Titre: Dansons le tango, Colonel
Genre: Romance
Rating: Tout public. (K+)
Personnages: Tous
Résumé:
Disclamer: Fma ne m'appartient pas T.T
Spoiler: Aucun
Note : Ayant reçu une review, j'ai continué cette fiction et merci à Scarlett ! :D
Cette nuit-là, Riza fit un drôle de rêve. Elle dansait, comme souvent. Elle dansait à en perdre son souffle. Le beau jeune homme brun l'accompagnant ne la quittait pas des yeux et une brume soudaine envahit la pièce. Néanmoins, ils continuèrent à danser. La brume ne se dissipait pas. Riza ne voyait de son partenaire que les yeux. Il la lâcha un moment et la récupéra, plongeant à nouveau son regard dans le sien. Cependant, les yeux si bleus de Diego avaient disparu. À la place, un regard sombre qui la fit frisonner la transperça de toute part. Ses yeux riaient et elle continuait de danser. La brume s'évapora peu à peu tandis que Roy la faisait tournoyer dans ses bras. Alors qu'elle revenait contre lui, il appliqua ses lèvres sur sienne, arrêtant ses mouvements. La jeune femme se réveilla en sursaut. Black Hayate s'empressa de la rejoindre et posa sur le lit sa bouille inquiète.
"Tout va bien", sourit-elle en lui caressant affectueusement la tête.
Il aboya et se rendit hors de la chambre. Riza la suivit, descendant sûrement les escaliers en colimaçon menant à la mezzanine et stoppa net sa descente en apercevant dans son appartement la présence de deux intrus.
"Je peux savoir ce que vous faites ici ? interrogea-t-elle en arrivant en bas.
- Riza !" s'exclama Jane en se levant d'un bond.
Elle étreignît sa sœur.
"Figure toi que je revenais d'une promenade matinale avec Hayate quand j'ai croisé le Colonel. Alors on a discuté et je me suis dit qu'on pouvait bien prendre un café chez toi.
- Bonjour Lieutenant, salua Mustang, assis à table, un tasse à la main. Jolie tenue", décréta-t-il dans un sourire.
Elle ne pût s'empêcher de rougir en réalisant qu'elle ne portait que le tee-shirt de la compagnie de danse, certes beaucoup trop grand pour elle, mais également suffisament court pour dévoiler ses longues jambes fuselées. Elle allait riposter quand quelqu'un frappa à la porte. Riza leva les yeux ciel. Il n'y avait pas marqué hôtel sur sa porte bon sang ! Elle allait ouvrir et laissa aussitôt entrer la personne. C'est un beau jeune homme, blond, un peu plus grand qu'elle, qui pénétra dans le loft. Il la prit aussitôt contre lui et la fit tournoyer dans les airs, la faisant éclater de rire.
"William ! s'exclama Riza. Qu'est ce que tu fais ici ?
- Je suis venu vous chercher quelle question."
Jane le serra à son tour dans ses bras et il porta un regard intrigué sur Mustang.
"Euh, oui, je te présente le Colonel Roy Mustang. Colonel voici mon frère, William. Et... Jane répondra de sa présence ici", décréta la jolie blonde en filant de l'autre côté du bar américain.
Elle réchauffa le café tandis que le Colonel saluait William. Riza servit une tasse à son frère et monta s'habiller. Elle redescendit vêtue d'une robe blanche, jambes nues. Distraitement, elle chaussa de petits talons et disparut dans la salle de bain.
"Maman nous attend pour une heure, informa William. Et elle est ravie que le Colonel se joigne à nous."
Riza hocha la tête, puis réalisa.
"Comment ça ? questionna-t-elle brusquement.
- Je t'ai demandé si tu étais d'accord il y a cinq minutes et tu m'as dit oui, affirma son frère, levant les mains en signe d'innocence.
- William ! s'écria la jeune femme. Je ne t'ai pas entendu, je me brossais les dents !
