Colère

La colère (du grec kholê) est un mouvement désordonné de l'esprit vers la violence, qui se manifeste par l'éclat de voix (hurlements), des gestes vifs, voire des paroles offensantes et la vengeance.

Deidara rentrait d'une tournée de plusieurs mois à travers tout le Japon, il avait exposé ses œuvres dans plusieurs célèbres galeries du pays. Il était fatigué et était pressé de rentrer chez lui. Alors qu'il se restaurait dans un des petits restaurants d'Osaka il entendit deux filles plus jeunes que lui et installées à la table derrière lui prononcer le prénom de sa petite-amie. Il tendit discrètement l'oreille afin d'entendre ce qu'elles avaient à raconter sur Sabaku No Temari.

«Tu mens j'en suis certaine, dit une des deux, celle qui avait des cheveux blonds et qui lui tournait le dos.

-Shiho je te jure que non je l'ai vu de mes propres yeux, jura son amie, une fille rousse avec des lunettes.

-Tu as sûrement mal vu Karin, en plus Temari est en couple et elle est fidèle, rappela la blonde.

-Ma vision fonctionne parfaitement bien merci, et puis qu'est ce que cela veut dire fidèle, son mec voyage très souvent, tu n'es pas assez naïve pour croire qu'elle l'attend gentiment. Temari est comme tout le monde, elle a des besoins à assouvir. Shikamaru n'est pas trop mon style mais s'il est à son goût elle aurait tort de s'en priver, déclara l'autre fille.

-Tu es une vraie nymphomane mais certaines personnes ne sont pas aussi obsédées que toi, commenta Shiho désespérée. »

Deidara ne souhaita pas en écouter davantage, il se leva d'un bond, ne prêtant nullement attention aux gens autour, empoigna fermement sa valise et quitta le bâtiment furieux. Alors c'était ainsi qu'elle s'occupait pendant son absence, elle prenait du bon temps avec ce génie paresseux, qui d'après l'artiste était banal en tout point. Il voulut aller s'expliquer avec sa petite-amie mais changea d'idée, il allait d'abord montrer sa façon de penser à Shikamaru « je vole les copines des autres » Nara. Il se dirigea d'un pas déterminé et rapide en direction de l'appartement de celui qui osait avoir des relations sexuelles avec sa Temari ! Une fois devant la porte de la demeure, il frappa vigoureusement contre celle-ci.

« J'arrive, j'arrive ne vous énervez pas sur ma porte, elle ne vous a rien fait, entendit-il le garçon soupirer de l'autre côté du mur.

Le Nara eut à peine ouvert la porte qu'il se reçut une droite en plein dans l'œil gauche sans avoir eu le temps de comprendre quoique ce soit.

-Ça c'est pour avoir couché avec ma petite-amie, j'espère que tu as apprécié le témoignage de ma reconnaissance, lui dit-il en l'attrapant par le col de sa chemise et en le suspendant dans les airs. Écoute moi bien Shikamaru parce que je ne te le dirais amicalement qu'une seule fois. Si je te surprends à tourner autour de Temari je te transforme en eunuque compris !, le menaça-t-il d'un ton glacial.

Le brun hocha très légèrement la tête, encore sonné par le coup que le blond lui avait assené.

-Parfait, je vois que nous sommes d'accord, sur ce je te laisse, bonne soirée! »

Il le laissa retomber sur le sol, et reprit sa route en sens inverse sans plus se préoccuper de lui.

Après une demie-heure à marcher il finit par arriver devant l'immeuble où se situait la résidence de celle qu'il aimait. Il ne savait pas encore ce qu'il allait lui dire, il était furieux, et il avait mal à son poing droit à cause du coup qu'il avait donné au jeune Nara. Il entra à l'intérieur du bâtiment, et monta dans l'ascenseur. Il appuya sur le bouton huit et patienta jusqu'à atteindre l'étage. Il en sortit et avança dans le couloir. Il stoppa ses pas devant la porte indiquant le numéro vingt-trois. Il frappa fermement, mais moins fort que sur celle de son rival.

« Je viens, deux petites minutes, dit-elle à l'intérieur de l'appartement.

Il attendit quelques secondes avant d'entendre le bruit d'une clé que l'on tournait, qu'il vit la poignée s'abaisser et la porte s'ouvrir.

-Deidara !, s'exclama-t-elle radieuse en le reconnaissant.

Elle lui sauta au cou et bien qu'il était furieux il dû admettre que ses étreintes lui avaient terriblement manqué.

-Tu es en avance, tu ne devais rentrer que demain, continua-t-elle en se reculant heureuse qu'il soit là plus tôt.

-Et oui quel dommage pour toi, cela t'empêche d'aller retrouver ton amant, siffla-t-il.

-Mon amant, mais de quoi est-ce que tu parles ?, lui demanda-t-elle confuse.

-C'est ça prends-moi pour un con puisque visiblement cela t'amuse !, s'agaça-t-il.

-Deidara tu vas te calmer tout de suite et me dire ce que tu me reproches, lui ordonna-t-elle.

-Me calmer, tu me trompes et il faudrait que je calme, non mais c'est la meilleure celle-là !, rétorqua-t-il de plus en plus en colère.

-Je ne te trompe pas, où as-tu entendu ce mensonge ?, s'emporta-t-elle à son tour.

-Une certaine Karin racontait à une certaine Shiho qu'elle avait vu Shikamaru Nara sortir de ton immeuble, expliqua-t-il d'une voix forte.

