Qu'est-ce que tu fous putain !? » Râla Kagami, toujours essoufflé.
« T'avais raison... » Susurra Aomine en l'attirant contre lui, le nez blotti dans la nuque de son homologue. « Je bande encore... alors que je viens à peine de jouir... pourtant, j'ai encore la gaule... J'sais pas c'que tu m'as fait, mais bordel, c'est foutrement efficace... »
Ca y est... la panthère avait totalement retourné sa veste. La charme du tigre avait opéré et Aomine se sentait « amoureux » de son partenaire du soir. Ou peut-être était-ce l'euphorie d'avoir fait du sexe ? Et avec un autre mâle pour la première fois... En tout cas, ce joyeux mélange se révélait fort efficace pour dérider le brun qui soufflait à présent d'une voix enrobée de miel.
« Oh heu... je t'avais bien dit de me faire confiance... enfin bref, je suis content pour toi que tout remarche bien mais... on devrait pt'être sortir de là maint-... ! »
Mais Kagami n'eut même pas le temps de finir sa phrase que déjà, Aomine avait posé la main du tigre – qu'il tenait toujours – sur son entrejambe TOUJOURS aussi douloureusement tendue.
« Tu vas pas m'laisser comme ça, quand même ? Faut assumer c'que t'as déclenché... et finir de c'que t'as commencé, comme on dit... »
La voix d'Aomine était rauque et mielleuse, sans la moindre animosité. Presque à la manière d'une supplique. Mais bien loin de se sentir coupable ou même d'être convaincu, Kagami roula des yeux.
« Désolé d'te décevoir mec, mais je n'te dois rien. » Ne nargua à son tour Kagami. « Et puis, j'en ai déjà suffisamment fait pour toi. Ce serait donc plutôt à toi de me faire quelque chose, pour me renvoyer l'ascenseur ! »
Ce qui, concrètement, n'était pas faux.
« Oh allezzzzz, steuplé... je serai gentil cette fois, c'est promis... » Fit l'autre en venant téter le lobe de son oreille, dans l'espoir de le faire céder.
Son ton était toujours aussi doux, mais Kagami savait très bien ce que cela cachait en réalité. Aomine était le serpent qui charme sa proie et l'hypnotise pour mieux la piéger ensuite. Il soupira.
« J'sais parfaitement c'que t'es en train d'essayer de faire. Et ça ne marchera pas ! »
Kagami le repoussa, mais Aomine, qui n'avait toujours pas lâché son poignet, le retint.
« Dis... t'as déjà eu un chat ? »
Le rouge cligna des yeux, ne s'attendant pas à cette question en apparence innocente. C'est qu'en l'état actuel des choses, il ne voyait pas trop le rapport... (et je parie que vous non plus hihi... )
« Ecoute mec, j'ai comme l'impression que tu t'es toujours « perché » à cause de ton orgasme, alors... »
« Shh... laisse-moi finir. » Il laissa ses lèvres vagabonder dans le cou de Kagami, tandis que ses bras muselaient le roux. « Il y a une bactérie... présente dans l'urine de certains chats... »
« Ca commence bien... so romantic dude... » S'agaça Kagami, qui n'avait pas franchement envie de parler de « pipi », vu que l'odeur âcre des toilettes lui chatouillait amèrement le nez déjà.
« Attends, j'ai pas terminé... »
« Tsss... ok, go on then... »
« Je disais donc, il y a cette bactérie, ce parasite présent dans leur urine... Or, nous savons tous que les chats sont les prédateurs naturels du rats... « Et alors », vas-tu me demander... vas-y demande. »
« Pfff je croyais que je ne devais pas t'interrompre, mais bon... » Il soupira une nouvelle fois. « Et alors... ? »
« Très bonne question ! Laisse-moi te répondre ! D'ordinaire, les rats ont tendance à craindre et à fuir les chats. Mais des scientifiques se sont rendus compte lors d'une étude que les rats qui étaient entrés à un moment ou à un autre en contact avec de l'urine de chat infectée par ce parasite, voyaient leur comportement se modifier radicalement. Dès lors que les rats sont parasités à leur tour, ils ne craignent plus du tout les chats. Au contraire, même, ils sont irrépressiblement attirés par les chats... D'ailleurs, les chercheurs pensent que ce parasite serait également la raison pour laquelle nous aimons tellement les chats, ces connards ingrats et profiteurs. Le parasite agit directement sur le cerveau de son hôte et influence ses agissements. Comme il ne peut se reproduire que dans les chats, il a mis en place cette stratégie pour optimiser ses chances de survie en inhibant des instincts naturels chez les proies du chat, afin que celui-ci puisse se nourrir aisément. »
« Toxoplasma gondii... » Murmura imperceptiblement Kagami entre ses dents.
« Hmm ? »
« Nan, rien. Et donc ? »
« Et donc... c'est pareil pour toi. Bien-sûr que ton instinct te HURLE de fuir loin de moi, mais il est déjà trop tard. Toi aussi, tu as été infecté et dans le fond, tu as envie que je te dévore. Pas la peine de lutter... »
Kagami manqua d'éclater de rire. C'était à la fois tellement naïf et à côté de la plaque, mais d'un autre côté... c'était presque mignon. Oui, mignon. Attendrissant, quoi.
« Rassure-moi : tu réalises quand même que c'est n'importe quoi c'que tu racontes, hein ? »
« Au contraire, c'est hyper sensé ! »
« Ecoute... c'est une bien jolie théorie, mais tu oublies un, non, deux éléments essentiels : je ne suis pas un rat, Dieu merci et toi, tu n'es pas un chat. »
« Pourquoi tu refuses de voir la vérité en face ? »
« Quelle vérité ? »
« Que rien ne sert de te lutter contre cette attraction. Cède juste. »
Et pour appuyer son point de vue Aomine ronronna dans son cou.
Kagami ne put retenir un sourire narquois qu'heureusement, le brun ne capta pas.
Parce qu'en réalité, si l'un d'eux venait d'être « contaminé » par l'autre, c'était plutôt Aomine. Le petit hétérosexuel des familles qui a peur des homos et qui se retrouve soudainement coincé dans les chiottes avec l'un d'eux, laissant toute peur de côté. Aomine était dans le déni le plus total en cet instant, poussé par un désir nouveau qui le parasitait. Mais cela ne dérangeait pas Kagami de le laisser imaginer qu'il était le chasseur et non la proie.
Alors que la vérité était toute autre.
Car au jeu du chat et de la souris, Kagami comptait bien sortir les griffes...
« Pendant un moment, j'ai eu peur, j'ai cru que tu allais me dire que tu devais me pisser dessus pour étayer ta théorie.
« Seulement si tu y tiens... mais sinon, pas besoin de ça pour être capable d'affirmer que t'es déjà en mon pouvoir. »
Mais qui était réellement soumis au pouvoir de l'autre ?
Kagami décida qu'il valait mieux pour lui qu'Aomine continue à penser que le tigre était le SEUL à être intéressé par l'autre. Cela risquerait de tout gâcher si Aomine réalisait à quel point il était en train de se faire manipuler, autant dire qu'il pourrait ne pas apprécier.
Enroulant ses bras autour du cou de son homme, Kagami l'embrassa tendrement. Aomine eut d'abord un mouvement de recul, sûrement peu coutumier de sentir le goût de sa propre semence sur la langue d'un autre gars, mais il se laissa bien vite porter par le baiser. Baiser qui gagna en virulence, signe d'une nouvelle bataille pour la dominance venait de commencer. Ajoutez à cela la vigoureuse excroissance que Kagami sentait plaquée contre sa cuisse, ainsi que son propre caleçon collant et poisseux de désir et vous comprendrez aisément comment et pourquoi la situation était sur le point de basculer. Et lorsque je parle de basculement, je fais avant tout référence à un dérapage du genre... dangereux. Celui dont on ne se relève pas indemne.
Le dos de Kagami vint s'écraser un peu violemment contre la porte de la cabine qui trembla.
« Doucement... » Essaya t-il de temporiser son amant, mais en vain.
Et pour cause, Aomine ne semblait pas connaître ce mot. Il revint immédiatement à la charge, se collant à Kagami quelque part à mi-chemin entre la sangsue des lacs et le vieux chewing gum impossible à déloger de sous la semelle d'une chaussure. Autant lui donner ce qu'il désirait sans attendre et cela tombait bien, puisque Kagami n'avait plus qu'une seule hâte à ce stade : se débarrasser de son boxer souillé, parce que ce n'était franchement pas agréable de sentir un truc humide, froid et épais flirter avec sa peau délicate.
La main d'Aomine s'affairait d'ailleurs à le libérer de sa prison de tissu sale, semblant avoir capté le message mental du rouge qui en gémit de bonheur.
Malheureusement, ce moment de béatitude fut de courte durée, comme Kagami entendit une intonation grave résonner à ses oreilles. Elle provenait de l'autre côté de la maigre porte.
« Hey, vous avez l'air de vous éclater là-dedans, on peut s'joindre à vous ? » Fit la voix masculine.
Le rouge sursauta, sentant un vent de panique souffler sur lui. Aomine, que rien ne semblait pouvoir décontenancer, décida de rabrouer l'indélicat qui les avait dérangés.
« Dégage mon gars ! Tu vois bien qu'la place est déjà prise, va chier ailleurs ! » Exigea Aomine, se fichant pas mal de la tronche que tira Kagami, peu ravi d'être comparé à un chiotte.
Mais il laissa néanmoins passer.
Pas l'autre type, en revanche, qui tapa à la porte.
« Oh allez... sortez qu'on puisse s'amuser ensemble. Un p'tit plan à quatre ça n'vous tente pas ? »
« T'es lourd, jt'ai déjà dit non ! »
Sauf qu'apparemment, le gars n'avait pas l'air décidé à partir. Fou de rage, Aomine, qui d'ordinaire n'avait pourtant rien contre les « voyeurs », poussa Kagami de contre la porte pour pouvoir l'ouvrir.
« Aomine ! Ne fais pas ça, on s'en fout, merde ! Ignore-le ! »
Mais impossible pour le fauve noir dont l'honneur de mâle venait d'être bafoué par cet intrus qui OSAIT SOUS-ENTENDRE (ou plutôt, qui avait PARFAITEMENT compris...) que lui, le grand Aomine Daiki, broyeur de poitrines et forceur de chattes le plus populaire de Tokyo, s'envoyait en l'air avec un autre HOMME dans les chiottes d'un bar miteux !
Si cela venait à se savoir, inutile de dire que sa réputation risquait d'en prendre un coup.