- Si ça vous dérange Lieutenant... commença Mustang. Après tout c'est une réunion de famille.
- Pas excatement, intervint Jane, c'est tout le village qui vient. On va fêter l'été et vous êtes plus que bienvenu."
Riza leva les yeux au ciel. Comment avait-elle fait pour écoper d'une famille comme ça ?
"Bon, on y va ? demanda William en se levant.
- Oui, souffla Riza. Je sens que cette journée va être longue."
Elle se rendit dans la cuisine et sortit deux plats de frigo. Attrapant un sac, elle les fourra dedans, siffla Black Hayate et les rejoignit. William qui était venu en voiture s'arrêta prendre Diego comme prévu et Mustang apprit ainsi qu'il était un ami d'enfance de la fratrie Hawkeye. William jeta un œil dans le rétroviseur.
"Vous êtes bien mignon", sourit-il.
En effet, Riza se trouvait au milieu, entre Diego et Roy et semblait vouloir se faire oublier. Jane sur le siège passager se retourna et lui sourit. Sa sœur lui tira puérilement la langue, détournant le regard. Elle avait l'impression d'être tombée dans un piège.
Après plus de deux heures de voiture, ils arrivèrent enfin au bord de mer.
"Je ne savais pas que vous veniez d'ici, Lieutenant", déclara son Colonel.
Il jetait un regard curieux au paysage, et ne remarqua même pas qu'ils s'étaient arrêtés.
"Vous descendez Colonel ? interrogea Riza en se penchant vers lui.
- Euh oui."
Ils étaient au beau milieu d'un village sur la place principal. Les trois autres remontaient déjà la rue principale.
"Ils vont aider à dresser la table, informa la jeune femme.
- Et nous ?
- On va rejoindre mes parents pour les prévenir de notre arrivée. Je pense aussi que maman aura besoin d'aide à la maison. Vous me suivez ?"
Il hocha la tête.
Bizarrement, la journée se passa extrêmement bien et fut très agréable. Tous étaient ravis de rencontrer le Colonel et personne ne fit de quelconques remarques, au grand soulagement de Riza. Le soir même, ils sautèrent dans le dernier train pour Central, fatigués, mais heureux.
"Celui ci est vide", déclara Roy.
Ils entrèrent dans le compartiment et se laisserait tomber sur la banquette. Hayate se coucha aussitôt à leur pied.
"Quelle journée, murmura Riza, et on n'est pas couché, ajouta-t-elle en remarquant qu'ils n'arriveraient pas avant onze heures.
- Vous venez manger chez moi ?" lança soudainement Roy.
Il se tourna vers elle, attendant sa réponse.
"Non.
- Pourquoi ?" interrogea aussitôt le Colonel.
Elle sourit.
"Ce n'est pas ce que je veux dire. Il serait plus logique de faire l'inverse. J'habite à côté de la gare et vous à plus d'une demi-heure de marche.
- Bien, alors puis-je manger chez vous ?" sourit Roy avec un petit air enfantin.
Elle pouffa et acquiesça, sentant ses yeux se fermer sans qu'elle ne puisse lutter.
Quand elle se réveilla, ils entraient en gare. Dix minutes plus tard, la jeune femme refermait la porte de son appartement.
"Que voulez-vous manger ? demanda-t-elle en se tournant vers son Colonel.
- Eh bien, hasarda Roy. Qu'avez-vous à me proposer ?"
Elle se pencha, inspectant son frigo. Roy la rejoignit.
"Je sais, laissez moi faire, déclara-t-il en la poussant doucement hors de la cuisine
- Mais... tenta-t-elle de protester.
- C'est moi qui me suis invité", rétorqua Roy, et c'est un ordre.
Elle soupira et finalement, déclara qu'elle allait prendre une douche. Il approuva distraitement et s'activa.
