NdA: Attention! Ce chapitre comporte une scène de masturbation. Si vous n'aimez pas, sautez ce chapitre... mais si vous faites ça à chaque scène de sexe, vous ne lirez pas grand chose! XD

2. Le secret

Après un bon dîner bien constitué, Damon alla débarrasser un peu la chambre d'ami avant de lui préparer le lit.

-Merci encore, Damon. Dit-elle dans son dos. Je ne sais pas comment je vais te rendre la pareille, mais je trouverai, je te le promets.

-C'est fait pour ça les ex : pour te sortir de la merde en espérant te reconquérir. Blagua-t-il en se retournant.

Il vit qu'elle rougissait, mal à l'aise.

-C'est une blague, Elena. Je ne demande rien en échange. Marmonna-t-il en maudissant son humour parfois déplacé.

Elle sourit, mais elle paraissait soulagée.

-Le lit est prêt. Ma chambre est à l'autre bout du couloir si tu as besoin de quoi que ce soit.

Il s'était retenu de faire son « truc avec les yeux » comme il faisait souvent auparavant quand il voulait la taquiner sur leur vie sexuelle. Mais apparemment, elle avait deviné le double sens qu'il avait d'abord voulu faire passer, parce qu'elle lui dédia une baffe sur l'épaule, faussement outrée.

-Ow! C'était pour quoi, ça? Fit-il semblant d'avoir mal.

-Pour tes blagues pourries qui me rendent mal à l'aise.

-C'était pas le but, tu le sais.

-Oui, je le sais. Bonne nuit, Damon.

-Bonne nuit, Elena.

Puis, il ferma la porte en sortant pour se diriger vers sa chambre. Il jeta négligemment sa chemise blanche, son pantalon noir et ses chaussettes sur une chaise et se laissa tomber sur son lit, brûlé. Cela prit moins d'une minute avant qu'il ne s'endorme.

Pendant ce temps, Elena se tournait et se retournait dans son lit, sans arriver à trouver le sommeil. Avait-elle vraiment été assez idiote pour revenir s'incruster dans la vie de Damon? Elle aurait pu tout aussi bien aller chez Caroline ou Bonnie, ça aurait été moins pénible! Pénible? Oui, c'était le mot. Comment allait-elle bien pouvoir rester calme et tranquille alors que l'homme le plus sexy qu'elle n'ait jamais rencontré dormait à l'autre bout du couloir, dans rien d'autre que ses sous-vêtements s'il avait gardé cette habitude?

À la simple pensée, Elena sentit une douce chaleur dans son bas ventre. La solution lui vint immédiatement. Se satisfaire par elle-même à défaut d'avec lui. Avec un peu de chance, cela ferait tomber la pression qui grandissait en elle.

Hésitante, puisqu'elle n'avait jamais sentit le besoin de recourir à la masturbation, elle glissa la main dans sa culotte et trouva son clitoris avec son pouce. Doucement, elle se caressa, apprivoisa son corps, puis des images de Damon passèrent devant ses yeux fermés. Il devait probablement être dans le même état qu'elle, en train de caresser son membre en pensant à elle. Elle l'imaginait, sa grande main qui montait et descendait le long de son sexe, ses yeux fermés et ses lèvres entrouvertes d'où sortait à l'occasion un faible gémissement. Il murmurait son nom, et elle n'en devint que plus excitée, elle commença à fantasmer. Il était dans sa chambre, avec elle, couché sur le lit, complètement nu. Elle s'approchait de lui, elle aussi nue et commençait à le stimuler avec sa main, jusqu'à ce qu'il devienne dur, puis elle le glissait dans sa bouche, continuant sa délicieuse torture alors qu'il respirait de plus en plus fort, gémissait, la suppliait de ne pas s'arrêter. Mais elle le faisait, elle voulait le sentir venir en elle. Alors, elle s'assoyait sur lui et le glissait lentement en elle, en se mordant la lèvre pour ne pas hurler de plaisir. Réellement, elle glissa trois doigts en elle, s'imaginant qu'il s'agissait du pénis de son amant… son ancien amant, pardon. La pénétration lui fit lâcher un petit gémissement. En même temps que le Damon de son fantasme, elle sortit et entra encore et encore… et encore. De plus en plus vite, de plus en plus fort et bientôt, elle sentit son orgasme approcher. Dans sa tête, Damon s'était redressé et avait prit les commandes, plongeant en elle de plus en plus profondément.

-Damon… murmura-t-elle, alors qu'à l'intérieur elle criait son nom d'extase.