Un gros coup, même.
Et pour ne rien arranger, par derrière.
Ce fut donc bien décidé à en découdre qu'Aomine (qui avait remonter son pantalon entre temps, ainsi que Kagami à qui il n'avait pas franchement donné le choix...), sortit de la cabine décidément pas faite pour recevoir deux grands gaillards bodybuildés en son sein.
Quelle ne fut pas sa surprise de tomber nez à nez avec... un gars, non deux, grimés en policiers !
22, v'la les flics ! Et on ne parlait pas de centimètres avec ce nombre, bien entendu...
Le brun cligna des yeux un moment, avant de passer la langue sur sa lèvre supérieure.
« Oi, regarde ça... on dirait que le pouvoir de mon urine n'attire pas que les rats-tigres, mais aussi les poulets... »
Les deux flicailles échangèrent un regard interloqué, tandis que Kagami, lui, n'en menait pas large.
« Aomine, ce sont... »
« Pas mal les costumes ! Très réalistes... on dirait presque des vrais... » Déclara Aomine en se grattant le menton. « Mais ça n'prend pas avec moi ! J'sais qu'vous êtes des stripteasers et on n'a pas b'soin d'vos services, alors cassez-vous ! »
« Veuillez nous suivre. » Fit celui qui était resté silencieux jusqu'ici, un grand brun basané également. « Vous êtes en état d'arrestation pour exhibitionnisme ! »
« Et puis quoi encore ? En état d'arrestation pour non port du slip réglementaire ? Vous voulez que j'vous montre l'arme que j'cache dans mon slip ? J'vous préviens, elle est chargée ! » Les menaça la panthère, nullement impressionnée.
Mais Kagami, bien conscient du danger lui, bâillonna Aomine à une main, le tirant vers lui.
« Ahahahaha... ne faites pas attention à lui, Messieurs les agents... il a un peu trop bu, il ne sait plus ce qu'il dit... On... on va vous suivre bien gentiment... »
« Oh parce qu'en plus, il a consommé trop d'alcool ? Hmm... vous aggravez votre cas avec un délit d'ébriété dans un lieu public. » Commenta celui à moustache. Le policier à la voix grave qui les avait interrompus.
« Ouais et si tu veux tout savoir, j'ai même pris un cachet d'ecsta avant de venir ! » Mentit Aomine, histoire d'en rajouter une couche. « Qu'est-ce que vous allez faire maintenant, hein ? Nous passer des menottes en fourrure et nous escorter jusqu'au poste... je veux dire, jusqu'au sex shop le plus proche ? »
« ARGHHH ! Ta gueule, Aomine ! Tu n'vois pas que t'es en train d'empirer les choses ! Il... il plaisantait hein. Pour la drogue bien-sûr. »
« On va quand même vous embarquer au commissariat pour vous faire passer une petite analyse de rien du tout. Juste pour s'en assurer et être tranquilles. »
« Messieurs, je vous assure qu'il n'est pas nécessaire d'en arriver à de telles extrémités... » Tenta de temporiser Kagami. Il n'avait AUCUNE envie de croupir toute la nuit en cellule de dégrisement à cause de ce demeuré d'Aomine ! L'après-midi derrière les barreaux lui avait amplement suffit !
« Pffff... nan mais tu vois pas qu'ils bluffent ? Où qu'elles sont vos plaques d'immatriculation d'abord ? » Puis, il glissa tout bas (mais pas franchement discrètement...) à Kagami : « Normalement là, ils vont répondre « dans ton cul », t'inquiète, j'ai l'habitude de ce genre de numéros débiles et complètement éculés. »
Non content de ne pas savoir que les plaques « d'immatriculation » se limitaient aux véhicules mobiles, Aomine venait de les enfoncer encore plus dans la mouise, parce que si, si, c'était possible ! Dépité, Kagami tendit les bras, poings fermés pour faire gagner du temps aux agents.
« Allez-y, menottez-moi, mais par pitié, éloignez-moi de ce dégénéré... » Abdiqua le tigre.
Sauf que bien-sûr, Aomine ne l'entendait pas de cette oreille, lui. Il s'interposa entre le moustachu et Kagami, comme pour prendre la défense du rouge.
« Naaan... bon allez, on va pas s'fâcher quand même, ce serait foutrement con. C'qu'on va faire, c'est qu'on n'a qu'à dire que j'vais vous signer un autographe à chacun et on oublie ce malentendu, d'accord ? »
« Un autographe ? » Répéta le second officier, hébété.
« Bah ouais ! J'sais que vous êtes venus pour ça à la base. Vous m'avez reconnu quand j'suis entré, puis vous m'avez suivi et voilà ! Enfin, c'est normal, je suis l'acteur porno le plus rentable de l'archipel... »
« Non, nous sommes venus ici, parce qu'on nous a appelés pour nous prévenir que deux individus avaient des rapports sexuels dans les toilettes de ce bar ! » Corrigea Magnum-la-Moustache.
« Pfff... bah faudrait pt'être penser à revoir la fiabilité de vos sources, parce que moi et Tigrou, on n'a même pas encore baisé ! Celui qui vous a dit ça vous a donc raconté des salades, d'ailleurs, on était sur le point de commencer avant que vous ne nous coupiez dans notre élan et on aimerait bien continuer, donc si vous permettez... on va finir ça et puis après, vous pourrez nous arrêter ensuite. Là, ok, d'accord, ça vous fera une pseudo bonne raison d'le faire ! »
« S'il vous plaît ! » Implora Kagami, se jetant à leurs pieds et attrapant le bras du pantalon de Magnum. « Ne m'laissez pas seul avec lui ! »
« Oi ! Y a que moi qu't'as l'droit d'sucer ce soir ! » S'opposa fermement la panthère.
Pas question de le regarder faire du gringue à d'autres mecs sans intervenir, non mais ! Il était là AVANT !
Mais avant même qu'il n'ait eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait, Aomine se retrouva neutralisé par une paire de menotte efficacement attachées dans son dos.
« Ca suffit ! On vous embarque ! Tous les deux ! » Hurla Jolie Moustache.
Kagami soupira à nouveau.
Décidément, Aomine avait peut-être raison de parler de parasite tout à l'heure...
Parce qu'il avait l'air d'en être un sacré ! Et de taille !
Toujours à attirer non pas les souris, mais plutôt les ennuis...
Deux fois.
Alors que Kagami avait toujours fait de son mieux pour éviter les prisons dans sa vie, en l'espace d'une journée, cela faisait déjà deux fois qu'il finissait au trou.
Merveilleux.
Et cela, il le devait à une seule et même personne.
Qui pionçait tranquillement sur la banquette, prenant toute la place.
S'octroyant même le luxe de lui tourner le dos, face contre le mur.
« C'est ça... parle à mon cul, t'as raison... » Pensa Kagami, tant il était clair que le brun ne voulait pas communiquer.
Peut-être même le tenait-il pour responsable de cet emprisonnement.
Ce ne serait pas surprenant, connaissant le personnage.
Il fallait dire qu'au départ, Aomine avait eu du mal à croire que les policier puissent être des VRAIS et que la voiture dans laquelle on les avait fait monter, puisse être un authentique véhicule des forces de l'ordre. D'ailleurs, le brun avait même insisté pour que les deux officiers lui apportent des PREUVES (comme si les menottes n'étaient pas suffisantes...) en enclenchant le gyrophare !
Quel gamin... ! Et après, c'était LUI qui se faisait traiter de gosse... alala... nique la logique Aominesque quoi...
En tout cas, cette fois, Kagami savait qu'il ne verrait pas la fille aux cheveux roses. En effet, lorsque l'officier (le même que cet après-midi...) avait proposé à Aomine de l'appeler, le basané avait décliné l'offre, précisant qu'elle avait des enfants et n'aimerait sans doute pas être obligée de se déplacer jusqu'ici à une heure si tardive. Quelque part, ce geste fort généreux et désintéressé surprit totalement Kagami, qui n'imaginait pas un seul instant qu'Aomine soit capable de faire preuve d'altruisme.
Cependant, toujours en matière d'altruisme, Aomine n'était franchement pas près de dépasser Kagami. Et il n'y avait pas que dans ce domaine-là, d'ailleurs que le tigre lui était ouvertement supérieur. Bien décidé à le lui prouver, Kagami appela Alex pour qu'elle vienne le tirer de cette impasse une fois de plus. Mais bien entendu, contrairement à Aomine un peu plus tôt dans l'après-midi (enfin, les circonstances étaient tout de même bien différentes, mine de rien...), Kagami en profita pour plaider la cause d'Aomine également.
Et s'il fallait bien savoir une chose sur Alex, c'est qu'elle détestait être réveillée au beau milieu de la nuit, ce qui chez elle, équivalent à... vingt-trois heures ? Oui, c'était l'heure butoir après laquelle la blonde devenait de mauvaise humour quand on la tirait du lit. C'est que la pétulante quadra tenait à avoir ses dix heures de sommeil quotidiennes. Or, avec le décalage horaire, de base, ce besoin semblait compromis et même, voué à l'échec le plus cuisant.
Car si Aomine était une panthère et Kagami un tigre, Alex, elle, était une LIONNE. Une reine de la savane (analogie du milieu de la pornographie), prêt à tout pour défendre bec et ongles (ou plutôt « crocs et griffes ») ses « petits ». Même à renoncer à ses précieuses heures de sommeil réparateur.
Ce fut donc une Alex... en nuisette de satin super sexy... et robe de chambre bien moins sexy, par contre, qui débarqua au commissariat en charentaises, gros rouleaux de bigoudis sur la tête, masque de (mocheté) beauté en argile verte et clope au bec, sous les yeux médusés des officiers présents. (dont certains ne se gênèrent d'ailleurs pas pour la prendre en photo... ce qu'Alex interpréta à tort comme un geste de fans de ses anciens films... Enfin, à sa décharge, il fallait dire qu'elle n'était pas encore très bien réveillée...)
« Hey réveille-toi, la cavalerie est arrivée ! » Sourit Kagami, en secouant Aomine pour qu'il se retourne.
Et le malheureux basané de se frotter les yeux, parce qu'il avait du mal à croire qu'il n'était pas en train de nager dans un terrible cauchemar.