Riza prit son temps et revint une demi-heure plus tard. Elle fut surprise de voir la table mise et une douce odeur embaumer la pièce. De la part de son colonel, elle s'attendait plutôt à ce qu'il brûle sa cuisine entière, mais ce n'était visiblement pas le cas. Elle sourit en se rendant compte qu'il avait enfilé son tablier. Absorbé, Roy ne l'avait pas entendu arriver. Elle eut envie de le prendre dans ses bras, poser sa tête contre son dos, ses mains sur son ventre et respirer son odeur. Oui, c'était ce dont elle avait envie. Elle n'était pas compliquée finalement. Enfin, presque pas.
Aujourd'hui, elle avait encore vu le regard triste de sa mère. Non, elle n'était pas en couple. Le pire étant que lorsqu'elle l'était, sa mère semblait encore plus triste pour elle. Mais il y a longtemps que Riza ne cherchait plus à comprendre sa mère. Elle l'aimait, ça elle en était sûre. Sa mère avait également beaucoup apprécié la présence de Roy. Elle n'avait d'ailleurs rien dit, comme tous. Aucun mot plus haut que l'autre, aucune réflexion. S'en était presque troublant.
Roy se retourna à ce moment-là, elle le remarqua à peine, perdue comme elle l'était dans ses pensées. Elle sursauta quand inquiet, il posa une main sur son épaule.
"Riza, tout va bien ? interrogea-t-il avec douceur.
- Oui", assura-t-elle lui lançant un sourire désolé.
Il acquiesça et déposa un baiser sur son front. C'était tellement naturel et réconfortant qu'elle ne rougit même pas. C'était tout simplement ce qu'elle avait besoin. Il allait s'éloigner quand elle s'avança. Riza l'enlaça, sans réellement réaliser ce qu'elle faisait. Il sourit et la serra dans ses bras. Il ne savait pas ce qu'elle avait ce soir. Peut-être était-elle nostalgique ? Tout ce qu'il savait c'est qu'elle avait besoin de quelqu'un. Il ignorait en revanche qu'elle avait spécifiquement besoin de lui.
Peu de temps après, ils passèrent à table et discutèrent tranquillement de cette journée. Roy avait préparé une poêlé de légumes et il en était très fier. D'autant plus qu'elle était forcée de reconnaître que c'était très bon.
"Il est une heure, déclara Roy alors qu'ils étaient assis dans le canapé avec un verre de vin et les albums de famille de Riza. Je vais y aller."
Il se leva et fut surpris de sentir une main autour de son poignet.
"Vous avez votre uniforme et moi j'ai un canapé", rétorqua la jolie blonde en se levant.
Il lui sourit.
"Bien, je reste si c'est moi qui dors dans le canapé.
- Bien", répondit Riza.
Elle lui ramena un oreiller, une couverture et lui souhaita bonne nuit en déposant un baiser sur sa joue. Cette fois-ci, elle rougit. Elle avait fait ça par pur instinct et ne s'était pas rendue compte de son geste. Néanmoins, il lui souhaita bonne nuit de la même façon. Riza monta dans la mezzanine et soupira, se bénissant d'avoir mis un paravent. Elle se déshabilla, ne se doutant pas de l'effet traitre de la lumière qui reflétait sa silhouette sur ledit paravent. Roy s'en délecta, les bras croisés derrière sa tête jusqu'au moment où elle éteignît la lumière.