« Qu'est-ce que tu veux, bébé? Dis-le-moi. » Haletait-il à son oreille.

-Fais-moi venir. Répondit-elle en réalité et en pensées.

Alors, il glissait sa main entre eux et roulait son clitoris entre son pouce et son index, comme Elena avec son autre main. Aussi subitement que fortement, l'orgasme la frappa et elle étouffa son cri de plaisir dans son oreiller, laissant la version imaginaire d'elle-même jouir bruyamment dans le cou de Damon en même temps qu'il relâchait sa semence au plus profond d'elle.

Coupant le cours de ses pensées, elle retira ses mains de sa culotte et se leva, les jambes encore tremblotantes, pour aller dans la salle de bain.

Le lendemain, Damon se réveilla au cri du réveille-matin. Mécontent, il le frappa avec son poing et se frictionna les paupières pour chasser le sommeil de ses yeux. Ensuite, il attrapa une chemise propre, un jeans, des sous-vêtements propres et ses chaussures en cuir italien et se dirigea vers la salle de bain. Lorsqu'il sortit de la douche, il se rappela la présence d'Elena dans l'appartement. S'il voulait l'aider, le simple fait de la loger ne lui suffisait pas. Il voulait l'aider à se sentir mieux, en sécurité, peu importe où elle était. Il voulait l'aider à vivre de nouveau. Tout en s'habillant, il médita sur les possibilités et son esprit glissa sournoisement vers des pensées beaucoup moins catholiques à propos de la jeune femme. Il se gronda machinalement, et sortit de la salle de bain. Elena était assise à table, un bol de céréales devant elle, le journal à côté du bol. Elle portait une nuisette de soie noire légère sous un peignoir blanc ouvert qui lui faisait office de veste.

-Si tu as froid, je peux monter le chauffage. Lui proposa-t-il.

-Non, c'est bon. Répondit-elle en souriant.

-Bien dormi? Demanda-t-il en préparant son café.

S'il l'avait regardé, il aurait vu se visage devenir très rouge.

-Oui, ça m'a vraiment fait du bien.

C'était vrai…

-Tu as des projets aujourd'hui? Moi, j'ai une rencontre avec mon réalisateur, mais je pourrai sans problème t'emmener déjeuner ensuite, qu'est-ce que tu en penses?

-C'est gentil, mais je ne veux pas que tu changes tes habitudes pour moi…

-Au contraire, ça me fait plaisir, la plupart du temps je passe mon heure de déjeuner à travailler, alors, une pause ne me fera pas de tord.

Elle sourit.

-D'accord. Si je m'habille tout de suite, auras-tu le temps de me déposer chez ma mère?

-Prend le temps de prendre une douche, Tyler est toujours en retard de toute façon.

-Ok.

Elle se leva et alla chercher ses vêtements avant de s'enfermer dans la salle de bain.

Lorsqu'Elena franchit la porte de la maison de ses parents, un garçonnet de 2 ans vint immédiatement s'accrocher à ses jambes.

-Maman! Tu étais où? Demanda-t-il de sa petite voix d'enfant.

-Maman était chez un ami, chéri. Tu as passé une bonne nuit avec Grand-mère et Grand-père?

-Oui. Grand-mère m'a fait des biscuits au chocolat.

-C'est vrai? Tu m'en as gardé, j'espère.

Le petit acquiesça et courut dans la cuisine pour rapporter les pâtisseries. Au même moment, Miranda Gilbert, la mère d'Elena, arriva dans l'entrée.

-Alors, comment ça s'est passé?

-Il est… adorable. Bien sûr il a été méfiant en me voyant devant sa porte, mais une fois que je lui ai raconté mon histoire avec Robert, il m'a accueillie immédiatement.

-Et qu'est-ce qu'il a dit pour Jude?

-Je… hésita-t-elle en se mordant la lèvre. Je ne lui en ai pas parlé. Ça aurait été trop d'un coup et je ne voulais pas l'effrayer ou lui mettre la pression, tu sais…

-Je sais. Tu l'aimes. Sourit tristement Miranda.

-Oui. Soupira Elena. Je pense à lui tous les jours et encore plus à mesure que Jude grandit.

Le petit arriva justement à ce moment-là.

-Tiens maman, tes biscuits.

-Merci mon ange. Maman t'adores, tu sais?

-Moi aussi je t'aime, maman.

Elena sourit et respira un bon coup pour empêcher les larmes de couler. Les yeux bleus du petit, identiques à ceux de Damon, la dévisageaient d'un air innocent.

