Conséquences d'Une Nuit : Cinq Ans Après

Deuxième Partie

L'hôpital avait été très agité, ce jour là, et Gohan était épuisé, à la fin de la journée. C'était étonnant qu'il y ait autant de malades dans un si petit village. Enfin, la journée était terminée à présent, et Gohan rentrait tranquillement chez lui.

« Hé, Gohan ! » entendit-il appeler de derrière lui. Il reconnut tout de suite la voix de son petit frère, et se retourna en souriant, le voyant courir vers lui.

« Salut Goten. »

Le jeune demi Saïya-jin de vingt ans sourit jusqu'aux oreilles. Mais son sourire perdit un peu de son éclat quand il vit la mine de Gohan.

« Ben alors grand frère, qu'est-ce que tu as ? » demanda-t-il, inquiet.

« Rien, juste une dur journée à l'hôpital. » répondit Gohan, tentant de le rassurer.

« Je sens qu'il y a autre chose. Dis-moi ce qui t'arrive. »

Gohan soupira, se résignant à raconter son problème à son petit frère. « Tu te souviens de Videl ? »

« Bien sûr. Elle venait souvent à la maison pour étudier avec toi. Je l'aimais bien. Et je me souviens que toi aussi. » dit Goten, plein de sous entendu.

Gohan rougit un peu. « C'est vrai. J'étais – je suis – amoureux d'elle. Mais le problème, c'est qu'elle est mariée maintenant. Et ce n'est pas tout. » Il marqua un pause, voyant qu'il avait bien l'intention de Goten. « Il y a cinq ans, un peu avant qu'elle se marie, on a… » Il s'arrêta, rougissant.

« Vous avez, quoi ? » l'urgea de continuer Goten.

« On a… fais… tu sais… » fit Gohan, rougissant de plus en plus. Malheureusement pour lui, son petit frère ne comprit pas ce qu'il voulait dire. Il soupira. « On a couché ensemble. » dit-il rapidement.

« Oh ! » fit Goten, comprenant enfin.

« Et elle est tombée enceinte. » continua Gohan.

« Oh… » Il resta un moment silencieux, puis il réalisa quelque chose. « Attends une minute. Si ça s'est passé un peu avant son mariage, et qu'elle est marié maintenant, ça veut dire que ton enfant ne te connaît pas ! »

« Elle me connaît – je l'ai rencontré hier – mais elle ne sait pas que je suis son père. »

« Alors tu as une fille… Ça veut dire que je suis tonton ! » réalisa le jeune homme.

Gohan rit un peu à la façon de penser de son petit frère. Puis celui-ci redevint sérieux.

« Et… qu'est-ce que tu vas faire ? »

« Je vais la reconquérir. »

Goten parut surpris. « Sérieusement ? Tu vas piquer la femme d'un autre ? »

« Ouais. »

« Et ben, je pensais pas que c'était ton genre. »

« Je sais, et je sais aussi que ce n'est pas bien, mais… Je l'aime, et je veux être avec elle. Et puis son mari est un véritable enfoiré. »

Goten rit, et son grand frère le rejoignit bien vite. Ils arrivèrent devant la maison de Gohan, et entrèrent, toujours en train de rire. Ils s'assirent sur le canapé, leurs rires se calmant enfin. Il eut alors un silence confortable entre les deux frères, que le plus jeune finit par briser.

« Je pense que tu fais bien d'essayer de la reconquérir. » dit-il.

Gohan sourit. « Merci Goten. »

« Et puis, je veux connaître ma nièce ! »

Le plus âgé des deux rit un peu, secouant la tête. Cela faisait du bien de revoir Goten. Il était si rafraîchissant.

« Et sinon, de ton côté, pas de copine ? » demanda Gohan, changeant de sujet.

« Bien sûr que si. J'ai rencontré une fille absolument sublime il y a une semaine, et on sort ensemble depuis quelques jours. Elle s'appelle Mia. »

« Eh bien, je suis content pour toi. »

Goten posa une main sur l'épaule de son grand frère. « T'inquiètes, je suis sûr que tu vas la reconquérir en un rien de temps. Après tout, personne ne peut résister à mon grand frère ! »

Gohan sourit. Puis il se leva. « Et sinon, tu as faim ? Je te fais à dîner si tu veux. »

Comme pour répondre à sa question, le ventre de Goten se mit à gargouiller bruyamment. Celui-ci se mit à rire, se frottant l'arrière de la tête.