Le lendemain matin fut rude. En effet, la tête ailleurs, Riza avait oublié d'enclencher son réveil et ce fut Mustang qui se réveilla en premier. Il s'étira et ses yeux se posèrent sur la grande horloge du salon. Elle indiquait un neuf. Neuf comme neuf heures. Et dire qu'ils allaient bosser à huit heure et demi en semaine, quelle chance d'être en week-end. Il se retourna comme un bien-heureux et écarquilla soudainement les yeux. Il referma les yeux, se tourna vers ladite horloge, les ouvrit et sa bouche s'arrondit en un O de stupeur. Il était neuf heure un lundi matin ! Il bondit hors du canapé, actionna un bouton près des baies vitrées et le miracle attendu se produisit. Elles s'ouvrirent toutes. Il fila dans la cuisine, prépara le café, mît son pantalon par la même occasion et se précipita sur l'escalier en colimaçon. En haut, ce fut plus fort que lui, il marcha le plus silencieusement possible et profita même un instant de la douce lumière du jour. Les draps du lit était complètement retournés. Hayate l'accueillit sans un bruit, lui même conscient de l'état de sa maîtresse. Roy inspira profondément. Elle était allongée sur le côté, une jambe en dessous du drap, l'autre nom. Son tee-shirt évasé laissait voir son épaule nue et ses cheveux s'étalaient délicatement autour d'elle. Il ne pût s'empêcher de replacer une mèche derrière son oreille et la jeune femme sourit dans son sommeil. Elle était paisible, le visage detendu, la bouche entrouverte. Un ange, c'était un ange. Avec douceur, il s'assit au bord du lit et passa une main sur la joue de la jeune femme.
"Riza ?" appela-t-il.
Elle marmonna d'intelligibles paroles et ramena ses jambes contre elle même.
"Riza ?"
Enfin, elle ouvrit un œil et tomba sur Roy qui la regardait avec tendresse. Soudain, il se souvint de la situation.
"Ah oui, ajouta-t-il. Je suis désolé, il est neuf heure."
Il entendit un bon sang suivit d'un soupir. La jeune femme ferma les yeux et les rouvrit brusquement. Elle s'assit et passa une main dans ses cheveux, les rejetant en arrière.
"Il est neuf heure ?" demanda-t-elle, pour être sûre.
Il hocha gravement la tête et Riza avait bondi hors de son lit. Elle attrapa son pantalon et l'enfila.
"Vous devriez faire de même Colonel", déclara-t-elle devant son immobilité.
Il réalisa alors qu'il était toujours torse nu et descendit. Il enfila son haut et elle le rejoignit, glissant sur la rampe de l'escalier.
"C'est dangereux Lieutenant.
- Suis habituée", répondit-elle en attrapant une pomme.
Elle mordit dedans à pleine dents et fila dans la salle de bain. Deux minutes plus tard, la pomme engloutie, elle s'excusa pour l'oubli du réveil tout en buvant son café.
"Ce n'est pas grave. On peut toujours dire que nous répétions pour le spectacle, proposa-t-il en haussant les épaules.
- En esperant qu'ils nous croient."
Ils finirent de se préparer et Riza l'arrêta devant la porte d'entrée.
"Vous avez oublié un bouton, Colonel", fit-elle en saisissant les pans de sa chemise.
Elle la remit bien et se sentit rougir. Dire qu'elle avait déjà fait ça sans aucun problème et qu'à présent le moindre contact physique avec lui la mettait dans tous ses états. Elle sortit sans un regard, retrouvant son expression calme et froide. Il referma la porte derrière lui, un sourire flottait sur ses lèvres.
Leur entrée fut on ne peut plus remarquée. Havoc demanda d'un air faussement innocent si leur nuit s'était bien passée. Ceux à quoi Mustang répliqua que ça ne les regardait absolument pas. L'excuse de la répétition du spectacle ne marcha pas du tout ou plutôt les fit imaginer un éventuel dérapage pendant ladite répétition et ils durent supporter leur regard inquisiteur toute la journée. Si les rumeurs sur eux courraient depuis longtemps, ils venaient de leur insuffler un nouvel élan. À 17 heure, Roy attendit Riza pour leur entraînement, lisant vaguement un dossier.
"Colonel, appela-t-elle en ouvrant la porte. J'aimerais beaucoup promener Black Hayate. Je ne me suis pas occupée de lui ce matin et...
