- Sirius…

L'ancien maraudeur referma ses bras sur la jeune fille, retenant à grand peine ses larmes.

- Oh Hermione… Mais qu'est-ce que tu fais ici ? demanda-t-il d'une voix brisée.

La jeune fille ne répondit pas, profitant de l'étreinte chaleureuse du parrain de son meilleur ami, au bout de quelques minutes, ses pleures s'arrêtèrent.

- J'étais dans la forêt interdite, près d'un lac, commença-t-elle. J'avais chaud, donc j'ai plongé, mais au bout de quelques minutes, ma tête s'est mise à tourner, mes muscles se sont alourdis, et j'étais attirée vers le bas. J'ai essayé de sortir, mais j'étais trop fatiguée… Je n'arrivai plus à respirer, je descendais de plus en plus bas et après, le trou noir… Quand je me suis réveillé, j'étais ici, mais comment je suis arrivé ici, je n'en sais rien.

- Un centaure t'a ramené de la forêt et ensuite, je t'ai conduite à l'infirmerie.

- Un centaure ? Mais ils ne s'approchent pas des humains normalement.

- Je sais bien, mais celui-ci dois faire abstraction à la règle.

- Mais toi, comment se fait-il que tu sois là ? lui demanda-t-elle.

- C'est difficile à dire… Quand je suis tombé à travers le voile, j'ai bien cru que ma dernière heure était arrivée. La chute a été longue, très longue, et quand j'ai touché le sol, j'étais toujours au ministère, mais il n'y avait personne dans la pièce. Je suis sorti et j'ai transplané directement devant le domaine de Poudlard, où j'ai appris que je venais de faire un voyage temporel, et pas des moindre…

- Il y a un moyen de revenir à notre époque ? demanda-t-elle à Dumbledore, qui avait attentivement écouté son récit.

- Je suis désolé Miss Granger, mais je n'en ai aucune idée. Depuis que je suis au courant de la situation de Mr Black, j'ai cherché dans les bibliothèques les plus complètes de la région, et je n'ai pas trouvé grand chose. Mais ne perdez pas espoir, je vais continuer mais recherches. En attendant, j'aimerai avoir plus de détails concernant votre situation près du lac. Vous étiez seule ?

- Et bien, oui et non. Je venais de parler au professeur Dum… enfin, je venais de vous parler et c'est quelques minutes après votre départ que j'ai plongé.

- Et de quoi avions-nous parlé ?

La Gryffondor le regarda avec des yeux ronds. En quoi le sujet d'une conversation qu'il aurait dans 50 ans l'intéressait ? M'enfin, c'était Dumbledore, il ne disait jamais rien sans raison.

- Vous me disiez que si Tom Jedusor avez reçu de l'affection étant petit, il ne serait peut-être pas devenu Voldemort.

- Ah, encore Tom, j'aurai du m'en douter. Mr Black m'a fait un petit résumé de la situation de votre époque, et j'avoue que je suis franchement déçu de ce qu'est devenu Tom. Vous dîtes que je venais de vous donner mon point de vue sur lui, c'est bien cela ?

- Oui, vous m'avez raconter son passé, et ses années à Poudlard. Et vous m'avez aussi expliqué qu'il n'était pas totalement mauvais, mais qu'il n'avait jamais connu le moindre sentiment hormis la haine, la colère et le mépris ; qu'il était d'un naturel méfiant et qu'il n'accordait sa confiance à personne.

- Et bien je vois que vous avez tout retenu parfaitement. Il est vrai que Tom n'est pas un garçon comme les autres, loin de là. Il n'a pas les occupations qu'aurait un adolescent de son âge.

- Excusez-moi monsieur, mais, nous sommes en… 1943… et je me demandai si Tom Jedusor était encore…

Elle ne put finir sa phrase car les portes de la pièce s'ouvrirent sur un garçon devant avoir le même âge qu'elle. Son avant bras gauche était en sang, mais aucune trace de douleur n'était visible sur son beau visage pâle finement dessiné. Hermione le suivi des yeux, le détaillant du regard en même temps. Il était beau, très beau même. Ses cheveux noirs de jais faisait ressortir son teint pâle mais cela n'avait rien de choquant, au contraire, ça ne le rendait que plus séduisant.

Le jeune homme tourna la tête vers Hermione. Elle était jolie avec ses cheveux châtains encore mouillés qui lui retombaient sur les épaules. Ses yeux bleu/gris reflétaient une profonde tristesse et une maturité rare pour une fille de son âge. Se perdant lentement dans son regard, il ne remarqua même pas que Dumbledore lui parlait.

- Mr Jedusor, que vous est-il arrivé ?

L'expression dans les yeux de la jeune brune changea, la tristesse s'envola, remplacée par une haine sans limite et une immense colère, si bien que Jedusor en fut surpris.

- Je me suis fait mordre par un sombral, expliqua-t-il d'une voix sans timbre.

- Vous avez encore étais…

- Hermione calme-toi !

Dumbledore se retourna. Derrière lui, Sirius essayer en vain de contenir Hermione qui semblait bouillonner de l'intérieur.

- Sirius lâche-moi Immédiatement !

- Pas avant que tu te sois calmée !