« Ce serait sympa. »

--

Le matin suivant, Gohan fut réveillé par une odeur de brûlée. Il se leva rapidement, mit précipitamment un pantalon et une chemise et sortit de sa chambre, se dirigeant vers l'origine de l'odeur : la cuisine. Il y trouva Goten, apparemment en train d'essayer de faire le petit déjeuner.

Ah, c'est vrai qu'il a passé la nuit ici… se rappela Gohan. Puis il rit doucement, ce qui attira l'attention de son petit frère. Celui-ci se retourna, et rit nerveusement, se frottant l'arrière de la tête.

« Haha salut Gohan. » fit-il.

« Goten, qu'est-ce que tu fais ? » demanda Gohan, riant toujours.

« Ben je m'suis dis… Comme tu m'as fais à dîner hier, j'allais préparer ton p'tit dej'… Mais j'ai tout cramé… »

Gohan rit encore, puis s'approcha du plan de travail. « Laisse-moi faire. Tu n'as jamais été très doué pour la cuisine. »

Goten bouda un peu, croisant les bras. « C'est pas juste qu'il n'y que toi qui aies hérité des talents culinaires de Maman. »

Gohan se mit aux fourneaux, jetant d'abord la nourriture brûlée qu'avait préparé Goten. Bientôt, une bonne odeur envahit la maison, et Goten en salivait d'avance. Enfin, l'énorme petit déjeuner préparé par Gohan fut mit sur la table, et les deux frères commencèrent à manger à la manière typique des Saïya-jins. Aucuns mots ne furent échangés par les deux frères pendant le repas, trop occupés qu'ils étaient de dévorer tout ce qu'il leur tombait sous la main.

Enfin, toutes les assiettes furent vidées, et les deux frères s'adossèrent à leurs chaises, se frottant le ventre de contentement.

« Tu cuisines aussi bien que Maman. » complimenta Goten.

« Mais non, Maman est bien meilleure que moi. » dit Gohan.

« C'est vrai. »

« Hé ! T'étais censé dire : 'mais non, c'est toi le meilleur' ou quelque chose du genre ! » s'indigna le plus âgé.

Les deux frères se regardèrent, puis éclatèrent de rire. Ils se calmèrent après un moment, essuyant leurs larmes. Il eut alors un silence confortable entre eux, que Goten finit par briser.

« Et sinon… Comment elle est, ta fille ? »

Gohan sourit en pensant à Pan. « Eh bien, elle a une queue de singe. »

« Ah, la chance ! » dit Goten. « J'aurais bien aimé l'avoir, mais vous me l'avez coupé à ma naissance. C'est pas juste. »

Gohan rit un peu, secouant la tête. « Comme je disais, elle a une queue de singe, et puis elle a mes yeux, mais elle ressemble beaucoup à Videl. »

« Elle doit être drôlement jolie. »

Gohan sourit. « Oui… Elle est magnifique. »

« C'est vraiment injuste qu'elle ne sache pas que tu es son vrai père. » dit Goten.

« Je sais. Mais je vais y remédier. »

--

Videl regarda le Jet Copter atterrir, un grand sourire aux lèvres. Erasa venait enfin la rendre visite. Elle l'avait vue il n'y a pas si longtemps, mais cela lui paraissait comme une éternité. Elle ne pouvait jamais se passer trop longtemps de sa meilleure amie.

Erasa descendit de son Jet, et alla étreindre Videl.

« Je suis si contente de te revoir ! » dit-elle.

« Moi aussi. Tu m'as tellement manqué. »

Erasa rit, s'écartant de son amie. « Qu'est-ce que tu racontes ? On s'est vu y'a moins d'une semaine. »

« Je sais, mais c'est déjà trop long. »

Elles se dirigèrent vers la maison de Videl. « Et où est mon bout d'chou favoris ? »

« Pan ? Elle est à l'école. » Videl fronça les sourcils. « Je m'inquiète un peu ; les enfants se moquent d'elle à cause de sa queue. »

Erasa fronça les sourcils elle aussi. « Les enfants sont si méchants. »

« Je me demande quand même pourquoi elle est née avec… » se demanda Videl.