- Bien sûr Lieutenant. Puis-je vous accompagner ?"
Elle eut l'air surpris.
"Vous ne prenez pas rendez-vous avec une de vos conquêtes ?" s'étonna-t-elle.
Il éclata de rire.
"Ça fait un moment que je n'ai pas eu de conquêtes comme vous dites, rit Mustang. Je pensais que vous vous en étiez rendu compte."
Elle se trouva stupide. Maintenant qu'il en parlait, elle se souvint qu'aucun appel, ni aucune lettre ou quoi que ce soit ne les avait dérangé depuis au moins un bon mois. Elle était tellement habituée à ne pas penser à ça pour ne pas en souffrir qu'elle n'avait rien remarqué.
"Oui", souffla-t-elle.
Il ne comprit ce que signifiait ce oui que quand elle sortit de son bureau. Aussitôt, il attrapa sa veste et s'élança à sa poursuite. Heurseument, les couloirs étaient déserts et ils purent sortir sans attirer de chuchotements ou regards sur leur passage. Roy rentra chez lui se changer et rejoignit Riza et Hayate au parc. La jeune femme en avait profité pour mettre un short noir et un débardeur blanc. C'était sa tenue de danse habituelle. Elle était à l'aise comme ça. Ils discutèrent longtemps, laissant le chien libre de ses mouvements et se promenèrent sous le soleil déclinant. À 19 heure, ils décidèrent qu'ils étaient plus que temps de répéter et étant plus près de chez Riza que du Quartier Général, ils répétèrent chez elle.
Elle avait découpé la danse en trois parties. Ce soir, elle lui apprit la première.
"Pouf... souffla Mustang. Je n'en peux plus !"
Il se laissa tomber à même le sol et rejeta sa tête en arrière.
"Hey !" s'exclama-t-il en recevant sa veste sur la tête.
Il dévisagea la jeune femme faussement mécontent et fut surpris de la trouver devant la porte ouverte.
"Vous venez ? Je vous invite", déclara-t-elle avec un sourire engageant.
Il lui rendit son sourire et la rejoignit. Un peu plus tard, ils étaient tout deux attablés dans un petit restaurant assez typique et plutôt romantique pour leur plus grand plaisir.
Le réveil fut assez compliqué. Cette fois-ci, Riza avait bien pensé à l'actionner, mais elle n'avait en revanche pas prévu son état. Elle s'assit dans son lit et sentit son cœur se soulever, sa tête se mettre à tourner. À ses côtés, Roy dormait, une main sur le ventre de la jeune femme. Bon sang, ils avaient dormi ensemble ! Elle fut rassurée de voir qu'ils portaient toujours leur vêtement, c'était déjà ça. Sinon, le reste de la soirée était totalement flou. Riza déplaça son bras avec douceur, éteignit ce maudit réveil et comprit enfin comment le Colonel faisait pour être toujours en retard. Il ne se réveillait visiblement pas après une soirée bien arrosée. Elle sourit et se leva, filant dans la salle de bain. L'image que lui renvoya son miroir la fit reculer de trois pas. Elle sortit un médicament contre le mal de tête, l'avala et passa un bon coup d'eau sur son visage.
Un peu mieux, se dit-elle. Elle attacha ses cheveux et prépara un café bien fort. Son regard dériva vers sa chambre, elle ferait mieux de le réveiller maintenant ou sinon ils allaient être en retard. S'ils arrivaient avant les autres, ça évitera les rumeurs. Quoique ? Le mieux était peut-être de le laisser dormir ? Le colonel à l'heure, c'était vraiment trop bizarre. Aussi, elle décida de le réveiller à son départ, ce qu'elle fit.
Riza l'observa avec un sourire tendre et posa une main sur son épaule.
"Colonel", murmura-t-elle en le secouant.