« Heu... C'est quoi cette bonne femme verte ? Elle vient nous enlever pour faire des expériences sur les humains ou quoi ? J'te préviens, si elle décide de nous disséquer, j'lui dis de commencer par toi, parce que tu t'es porté volontaire ! »
« Abruti ! » Il lui donna un petit coup sur l'épaule. « C'est Alex, ma manager ! »
« Ah ? Ta manager... ? Manager de quoi au juste ? Et pourquoi c'est un alien ? »
« Raaah laisse tomber ! L'essentiel, c'est qu'elle soit venue nous sortir de là ! »
A vrai dire, Kagami voulait conserver secret le précieux avantage qu'il avait encore sur Aomine : le fait d'être également un acteur de films pour adultes, sans que le brun ne le sache. En effet, le rouge ne voudrait pas que cela créé une sorte de rivalité entre eux dans le meilleur des cas et au pire, un malaise total. En effet, le tigre était encore dans la configuration « américaine » où les acteurs ne se faisaient pas de cadeau entre eux, prêts à se faire les pires crasses pour obtenir un rôle.
La blonde s'approcha d'eux et un officier leur ouvrit.
La lourde porte métallique coulissa pour leur rendre leur liberté.
« Taiga ! God be blessed, you're ok sweetheart ! I was so worried when you told me you were stuck in jail... again ! »
La plantureuse blonde l'enlaça pour lui faire un câlin, à la manière d'une mère poule qui n'a pas le cœur à gronder l'un de ses garnements après une grosse bêtise. Dans ce cas-là, la peur l'emporte souvent sur la colère.
« I'm so sorry Alex... Things got a little... out of hand... » S'excusa Kagami, légèrement penaud.
« I can see that ahahaha ! What did you do this time ? Did you insult some cop or what ? »
« Me ? No. Well... not exactly... but someone did it anyway... » Souffla le rouge en désignant Aomine.
« Really ? But why ? »
« Two policemen found us having sex in the bathroom of some kind of pub... and they weren't pleased, to say the least... »
« OMAGAD Taiga ! Y-you... did what ? A-and with that guy over there ? Woooah... I sure wasn't expecting something like that to happen. Especially coming from you. If it had been Tatsuya, ok, but you... that's just not the kind of things you're into normally... »
Aomine, quant à lui, clignait des yeux, largué.
« Oi ! Qu'est-ce que vous êtes en train de baragouiner ? JAPANESE, PLEASE ! » S'excita t-il, mécontent d'être ignoré.
C'est que le faible niveau en anglais du brun – trait commun à énormément de japonais – ne lui permettait pas franchement de suivre la discussion des deux autchotonnes. Il avait cependant compris qu'on parlait de lui, parce qu'après tout, on parlait TOUJOURS de lui. C'était comme ça dès qu'il se trouvait dans une pièce, les gens se mettaient à dire des trucs le concernant, tant son charisme irradiait le commun des mortels. Enfin, Aomine ne pouvait pas leur en vouloir, après tout, il était une créature aussi fascinante que passionnante, alors il était normal qu'il se retrouve au centre de toutes les conversations.
C'était la rançon de la gloire, en quelque sorte.
« Tu ne comprends pas l'anglais, Aomine ? »
« Si, si, je comprends très bien les trucs simples comme : « Fuck me harder », « Suck my dick», « My pussy is wet » ou encore « Deep in the ass » ! Et c'est d'ailleurs tout ce que j'ai besoin de savoir dans mon métier ! »
« Hmm... certes... » Le brun n'avait pas tort sur le coup et sa réponse n'était donc pas franchement étonnante. Cependant... « Et « Kiss me », tu sais ce que ça veut dire alors ? »
« Ouais, mais je préfère passer directement au « Eat my asshole »... C'est plus intéressant. » Ponctua le brun d'un coup de langue sur sa lèvre supérieure... le tout, appuyé par un regard lubrique.
Ok, ça, c'était une invitation ou Kagami ne s'y connaissait pas.
« Toujours aussi subtil, à ce que je vois... Mais t'as raison, on avait effectivement un truc à finir avant d'être interrompus... »
Et maintenant, c'était à Alex d'être (un peu) larguée. (mais pas trop, quand même. Elle avait tout de même une meilleure compréhension du Japonais, qu'Aomine de l'anglais...)
« Hey ! Je suis là, vous savez ! »
Mais point de reproche de sa voix. Tout au plus, un léger rire. Apparemment, les deux hommes n'avaient pas terminé leur câlin lorsque les flics les avaient embarqués. Ou alors, il avait encore du rab'. Beaucoup de rab' et Alex comprenait qu'ils avaient de précieuses minutes à rattraper. Ohhh... elle avait été jeune elle aussi et elle savait donc ce que cela faisait d'avoir besoin de se dépenser avec son partenaire sexuel d'u(n?) soir !
« Bon, je vous ramène avant que vous ne vous retrouviez avec un autre délit d'exhibitionnisme sur le dos... »
Et un casier judiciaire.
Quoique...
C'était le brun qui avait le plus à craindre dans cette situation, en réalité. (pour une raison qui sera évoquée plus tard)
Les trois individus sortirent du commissariat sans demander leur reste, encore une fois sous le regard curieux des officiers. Puis, Alex les fit grimper dans sa vieille voiture, dont la marque était indéterminable et au phare avant gauche cassé. Elle n'avait pas franchement eu le temps de trouver mieux vu l'urgence du moment, à vrai dire...
« J'suis un peu déçu. Je m'attendais à monter dans un vaisseau spatial, moi... » Bougonna Aomine.
« Désolée mon mignon, mais je n'ai pas encore mon permis « soucoupe volante ! » Rit la petite bonne-femme verte.
Aomine haussa des épaules, un peu déçu, mais il grimpa à l'arrière du véhicule avec Kagami. Une fois assis, les deux fauves n'attendirent même pas que la blonde ait mis le contact, pour commencer à se dévorer les lèvres. Alex – qui pourtant, en avait vu d'autres... - s'empourpra sous son masque verdâtre et ne manqua pas de les sermonner.
« Oi ! Vous vous croyez où là ? Madre de Dios... dejen de hacer esto en mi coche ! » Les gronda t-elle.
« C'était quelle langue ça ? Et je ne parle pas de celle que je sentais dans ma bouche à l'instant, évidemment... » Demanda Aomine en se redressant de sa position dominante.
« De l'espagnol. Alex a des origines hispaniques, elle sud-américaine. » Expliqua Kagami, allongé sous lui, cuisses écartées.
« Ohhh je vois, je vois ! » Le brun se racla la gorge, avant de répondre d'un magnifique accent : « Donde esta la biblioteca, senor ? »
La blonde, qui venait de glisser une clope dans son bec, la lâcha immédiatement, sans même avoir eu le temps de l'allumer, lorsqu'elle entendit Aomine massacrer sa langue natale. Cependant, elle ne lui en tint pas rigueur, puisqu'elle partit dans un fou rire incontrôlable.
« Ahahahaha ! Pour ta gouverne, sache qu'on dit « senora », pour désigner les femmes. Et pardon de te décevoir, mais je ne crois pas qu'il y ait encore la moindre bibliothèque d'ouverte à cette heure-ci. Tiens, d'ailleurs, où dois-je vous déposer ? »
« Tu n'as qu'à nous laisser à l'appartement, d'accord ? Ce n'est pas très loin d'ici et comme ça, je pourrai inviter Aomine à PRENDRE un dernier verre... »
« Excellente idée, il va finir assoiffé ce pauvre bougre à force de te saliver sur les amygdales ahaha ! » Approuva la femme à lunettes.
La voiture démarra en trombes et Alex put les faire pleinement profiter de ses talents de pilote émérite. Enfin, ce voyage au bout de la nuit aurait sans doute été plus agréable, si les suspensions du véhicules étaient neuves... Mais cela ne sembla pas gêner les fauves. Au contraire, ils semblaient aimer être secoués et Alex s'en rendit rapidement compte en les observant dans le rétroviseur.
Une chose était sûre à ses yeux : le verre n'était pas la seule chose qu'Aomine comptait prendre ce soir...
Lorsqu'Alex s'arrêta au pied de l'immeuble où habitait le rouge, Aomine fut étonné. Pas mal, pas mal du tout. Situé en plein cœur du quartier chaud et animé de Kabukicho (réputé pour ses love hotels et sa vie nocturne), anciennement surnommé le « Quartier Rouge » du temps des samourais, (l'endroit étant bien plus chic – et cher – que Roppongi où vivait Aomine.) l'immeuble possédait une façade moderne. Il était cependant coincé entre deux love hotels aux devantures fluo, d'un rose de très mauvais goût, dont les néons clignotaient à vous en rendre épileptiques.
Ne s'en laissant pourtant pas conter, Aomine suivit son partenaire, mais lorsqu'il fut question d'ouvrir la porte, Kagami galéra un peu avec son trousseau de clés, ce qui fit grimper en flèche l'impatience d'Aomine. De là à ce qu'ils soient obligés d'appeler un serrurier pour pouvoir entrer, il n'y avait qu'un pas... que le brun franchirait allègrement. Après tout, ils étaient entourés de love hotels, ce ne serait donc pas le choix qui manquerait pour poursuivre leurs galipettes enflammées. Apparemment, la lumière du couloir ne fonctionnait pas, ce qui rendait la tâche de Kagami difficile et Aomine n'arrangea en rien la situation, puisqu'il vint se coller directement à l'arrière train de son hôte, collant même son érection toujours probante contre lui, sans la moindre vergogne. Puis, il se pencha et lui souffla à l'oreille d'une voix à faire frissonner une nonne :
« Bah alors, tu n'trouves pas le trou, Tiger ? Ca promet pour la suite du programme... »
De toute évidence motivé par cette étrange question non dénuée de sens cependant, Kagami parvint enfin à insérer la clé dans la serrure et il poussa la porte pour les faire pénétrer dans son... intérieur. Le tigre tâtonna un peu pour trouver l'interrupteur de la lumière et Aomine nota mentalement que cela semblait être la première fois que Kagami venait ici. En effet, les geste imprécis du rouge trahissaient sa découverte des lieux. Peut-être avait-il tout juste déménagé ?
« Assieds-toi, je t'en prie ! Le salon doit se trouver heu... par là... je suppose... » Indiqua vaguement le tigre, semblant chercher la cuisine.
Cuisine ouverte qui se trouvait juste derrière le salon.
Aomine s'installa, pied posé sur sa cuisse, il ne s'était même pas déchaussé. Pourtant, la politesse l'exigeait chez les Japonais, mais son mystérieux coup d'un soir semblait plutôt étranger à cette règle. Tant mieux pour lui. Il avait horreur de ça quand ses conquêtes féminines l'engueulaient pour qu'il vire ses chaussures. Ou même ses chaussettes. Car oui, Aomine était de cette race d'hommes qui aimaient garder leurs chaussettes pendant l'amour et alors, ça fait quoi ? C'est interdit par la Convention de Genève ? Non ? Bien, dans ce cas, bouclez-là !
