Bonjour!
Je suis agréablement surprise par les retombées, merci à tous!
La suite, un peu d'action dont une scène décrite est l'origine de toute cette fic. Saurez-vous la retrouver?
Bonne lecture, on se retrouve en bas...
On en était là...
Chapitre 2
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Je tenais fermement mes sabres contre ma cuisse alors que je courrais comme un dératé. Leur présence me rassérénait alors que j'étais en proie au plus mauvais pressentiment. Après quelques détours dans les rues tortueuses, je suis parvenu à destination: le marché couvert ou du moins, ce qu'il en restait. C'était un immense bâtiment, sous une verrière gigantesque. C'était, parce qu'à cet instant, ce n'était qu'un amas de verre et d'acier éventré dont des flammes s'échappaient vers le ciel et dévoraient les étals à l'intérieur. Les débris jonchaient le sol et avaient atterri à des dizaines de mètres, il y en avait partout, sur l'asphalte, fichés dans les murs, enfoncés dans les corps sanguinolents. Les dégâts étaient monstrueux, l'explosion avait fait des victimes à l'extérieur, l'intérieur devait être pire encore.
La foule nombreuse était en panique, fuyant le sinistre en hurlant, en pleurant. J'avançais à contre-courant, jouant des coudes pour me frayer un chemin, enjambant les corps sans vie sans y prêter plus d'attention que cela. Mes compagnons étaient venus se ravitailler, je savais qu'ils étaient là, tous.
Je suis enfin parvenu aux abords de la catastrophe et remis à respirer en voyant de loin un chapeau de paille qui gigotait dans tous les sens puis un poing atterrir dessus sans plus de façon. Je me suis dirigé droit sur eux et constaté alors qu'ils étaient tous là, quelques ecchymoses ou petites coupures mais rien de méchant, Chopper s'occupait d'eux et des blessés autour de lui. À cause de l'incendie, notre capitaine tournait en rond, il aurait fondu dans cette fournaise.
« Luffy! »
Ce dernier s'est retourné à l'appel de son nom, ainsi que tous les autres qui s'activaient en tous sens pour aider.
« Zoro! Tu tombes bien, on va choper les salauds qui ont posé la bombe. »
Ainsi, ce n'était pas un accident. L'envie de sang m'a pris aux tripes mais je l'ai ignorée, quelque chose clochait. Ils étaient tous là, sauf une certaine tête blonde.
« Où est le cuistot? »
J'avais aboyé plus que parlé mais l'angoisse me rongeait de l'intérieur et ce fut pire quand Nami me répondit, les larmes aux yeux.
« Il est à l'intérieur. On avait fini mais il est allé nous chercher des glaces. »
C'était dit. Mes amis avaient tous des mines affolées, pessimistes, je les ai détestés pour ça. Je n'ai rien répondu, me contentant de tourner la tête sur le côté. Les secours étaient là, les lances à incendie se déversaient de partout, des pompiers tentaient d'évacuer la foule dans le calme, ils sortaient les blessés tant bien que mal, les cris se confondant avec le vacarme des flammes et des morceaux de verre qui continuaient de s'écraser au sol. C'était l'enfer sur terre.
« Je vais le chercher. »
Je me suis moqué de leurs mises en garde, Nami et Usopp me criaient que c'était trop tard, trop dangereux mais là, je n'en avais rien à foutre, il fallait que je le retrouve, que je lui dise... Quoi, je n'en savais rien mais il fallait que j'y aille. On ne pouvait pas se séparer sur cette situation où j'avais le rôle du pire salopard.
Un pompier m'a coupé dans mon élan en me barrant la route. Ses troupes le suivaient, ils s'éloignaient du carnage avec les gens qui pouvaient encore tenir debout.
« Eh, où tu crois aller, toi?! Recule! »
J'ai dû sortir le regard le plus noir que j'avais car il a tressailli mais dans ces circonstances, je n'avais vraiment pas de mal.
« Et vous, vous foutez quoi? Y'a encore du monde à l'intérieur.
- Je le sais! Mais le feu est incontrôlable, tout s'effondre et il est hors de question qu'un de mes gars y reste pour ne sortir que des cadavres.
- Mon ami est là-dedans!
- Désolé pour toi mon garçon mais on ne peut rien faire pour lui, c'est trop tard. Recule.
- Dans tes rêves! File-moi ton équipement, que je fasse ton boulot.
- Écoute merdeux, tu dégages! »
La patience n'a jamais été mon fort, il l'a compris quand ma lame s'est placée sous sa gorge.