Il grogna et serra l'oreiller contre lui, enfouissant son visage dedans. La jeune femme se retint de rire, il était vraiment adorable. Elle repoussa une mèche noir de son visage et déposa un baiser sur sa joue.
"Dormez bien, Roy", souffla-t-elle en passant une main dans ses cheveux.
Elle descendit l'escalier, attrapa sa veste et adressa une dernière caresse à Hayate.
"À ce soir, toi. J'appellerais à ma pause, s'il n'est pas réveillé avant."
Le chien approuva d'un petit aboiement et la regarda partir. Puis il monta dans la mezzanine et se recoucha au pied du lit.
Riza arriva très légèrement en retard, mais personne ne lui reprocha, le bureau étant désert. Elle souffla de soulagement en sentant sa migraine passer. Comme quoi, ils n'avaient peut-être pas autant bu qu'elle ne le pensait. Elle eut à peine le temps de s'installer qu'Havoc entra.
"Bonjour Lieutenant ! souhaita-t-il visiblement d'excellente humeur.
- Bonjour", répondit-elle avec un grand sourire.
Il s'écarta alors d'un pas. Bon, d'accord, le Lieutenant souriait en souhaitant une bonne journée, c'était habituel. Mais pas de toutes ses dents et avec un air aussi ravi. Riza quant à elle n'avait absolument pas remarqué l'étonnement de son subordonné. Elle commença à trier ses dossiers en chantonnant. Il haussa un sourcil, puis deux et se promit de mener son enquête.
"Le Colonel est arrivé ? demanda-t-il en s'installant et en prenant un dossier, l'air de rien.
- Non, pas que je sache", déclara la jeune femme en posant un autre dossier à sa droite.
Il hocha la tête et se plongea dans ses papiers. Il ne s'agissait pas de l'énerver s'il voulait des réponses à ses questions. Le reste de l'équipe ne tarda pas à arriver et tous notèrent l'attitude si étrange de leur Lieutenant. Dès la pause, ils filèrent tous les quatre hors de la salle pour discuter de ce changement soudain et Riza en profita pour appeler chez elle. Elle attendit une sonnerie, puis deux et enfin, une voix grognon se fit entendre.
" 'jour... souffla Roy apparament encore endormi.
- Bonjour, Colonel. Il est dix heures, vous devriez penser à venir travailler", déclara la jeune femme d'un ton encourageant.
Il sourit, elle avait sa voix douce et agréable des bons jours, c'était bon signe.
"Je suis en chemin, affirma-t-il. Je prends vos affaires de sport ? Pour qu'on répète dans la salle ?" questionna Roy.
En effet, ils s'étaient dit que ce serait moins suspect.
"Oui, s'il vous plait. J'avais totalement oublié. Pouvez-vous aussi vérifier qu'Hayate a assez d'eau dans sa gamelle.
- C'est fait, répondit-il. À tout de suite, Lieutenant."
Il raccrocha et elle resta un moment pensive, le portable encore dans ses mains. Lorsque les autres revinrent, elle était assise sur son bureau, un air profondément rêveur sur le visage et regardait les nuages passer dans le ciel bleu. Ils se jetèrent un regard de connivence et reprirent leur travail. Riza se leva pour ouvrir une fenêtre et retourna travailler, réprimant son envie de chanter. Cinq minutes plus tard, le Colonel entra, rayonnant.
"Bonjour à tous ! souhaita-t-il en posant deux sachets sur la table. Pour m'excuser de mon retard", déclara-t-il d'un air contrit.
Il avait ramené des chouquettes encore chaudes et tout le monde se servit, le remerciant. La journée se passa ainsi dans une douce quiétude, mêlé de sourires, d'éclats de rire et même assez rapidement. Ils purent ainsi mettre à jour leurs dossiers et, plus surprenant, s'avancer. À 17 heure, ils étaient dehors et discrètement, Breda, Havoc, Falman et Fuery pistèrent leur Lieutenant. Ils furent déçu de la voir entrer dans la salle de spectacle. Oui, elle était bien avec le Colonel, mais ils répétaient et avec beaucoup de sérieux. De peur de se faire surprendre, ils ne restèrent pas les observer bien que ce soit tentant et rentrèrent chez eux profiter du reste de la journée.
