Inutile de me dire que ça va trop vite et que vous trouvez ça dommage... Je le sais ! Le problème c'est que ça fait un moment que Survivre avant tout est terminé, j'ai beau relire ce chapitre ou les autres je n'arrive pas à décrire plus. Les idées ne me viennent pas parce que dans ma tête c'est terminé et je vois pas ce que je peux rajouter d'autres. Donc s'il vous plaît arrêtez de me le dire T-T


Chapitre 2 : La descente aux enfers

Un mois était déjà passé depuis que tout avait dérivé. Ma voiture était tombée en panne malgré que je siphonnai l'essence des autres véhicules abandonnés. Mon ventre ressemblait à un ballon de basket. Je savais bien qu'elle allait bientôt naître. Il arriva que je sentais qu'elle me donnait de faibles coups, parfois je ne la sentais même plus bouger. Si bien que dans ces moment-là, je croyais même qu'elle était morte... mais le lendemain elle me redonnait de nouveaux coups.

Malgré les provisions que j'avais pu trouver, j'étais très faible et je me nourrissais très mal. Ce qui était mauvais pour ma fille. Il m'arrivait d'aller dans des magasins ou des pharmacies pour voler de rares conserves ou des flacons encore valables. Même si je n'appelais déjà plus du vol. Dans la plupart de ces magasins il n'y avait personne ou alors il y avait ces choses que j'avais finalement appelés zombies car ils me faisaient vraiment penser aux morts-vivants qu'il y avait dans mes jeux vidéo post-apocalyptiques.

Quand je n'avais plus de nourriture et qu'il n'y avait pas de ville à proximité, je fis quelque chose que je n'aurais jamais envisagé faire un jour : chasser. Au début, ce fut bien difficile surtout que je n'avais pas l'habitude, mais avec de la patience et du temps, je parvenais à attraper des écureuils et des lapins à l'aide de mon arc. J'avais appris à manier l'arc lorsque je faisais mes études vétérinaires. J'avais arrêté l'équitation car les études étaient longues et difficiles. Mais j'avais voulu faire une autre activité et ce fut le tir à l'arc. A la fin de mes études, mon père m'avait offert un bel arc de compétition pour me féliciter d'avoir réussi à devenir vétérinaire. Je n'aurai jamais cru qu'un jour je m'en servirai pour chasser et encore moins pour tuer des zombies.

Une nuit, une horde de ces cannibales m'attaquèrent, ils devaient être à peu près une dizaine. Je résistai le plus possible mais je savai bien que j'étais très faible, et craignai qu'ils me dévorent. Je réussissai à en tuer beaucoup. Cependant l'un d'entre eux faillit me tuer quand j'éliminais un cannibale. Il allait arracher la chair de mon cou lorsque j'entendis enfin des coups de feu. Quelqu'un tua la chose qui allait me tomber dessus, puis je perdis connaissance.

Lorsque je me réveillai, je trouvai un homme qui avait veillé sur moi.

« Hum… qui êtes-vous ? Où suis-je ? Commençant à me lever

- N'ayez crainte, vous êtes en sécurité. (Il me recoucha sur le lit). Je suis le docteur de cette communauté, Wesley John.

- Ah une communauté et un docteur….

- Vous êtes fatiguée, vous devriez vous reposer »

Le docteur me laissa seule dans ma chambre et je me rendormis en très peu de temps. Pendant 3 jours entiers.

Après ces 3 jours de sommeil, le docteur me présenta au groupe. Tous étaient survivants. Il y avait des hommes, des femmes et des enfants. Ils avaient tous perdu des êtres qui leur étaient chers.

Puis il y eut cet homme qui vint vers moi et me dit qu'il m'avait sauvé la vie. Je le remerciai. Il s'appelait Ryley. Et le docteur me confirma qu'il n'y en avait plus pour longtemps : Elly allait bientôt naître.

Plus les jours passèrent plus mes contractions étaient fortes, jusqu'au jour où j'accouchai enfin. Je m'étais évanouie sous la douleur. A mon réveil, Wesley m'annonça qu'Elly n'avait pas survécu. Elle était trop faible et il n'avait pas le matériel nécessaire pour la sauver. Je glissai dès lors rapidement vers la dépression, ayant perdu mon âme.