« Veste, casque, masque. Grouille-toi, on n'a pas la journée! »
Ses gars se sont précipités, mes deux autres sabres sont apparus. Le chef d'escadron a vite compris que je ne plaisantais pas car à ce moment, j'étais réellement prêt à le couper en deux et à me servir sur ses restes. Il a levé un bras pour stopper ses hommes puis m'a donné ce que je demandais.
« Tu vas y rester, tu sais ça? Tu lui diras quoi à la Mort quand tu la croiseras?
- Je lui dirai ''pas aujourd'hui''.
- Bonne chance alors, tu vas en avoir besoin. »
J'ai enfilé la veste, mis le masque à oxygène, j'y voyais que dalle, je respirais mal, j'avais trop chaud. Mais c'était rien par rapport au moment où je suis entré dans la fournaise. La fumée obscurcissait tout, des particules venaient se coller sur ma visière intégrale et je les essuyais pour tenter de voir quelque chose. Seules les flammes se détachaient distinctement dans ce brouillard. J'ai été tenté un instant d'arracher tout ce fatras qui me ralentissait mais je savais aussi que c'était les vapeurs toxiques qui tuaient, bien avant le feu. Sans compter sur le plafond qui se cassait la gueule, un morceau de verre venait de s'écraser à mes pieds, j'avais failli être embroché comme un con.
J'avançais dans cette immensité, mes pas gênés par les débris et les corps, mes yeux sans cesse se relevant vers le ciel pour éviter la prochaine chute. Je peinais, je cherchais des signes de vie, des cheveux de blé mais chaque fois que je croyais l'avoir trouvé, ce n'était pas lui, juste une blondeur sur un énième cadavre. Je ne m'attardais pas à chercher des survivants, il ne m'en fallait qu'un. Et avec toutes les cigarettes qu'il s'envoyait, je me persuadais que cet immonde brouillard ne pourrait pas l'avoir aussi facilement.
Heureusement, la fumée s'échappait par le plafond effondré comme par une cheminée, le feu s'en trouvait activé mais au moins, la visibilité s'améliorait au fur et à mesure que les flammes avaient moins de choses à lécher. J'ai fait un tour sur moi-même, soudain perdu. J'avançais ou je revenais sur mes pas? Je n'arrivais à me repérer à rien. Et là, j'ai paniqué. Chaque seconde comptait et voilà que ma boussole déboussolée venait rajouter son grain de sel! Merde!
C'est là que j'ai vu de loin une enseigne à moitié décrochée avec un énorme cornet de glaces dessus, aux couleurs pétantes. Nami avait dit qu'il était allé chercher... alors peut-être...
J'ai foncé, les yeux braqués sur ce phare coloré au milieu d'un océan de mort. J'enjambais les débris, sautais par dessus les amas de ferraille sans me soucier de ma propre sécurité. S'il devait y rester, autant que j'y reste aussi, c'était tout ce à quoi je pensais, je ne pouvais plus m'imaginer sans lui ni m'en sortir si ce n'était pas son cas, je ne le méritais pas. Il ne fallait pas que je quitte ce repère des yeux sinon, je me perdrais, comme toujours et cette fois, le Cook ne viendrait pas me chercher, c'était à moi de le faire, pour une fois, pour cette fois. La prochaine, je le laisserais me courir après, il fallait qu'il y ait une prochaine fois.
Et là, à quelques mètres, sous un fouillis de débris, je l'ai vu. Il était couché au sol, seuls sa tête et son torse dépassaient d'un entrelacs de fer et de verre, ses yeux clos, un détail qui m'angoissait. Son bras était étendu derrière lui, il tenait la main de quelqu'un à qui je n'ai prêté aucune attention. Je me suis jeté à genoux à ses côtés, arrachant mon masque au passage et le lui collant sur le visage. Je ne savais pas s'il était vivant, du sang s'écoulait d'une plaie sur son crâne, beaucoup de sang. Et j'avais bien trop peur que ce ne soit pas le cas pour vérifier son pouls.
« Cook? Tu m'entends? »
Il n'a pas répondu, j'ai eu envie de le secouer mais mon poignet s'est retrouvé entouré de ses doigts alors qu'il repoussait le masque. Il a aussitôt toussé, j'ai eu envie de crier victoire, de me noyer dans ses yeux océans qui me regardaient.
« Sauve-la... Marimo. »
Sa voix caverneuse n'avait cité que ces trois mots que j'ai mis du temps à comprendre. J'ai suivi du regard son bras étendu, les mains enlacées, l'autre bras... Derrière un monticule de débris, une jeune fille était là, couchée au sol, un immense morceau de verre planté dans son ventre, elle avait les yeux ouverts, vides.