- LACHE-MOI !! hurla-t-elle.

Déconcerté en l'entendant crier de la sorte, il lâcha quelque peu son bras qu'il tenait fermement. Mais cela suffit à la Gryffondor, récupérant son bras d'un geste vif, elle se précipita sur Jedusor.

VLAM

La gifle résonna dans toute la pièce. L'infirmière manqua de s'évanouir, Sirius se prit la tête entre les mains, ne voulant pas voir la suite des évènements, Dumbledore esquissa un mini-sourire devant la tête qu'abordé Jedusor. Portant une main sur sa joue endolorie où une superbe trace de doigt était visible, le Serpentard tourna lentement la tête vers les portes par lesquelles la fille était sortie. Essuyant le filet de sang qui s'écoulait de sa bouche, il sortit de l'infirmerie, oubliant totalement son bras blessé.

- Mr Jedusor ! Revenait tout de suite, vous êtes blessé ! l'appela vainement l'infirmière.

Mais il ne l'écouta pas et continua se progression dans les couloirs. Il ne savait pas pourquoi cette fille l'avait giflait, mais elle allait le payer. Jamais il n'avait subi pareille humiliation et il n'allait certainement pas laisser cette gamine s'en tirait comme ça.

Sortant du château, il aperçut une silhouette entrer dans la forêt interdire. Qu'elle idiote, la forêt n'était certainement pas le lieu où elle pourrait se réfugier. Il la suivie à distance dans la sinistre forêt. Elle avait l'air de savoir où elle allait.

Hermione, de son côté, continua son chemin jusqu'au lac dans lequel elle avait plongé quelques heures plus tôt. Elle l'avait vu. Elle avait vu l'assassin de ses parents et de ceux de Harry. Elle avait vu Voldemort… Et pire encore, elle l'avait trouvé séduisant, très séduisant. Elle se sentait coupable, honteuse, et énervée à la fois. De rage, elle donna un grand coup de poing dans l'arbre le plus proche. Ses phalanges se brisèrent sous le choc et elle hurla de douleur. La main maintenant en sang, les joues creusées par les larmes, elle se laissa tomber près du lac où elle éclata en sanglots. Se recroquevillant sur le sol, elle laissa libre cour à sa peine. Elle était en pleine seconde guerre mondiale, dans une époque qu'elle ne connaissais pas, sans ses amis, sans ses parents, heureusement que Sirius était là. Environ quinze minutes plus tard, ayant perdu beaucoup de sang à cause de sa main et fatiguée par sa course dans la forêt, elle s'évanouit.

Tom était énervé, il l'avait perdu de vu, et il n'y avait plus aucun bruit aux alentours. Sale peste. Il allait faire demi-tour quand il entendit un hurlement à sa gauche. Le cœur battant, le bras douloureux, il se dirigea vers la provenance du cri, espérant que la fille ne s'était pas fait attaquer par une quelconque créature. Au bout d'une dizaine de minutes, il déboucha sur une clairière avec un petit lac en son centre. Une masse noire se tenait immobile près de l'eau. S'approchant, il distingua la fille, allongée, la main en sang, les yeux rouges, les joues creusées par de longs sillons, elle avait du pleurer. Il fut un peu déstabilisé par cette vision. Il n'était plus tout à fait sûr de vouloir se venger de la gifle maintenant qu'il la voyait dans cet état. S'agenouillant à ses côtés, il fit apparaître un bandage avec lequel il entoura la main blessé. Il la prit doucement dans ses bras, ne voulant pas lui faire plus de mal. Il la plaça comme il put contre son torse et prit la direction du château.

Son bras le brûlait atrocement mais il continua tout de même son chemin jusqu'à l'infirmerie où il déposa la jeune fille sur un lit blanc. Le bandage de fortune qu'il lui avait fait était imbibé de sang. Il s'allongea sur le lit voisin et tourna la tête vers la fille. C'est vrai qu'elle était jolie, il pourrait sûrement s'en servir comme petite amie, ça faisait longtemps qu'il n'en avait pas eu, trouvant toutes les gamines qui l'entouraient trop idiotes. Comme toutes les autres, elle allait tomber sous son charme en moins d'une semaine, même après la baffe qu'elle lui avait mise.

L'infirmière sortit de son bureau quelques minutes plus tard avec Dumbledore et l'homme au cheveux bruns, Mr Black. Ce dernier se précipita au chevet de la fille et posa une main sur son front.

- Tom, que c'est-il passé ? lui demanda Dumbledore alors que l'infirmière se penchait sur Hermione.

- Elle est partie dans la forêt interdite, je l'ai suivie et quand je l'ai trouvée, elle était évanouie près d'un lac.

Dumbledore haussa un sourcil, assez surpris. Jetant un regard à Hermione, il aperçut le bandage, ce qui l'intrigua encore plus. Ce n'était pas dans les habitudes de Jedusor d'aider quelques.

- Ses phalanges sont brisées, elle a du frapper dans quelque chose de dur, sûrement un arbre, expliqua l'infirmière après avoir retiré le bandage.

Lui relevant la tête, elle lui fit avaler plusieurs potions tant bien que mal puis se tourna vers Tom à qui elle soigna le bras blessé.