Erasa se sentit gênée. Elle, elle savait pourquoi. Enfin, à peu près. Elle savait en tout cas que les gènes de Gohan y étaient pour quelque chose. Elle se souvenait très bien de la conversation qu'elle avait eu avec lui il y a cinq ans…

« Tu ne m'apprends rien. Je le savais déjà, que j'étais le père. »

« A-Ah bon ? »

Il commença à s'éloigner, puis s'arrêta, lui tournant toujours le dos. « Si l'enfant naît avec une queue de singe, dis à Videl de ne pas s'inquiéter ; c'est tout à fait normal. »

« A quoi tu penses ? » lui demanda Videl, la tirant de ses pensées.

Erasa cligna des yeux. « Hein ? Euh… A rien. Rien du tout. »

Videl la regarda avec un sourcil, puis haussa les épaules, et ouvrit la porte de sa maison, laissant son amie entrer avant d'entrer elle-même, refermant la porte derrière elles.

Erasa s'installa sur le canapé. « C'est sympa chez toi. C'est reposant. »

Videl s'assit à côté d'elle. « Oui, c'est pour ça qu'on s'est installé ici. »

« Mais moi, je pourrais jamais vivre dans un endroit comme celui-là. Y'a même pas de centre commercial ! »

Videl rit.

« C'est quand même une sacré coïncidence que Gohan habite justement ce village. » dit Erasa.

« Oui… » acquiesça Videl.

« Peut être que vous êtes destinés à être ensemble. »

« Erasa, qu'est-ce que tu racontes ? Je suis mariée maintenant, je te rappel. »

« Je sais, je sais, mais je trouve que c'est dommage. Vous allez si bien ensemble. »

« Erasa… »

« Tu sais, j'avais un peu espéré que Gohan débarque à ton mariage pour t'empêcher de te marier avec Heiji. »

Videl baissa la tête. Elle n'osait pas dire que elle aussi, elle avait espéré cela, au fond d'elle. Elle secoua la tête. Elle ne devait pas pensé ainsi. Elle était avec Heiji, maintenant, et elle était heureuse avec lui.

En tout cas, c'était ce qu'elle essayait de se convaincre.

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« S'il te plait, Maman, s'il te plaaaaiiiit… ! »

« Pan, on ne peut pas aller voir Gohan à l'hôpital où il travail ; il est sûrement très occupé. »

« Oh, allez, Videl, je suis sûre qu'il pourra trouver un peu de temps à vous accorder. »

Videl fusilla Erasa du regard. « Tu ne m'aide pas beaucoup, tu sais. »

La blonde haussa les épaules. « Ben, j'ai bien envie de le revoir aussi. »

« Allez, Maman, accepte s'il te plait. » supplia Pan.

Videl soupira. Elle ne pourrait jamais gagner contre sa fille quand elle lui faisait ces yeux là. « Bon, d'accord, allons-y. »

« YOUPIII !! »

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Goten était rentré chez lui après un petit combat matinal avec son grand frère, et cela leur avait fait beaucoup de bien à tous les deux. Maintenant, Gohan était retourné travailler à l'hôpital, qui était plutôt calme ce jour là.

Il frotta un peu son épaule douloureuse. Goten avait fait de sacrés progrès, et il l'avait surpris en se transformant en Super Saïya-jin 2. Il avait dû se transformer en Guerrier Mystic pour le battre, alors qu'habituellement il n'avait pas besoin de se transformer pour le faire. Décidément, son petit frère le surprendrait toujours.

Il passa devant l'accueil, puis s'arrêta net, et fit demi-tour, les yeux ronds.

« Videl, Pan, Erasa ?? » fit-il, visiblement surpris de les voir ici.

« Salut Gohan ! » fit Erasa, allant étreindre son ami. Videl plissa très légèrement les yeux.

« Erasa, qu'est-ce que tu fais là ? » demanda Gohan.

Elle s'écarta de lui, et mit ses poings sur ses hanches. « Sympa, l'accueil. »

« C'est pas ce que je voulais dire… »

Elle rit. « Je sais, je plaisantais. » dit-elle. « Et bien, t'es encore plus beau qu'avant ! »

Gohan rougit, se frottant la nuque.

« Salut M'sieur Gohan ! » fit la petite Pan, attirant l'attention sur elle.