« Je vais te sortir de là.
- Je … peux attendre... elle d'abord...
- Elle est morte, Cook. »
Il a fermé à nouveau les yeux, terrassé par une nouvelle dont il devait se douter mais qu'il n'avait pas voulu admettre. Il ne faisait rien pour cacher son désespoir, lui d'habitude si orgueilleux, il se réfugiait derrière ses paupières mais je savais que le nouvelle était rude pour lui.
« Allez Blondinet, faut qu'on se barre d'ici.
- Je suis bloqué... j'arrive pas à me dégager...
- Laisse-moi faire. »
J'ai commencé à soulever ce qui le recouvrait, angoissé de constater des dégâts que j'imaginais abominables mais il était indemne ou presque. J'ai usé de toutes mes forces, coupé ce qui gênait et enfin, il a pu se glisser hors de ce piège. Il était blessé, coupé à plusieurs endroits mais ses membres bougeaient sans problème. Il a eu l'air aussi soulagé que moi. Je l'ai aidé à se mettre debout, il a grimacé, une de ses chevilles avait bien morflé, peut-être cassée mais on ferait le bilan plus tard, tout ce qui comptait était de sortir de là vivants.
Sauf qu'une chose comptait encore plus. Quand je l'ai vu ainsi, debout, noirci de fumé, saignant de ci, de là, je n'ai eu qu'une envie, une pulsion insurmontable. Et je l'ai pris dans mes bras, serré contre moi le plus délicatement possible, je ne voulais pas lui faire mal, juste le sentir contre moi. Il a dû être surpris une seconde mais ne m'a pas repoussé. Au contraire, il a enroulé ses bras derrière ma nuque et plongé son nez dans mon cou. Je sentais son souffle sur ma peau, je le sentais trembler contre moi, encore un peu chancelant mais il ne tomberait pas, je le retiendrais.
Nous sommes restés longtemps comme ça, ou peut-être pas, j'en sais rien, ça n'avait pas d'importance.
« Tu m'as trouvé. »
Ses mots m'ont fait sourire, donné envie de pleurer comme un gosse. Oui, je l'avais trouvé, dans les décombres et autrement, comme si je l'avais cherché toute ma vie, attendu, espéré. Nous étions deux, on s'était trouvés et maintenant, on allait agir autrement. Cette simple étreinte en était la preuve, le sexe ou le désir n'avaient rien à y voir, j'étais juste heureux, assouvi de le tenir dans mes bras, juste ça.
On dit qu'on ne connaît vraiment la valeur des choses qu'après les avoir perdues, on en était là...
OOOOooooOOOOooooOOOO
Zoro était apparu au milieu de l'enfer, nimbé de flammes et de noir fumée. J'avais cru un instant que je délirais, que mes divagations avaient réussi à le matérialiser car à cet instant, j'étais persuadé que j'allais mourir. Je ne pensais alors qu'à lui, tout ce qu'on ne s'était jamais dit, ce qu'on n'avait jamais fait ou alors si mal que c'en était pathétique. Mais ce ne pouvait être lui, les secours avaient fui cet enfer, lui gardait le bateau. Il était un mirage dans un désert de désolation et de braises.
Mais il était là, vraiment là, déployant une énergie que je lui enviais. J'étais amoché mais pas tant que ça, un peu dans le gaz. Et j'ai totalement réalisé sa présence quand ses bras se sont enroulés autour de moi, m'offrant un refuge, quelqu'un contre qui m'appuyer et je me suis laissé aller. C'était si bon, si doux après ce que je venais de vivre. Il me faisait sentir vivant, plus que je ne l'avais jamais été. Il était le protecteur de l'équipage, là, il était le mien, plus rien ne pouvait m'arriver.
J'avais besoin de lui, tout de suite et ensuite, c'était une évidence.
Le retour à la réalité a été brutal, on n'avait plus le temps de s'éterniser. Il a décroché le bandana de son bras et l'a plaqué sur ma tête ouverte, le casque de pompier tenant lieu de pansement improvisé. Il m'a aussi collé le masque sur le visage avec autorité, l'oxygène me faisait du bien, éclaircissait mes idées.