Elle éclata de rire en écoutant son explication, et cela l'énerva, elle se moquait de lui. Il serra les poings et s'apprêtait à s'en aller lorsqu'elle l'appela.

-Deidara je ne t'ai pas trompé, et tu devrais le savoir depuis le temps que nous sommes ensemble. Shikamaru vient souvent ici c'est vrai, mais pas chez moi, promit-elle d'une voix plus douce.

Il arqua le sourcil gauche, elle lui disait la vérité, il en était convaincu au plus profond de lui, et blâma la fatigue, l'éloignement et cette rousse à lunettes pour avoir cru le contraire. Il était tout de même intrigué, elle semblait en plein débat intérieur hésitant entre lui faire une confidence ou garder le silence.

-Deidara, il faut que tu me promettes que tu garderas pour toi ce que je vais te révéler, le supplia-t-elle.

Elle n'aimait pas divulguer les secrets qu'on lui confiait mais elle ne pouvait pas cacher celui-ci à l'homme qui partageait sa vie.

-Je te le jure, je serais muet comme une tombe, promit-il curieux de savoir ce qu'il la mettait dans cet état.

-Comme je viens de te le dire Shika se rend parfois dans mon immeuble mais ce n'est pas à moi qu'il vient voir.

Elle marqua un temps de pause, elle se sentait mal à l'idée de trahir la confiance de son ami mais elle ne voulait pas perdre son petit-ami, et elle savait qu'il ne dirait rien. Elle espérait juste que Shikamaru ne lui en voudrait pas trop.

-Il vient retrouver Kiba son...son petit-ami, termina-t-elle tout doucement, mais assez fort pour qu'il l'entende.

-Je ne vois pas où est le problème il vient voir son amoureux...Shikamaru est gay !, réalisa-t-il enfin.

-Chut, pas si fort !

-Pourquoi cette fille, Karin, était persuadée qu'il était ton amant ?, lui demanda-t-il.

-Personne à part moi, et toi maintenant, n'est au courant, il n'est pas encore sorti du placard comme on dit, l'informa-t-elle.

-Comment se fait-il que tu sois la seule à le savoir, il ne l'a pas avoué à Ino et Choji qui sont, en tout cas qui étaient lorsque je suis parti, ses meilleurs amis, rappela-t-il.

-Il n'a pas eu trop le choix que de me le dire puisque, quelques jours après ton départ, je les ai surprit en train de s'embrasser. Quant à ne pas se confier à ses meilleurs amis, il craint leur réaction et surtout que l'un des deux, surtout Ino, ne vendent la mèche, répondit-elle.

-Je peux le comprendre mais je ne saisis pas pourquoi certaines personnes pensent que c'est avec toi qu'il sort...

-Je leur sers d'alibi,enfin je leur servais d'alibi mais maintenant que tu es de retour, cela ne va plus être possible, dit-elle.

-Pourquoi tu ne me l'as pas dit par téléphone, cela m'aurait évité de m'enflammer pour rien ?, bouda-t-il.

-Je préférai te l'expliquer en face à face, et je ne pouvais pas deviner que tu entendrai Karin Uzumaki rapporter des ragots sur moi, déclara-t-elle.

-Uzumaki comme Naruto Uzumaki ? Comment sait-elle que tu es en couple ?

-C'est sa cousine, elle est arrivée d'Aomori i peu près deux mois, c'est donc normal que tu ne l'ai pas encore rencontré, précisa-t-elle. Je lui ai parlé de toi, elle était étonnée que je sois célibataire avec « un corps comme le mien », cita-t-elle.

-Cela explique tout, commenta-t-il amusé.

Naruto Uzumaki était le meilleur ami du plus jeune frère de sa chère et tendre, mais il était très bizarre, et Deidara le trouvait même parfois franchement idiot. Sa cousine ne semblait pas très différente, et il se promit de se méfier de ce qu'elle lui dirait si jamais ils faisaient officiellement connaissance.

-Tu es certaine que Shikamaru est bien homosexuel ?, insista-t-il.

-Certaine pourquoi, tu as peur qu'il te drague ?, plaisanta-t-elle.

-Non mais parce qu'il va falloir que j'aille m'excuser, avoua-t-il gêné.

-T'excuser...Dei...Da...Ra, épela-t-elle lentement, qu'as-tu fait ?, le questionna très énervée

-Je lui ai mis mon poing dans la figure, répondit-il.

Temari posa sa main sur son front tout en secouant la tête négativement. Deidara était très jaloux, et très impulsif. Si un homme s'approchait trop près d'elle et la touchait de manière inapproprié il n'était jamais le dernier pour se battre.

-J'aurais dû tout te raconter par téléphone, soupira-t-elle. Toi dès demain matin tu retournes chez lui et tu lui présentes tes excuses, je te conseille de lui offrir des Kool*, cela l'aidera à lui faire oublier la rencontre entre ta main et sa joue.

-D'accord, je le ferai, jura-t-il soulagé qu'elle ne soit plus en colère.

-La prochaine fois viens me trouver avant de te battre avec quelqu'un ou mieux encore ne doute pas de moi, suggéra-t-elle. »

Cet avis tombait bien évidemment dans l'oreille d'un sourd, son artiste ne cesserait jamais d'affronter tous ceux qui tenteraient de la séparer de lui.


* Marque de cigarette japonaise.