Gohan lui sourit chaleureusement. « Bonjours, Pan. Ça se passe bien à l'école ? »

« Oui ! Les enfants continuent de m'embêter, mais je les ignore ! »

« C'est bien. » dit-il, lui tapotant affectueusement la tête. Puis il tourna son attention sur Videl, et lui sourit. « Bonjours Videl. Je suis content de te voir. »

Videl se sentit fondre devant son sourire. « Salut Gohan. »

« Alors, qu'est-ce que vous faites toutes là ? » demanda Gohan.

« On vient te rendre visite, gros bêta ! » répondit Erasa.

« J'espère qu'on ne te dérange pas. » dit Videl.

« Pas du tout. L'hôpital est plutôt calme aujourd'hui. »

« Erasa, tu peux rester avec Pan une minute ? J'aimerais parler à Gohan de quelque chose. » demanda Videl.

« Bien sûr. »

Elle se tourna vers lui, qui avait un sourcil levé. « On peut aller dans ton bureau ? »

« Oui. Suis-moi. »

Ils s'en allèrent, laissant Erasa et Pan dans les couloirs de l'hôpital.

« De quoi Maman veut parler à M'sieur Gohan ? » demanda Pan.

« Aucune idée… »

--

Gohan ferma la porte de son bureau.

« Alors, de quoi voulais-tu me parler ? » lui demanda-t-il.

« En fait… J'ai l'impression… que tu ne m'en veux plus. »

Gohan resta silencieux un moment. « C'est exact. »

« Alors tu m'as pardonné ? Vraiment ? »

« Oui… En fait, je suis content que tu ne m'aies pas dit que tu étais fiancée. Si tu l'avais fais, je n'aurais jamais rien tenté avec toi, et je n'aurais jamais passé cette merveilleuse nuit avec toi… »

Et Pan n'aurait jamais existé, ajouta-t-il mentalement.

Il s'était approché d'elle en parlant, et lui caressait la joue maintenant. Elle détourna le regard, les joues en feu.

« Go-Gohan… Qu'est-ce que tu fais ? »

« Ce que j'aurais dû faire depuis longtemps… » murmura-t-il.

Il l'embrassa tendrement, et Videl ne réussit pas à lui résister. Elle répondit à son baiser, et enroula ses bras autour de son cou, tandis qu'il l'attirait contre lui, intensifiant le baiser. Puis, Videl réalisa ce qu'elle faisait, et s'écarta de lui.

« Qu'est-ce qui te prend, Gohan ? Je suis mariée, je te rappel ! »

« Je t'aime, Videl. »

Elle eut le souffle coupé par cette déclaration. Faut dire qu'elle ne s'y attendait pas du tout.

« Et je sais que tu m'aimes aussi. » continua-t-il.

« Comment pourrais-tu le savoir ? » demanda-t-elle, le regard détourné. Elle savait que si elle le regardait dans les yeux, elle ne pourrait pas lui résister. Et il ne fallait absolument pas que ça arrive.

« Je le sais, c'est tout. » dit-il simplement. Il s'approcha encore d'elle, mais elle recula.

« Ne t'approches pas, Gohan. »

Il s'approcha encore, tandis qu'elle continuait de reculer. Elle finit par se retrouver coincée entre le bureau et lui, avec aucun moyen de s'échapper. Il était maintenant tout près d'elle. Il approcha son visage de son oreille, et lui murmura, son souffle lui chatouillant l'oreille :

« Tu te souviens quand on avait failli le faire dans mon bureau ? »

Videl avala difficilement, les joues brûlantes. « Je me souviens surtout que tu nous avais arrêté à temps. »

« Je ne referais pas la même erreur… »

Il l'embrassa encore. Videl essaya de lui résister, mais elle finit par fondre. Elle n'arrivait tout simplement pas à lui résister. Tout en elle le désirait, plus encore maintenant quand il l'embrassait ainsi. Elle oublia tout, ne pensait plus à rien, et le laissa lui faire l'amour sur la table de son bureau…

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« Mais qu'est-ce qu'ils font ? » s'impatienta Erasa, tapant du pied. « Elle avait dit une minute. »

Pan haussa les épaules. « J'sais pas. »

Ils ne sont tout de même pas en train de…

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« Mais qu'est-ce que j'ai fais ? »

« Videl… »

« Laisse-moi ! J'arrive pas à croire que tu aies osé faire ça ! Je suis mariée, merde ! »

Gohan soupira, regardant Videl se rhabiller en vitesse, et commença à se rhabiller lui aussi. Mais où était passé sa chemise ? Ah, la voilà. Il se demanda comment elle avait pu atterrir aussi loin.