Alors qu'il me tirait à sa suite, j'ai eu un dernier regard pour Manon, une jeune fille à quelques pas de moi. Je ne la connaissais pas, ne l'avais jamais vue, je m'étais contenté de lui tenir la main en lui disant que les secours allaient nous sauver, je ne connaissais que son nom. Mais même de loin, même dans le vacarme ambiant, nous avions entendu l'ordre des pompiers de battre en retraite. Nos doigts s'étaient serrés, nos voix s'étaient tues, nos espoirs enfuis puis j'avais senti sa poigne se faire plus légère, j'ai alors su qu'elle était morte sans vouloir y croire. J'étais seul. Et j'ai laissé tomber, j'ai juste attendu la Grande Faucheuse, trop longue à venir me prendre à mon goût.
J'avais abandonné mais c'était sans compter sur un démon de bretteur qui ne le faisait jamais. Ce n'était pourtant pas dans mes habitudes, j'avais survécu sur ce rocher maudit mais là, je ne sais pas, piégé, seul, je n'avais pas eu la force de tenter quoi que ce soit, même pas pour sauver cette demoiselle en danger. Pourquoi? Comment? Je n'en savais rien. Ou plutôt, si. Je m'étais laissé aller au pessimisme le plus noir, me disant que j'avais gâché la seule relation qui me tenait à cœur. Je n'avais pas su aimer Zoro, lui dire, lui montrer, même pas être son ami.
Je le laissais forcer l'accès de ma chambre, de mon lit, de mon corps alors que je ne demandais que ça. Je ne pouvais pas lui offrir plus, j'étais dessous, j'aimais ça mais il fallait que ce soit un combat pour le pouvoir. Il forçait, je faisais mine de subir, il fallait que ce soit ainsi sinon, aucun de nous n'aurait lâché cet affrontement pour la dominance. Il était dessus, son ego était sauf, le mien aussi puisque je lui laissais le mauvais rôle, j'en abusais, j'en jouais. Alors, en bon connard que j'étais, il me laisserait crever là. Je ne savais pas si je serais un jour digne de lui, si je méritais de survivre. C'était trop tard pour les secours, trop tard pour nous, trop tard pour tout.
Et malgré tout, il était venu, au mépris total de sa propre survie. J'aurais voulu le remercier, je le ferais plus tard, sans doute. Il m'avait trouvé.
Je m'accrochais à sa taille, tentant de suivre en boitant alors qu'il nous ouvrait un passage avec ses sabres. Ils se sont révélés utiles quand plusieurs fois, des débris se sont détachés au-dessus de nous. Un mouvement de lames et nous étions juste éclaboussés par une pluie de verre. Les flammes gagnaient du terrain, nous nous sommes retrouvés face à un mur sans issue. Mais il a ouvert ce mur, tranché l'acier et nous sommes sortis.
Aussitôt, des sauveteurs se sont précipités vers nous, profitant du passage pour s'engouffrer à la recherche de possibles survivants. J'ai su plus tard que ça avait permis de sauver plusieurs personnes. Un démon est un ange déchu, non? L'un d'eux m'avait sauvé, ramené à la lumière du jour et n'avait accepté de me lâcher que pour laisser Chopper m'examiner.
« C'est incroyable Sanji, tu n'as rien de sérieux. Ta cheville n'a pas l'air cassée, c'est juste une vilaine entorse, je vais te soigner. »
J'ai arrêté d'un geste notre petit médecin.
« C'est bon, je peux attendre. Va voir les autres blessés, je suis certain que tu peux leur être plus utile qu'à moi.
- Très bien. On va te ramener au bateau alors, il faut désinfecter tes plaies.
- Je t'ai dit que je pouvais attendre. Il faut aider ces gens. »
Zoro s'est vite interposé. J'avais bien vu que ma proposition de remettre mes soins à plus tard l'avait contrarié mais s'il était trop égoïste, je ne l'étais pas. Face à mon air inflexible, il a juste soupiré.
« C'est bon, je ramène le cuistot, vous nous rejoindrez plus tard.
- Tu crois que c'est une bonne idée?, a hésité le petit renne.
- Tu viens de dire que c'était ce qu'il fallait faire, faut savoir!
- Oui mais vous allez encore vous battre et Sanji est trop faible, tu pourrais le blesser!
- Tss! Je le sais, pas besoin de me faire la morale! »
Chopper a capitulé avec un air un peu anxieux gravé sur sa frimousse. Puis Zoro s'est penché sur moi et, à ma grande surprise, a entrepris de me soulever de terre en glissant un bras sous mes genoux mais je l'ai stoppé derechef.
« Tu fous quoi là, Marimo?
- Ben quoi? Je vais te porter, t'arrives à peine à marcher.
- Non mais t'es pas bien?! Hors de question que tu me portes, je ne suis pas une femme!
- Je peux te charger sur l'épaule comme un vulgaire sac de linge sale mais alors ta tête va saigner et le ration de survie va encore m'engueuler!