Notre panthère en profita donc pour regarder autour d'elle. C'était... vide. Un peu spartiate. Rien à voir avec son propre appartement, qui était un véritable bordel organisé. Une chatte n'y retrouverait pas ses petits et Aomine lui, en avait déjà retrouvés trois dans sa corbeille à linge sale... datant de plus de trois mois. Si, si, véridique ! Quoiqu'il en soit, le rouge possédait une table basse, une télé accrochée au mur, un canapé, un fauteuil et... c'était tout. Aucun meuble, nada, que dalle, wallou, niet, zobi.
Dans cette situation, n'importe quel invité aurait proposé son aide au maître de maison, mais Aomine le laissa se débrouiller et il en profita pour se curer la narine droite.
« Tu veux boire un coup ? » Demanda Kagami, qui semblait galérer un peu en cuisine.
« Nan. En revanche, toi, tu vas pas tarder à le prendre... »
« Hein ? »
« Le coup... » Sourit Aomine en un rictus mauvais.
Bordel, qu'est-ce qu'il était DRÔLE ! Hilarant, même !
Le rouge le rejoignit, un verre de soda à la main, qu'il vida d'une seule traite.
« Me souviens pas avoir donné mon autorisation pour ça. » Le taquina le jeune homme.
« Et moi j'me souviens pas te l'avoir demandée. Allez viens, on va dans ta chambre ! J'ai assez attendu et maintenant que tu t'es rafraîchi, j'ai vraiment besoin de me vider les burnes ! »
Sans crier gare, le basané chopa le poignet de sa conquête et le tira vers la porte qu'il apercevait au fond du couloir. Qui ne pouvait être que la chambre, par définition. Ou la salle de bain. Mais l'une ou l'autre, cela convenait à Aomine. Ohhh il espérait que le rouge avait une de ces baignoires à remous si agréables... Le brun avait en effet toujours voulu faire l'amour dedans, sans jamais en avoir eu l'occasion.
C'est que, contrairement aux apparences, Aomine sortait rarement de sa zone de confort et malgré son métier, il avait une approche du sexe très... traditionnelle, voire archaïque. La plupart du temps, il se contentait d'un bon vieux missionnaire des familles avec ses femmes d'un soir. Au moins, ce n'était pas trop fatiguant pour lui. Il avait en effet passé l'âge des acrobaties mettant sa souplesse à rude épreuve et il n'était pas question de se faire un tour de reins la veille d'un tournage important, alors le brun minimisait les risques.
Mais le rouge ne l'entendait pas de cette oreille et pour preuve, il freina des quatre fers.
« Attends... il faut que j't'avoue un truc avant... »
« Quoi ? Tu vas m'dire que tu prends pas la pilule ? Ou que t'as oublié d'mettre ton stérilet, peut-être ? »
Le rouge détourna le regard, mais cela ne dissuada pas Aomine de poursuivre sa cour pressante.
« Alors j'vais t'apprendre un p'tit truc qui va sans doute te surprendre, mais sache qu'un mec ne peut pas tomber enceint. Ni une meuf quand on la prend par le cul et c'est exactement ce que je compte faire avec toi, bébé. »
Mais cette précision, #blague, ne suffit pas à détendre l'atmosphère. Le silence qui s'en suivit agaça Aomine, qui soupira, voyant la perspective d'une bonne petite sodomie s'éloigner à grands pas...
« Bon, c'est quoi l'problème ? T'es vierge ? T'as des hémorroïdes ? T'as qu'un seul testicule ? Raaaah dis moi c'qu'il y a ! »
« Grrrr... Mais non, imbécile ! Rien d'tout ça ! » Rougit Kagami, avant de se reprendre. « C'est juste que... et bien... j'arrive tout droit de Los Angeles et j'avais pas encore eu l'temps d'passer à mon nouvel appart', jusqu'ici. »
« Ouais, ça, j'avais cru l'comprendre. Et donc, quel rapport avec la choucroute ? »
« C'est Alex qui s'est chargée de tout en urgence. De la déco. De l'endroit. De la bouffe dans les placards, c'est elle-même qui a fait les courses cet après-midi pour que tout soit prêt à mon arrivée ici et que je n'ai plus qu'à poser mes valises. Enfin, façon de parler, parce que mes valises sont logiquement déjà installées dans ma chambre et j'n'ai plus qu'à les déballer. »
« D'accord et alors ? Accouche, putain ! J'ai la bite en feu par ta faute, là ! Et c'est foutrement douloureux ! »
« Le truc, c'est que j'avais pas franchement prévu d'ramener quelqu'un ici, dès l'premier soir ! Et du coup, j'ai pris aucune précaution ! » Lâcha le tigre, carmin.
« Comment ça ? »
« J'ai pas d'capote, comme j'te l'ai déjà au bar ! Et j'ai pas non plus eu l'temps d'ach'ter du lubrifiant... » Avoua t-il presque timidement, en se grattant la joue.
« Oh. Et c'est juste ça qui t'préoccupes ? »
« Ben ouais ! C'est gênant vu c'que t'as prévu d'me faire quand même, non ? »
« Tu sais qu'il existe des moyens détournés pour procéder sans matos ? »
Devant l'air circonspect du rouge, le brun soupira et secoua la tête.
« Ahh... les jeunes de nos jours ! Vous vous prétendez aventuriers et libérés, mais la vérité, c'est qu'vous êtes juste de gros bébés, pas débrouillards pour un sou ! »
« Hé ! » Se vexa Kagami.
« D'mon temps, quand les parents s'tiraient ENFIN en week-end et nous laissaient la maison, ça nous obligeait à déployer de véritables stratégies militaires pour pouvoir pécho et rentabiliser notre temps libre ! Du coup, on devait se montrer hyper inventifs pour en profiter un max. Mais vous, pfff... tout vous tombe tout cuit dans l'bec, alors forcément, vous avez perdu cet instinct de queutard sauvage ! »
« Qu'est-ce que tu racontes encore comme conneries !? »
« J'dis juste que... de nos jours, vous avez plus qu'à demander à Papa/Maman les clés d'la baraque pour vous enfiler la petite voisine ! Y a plus de challenge, plus de chasse ! C'est devenu beaucoup trop facile et ça a fait d'vous une génération de mous du gland ! »
Kagami se sentait largué à son tour.
Mais Aomine semblait avoir une idée bien précise en tête. Il lâcha temporairement sa proie et il se dirigea sans hésiter dans la cuisine, commençant à fouiller les placards avec détermination, comme s'il savait précisément ce qu'il cherchait.
« Moi quand j'avais ton âge, le temps m'était compté et fallait pas traîner, son on voulait faire notre petite affaire ! Donc, si la meuf avait ses règles, pas question d's'asseoir sur un partie de jambes en l'air, on passait par derrière, parce qu'on ne savait jamais quand les astres seraient alignés en notre faveur ! Donc, si on n'avait pas ce qu'il fallait pour y arriver, on improvisait ! »
Pour le préservatif, c'était mort, il ne pouvait rien faire, il avait utilisé son dernier dans les chiottes. En revanche, pour le reste...
Un sourire de soulagement illumina justement son visage basané suite à sa trouvaille et le brun exhiba triomphalement son TRESOR.
« De l'huile... de cuisine... ? »
De là où il était, Kagami ne parvenait pas à lire ce dont il s'agissait exactement. Tournesol ? Olive ? Lin ? Sésame...? Dans le fond, il s'en foutait un peu... parce qu'il ne voyait où Aomine voulait en venir.
« Tu crois vraiment qu'c'est l'heure de préparer des frites ? »
« Mais non, tête de con ! Amène-toi, j'vais t'montrer comment ça fonctionne ! »
Ne lui laissant à nouveau guère le loisir de protester, Aomine l'embarqua jusque dans la pièce mystérieuse qui se révéla être... BINGO ! La chambre ! Dotée d'un immense lit king size qui prenait presque tout la place, idéal pour les partouzes en tous genres. Tiens, voilà qui constituerait un excellent investissement pour lui et le brun s'empressa donc de noter mentalement cette information dans un coin de sa tête.
Mais pour l'heure, la pratique ! Enfin, il allait peut-être expliquer à Kagami un peu de théorie, avant. Aomine s'assit sur le bord du lit, Kagami face à lui.
« Fous-toi à poil. »
« Heu... »
« Dépêche-toi ! »
« Ca t'écorcherait la gueule de dire « s'il te plaît ? »
« Et toi, ça t'écorcherait la gueule de faire c'que j'dis sans faire du zèle pour une fois ? »
Le rouge fronça des sourcils, n'appréciant guère qu'on lui parle sur ce ton. Pourtant, il s'exécuta, mais fidèle à lui-même, il fit durer le « plaisir ». Plaisir qui se changea en lente torture pour Aomine, mais c'était la façon que Kagami avait de s'affirmer, en clamant que les choses iraient à SON rythme !
La panthère ne manqua aucune miette de cet effeuillage sensuel et elle ne fit pas la moindre réflexion, craignant sans doute que Kagami ne fasse encore plus traîner les choses en longueur.
Cuisses écartées inconsciemment, le basané offrait une vue imprenable sur l'imposante bosse qui avait poussé dans son pantalon. Incroyable la durée du petit tour de passe-passe de Kagami... mais bien entendu pas question de le lui avouer. Ni même de lui demander quel était son secret, ce qui aurait pourtant été fort utile à Aomine, entre deux tournages...
« Tourne-toi et penche-toi en avant, comme chez l'toubib. »
Cette fois, Kagami haussa l'un de ses sourcils bifides, suspicieusement.
« Va pas m'faire croire qu't'as jamais fait ça avec un autre mec auparavant, parce que j'te croirai pas. »
« Non, mais pour toi, c'est la première fois, il me semble. »
« Ouais, mais j'ai déjà pratiqué avec des meufs, alors t'en fais pas, j'maîtrise. Ca ne doit pas être bien différent. »
« C'est pas c'que j'voulais dire. En fait, je parlais... de te faire prendre par un homme. »
Et si... au passage, c'était TOTALEMENT différent sur l'aspect de la prise de plaisir, mais bon... Aomine le comprendrait bien assez tôt. Du moins, Kagami l'espérait vivement.