Videl finit de s'habiller, et arrangea un peu ses cheveux. Elle regarda Gohan, qui finissait de boucler sa ceinture, et soupira. Mais qu'est-ce qui lui avait prit de coucher avec Gohan ? Et dans son bureau, en plus ! Là où n'importe qui aurait pu les surprendre ! Elle n'aurait jamais cru que Gohan tenterait de la récupérer alors qu'elle était mariée. Ce n'était tellement pas son genre…

Faut croire que oui, finalement.

Elle n'arrivait pas à y croire. Elle venait de tromper Heiji, son mari. Elle s'était pourtant jurée de ne plus recommencer. Elle savait qu'elle n'aurait pas dû venir voir Gohan, mais comment aurait-elle pu prévoir ce qui venait de se passer ?

Je suis faible, pensa-t-elle. Je ne suis même pas capable de lui résister. Comment je fais s'il recommence ? Je ne peux pas permettre que ça se reproduise.

« Gohan, je ne veux plus que tu tentes quoi que ce soit avec moi. » dit-elle.

« C'est vraiment ce que tu veux ? » demanda-t-il.

« Oui. »

« Je ne te crois pas. »

« Gohan, je suis mariée ! MA-RI-EE !! Tu comprends ? »

« Tu n'as pas aimé ? » demanda-t-il subitement.

Elle rougit, prise par surprise par cette question. « Ce-Ce n'est pas la question… »

« Alors tu as aimé. »

« Gohan, arrête avec ça… » dit-elle, rougissant de plus en plus.

Il rit doucement. « Tu es vraiment très belle quand tu rougis. »

Elle rougit encore plus, alors qu'il s'approchait d'elle.

« Mais tu es belle tout le temps, tu sais. » dit-il, replaçant une mèche derrière son oreille.

« Go-Gohan… A-Arrête. »

« Pourquoi résister, Videl ? Tu m'aimes, non ? »

« Je… » Elle détourna les yeux. « Je suis mariée à Heiji, Gohan, ce que je ressens pour toi n'a pas d'importance. »

« Ça en a pour moi. »

« Il faut qu'on y aille, Erasa et Pan doivent nous attendre. » dit-elle, les yeux toujours détournés.

Gohan soupira. « Tu as raison. Mais sache je n'abandonnerais pas, Videl. On est fait l'un pour l'autre. »

« Tu aurais dû t'en rendre compte avant que je me marie. C'est trop tard, maintenant. »

Sur ce, elle sortit du bureau.

« Ce n'est jamais trop tard, Videl. »

--

« Enfin ! » fit Erasa, voyant Videl et Gohan arriver. « Mais qu'est-ce que vous avez fais, pendant tout ce temps ? »

« On avait… beaucoup de chose à se dire. » répondit Gohan.

La blonde leva un sourcil, puis haussa les épaules, sachant qu'elle pourrait demander plus de détails à Videl, plus tard.

« Dis, Gohan, tu peux venir te promener avec nous ? » demanda-t-elle, ignorant le regard noir que lui lançait Videl quand elle avait posé cette question. « Tu pourrais nous faire visiter. »

« Il faut que je demande à mon supérieur, mais je ne pense pas qu'il y ait de problèmes. Après tout, l'hôpital est calme, aujourd'hui. »

« Super ! » s'exclama Pan.

Gohan sourit. « Je reviens tout de suite. »

Il revint quelques minutes plus tard, toujours souriant. « On y va ? »

Videl suivit les trois autre à contrecœur. Elle n'avait vraiment pas envie de rester une seconde de plus en présence de Gohan. Elle était tellement en colère contre lui ! Mais elle était encore plus en colère contre elle-même. Comment avait-elle pu se laisser avoir ainsi ? Pourquoi n'arrivait-elle pas à lui résister ?

Parce que tu n'en a pas envie, chuchota une petite voix dans son esprit.

Elle secoua la tête, voulant chasser cette voix indésirable. Mais elle savait au fond d'elle que c'était vrai. Elle n'avait réellement pas eu envie de lui résister. Et elle s'avoua qu'elle avait adoré faire l'amour avec lui. Elle n'avait pas eu tant de plaisir avec un homme depuis si longtemps.

Depuis cinq ans, tu veux dire, continua la voix.

Oh, la ferme, rétorqua-t-elle.