-Jude, chéri, pourquoi tu n'irais pas jouer avec le chien pendant que je parle avec ta maman. Proposa Miranda.

-Ok. Bouda un peu le petit qui voulait rester avec sa mère.

Une fois qu'il fut hors de portée de l'oreille, Miranda se tourna vers Elena.

-Robert a appelé. Plusieurs fois, presque à toutes les heures. La dernière fois, il a menacé de descendre de Paris et ton père lui a raccroché au nez. Je ne sais pas s'il est en route.

Elena arrêta de respirer un court instant. Elle ne voulait pas mêler ses parents à ses histoires, mais en même temps, Robert lui faisait tellement peur…

-Jude ne peut pas rester ici. Robert viendra ici en premier pour te retracer.

-Je sais… Je vais déjeuner avec Damon tout à l'heure… Je lui en parlerai, j'ai pas le choix.

-J'espère qu'il le prendra bien.

-Moi aussi.

Lorsque Damon raconta l'histoire du retour d'Elena à Tyler, celui-ci ne put s'empêcher de rigoler.

-C'est tout toi ça! S'esclaffa-t-il. Toujours guidé par tes hormones.

-Arrête, mec, on s'est mis d'accord là-dessus : je l'héberge, mais on ne ressort pas automatiquement ensemble.

-Et tu y arrives? Tu vas me dire qu'hier soir t'as pas eu envie de lui sauter dessus quand tu l'as vue sur le pas de ta porte, demandant ton aide comme une demoiselle en détresse?

-L'idée m'est peut-être passée par la tête pendant un quart de secondes, mais en gros j'étais trop surpris pour penser à ça.

-Bien sûr… ricana Tyler en relevant les sourcils, visiblement pas convaincu.

-C'est vrai. Hier soir, j'ai pas pensé à coucher avec elle… c'est plutôt ce matin quand je l'ai vue dans sa nuisette… Bordel, mon gars, elle était tellement… C'était fou, j'ai dû me faire violence pour ne pas la lui arracher de sur le dos.

Tyler éclata de rire, amusé, et Damon lui jeta un regard noir. Le jeune homme arrêta alors de rire et leva les mains en signe de paix.

-D'accord, d'accord, j'arrête. Mais écoute, qu'est-ce que tu y perds? Tu m'as dit qu'elle avait plusieurs amies à New-York, plus ses parents, alors pourquoi c'est toi qu'elle vient voir? Peut-être qu'elle veut la même chose que toi : renouer. Drague-la, fais-lui comprendre que tu la veux, dans le pire des cas, elle croira que tu veux rire, c'est tout, et tu seras fixé.

-Ouais… marmonna Damon. Avec l'actrice, ça donne quoi?

-Cette Amber Bradley est une vraie plaie. Après avoir finalement dégrisé de sa cuite de la veille, elle a demandé un bonus en argent comptant avant le tournage ainsi qu'un jet privé avec ses initiales gravées dessus.

-Elle est…

-Dingue? Oui.

-Exigeante était mon premier choix de mot, mais dingue ça fonctionne aussi. Oublie-la. On trouvera quelqu'un d'autre.

-Ça va la mettre en rogne.

-Ça lui apprendra.

-Tu as des idées d'actrice pour la remplacer? Elena peut-être? Le charia Tyler.

-Ça serait peut-être pas une mauvaise idée… répondit évasivement le jeune producteur en sortant son téléphone, qui sonnait, de sa poche. Allô? Oui, Elena… D'accord, j'ai finis de toute façon. J'arrive. Salut.

Il raccrocha et Tyler lui jeta un regard faussement blessé.

-C'est ça, tu me délaisses bêtement pour une meuf. Qu'est-ce qu'elle a de plus que moi?

-C'est une meuf. Rit Damon.

-Oui, en tout cas. À plus. Et penses à ce que je t'ai dit! Ajouta-t-il alors que Damon s'éloignait déjà.

Voilà le chapitre 2! Alors, qu'est-ce que vous pensez de l'amitié entre Damon et Tyler? Suis-je la seule qui croit que s'il n'y avait pas cette histoire de loup-garous et de vampires, Tyler et Damon pourraient très bien s'entendre? Ils ont des personnalités compatibles après tout, non? Bref, c'est mon point de vue, libre à vous d'avoir un opinion différente.

Surtout, n'oubliez pas les REVIEWS! Je suis peut-être gentille pour l'instant, mais c'est parce que j'ai plusieurs chapitres en réserve. Quand je serai à court, ça ne dépendra que de vous. ;)

À bientôt,
P4M