« Nan, en effet. Ca ne m'est encore jamais arrivé de glisser sur une bite par erreur. »
« Je m'en doutais. Et bien, sache que c'est l'unique raison pour laquelle j'accepte de te laisser me faire ce que tu veux ce soir, parce que d'habitude, c'est moi qui suis au dessus et non l'inverse. »
« Oh...? Vraiment ? Voyez-vous ça... Comme c'est noble de ta part, de te sacrifier ainsi... » Ricana Aomine, pas convaincu par tant de sollicitude gratuite.
La vérité, c'est qu'il ne voyait pas bien l'intérêt de se faire attraper lorsqu'on était un mec. Ce n'était pas l'ordre « naturel » des choses, selon la panthère. Et pour cause, les hommes avaient été créés pour « pénétrer » et les femelles pour « recevoir » et non l'inverse. Quelque part, c'était presque avilissant pour un mec d'offrir son cul, ça le mettait à la place d'une femme, en position de faiblesse. Oui, le brun avait une vision aussi archaïque que surannée des choses, n'appréciant guère que l'on bouscule ses convictions profondes.
Kagami se contenta de soupirer lourdement. Ouais, lourd, c'est ce qu'était Aomine. Un grooos lourd rétrograde ! Mais... pour être franc, Kagami avait envie de cela depuis longtemps. Il fantasmait sur le basané depuis des années au bas mot et il avait la chance de voir se réaliser sa lubie, alors il n'allait certainement pas refuser malgré des conditions plus que discutables. Mais après tout, Kagami n'était pas surpris, le brun lui avait annoncé la couleur dès le départ. Au moins, il s'était montré honnête et on ne pouvait pas lui enlever ça.
De plus, le rouge comprenait les réticences de son aîné. Il s'agissait tout de même une étape difficile à franchir, loin d'être anodine que de coucher avec un autre homme pour la toute première fois. C'était donc à Kagami de prendre sur lui et de faire en sorte que cela se passe au mieux pour son idole. Ainsi peut-être, gagnerait-il le respect de son pair et avec un peu de chance, cette petite séance pourrait même donner envie à Aomine de remettre le couvert avec lui, il l'espérait, dans un futur plus ou moins proche.
« T'as pas l'air de m'croire... »
« Oh si, si, rassure-toi. J'veux dire, t'es plutôt viril pour un gamin, ça m'étonne pas que tu fasses craquer toutes les tarlouzes du coin. »
Ces paroles révoltèrent intérieurement Kagami, mais il choisit de ne rien dire. Il serra juste la mâchoire, ce qu'Aomine interpréta sans doute comme un signe d'approbation. Obéissant, le rouge se tourna alors comme pour couper court au débat. Ils avaient djéà perdu trop de temps et si Aomine continuait à déblatérer des horreurs comme celle-ci, Kagami risquait de ne pas pouvoir aller jusqu'au bout. Or, la seule façon de faire taire le brun était de lui donner ce qu'il désirait promptement.
Heureusement que ce n'était tout de même pas la première fois du rouge dans ce rôle, parce qu'il doutait franchement qu'Aomine soit capable de faire preuve de douceur. Le bleu semblait bien trop empressé à l'heure actuelle pour se montrer précautionneux et attentif. Se penchant légèrement pour offrir sa croupe rebondie à Aomine, Kagami ferma les yeux. La position était gênante. Pas humiliante, mais presque. C'était vraiment bizarre et pourtant, Kagami ne se trouvait pas particulièrement pudique.
Aomine le gratifia d'une claque sèche sur l'arrière-train ce qui fit vibrer et rebondir la chair. Oh bordel... ce connard se moquait de lui ! Assurément, le bleu le testait et il n'appartenait qu'à Kagami de lui répondre ou non. Décidant d'ignorer sciemment cette provocation, le rouge ne broncha pas. Il pouvait endurer tout cela.
Il le fallait.
Mais brusquement, Kagami sentit une paire de lèvres venir flirter avec sa chute de reins pour calmer la douleur. Une main commença à pétrir sa fesse droite, la malaxant habilement et doucement, elle l'écarta de sa jumelle. Kagami se figea quand un doigt curieux vint dire bonjour à son intimité. Doigt poisseux, d'ailleurs... Le rouge tourna légèrement la tête et il comprit alors : le brun avait posé le flacon d'huile de cuisine sur le lui et il s'en servait comme lubrifiant. L'appréhension (bien normale) quitta peu à peu l'esprit de Kagami. Apparemment, le brun n'irait pas jusqu'à le prendre à sec et cette infime attention suffit à le relaxer. Maintenant, en revanche, il allait devoir détendre ses muscles et ses chairs, ce qui semblait nettement plus difficile. Mais l'excitation et le doigté agréable d'Aomine y étant pour beaucoup, Kagami se semblait rassuré à présent. L'appendice joua un moment avec l'anneau musculaire, le testant, le caressant, le délimitant, l'apprivoisant, sans précipitation.
Le rouge se mit à haleter lorsque le doigt franchit cette barrière délicate et bientôt, un second s'y joignit. L'affolement reprit le dessus. Pas qu'il ait mal mais... Kagami n'avait que très peu été uke et cela faisait un moment qu'il n'avait pas reçu en lui une telle offrande. Aomine sembla le ressentir. Il fallait dire que les entrailles de Kagami se resserrant autour de ses doigts furent un excellent indicateur. Dans ces cas-là, Aomine, qui avait été dans une situation similaire des milliers de fois au cours de sa carrière, un mot doux suffisait en général à attendrir sa partenaire un peu trop crispée.
« Baby... you are so hot inside... I love it. » Murmura sensuellement Aomine.
Ces paroles surprirent à nouveau Kagami qui se contracta davantage. Mais ce ne fut que très bref, heureusement.
Avec cette même douceur, Aomine creusa son chemin dans le corridor de chair. Malgré son adresse, il ne savait pas ce qu'il devait chercher. C'était évident pour Kagami qui avait déjà pratiqué ce rituel également... mais pas uniquement sur des filles. Effectivement, le brun semblait ignorer l'existence de la prostate. Mais Kagami ne lui en voulait pas, tout cela était nouveau pour lui et il n'osait même pas lui faire la moindre réflexion, ni même essayer de le mettre sur la voie. Son aîné pourrait mal le prendre et brusquement décider de tout arrêter, en le plantant là, seul.
Poursuivant son exploration Aomine l'étirait, ne cherchant qu'à agrandir ce qui était destiné à l'accueillir et non à lui donner du plaisir. Il ignorait réellement comment cela marchait chez un homme, agissant de la même manière que si Kagami avait été une fille. Dommage, mais prévisible et compréhensible, surtout. De toute façon, il serait toujours temps de lui faire un petit cours d'anatomie par la suite, Kagami adorant jouer les professeurs avec des hétéros... mais pas maintenant, il ne fallait pas briser la magie de l'instant.
Gémissant pour encourager le cambrioleur à déverrouiller son coffre fort (et notez que je n'ai pas utilisé le mot « forcer »...), Kagami commençait à avoir vraiment chaud. Son érection pulsante en était certainement la preuve la plus flagrante. La situation l'excitait profondément. Il serait en effet toujours le premier homme à avoir couché avec le célèbre Aomine Daiki et personne ne pourrait jamais lui enlever cela. Finalement, rien que cette perspective suffisait à l'enchanter pleinement. Kagami se sentait spécial, privilégié, comme si un lien indestructible le lierait ensuite pour toujours à son idole.
« C'est bon... » Lâcha Kagami.
« J't'avais dit que j'étais un pro. »
« Non... je veux dire.. » Il reprit sa respiration difficilement. « … tu peux y aller, c'est bon, j'suis assez préparé. »
L'odeur forte de l'huile envahissait la pièce et lui vrillait l'odorat. Bon sang, il n'aurait jamais pensé à cela... mais... il devait reconnaître que c'était diablement efficace. Enfin, restait juste à espérer que demain il n'y aurait pas des effets bizarres sur son corps, comme une allergie, des gonflements, bref, une intolérance quelconque. Cela dit, Aomine semblait parfaitement savoir ce qu'il faisait. Le brun avait même très probablement déjà expérimenté cette technique sur... hmm... des filles... Apparemment, c'était un peu le « Système D » à l'époque et Kagami n'avait sans doute rien à craindre. De toute façon, il n'en pouvait déjà plus d'attendre et face à l'absence de réponse (rapide) d'Aomine, Kagami décida de reprendre les devants. Il se retourna sans l'accord du brun et ce dernier ronchonna lorsqu'il fut obligé d'enlever ses doigts de la prise électrique. Ensuite, il appuya ses mains sur les épaules d'Aomine et le poussa en arrière en exerçant une pression dessus, ayant à peine le temps de murmurer à son oreille :
« Vire ton froc beau gosse... »
Et il fut inutile de le dire deux fois à Aomine, qui s'exécuta SUR LE CHAMP ! Ce foutu pantalon l'oppressait depuis trop longtemps et il n'avait qu'une hâte en pénétrant dans l'appartement du rouge : L'ENLEVER ! Mais le soulagement fut de courte durée lorsque l'air un peu frais de la pièce caressa sa verge, puisque déjà Kagami l'enjambait, se mettant à califourchon sur le brun.
« Tiens-la droite stp... »
Encore une fois, pas besoin de se faire prier, Aomine suivit à la lettre la recommandation du rouge. De son côté, Kagami terminait ses derniers... préparatifs. Il s'enduisit d'un peu d'huile et il se chatouilla ensuite la prostate, insistant sur l'endroit qui lui faisait voir des étoiles, histoire d'être le plus « large » possible pour recevoir le glorieux pieu d'Aomine.
« Ahh... »
Le spectacle était encore plus fascinant vu sous cet angle, car précédemment, Aomine n'était pas parvenu à apercevoir le visage du roux. Or là, il voyait chaque expression, chaque plissement de joue, chaque papillonnement de paupière et surtout... ce regard fiévreux que Kagami lui lançait. Jamais aucune femme – comédienne ou non – ne l'avait regardé ainsi. Le tigre le dévorait littéralement des yeux, paraissant tout aussi impatient que lui. De sa main libre, Aomine agrippa la hanche droite de Kagami et il appuya un peu dessus pour le forcer à descendre plus vite. Ses ongles courts vinrent mordre la chair tendre, arrachant un cri à Kagami. Le signal était clair et le tigre décida de ne plus faire attendre davantage la panthère affamée.
Il frotta l'entrée de sa caverne d'Ali Baba contre le Chef des Quarante Voleurs, se léchant la lèvre supérieure avec délectation lorsque son sabre affûté se coula en lui.
« Hmm... so big... »
Et pas besoin d'être bilingue pour comprendre cette fois. Un grand sourire de fierté se dessina sur les lèvres d'Aomine.