« Videl, tu traînes. » dit Erasa.

La femme brune soupira. « J'arrive. »

Pendant toute la promenade, Videl ne dit pas un mot, s'éloignant le plus possible de Gohan. Il le remarqua, et soupira. C'était pas gagné… Mais il n'avait pas l'intention d'abandonner. Il était déterminé à la récupérer. Et il y arriverait. Il le savait. Ils étaient faits l'un pour l'autre, il en était persuadé.

Bientôt, elle serait à lui.

--

« Vous avez fais QUOI ?! »

« Erasa, tu vas réveiller Pan… »

Elles étaient de retour à la maison, Pan faisait la sieste, et Videl avait décidé qu'il était temps de dire à sa meilleure amie ce qui s'était réellement passé entre elle et Gohan. Et on pouvait dire qu'Erasa était plus que choquée.

« J'arrive pas à y croire… Tu as couché avec Gohan, dans son bureau ! »

« Oui, je sais, je suis un être horrible. »

« Oh, Videl, ne dis pas ça. Ça peut arriver… »

« Mais ça n'aurait pas arriver ! Ça n'aurait jamais dû arriver ! »

« Videl, maintenant c'est toi qui vas réveiller Pan. »

Videl soupira, se calmant un peu. Erasa sourit malicieusement.

« Et sinon, comment c'était ? » demanda-t-elle.

« Erasa, tu crois vraiment que c'est le moment de me poser ce genre de question ? »

« Oh, allez, dis-moi. Comment c'était ? »

Videl soupira encore. « C'était… merveilleux. »

« Et qu'est-ce que tu vas faire, à propos d'Heiji ? » demanda la blonde après un moment de silence.

« Tu crois que je devrais lui dire ? »

« Je ne sais pas. Mais… tu vas rester avec lui ? »

« Je… » Elle hésita. Ce serait si simple si elle pouvait tout simplement quitter Heiji pour être avec Gohan. Mais elle ne pouvait pas le quitter, elle s'était engagée. « Oui. »

« Mais tu aimes Gohan, non ? »

« Je finirais bien par l'oublier. »

« Tu ne l'as pas oublié après plus de douze ans, et tu crois y arriver maintenant ? »

« Tu ne m'aides pas beaucoup, tu sais. »

Erasa rit un peu. « Désolée. »

« Bon, il faut que je prenne une douche. A tout à l'heure. »

--

Gohan était de retour à l'hôpital, après sa petite promenade avec Videl, Pan, et Erasa. Il sourit en y repensant. Même si Videl l'avait évité pendant tout le long, il avait passé une très bonne journée, et c'était surtout grâce à Pan. Elle était si adorable. Sa magnifique petite fille…

Il se demandait comment elle réagira quand elle saura que c'était lui son vrai père. Elle avait l'air de bien l'aimer. Mais, et si elle ne l'acceptait pas ? Cette pensée le fit froncer des sourcils. Pourtant, c'était tout à fait possible qu'elle ne l'accepte pas. Après tout, elle avait grandi en croyant que c'était ce Heiji son père. Il espérait qu'elle ne le prendra pas mal.

Et Videl. Quel merveilleux moment ils avaient passé, dans son bureau. La douceur de ses lèvres, le contact de sa peau, la façon qu'elle avait de crier son nom… Heureusement que son bureau était insonorisé, sinon ça aurait été très embarrassant.

Bien sûr, elle avait tout de suite regretté. Elle était mariée, après tout.

Dire que j'ai couché avec une femme mariée… Si Maman savait ça…

Il pouvait entendre sa mère d'ici : « Une femme mariée !? Je croyais que je t'avais élevé mieux que ça, Son Gohan ! »

Il n'était pas très fier de lui non plus, mais c'était la seule solution. Il avait tant besoin d'elle. Il se demandait comment il avait fait pour vivre sans elle pendant toutes ces années.

En se sentant incomplet, voilà comment.

Et ce sentiment d'être incomplet avait complètement disparu quand il lui avait fait l'amour. Il avait eu l'impression qu'on lui avait rendu une partie de lui-même. Il avait eu le sentiment d'être enfin complet.

Il se sentait complet avec elle, et c'était un sentiment merveilleux.

Maintenant, il ne lui restait plus qu'à la convaincre qu'il était celui qu'il lui fallait.

Ça ne promettait pas d'être facile…

FIN DE LA DEUXIEME PARTIE