Celle du lendemain ne leur apporta pas plus d'indices. Riza avait passé une excellente nuit, ses draps portaient encore l'odeur de Roy et se montrait ravie. Le Colonel arriva avec seulement cinq minutes de retard et fut très efficace aujourd'hui aussi. Il se plaignit à peine, ce qui était vraiment très suspect.
Le pire fut l'arrivée des frères Elric.
"Bonjour Fullmetal, sourit Roy. Alors ça avance ses répétions pour le spectacle ? interrogea-t-il l'air de rien en feuilletant son rapport.
- Euh oui, répondit Ed, cherchant le piège.
- Au fait, on fait une soirée après le spectacle avec les danseurs pour les remercier. Vous êtes de la partie ?"
Cette fois-ci, Edward se tourna vers son frère, presque choqué devant le comportement du Colonel. Il était dans le même état et le reste de l'équipe qui suivait attentivement la conversation également. Qu'avait-on fait de leur Colonel ?!
"Oui, affirma brusquement Alphonse. Nous serons là.
- Winry est aussi invitée bien sûr."
Les deux garçons hochèrent la tête et sortirent après lui avoir souhaiter une bonne journée. Ils refermèrent la porte de son bureau et se tournèrent comme un seul homme vers l'équipe.
"Il est malade ?" demanda Ed d'un air inquiet.
Même Riza semblait surprise. Elle se leva et lança un regard sérieux aux frères Elric, frappant à la porte de son Colonel. Elle entra et referma la porte derrière elle.
"Non, mais c'est une blague ? questionna le Fullmetal.
- Non, chuchota Havoc. Tu verrais leur attitude, c'est...
- Leur ? interrogea Al.
- Oui, approuva Fuery. Le Lieutenant agit aussi bizarrement ces derniers temps."
Ils hochèrent la tête et s'entreregardèrent.
"Si ça se trouve, commença Alphonse.
- Oui, renchérit Edward. Ils ont peut-être enfin...
Mais il ne termina pas sa phrase, Riza venait de ressortir du bureau. Elle fronçait les sourcils comme inquiète.
"Il va bien, déclara-t-elle alors que tous avaient le regard fixé sur elle. Il est juste... étrange.
- Ça c'est le moins qu'on puisse dire", souffla Ed, levant les yeux au ciel.
Il lança un regard aux quatre autres tandis que Riza se remettait au travail, soucieuse. C'était un ordre silencieux auquel ils répondirent tout aussi silencieusement puis les deux frères les saluèrent avant de partir.
Ils devaient tirer ça au clair.
Les jours qui suivirent furent tout en joie et calme du quotidien. Aucune mission ne se présenta, les répétitions avancèrent assez vite ou tout du moins, c'était le cas pour certains, moins pour d'autres.
"Bon sang ! Riza ! s'écria soudainement Maria en déboulant dans la pièce.
Tous sursautèrent et le Lieutenant se leva aussitôt devant son air paniqué.
"J'ai besoin de toi, implora la jeune femme.
- Que se passe-t-il ? questionna Riza, donnant au Colonel le dossier qu'il venait de lui demander.
- Je... commança Maria. C'est au sujet du spectacle", fit-elle sur un ton plus discret.
Riza acquiesça et sortit à sa suite, s'excusant de son absence. Dans la seconde, les garçons se collèrent à la porte, écoutant leur conversation.
"Tu sais que je dois danser avec Dennis et...
- Dennis, nota Riza dans un sourire.
- Oh c'est bon ! grogna Maria en vérifiant que le couloir était bien désert. Je ne te soûle pas avec ton Colonel moi et pourtant Dieu sait que...