C'était le kiff, le kiff total.
Absolu.
Le gamin était souple, chaud, étroit et douillet...
Comme un cocon.
Aomine appuya donc plus fort sur la hanche meurtrie pour le presser de le prendre plus vite en lui. Ce que Kagami fit, criant son extase. La pièce ne tarda d'ailleurs pas à résonner de leurs gémissements mêlés. Le tigre sauvage feulait à présent comme une petite chatte en chaleur bien docile et Aomine le laissa danser sur lui, aller à son rythme, gérer l'angle, la profondeur et la vitesse des pénétrations. Finalement cette position n'était pas si mal non plus ! Aomine était allongé sur le dos et il passa ses bras derrière sa tête pour profiter en mode pacha/sultan. D'habitude, les filles – hors actrice porno – étaient plus timorées que Kagami. Elles étaient plutôt adepte de la position de « l'étoile de mer », lui laissant faire tout le boulot et déjà que la panthère était du genre feignante, ce n'était pas tellement pour lui plaire.
Mais avec Kagami – ou était-ce avec les hommes, en général ? - c'était différent. Un nouveau monde et de nouvelles perspectives s'ouvraient à lui. Est-ce que tous les mecs étaient toujours aussi volontaires, à littéralement vous sauter sur la queue comme ça ? Parce qu'en tout cas, c'était loin de le laisser indifférent. Oui, cette inversion des rôles étaient bénéfique et plaisante ! Aomine pourrait même rapidement y prendre goût...
Quoiqu'il en soit, laisser quelqu'un diriger était foutrement plus agréable qu'il ne l'aurait cru.
Ca le changeait.
En bien, de n'avoir à fournir aucun effort.
Ses mains en profitèrent pour partir en exploration sur le corps remarquable de Kagami. Pas un pet de graisse, que du muscles bien ciselé. Lui aussi était musclé évidemment, son boulot lui imposait d'être toujours au top physiquement et Aomine avait déjà vu des tas de mecs plus musclés que Kagami à la salle de sport où il avait ses habitudes, mais... chez le tigre, c'était différent... Presque... plus harmonieux. Tout était parfaitement proportionné et dessiné, en particulier son torse. Chez Aomine, c'était davantage les abdominaux qui étaient marqués et il était fascinant de réaliser combien de types de corps différents il existait. Chaque personne semblait posséder une morphologie qui lui était propre et il ne s'en rendait compte que maintenant, étrangement.
Mais ce qui le frappait surtout était la douceur de la peau de Kagami. Comme celle d'une femme. Et la rondeur de ses muscles. Aomine aurait imaginé cela plus sec, plus anguleux au toucher. Le tigre faisait du tape-cul sur lui sans la moindre once de pudeur et ça aussi, c'était nouveau pour Aomine en dehors du contexte des films, bien entendu. Car ainsi que dit précédemment, ses partenaires féminines étaient beaucoup plus pudiques que le tigre qui donnait de la voix et s'en donnait à cœur joie, en sautillant sur lui comme une puce !
« Touche-moi. » Ordonna soudainement Kagami.
Un peu surpris par sa requête, sur son nuage, Aomine n'y prêta pas attention. Il était un peu trop occupé à lui tripoter les tétons et les pectoraux. Après tout, les meufs adoraient ça, alors les mecs, ça devait être pareil. Mais malheureusement pour Aomine, la théorie était quelque peu différente et il faisait fausse route. Le tigre n'était pas spécialement sensible à cet endroit et c'était une zone érogène plutôt minime. Avec la bouche et la langue appliquées ici, ce serait peut-être autre chose, mais les mains du brun ne lui faisaient ni chaud ni froid. Alors puisque ses paroles ne suffisaient pas à le lui faire comprendre, Kagami lui colla... une baffe en pleine tronche. Le claquement et la douleur vive le firent revenir sur terre un peu brutalement !
« Oi, oi ! Qu'est-ce que tu fous !? Le SM, c'est pas mon truc ! »
« Et comment peux-tu l'savoir ? J'parie qu't'as jamais essayé... Comme les mecs jusqu'ici... Pourtant, ça n'a pas l'air de te déplaire... » Sourit Kagami, en se repassant la langue sur la lèvre supérieure, découvrant des canines pointues.
« Ca n'a rien à voir ! Pourquoi tu m'as frappé !? »
« Oh, me dis pas que je t'ai fait mal ? Chochotte va... et après c'est moi qui fais craquer les tarlouzes, Monsieur le mâle hétéro cis-genre ? »
« Putain, j'étais bien là et t'as tout gâché ! »
« N'importe quoi... ça n'a pas du te chambouler tant que ça, puisque t'es toujours aussi dur... » Et comme pour alimenter ses dires, le rouge contracta ses muscles annaux. « Tu vois ? »
« Grrr... Ouais bah me frappe plus jamais sans prévenir, ok ? »
« Désolé, mais tu ne m'as pas donné le choix : c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour capter ton attention. Maintenant que c'est fait... j'aimerai que tu me touches... »
« Comment ça ? »
« Comme tout à l'heure, dans les toilettes. Mais avec ta main cette fois aaah... »
« Attends... t'es quand même pas... en train d'me demander... de... te tripoter la bite... !? »
ALORS LA IL N'EN REVENAIT PAS !
IL ETAIT CHOQUE !
Comment Kagami osait-il lui faire une requête pareille ?
Quel dévergondé ! La plupart des filles ne lui demandaient pas des trucs pareils, d'habitude !
Qu'était-il sensé faire ? Obéir ? Mais... mais... il ne savait pas comment faire ! Enfin, si mais... disons le honnêtement : ça le gênait. Aomine n'était pas tellement fan des gros phallus. Ni des phallus tout court, d'ailleurs.
« S'il te plaît... » Le supplia t-il de son regard brillant.
… Bon... c'est vrai que tout à l'heure, Kagami avait joué à l'avaleuse de sabre avec son épée personnelle dans les toilettes et il réitérait l'exploit à présent, dans un tout autre registre. Aomine supposait donc que cela méritait une forme de récompense... Normalement, il aurait envoyé bouler le roux en lui disant de s'occuper lui-même de son problème. Mais allez savoir pourquoi, Aomine jugea que cette fois, il pouvait faire preuve d'un peu de reconnaissance. Nan et puis, il était curieux aussi, en vrai.
« D'accord... »
Kagami aurait certainement pu le faire lui-même, mais étant donné qu'il était celui qui faisait tout depuis le départ ou presque, Aomine lui devait bien cela.
Il se saisit donc de la tige tigrée et amorça un franc mouvement de pompe dessus.
La sensation était étrange de toucher un autre pénis que le sien, mais... finalement pas désagréable. Tout comme un cul restait un cul, qu'il soit masculin ou féminin, un sexe d'homme restait un sexe d'homme. Celui de Kagami n'échappait donc pas à la règle, il semblait fait comme le sien a priori et frissonner aux mêmes caresses. Le brun insista donc sur la région du gland pour illustrer sa théorie. Gland qui avait déjà commencé à charrier ses premières larmes de sel, preuve que le traitement était plus qu'efficace.
N'empêche que jamais Aomine, la grande pornstar japonaise, ne se serait imaginé toucher un jour le sexe d'un autre mec.
Et d'apprécier ça.
Dans la limite du raisonnable, bien entendu.
D'ailleurs, il avait l'impression d'être plus dur depuis qu'il entendait Kagami gémir comme une catin, suite à ces caresses intimes.
Bref, cette baise partait totalement en couille...
Il se passait beaucoup trop de choses paranormales, qui échappaient à son contrôle. Et le pire, c'est que ce n'était pas si dommageable...
Qu'est-ce qu'il lui arrivait ?
Kagami lui avait balancé un sort ou quoi ?
Pas étonnant d'un côté, le tigre était tellement beau... Même dans cette position, il semblait indomptable et n'avait rien perdu de sa virilité, contrairement à ce qu'aurait pensé Aomine, renversant ainsi tous les clichés...
Et si...
… AOMINE ETAIT EN TRAIN DE COMMENCER AIMER LES MECS A CAUSE DU ROUGE !?
Hey mais non, c'était pas du tout prévu ça ! Quoique... ça l'arrangerait quelque part. Non seulement, cela élargirait son éventail de conquêtes potentielles, mais en plus, comme il l'avait supputé un peu plus tôt, cela pourrait redonner un nouvel élan à sa carrière en déclin.
N'empêche que cela faisait beaucoup de nouvelles informations à encaisser...
« Aaaahh... Ao-Aomine... je vais jouir ! » Le prévint Kagami.
Quoi, là, maintenant, tout de suite !?
Merde ! Qu'était-il sensé faire dans ces cas-là ? Par réflexe de panique il lâcha la lance qu'il tenait, comme s'il venait de se brûler avec. Mais à cause des accélérations de Kagami, cela ne suffit pas à l'empêcher d'atteindre l'orgasme.
Et tandis qu'Aomine envisageait sérieusement d'appeler les pompiers ou l'armée pour prévenir une éventuelle explosion, un tsunami le submergea. Une pluie translucide et chaude s'abattit sur son abdomen (heureusement qu'il avait relevé son T-shirt, sinon, il était bon pour une bonne lessive décapante...) et il sentit Kagami se resserrer, devenant plus étroit que le vagin d'une pucelle de cinquante ans. (ne me remerciez pas pour cette merveille comparaison, elle m'est venue comme ça !) Le rouge juta sur lui et le brun se figea, pris dans un étau de chair brûlante. Kagami le pressa comme un citron dont il fallait extraire le nectar jusqu'à la dernière goutte et le brun n'eut d'autre choix (en était-ce vraiment un, d'ailleurs ?) que de succomber, capitulant à son tour dans un cri guttural.
A bout de souffle, le tigre roula sur le côté, s'écrasant sur le lit et non sur le brun.
Ils restèrent ainsi à fixer le plafond, essoufflés et sans bouger, sans parler, pendant quoi... ? Bien trente secondes ? Une minute ? Deux ?
Le temps paraît toujours difficile à estimer dans ces moments-là. En tout cas, ce fut Aomine qui rompit le premier le silence.
« Putain... tu m'as éclaboussé le bide avec ton sperme... »
Charmant comme premières paroles après coït. Mais Kagami ne s'en formalisa pas. Au contraire, il répondit, souriant, encore sous le coup de l'orgasme :
« Et toi tu m'as éclaboussé à L'INTERIEUR avec ton sperme. A priori, je dirai que c'est pire. Tu n'imagines pas comment c'est galère à enlever après... »
Aomine fut à CA de faire un commentaire désobligeant du genre « Tu dois avoir l'habitude ! », mais au dernier moment, allez savoir pourquoi, il s'en abstint. Sans doute par instinct de survie. On ne contrarie pas un mec qui a les bras de la taille d'un parpaing et qui se trouve juste à côté de vos bijoux de famille... Un accident de broyage impromptu – ou pas – est si vite arrivé...