- ZOROOOOOO! »
La dite ration venait de fondre en larmes aussi, j'ai décidé de reprendre les choses en main.
« Chopper, n'écoute pas cet abruti. Toi, l'Algue pas fraîche, je vais juste m'accrocher à toi et tu vas m'aider à marcher.
- Ben on n'est pas rendus, le port est à des plombes d'ici!
- Tu te fous de ma gueule? Il est juste derrière cette rangée d'immeuble. Non, ne me dis pas... mais c'est pas vrai, t'as réussi à te paumer en venant?! Avec la fumée qui indiquait le chemin comme une gigantesque flèche?!
- Ta gueule, Sourcils en Vrille! C'est pas moi qui ai été coincé là-dessous. Tu t'es pas perdu, t'as fait du sur-place, c'est pas mieux. »
Curieusement, cette petite dispute nous a fait un bien fou. Pendant un instant, nous sommes redevenus les mêmes et elle m'a rendu mon côté teigneux. Ça m'a remis les idées en place, donné à nouveau le goût de vivre, de lutter, celui que j'avais perdu quelques minutes plus tôt. Je lui ai souri, il me l'a rendu, on s'était compris. Chopper nous a regardé partir clopin-clopant avec le même sourire, nous abreuvant de recommandations alors qu'on ne pouvait plus l'entendre.
OOOOooooOOOOooooOOOO
(à suivre)
Voilà pour cette fois.
Je voudrais juste faire ici une note sur le POV, j'en discutais avec Linaelle (la grande prêtresse du genre, allez lire, vous ne serez pas déçus) et je m'associe à elle pour ces quelques mots qui ne sont pas un coup de sang mais disons qu'ainsi, on remet les pendules à l'heure.
C'est vraiment un exercice difficile, là, je fraude en en faisant deux. D'abord à quel temps écrire? J'avoue que parfois, je me mélange les pinceaux comme certaines l'ont noté. Il devrait être fait au présent mais là, c'est vraiment trop dur et pourtant, ça rend le texte plus réel, comme si on vivait la pensée. J'ai fait des recherches et le passé composé et l'imparfait sont les règles établies alors j'ai appliqué. Et ça me plaît assez, donc...
Le vocabulaire aussi, il doit correspondre à chaque personnage sans tomber dans la redondance ni le faire trop familier. Il y a la façon dont l'on parle aux autres, les dialogues sont plus châtiés, les pensées sont plus ''construites''.
Le truc est d'écrire en faisant ressortir les pensées sans forcément détailler les actes, les scènes... c'est un peu comme un journal intime, vous n'allez pas décrire la couleur du papier peint de la chambre. Donc il reste du flou, des blancs. Pareil pour les pensées, personne ne détaille ses sentiments, il y a ce qui ressort, le reste est trop immatériel pour y mettre des mots. Parfois, on ne sait même pas ce qu'on ressent. C'est le principe du POV, en dire assez mais pas trop. Au lecteur de broder les blancs.
Donc pour ceux que le POV rebute (dont je suis quand il est mal maîtrisé et je ne dis pas que je le maîtrise, bien au contraire), cogitez là-dessus et si certains pensent que je n'aurais pas dû l'employer, c'est que vous n'avez rien compris à ce que doit faire passer ce texte. C'est un art d'écrire de la sorte, essayez et vous critiquerez ensuite. Mais il est usant de devoir se justifier, alors pour ne pas avoir à le faire en réponse à une review bête et méchante, je laisse mon avis ici, en toute amitié. Mais je vous rappelle qu'il peut être blessant de critiquer un auteur si vous n'avez pas aimé, surtout si vous en profitez pour étaler votre science qui est comme la confiture, moins on en a, plus on l'étale.
C'était la pensée du jour, juste pour alléger l'ambiance. XD
Et inutile de décortiquer toutes nos reviews, je ne réponds à personne en particulier mais à tous ceux qui se sentent visés en général.
Donc à tous les critiques pour qui l'emploi du ''je'' est une faute de goût, voir un suicide littéraire, vous ignares de notre art, nous vous noyons de notre indifférence... et nous vous noierons tout court, comme des pirates! (Et ça, c'est du POV maîtrisé et au présent, Messieurs Dames!^^)
Bien à vous,
Nathdawn (auteur du blabla) et Linaelle (qui a lu et approuvé avant publication)
Et après cet aparté, ne vous gênez pas pour laisser une gentille review, seul traitement contre le PSPB (Putain de Syndrome de la Page Blanche). Merci.