- Bon abrège ! coupa Riza en croisant les bras. Et aussi, ce n'est pas mon Colonel", ne pût-elle s'empêcher de rajouter.
Maria lui sourit.
"Mais oui, mais oui, convainc toi si tu veux, personne n'est aveugle, se moqua la brune.
- Bon, tu me le dis ton problème ? souffla Riza avec un calme olympien.
- Oui, se souvint Maria. Je dois danser de la salsa. Est-ce que tu te rends compte ?! Dennis et moi dansant la salsa !
- Je ne vois pas le problème, c'est un peu moi vif que le tango, mais très agréable, commenta la jolie blonde.
- Oui, pour toi peut-être, mais moi je ne danse pas depuis mes quatre ans, rétorqua Maria. Je ne m'en sors pas ! s'écria-t-elle. Et si ça continue je vais devenir chèvre.
Riza soupira.
"Bon ok, je vais t'aider. Quand as-tu du temps libre ? capitula-t-elle en posant une main réconfortante sur son épaule.
- À midi, lâcha son amie, des étoiles dans les yeux.
- Bien, à midi dans la salle de spectacle", conclut Riza, s'apprêtant à rentrer dans le bureau.
À l'intérieur, tous filèrent à leur place dans la seconde et prirent un dossier.
"Merci, tu me sauves la vie !" s'exclama Maria, ravie.
Riza leva les yeux ciel et retourna travailler. Elle s'étonna du silence presque religieux dans lequel était plongée la salle, haussa les épaules et s'assit à sa place.
À midi, elle s'esquiva et rejoignit Maria. La salle était déjà occupée bien évidemment. C'est pourquoi, les filles se changèrent et prirent un poste de musique avant de sortir. Olivia avait embelli la caserne depuis son arrivée et avait installé dans un coin reculé, un petit coin de verdure. C'était une sorte de petit square bordé de fleurs et avec un grand arbre en son milieu. Peu de monde y allait et pour cause, il était vraiment loin du Quartier Général et aucun banc ne permettait de venir y déjeuner. Aussi, si les soldats avaient besoin de verdure, ils attendaient 17 heure et filaient au parc.
Riza posa le poste au pied de l'arbre et lança une musique entraînante.
"D'abord, le plus important : l'échauffement."
Joignant le geste à la parole, Riza attrapa son pied et le monta à la vertical avec souplesse. Maria gémit et tenta de faire de même. Elles se préparent un bon quart d'heure et la jolie blonde montra ensuite les principaux pas de la salsa, les effectuant seule dans un premier temps. Maria buvait ses paroles. Elle se plaça à côté d'elle et commença à imiter ses mouvements. Sans partenaire à gêner ou simplement à prendre en compte, c'était beaucoup moins compliqué. Assez vite, elle y prit goût.
Au même moment, dans le réfectoire, les discutions allaient bon train. Enfin, jusqu'au moment où le Colonel s'assit à côté de ses subordonnés. La conversation se dirigea alors vers le sujet de tous les instants : le spectacle de danse.
"Je n'ai pas vu les filles", déclara le Fullmetal en les rejoignant.
Il revenait visiblement de la salle de répétition.
"Elles sont dans le jardin, leur apprit Alphonse. Euh... oui, ajouta-t-il en voyant des regards surpris se tourner vers lui. Je les ai vu s'y diriger tout à l'heure.
- Oh, c'est vrai. Merci Alphonse, sourit Winry. Je vais aller les rejoindre !", s'enthousiasma la jeune fille.
Elle termina rapidement son repas et fila. Les autres s'entreregardèrent avec étonnement. Elle venait à peine de répéter qu'elle y retournait déjà ? Décidément, les femmes ! pensèrent les garçons en se replongeant dans leur assiette avec un soupir commun.
Voilà ! J'attends vos reviews pour ce chapitre ! Bisous à tous ! :D