« Allez, m'aider à nettoyer le bazar que t'as fait... T'es responsable, j'te rappelle... alors assume... » Le taquina Taiga, en donnant une pichenette sur son sexe chocolaté ENFIN au repos.
Foutu tigre ! Il lui ressortait presque mot pour mot ses précédentes paroles !
« Nan ! Démerde-toi tout seul ! Dans tous les sens du terme, d'ailleurs ! »
« Putain, on n'peut vraiment rien te d'mander... »
Le rouge n'insista pas et il se releva un peu difficilement pour se rendre dans la salle de bain qui donnait sur la chambre. Lui, il se sentait bien. C'était vraiment... bien, oui, c'était le mot, pour une première fois. Et même s'il avait tout géré ou presque en solo, la coopération d'Aomine avait fait merveille. Il n'était pas déçu, non, mais le brun... ? Peut-être que lui l'était au final et que cela expliquait... sa froideur actuelle. Aomine avait-il des regrets ? Kagami ne l'espérait pas, mais c'était possible et sans doute inévitable... Et même s'il aimait les câlins après le sexe, l'américain était prêt à accepter le côté distant de son amant et à respecter ses caprices.
Il se leva donc sans demander son reste.
Aomine profita de ce moment de répit pour se remettre de ses émotions. Par chance, il trouva un paquet de kleenex dans la table de chevet du rouge et il se nettoya donc avant que la semence n'ait eu le temps de sécher. Bien-sûr, il aurait certainement pu rejoindre Kagami sous sa douche pour se laver un peu mieux que ça, mais il n'en avait aucune envie.
Le contrecoup de l'orgasme était toujours violent chez Aomine et rarement joyeux.
Genre là, il n'avait qu'une seule envie : fuir avant que Kagami ne revienne. C'était toujours ce qu'il faisait après l'amour. Enfin, sauf quand il était chez lui, mais dans ces cas-là, il disait toujours à la fille qu'elle avait le temps de sa douche pour se tirer, parce qu'il ne voulait plus la voir à son retour...
Rien ne l'empêchait de prendre ses clics et ses clacs et se barrer en plantant Kagami seul dans son appart', mais le brun était pensif.
Il aurait bien besoin d'une bonne clope.
Petit à petit, il réalisait qu'il s'était fait piéger. Et en beauté. Au fur et à mesure que ses idées devenaient plus claires (et sombres), Aomine comprenait que Kagami l'avait rusé, en le caressant dans le sens du poil pour lui faire croire qu'il avait le contrôle, alors que tout du long, c'était le félin tigré qui l'avait conservé.
Il était parvenu à s'imposer en douceur.
Mais la curiosité d'Aomine prenait le pas sur sa susceptibilité et il ne pouvait pas partir sans savoir au moins comment Kagami avait trouvé cela. Pas qu'Aomine soit particulièrement désireux que le tigre ait pris son pied, mais il était nécessaire pour lui d'avoir cette information pour rectifier le tir et s'améliorer.
Et puis, ça faisait toujours plaisir à l'ego de recevoir des compliments ! Il était même prêt à parier que Kagami n'avait jamais eu un aussi... bon coup que lui, non obstant le fait que telle une vierge dans un gang bang, le bleu n'en avait pas branlé une seule durant l'acte... Enfin si, quand même un peu sur la fin, ne soyons pas mauvaises langues !
Le brun était donc dans l'attente des notes du jury, misant tout sur la note artistique pour avoir la moyenne (la note « technique risquant d'être aux fraises...) !
Heureusement pour lui, Kagami se dépêcha de revenir. Il avait passé un peignoir blanc, faisant ressortir le léger hâle de sa peau et ses cheveux étaient encore mouillés. Aomine trouvait cela troublant. Assez excitant, même... Il dut donc faire l'effort de se retenir de remettre le couvert avec l'autre fauve. Malgré les apparences, il était un peu nerveux... mais prêt à entendre les remarques de Kagami. Par contre, les accepter, c'était encore autre chose !
« Alors heureux ? Ca fait quoi de coucher avec un acteur de films de boules à succès ? »
De toute façon, à ce stade, une chose était certaine pour Aomine : c'est que Kagami dev(r)ait se sentir AU MOINS flatté de l'intérêt que le bleu lui avait accordé ! Non mais, c'était vrai quoi ! Aomine avait accepté de perdre sa virginité homosexuelle avec le rouge et vu que le brun était célèbre, bon coup ou pas, Kagami avait tout intérêt à s'estimer heureux d'avoir couché avec une telle star et à ne surtout pas se plaindre, parce que quelque part, cela voulait dire qu'Aomine l'avait estimé digne de sa glorieuse personne ! N'était-ce donc pas la marque de reconnaissance suprême, celle qui effaçait même la plus médiocre des performances horizontales ? Pour Aomine, en tout cas, c'était clair comme de l'eau de roche et cela l'aida grandement à relativiser sur le fait que, peut-être, éventuellement, il avait quand même un peu chié dans la colle, en ne se montrant pas au top de son niveau habituel...
« C'était pas trop mal, je dois dire. Ma première fois hors plateau de tournage. »
« Hein ? »
Aomine tiqua sur la dernière phrase de Kagami, mais il ne se creusa pas la méninges plus que cela pour en décrypter la signification. C'était sans doute encore une blague du rouge, qui prenait un plaisir fou à le faire tourner en bourrique, depuis leur rencontre.
« Mais... il y a quelques détails sur lesquels tu peux mieux faire la prochaine fois... enfin, s'il y en a une... »
« Quoi, par exemple ? » Répliqua Aomine, du tac-au-tac.
« Hmm ? »
« J't'ai posé une question et j'attends une réponse, là ! »
« Heu oui... p-pardon, c'est juste que j'suis un peu surpris par ta réaction... En bien, évidemment. »
En effet, Kagami ne s'attendait pas à ce que le brun soit aussi... volontaire pour apprendre ! Il aurait pensé au contraire que ce dernier rejetterait en bloc toute critique.
« Mais bref... si tu veux tout savoir, il va falloir que je te cause d'un organe nommé « prostate »... Tu penses avoir un peu de temps à me consacrer, à ce sujet ? » Demanda Kagami, en grimpant à genou sur le lit.
Aomine haussa un sourcil, se sentant comme le cancre du collège au conseil de classe. Néanmoins, il ne protesta pas face au cours magistral qui s'apprêtait à lui être délivré.
« Heu... ouais... enfin, ça dépend, c'est quoi cette histoire de prostate au juste ? »
« La prostate, c'est cette boule de nerfs magique que j'ai stimulée tout à l'heure avec mon doigt. Celle qui t'a filé la gaule. »
« Ah tu parles du truc situé dans mon cul ? »
« Celui-là même. Tout les hommes en possèdent une. C'est ce qui permet la production des spermatozoïdes et... la prise de plaisir anal... » Sourit Kagami, un peu amusé par le franc parlé de son partenaire.
Pas facile cependant de s'improviser professeur de sexologie, en trouvant les bons mots...
« Sans dec' ? Tu veux dire que les filles n'en ont pas du coup ? Hmmm nan... oublie, question con vu c'que tu viens tout juste d'm'expliquer... »
« Il est véritablement essentiel de la toucher pendant le sexe entre deux mecs. C'est une zone érogène, tu comprends ? Mais pour cela, il faut la trouver d'abord... un peu comme le point G chez les filles... »
« Le point G ? Pffff, foutaises ! C'est une légende urbaine ce truc, un conte inventé par des nanas frustrées pour pousser les mecs à se donner toujours à fond ! »
Le rouquin soupira et se pinça l'arrête du nez par dépit. Il aurait pensé que l'inventeur du légendaire et complexe chiofuki maîtriserait un peu plus les bases du plaisir féminin...
« Crois-le où non, mais cette zone magique existe réellement, sauf que la débusquer peut prendre du temps. Par contre, c'est nettement plus facile chez les hommes, car la prostate est plus grosse et donc, plus aisée à localiser. »
« Ok, mais ça, je m'en fous, en fait. »
« Quoi ? » S'étonna Kagami, surpris par ce revirement de situation.
« Ouais, j'ai changé d'avis, ça ne m'intéresse plus ! J'veux plutôt qu'tu m'apprennes comment bander sur commande, c'est vachement plus intéressant ! »
« Si tu veux vraiment y arriver, il faut d'abord que tu apprennes à trouver la prostate ! Avant de se mettre courir, il faut savoir marcher ! Chaque chose en son temps, abruti ! » S'énerva légèrement le tigre.
Et puis merde quoi, c'était presque du secret professionnel là ! Secret qu'il n'avait pas très envie de partager avec Aomine. Après tout, c'était le problème du brun si lui avait décidé de ne pas en faire autant et de vendre sa technique à d'autres acteurs, ainsi qu'à une marque de sextoys peu scrupuleuse !
« Ecoute, de toute façon j'en ai déjà trop dit. C'est une technique ancestrale qui se transmet de génération en génération. Il faut des années d'apprentissage pour la maîtriser et elle n'est dispensée que par trois personnes dans le monde ! » Mentit Kagami.
Le bronzé était tellement naïf qu'il le croirait sûrement sur parole.
Et cela ne manqua pas.
« Ohhh... c'est un truc de moines shaolin alors ? »
« Ouais, voilà, quelque chose dans ce genre-là. Et seule une poignée d'élus peut y parvenir, au prix d'immenses sacrifices ! »
« Genre... faut s'entraîner à poil sous une cascade de flotte glacée, aux Cinq Pics de Rozan ? »
« Exactement ! Enfin, un truc comme ça quoi... »
« Mouais... ça n'doit pas être aussi compliqué que tu l'dis, vu que t'y es bien arrivé toi. Et sans vouloir te vexer, quoi qu'en vrai je m'en tartine le fion avec la truelle de l'indifférence, t'as pas vraiment l'air d'être une lumière... »
Oh bordel, c'est que ce con allait le vexer s'il continuait. Kagami lui colla donc un bon coup d'oreiller sur la face.