Tous les jours, Ryley me rendait visite dans mon camping-car, j'avais deviné depuis le début qu'il m'aimait bien mais ce n'était pas réciproque. Il m'embrassait au début sur la joue, puis ce fut sur la bouche. Je me laissais faire, parce que je n'avais plus de raison de vivre. Il arriva parfois qu'on eut des relations sexuelles, mais cela ne me faisait rien. J'étais comme une coquille vide. J'avais l'impression de ne plus rien ressentir. Des fois, je sortis pour chasser avec Ryley et j'oubliai alors pendant ces sorties la mort de Stan et d'Elly. Il m'apprit à me perfectionner, à suivre un gibier même en mouvement, comme marcher sans faire de bruit.

Notre relation se termina lorsqu'il tua le chef du groupe et qu'il devint le légitime chef. Il avait éliminé le chef car il n'aimait pas celui-ci et les décisions qu'il prenait pour le groupe ne lui convenaient pas. J'essayai de l'éviter car je ne voulais pas qu'un meurtrier me touche. Il avait tenté plusieurs fois de m'approcher mais je le menaçai de le tuer. J'avais enfin repris ma vie en main, mais je n'étais pas redevenue la même personne pour autant. Je pensai même ne jamais le redevenir un jour.

Depuis que Ryley était devenu le chef, les gens étaient devenus tristes, il n'y avait plus une once de joie en eux, ni même d'espoir. Même les enfants ne parvenaient plus à jouer. Il représentait la terreur, il effrayait tout le monde car tous ceux qui tentaient de s'échapper se faisaient torturer ou tuer, juste pour l'exemple. Parfois les femmes et les enfants se faisaient violer par les hommes de Ryley. Cet homme était un véritable tyran ! J'ai voulu le tuer mais je gardai le code moral de mon père. Je me disai que j'étais la fille d'un officier de police et que je ne devais pas devenir une criminelle même si c'était presque la fin de l'humanité, et qu'il n'y avait plus de lois, ni de morale. Je voulais quand même conserver ma propre humanité. Alors je tentai plusieurs fois de m'enfuir. Mais les hommes de Ryley me rattrapèrent, autant de fois. Si bien qu'il doubla la sécurité pour que personne ne puisse plus sortir. Il n'y avait aucune issue, nous étions prisonniers dans notre propre camp, comme si nous étions pris dans notre propre piège.

Une nuit, on fut attaqués par une horde de zombies. Tout le monde était en panique, il y eut des tirs de partout, des gens furent tués soit par balles soit par morsures des zombies. Ce ne fût surtout que le moment propice pour m'enfuir.

Je pris le plus de vivres possibles et, bien sûr mon arc. Je courus jusqu'à la route où il y avait énormément de voitures. Heureusement, j'en trouvai une qui fonctionnait. J'en profitai donc pour partir le plus loin possible de ce camp. Sans regret.

Je roulai jusqu'à Atlanta, j'avais entendu dire qu'il y avait peut-être un camp. Mais lorsque j'arrivai à cette ville, elle était totalement déserte. Elle n'était habitée que par des zombies et je décidai de déguerpir de là.

Sur mon chemin, j'avais croisé un vieux camp abandonné, il y avait quelques provisions mais ce qui me marqua le plus était le message laissé sur une belle voiture rouge : « Morgan ne va pas au CDC, cet endroit n'est pas sûr. Rick ».

Je repris de l'espoir, convaincue que mon père avait écrit ce message. Même s'il ne m'était pas destiné, je savais qu'il était toujours en vie et que Carl et Lori étaient peut être avec lui. Je devais les retrouver quoiqu'il en coûte. Je pris l'autoroute en espérant les retrouver là-bas mais il n'y avait que des voitures abandonnées, et je pus faire le plein avant de partir.

Quelques semaines étaient passées, je ne les avais toujours pas retrouvés mais je ne perdis pas espoir. Le pneu de ma voiture éclata, je continuais à pied en étant sur mes gardes. Je vis un peu plus loin dans la forêt un zombie, je m'approchai discrètement de celui-ci et je l'éliminai. Je découpais ses boyaux et je les mis en guise de collier, je découpai ses mains pour les attacher à ma ceinture, je mis son sang sur tout mon corps pour masquer ainsi mon odeur comme m'avais appris Ryley. Grâce à celui-ci j'avais appris que cette technique permettait de cacher son odeur et d'éviter de se faire repérer par les cadavres. Je passai donc devant plusieurs groupes de zombies, aucun d'eux ne m'avaient remarquée.

Lorsqu'il pleuvait je me réfugiai dans une voiture ou alors sous un pont pour garder mon camouflage, j'essayai d'éviter des groupes de survivants, je ne voulais pas revivre la même chose que dans mon ancien groupe.