« Si tu ne veux pas me croire, c'est ton problème ! Mais sache que je ne suis pas habilité à t'enseigner cette technique, c'est beaucoup trop risqué ! A titre d'exemple, si j'avais dévié ne serait-ce que de deux millimètres, tu aurais pu te retrouver paralysé à vie ! »
« Oi ! Et t'as OSE le faire quand même !? En sachant que t'avais encore moins de marge d'erreur qu'un neurochirurgien opérant le cerveau d'un nourrisson !? »
Aomine n'en revenait pas !
Ca, c'était fort de café !
« Déjà qu'il a fallu que je me prenne un doigt dans l'cul pour ça ! Quoique... si ça se trouve, c'était absolument pas obligé et tu m'l'as fait croire ! Enflure ! J'suis sûr que t'en as profité pour me doigter le fion gratuitement ! Haaaan mais ouaiiiiiiis c'est forcément ça ! Ca te faisait mouiller de m'infliger ton petit fantasme dégueulasse, uniquement parce que j'suis un acteur porno hyper populaire ! »
Et en cet instant, Kagami aurait aimé que toutes ces allégations soient vraies, uniquement pour faire enrager le brun. Malheureusement, ce n'était pas le cas.
« Ta gueule ou la prochaine fois, j'fais en sorte que tu puisses plus jamais bander... » Le menaça Kagami, à bout de nerfs.
« Comment ça la « la prochaine fois » ? Quelle prochaine fois ? Tu crois au Père Noël ou quoi !? »
Le rouge se figea, en voyant Aomine sortir du lit pour remettre son pantalon.
« Où tu vas comme ça !? »
« A ton avis ? J'rentre chez moi, tiens ! Tu pensais quand même pas qu'on allait baiser toute la nuit et s'endormir ensuite tranquillement dans les bras l'un de l'autre, en se jurant amour et fidélité pour toute la vie ? »
« Qu-Quoi ? Mais...! » Il était tellement choqué qu'il ne trouvait rien de plus à répondre.
« Tu m'as très bien compris ! J'ai eu c'que j'voulais, je n'ai donc plus aucune raison de rester ici ! Tu croyais me baiser, mais au final, c'est moi qui t'ai bien niqué. Et à tous les niveau, en plus... J'espère que t'as apprécié autant que moi et même si c'est pas l'cas, je m'en tape ! Parce que quoi qu'il arrive, grâce à toi, j'ai ENFIN trouvé ma nouvelle vocation, la réponse que j'étais venu chercher dans ce bar sordide. T'as plus rien à m'apporter maintenant, tu m'sers plus à rien si tu veux pas m'apprendre ta technique ninja, donc j'me tire ! Amuse-toi bien tout seul avec ta prostate ou ton point G, comme tu préfères ! »
Au regard de ce qui venait de se passer entre eux... c'était assez violent comme réaction...
Mais somme toute assez logique venant de quelqu'un comme Aomine, qui ne connaît aucune compassion. Cependant, au vu de la situation, ce retournement surprenait Kagami. Il avait peut-être un peu trop tiré sur la corde avec le brun, se pensant supérieur en menant le jeu, mais au final, Aomine était le plus expérimenté et il l'avait certainement conforté dans cette illusion.
Incapable de le retenir, Kagami - un peu sonné - hésita un moment à céder à son chantage et à lui enseigner ladite technique... mais... ce serait perdre le peu d'avance qu'il possédait encore et le rouge ne pouvait pas se permettre de tomber aussi bas. Il l'avait déjà fait une fois par amour et il s'en était mordu les doigts, jurant qu'on ne l'y reprendrait plus. Nerveusement, il toucha d'ailleurs la chaîne accrochée autour de son cou, à l'évocation de ce souvenir.
Bien entendu, il aurait préféré que la soirée se termine autrement, mais c'était la fin la plus plausible. Une baise sans lendemain. Un coup tiré vite fait dans la tiédeur de la nuit. Une incartade. Un rêve, un fantasme... Et avec chaque fantasme lorsqu'il se réalise, on ne peut s'empêcher d'être déçu.
Aomine sortit de la chambre, puis de l'appartement, sans un regard pour son amant.
Kagami avait vraiment l'impression qu'Aomine l'avait pris pour la pute de service, à cela près qu'il ne l'avait même pas payé pour se déverser en lui. Mais le rouge était confiant. Tôt où tard, ils seraient sûrement amenés à se recroiser au détour d'un plateau, puisqu'ils exerçaient le même métier et d'ici là, quelqu'un lui aurait fait payer son irrespect total.
Ce que le rouge ignorait en revanche, c'est que ce fameux jour était déjà aussi proche...
Le lendemain, à la première heure pour lui, c'est-à en début d'après midi (jamais avant, pas quand il n'avait pas un tournage matinal de prévu...), Aomine débarqua au siège du Studio Kiseki. Il avait bien dormi, du sommeil du juste, ça, il ne pouvait pas le nier. Rien de tel qu'une bonne petite séance de sport pour s'aérer l'esprit et tomber comme une masse ensuite. Et puis surtout, il la tenait sa réponse ! Celle qu'il allait balancer à la face de ce coincé d'Akashi !
Pourquoi n'y avait-il pas pensé plus tôt d'ailleurs ?
Après tout, Aomine avait toujours eu énormément de fans gays, alors se mettre à les troncher n'était que la suite logique ! Akashi allait certainement ADORER entendre cela ! Déjà parce que lui, les culs masculins, il semblait kiffer sa race dessus, mais surtout parce que la déclaration d'Aomine allait lui ouvrir de nouvelles perspectives commerciales. En effet, aucun des autres membres de la GoM n'était spécialisé dans les pédés... heu... les homosexuels ! Or, il était grand temps de s'y mettre, les mecs étant les premiers consommateurs de porno... Et puis, Satsuki lui avait que les jeunes filles adoraient ça, c'était très à la mode le « Boys Love » ou un truc comme ça... donc, ça leur permettrait de toucher un public encore plus large, Aomine en était convaincu !
Sûr de lui et de son atout, Aomine ne prit même pas l'ascenseur. Il grimpa quatre à quatre avec détermination les marches et il arriva au sommet de la tour en un temps record. Là, il croisa Mayuzumi, assis derrière son comptoir, certainement en train de taper un courrier à la con commandé par Akashi. Bon, au moins, ça voulait dire qu'Akashi n'était pas en train de le trousser sur son bureau, comme la dernière fois et Aomine était ravi de pouvoir s'épargner la corvée de les voir baiser comme des bêtes.
« Aomine-san ? Vous n'étiez pas attendu aussi tôt. » S'étonna l'argenté au visage monolithique.
« Yo ! J'viens voir ton boss ! Il est dispo ? Oh et puis, tu sais quoi ? On s'en tape qu'il le soit ou non, parce qu'il va le devenir exprès pour moi ! J'ai un truc hyper important à lui annoncer ! »
« Je regrette, mais cela va devoir attendre. Il est actuellement en entretien. »
« En entretien ? Avec qui ? Kise est encore venu chialer dans son bureau pour une augmentation ? Midorima a peut-être cassé sa cravache ? Ou sa nouvelle soumise ? Mwahahaha ! »
Décidément, Aomine se trouvait à crever de rire. Mais apparemment, il ne faisait pas le même effet DU TOUT au réceptionniste/Secrétaire particulier/Homme à tout faire d'Akashi, dont le regard restait aussi vide que celui d'une carpe. Morte, la carpe hein.
« … Très drôle. Enfin bref, vous ne pouvez pas entrer. »
« Et pourquoi ça ? J'fais c'que j'veux ici, c'est MOI la star ! Sans MOI, ce studio n'existerait même pas et sans MOI, tu n'aurais même pas de boulot, alors n'oublie pas qui te permet de pouvoir te payer des nouilles instanées ! Et puis d'abord, tu comptes faire quoi pour m'en empêcher ? M'arrêter avec tes jolis petits muscles ? Ou appeler la sécurité peut-être ? »
« Bonne idée, tiens... J'ai hâte de vous voir vous faire rosser par les vigiles ! » Sourit sournoisement Gandalf le Gris.
Il tenta de même de dégainer un mémorable « VOUS NE PASSEREZ PAS », mais Aomine fut le plus rapide, lorsqu'il comprit que Mayuzumi était sérieux et il se précipita à l'intérieur du bureau d'Akashi sans donner le temps au secrétaire de réagir.
Qu'est-ce que c'était que cette histoire d'entretien, en plus ?
Est-ce qu'il s'agissait DEJA de son remplaçant ? Non, impossible ! Akashi lui avait dit qu'il lui donnait vingt quatre heures et le temps imparti ne s'était pas encore totalement écoulé ! De toute façon, c'était sûrement une menace en l'air, le rouge ne pouvait rien faire sans lui ! Le studio allait couler si Aomine, sa star, le quittait et Akashi le savait très bien ! De plus, il était impossible qu'il ait réellement réussi à le remplacer aussi vite !
Un peu paniqué tout de même, Aomine pénétra dans le bureau.
Et effectivement, Mayuzumi n'avait pas menti.
Akashi n'était pas seul.
Mais il n'était pas en compagnie de n'importe qui...
Cette silhouette, ce dos musclé si remarquable et cette grande taille agrémentés de cheveux roux... c'était forcément...
!
L'inconnu de la veille !
(Dont il ne connaissait toujours pas le prénom... ni même l'âge d'ailleurs... !)
Que faisait-il là ? Il postulait pour un rôle secondaire ?
« Tiens donc, Daiki. Entre, je t'en prie. Nous parlions justement de toi. Laisse-moi donc te présenter Kagami Taiga, ton remplaçant. »
19000 mots, mes beautés !
Alors, vous avez aimé ?
Vous avez sans doute remarqué que ce Kagami-là est "différent" de ceux que je fais d'habitude, moins naïf, moins innocent, moins sur la défensive. Du côté d'Aomine, en revanche, pas tellement de changements. Il est assez proche de celui de "Voisins", au niveau du caractère, peut-être un chouïa moins "intimidant".
Je vais rendre très prochainement ma fic "interactive" et je vous demanderai votre avis en fin de chapitre, enfin, vous comprendrez quand on y sera ;) !
Bon, une fois de plus, je me suis laissée emporter et j'ai débordé... Il n'était pas prévu que le chapitre finisse ainsi. Je comptais faire discuter un peu Akashi et ses deux fauves, mais pas pu, j'ai préféré couper ici ;) pour des raisons de longueur et de suspense évidentes.
D'après vous, que va t-il se passer dans le prochain chapitre ? Vos théories sont toujours les bienvenues, j'adore les lire et elles me motivent, alors GIVE ME YOUR LOVE LECTRICE(S) !
Des bisous :)
